| |
|<
<< Page précédente
1
Page suivante >>
>|
|
documents par page
|
|
Tri :
Date
Titre
Auteur
|
|
|
Médecine
/ 14-10-2025
Pelot Capucine
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : La prévention de la pédocriminalité passe en partie par la prise en charge des personnes présentant une attirance sexuelle pour les mineurs (PASM). Si le rôle des psychiatres semble évident, aucune formation spécifique ne leur est dispensée durant l’internat, et celui du médecin généraliste reste peu exploré. Cette étude visait à comprendre comment généralistes et psychiatres perçoivent leur rôle dans la prise en charge des PASM. Méthode : Étude qualitative fondée sur des entretiens semi-dirigés avec douze médecins (6 généralistes, 6 psychiatres) exerçant en Bretagne, recrutés par échantillonnage raisonné entre septembre 2024 et avril 2025, jusqu’à saturation des données. L’analyse a suivi une méthode inspirée de la théorisation ancrée. Résultats : La majorité des médecins a rapporté l'absence d’évocation de la problématique des PASM en consultation. Les généralistes, influencés par les représentations sociales, confondaient pédophilie et pédocriminalité, ce qui entraînait un rejet initial. Marqués par des consultations avec des victimes, ils cherchaient souvent des antécédents d’agressions sexuelles dans l’enfance chez les PASM, pour expliquer fantasmes ou passages à l’acte. Les psychiatres évoquaient surtout des situations relevant de soins pénalement ordonnés et soulignaient leur manque de compétence spécifique. Le sujet restait tabou, du fait des enjeux liés à la sexualité et à la légalité. Aucun dépistage systématique n’était envisagé ; les médecins optaient pour un questionnement ouvert, ou des approches indirectes comme une affiche en salle d’attente, avec l’accord des collègues. Les médecins soulignaient la nécessité d’un suivi pluridisciplinaire, psychiatrique et psychologique spécialisé, ainsi que l’importance d’une relation de confiance. Conclusion : Les généralistes, plus influencés par les représentations sociales que les psychiatres, rencontraient tous deux des freins éthiques et professionnels. Surmonter ces obstacles supposait une prise de conscience de l’impact du dépistage, un questionnement des jugements moraux, et une réflexion approfondie sur la posture et les valeurs du médecin.
|
|
|
|<
<< Page précédente
1
Page suivante >>
>|
|
documents par page
|