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Actuellement, seules l’échographie et l’EMG à l’aiguille permettent l’acquisition de l’état de contraction de muscles profonds. Cependant, l’échographie est difficile à utiliser en cas de mouvement, et l’EMG, invasive, requiert un geste médical, ce qui les rend peu adaptées à une utilisation en cabinet de kinésithérapie. Aussi, dans cette thèse, avons nous investigué le développement d’une méthode visant à identifier les contractions spécifiques de chaque muscle d’une zone anatomique donnée à partir de signaux de surface (sEMG). Dans ce travail, la zone abdominale et la zone abdomino-pelvienne ont été considérées. Pour la première, les performances de classification se sont révélées très satisfaisantes (supérieures à 71%) pour trois des quatre muscles de cette zone, à savoir les muscles grand droit, oblique externe et transverse abdominal. Pour la seconde, les performances de classification sont tout aussi comparables (supérieures à 75,5%) pour les muscles du plancher pelvien et le muscle transverse abdominal. De même, les corrélations entre les signaux reconstruits et ceux de référence pour le transverse abdominal et les muscles du plancher pelvien s’avèrent extrêmement correctes. La méthode proposée dans cette thèse, particulièrement prometteuse, s’est vue intégrée dans un dispositif médical en cours de commercialisation. Elle offre, du reste, la possibilité d’être appliquée à d’autres zones anatomiques, comme les muscles de la hanche ou du dos.