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Medecine
/ 20-03-2025
Michel Antoine
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Introduction : L'aspergillose est une maladie causée par les champignons Aspergillus, elle peut entraîner notamment des aspergilloses immuno-allergiques, des aspergilloses chroniques, ainsi que des aspergilloses invasives chez les personnes à risque. L'exposition à Aspergillus peut être retrouvée dans plusieurs environnements professionnels. Il existe peu de données sur la prévalence de l'aspergillose professionnelle en France. Cette étude vise à évaluer la prévalence des infections professionnelles à Aspergillus vues dans les Centres de Pathologies Professionnelles et Environnementales en France à partir des données du réseau RNV3PE. L’objectif secondaire est de décrire les différents types d’affections décrites, d’identifier des facteurs associés à la déclaration en maladie professionnelle. Méthodes : Il s’agit d’une étude nationale, multicentrique et rétrospective à partir des données de la base du RNV3PE incluant tous les cas d’aspergillose en lien avec le travail sur la période 2001 à 2023. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques des patients, les facteurs favorisants les infections fongiques, les caractéristiques de l'aspergillose et les informations socioprofessionnelles. L'aspergillose a été classée en aspergillose immuno-allergique, aspergillose localisée/chronique ou aspergillose invasive. Une analyse multivariée par régression logistique et une analyse en cluster ont été effectuées. Les analyses statistiques ont été réalisées à l'aide du logiciel R Studio®. Résultats : La prévalence des cas d’aspergillose professionnelle chez les adultes de plus de 18 ans retrouvée à la suite de l’extraction des données du RNV3PE dans la population française était de 0,16 [0,13 - 0,19] pour 100 000 habitants. Parmi les 86 patients avec une aspergillose professionnelle, 57 (66%) étaient des hommes, d’âge médian de 49 [40-55] ans. Les principales atteintes étaient immuno-allergiques 63 (73%) dont principalement des asthmes aspergillaires 26 (42%) et des ABPA 23 (46%). Au total, 64 (74%) étaient des salariés, un quart des agriculteurs (24%). La déclaration en maladie professionnelle était préconisée à 32 patients (37%). Les mesures de prévention étaient principalement organisationnelles. Après analyse multivariée, seule une imputabilité forte de l’exposition aspergillaire était indépendamment associée avec la déclaration en maladie professionnelle. L’analyse en cluster a mis en évidence deux groupes qui se distinguaient par la déclaration ou non en maladie professionnelle. Conclusion : Les maladies en lien avec une exposition professionnelle à l'Aspergillus sont sous-diagnostiquées et n’entrainent que rarement une déclaration en maladie professionnelle. La connaissance des tableaux de maladies professionnelles, l’identification des expositions aspergillaires professionnelles et la connaissance des moyens de prévention à l’exposition aspergillaire sont essentielles pour mieux prendre en charge les travailleurs exposés à Aspergillus.
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Médecine Générale
/ 29-09-2020
Michel Antoine
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Contexte : Dans le contexte actuel de désertification médicale, notamment en zone rurale, le regroupement pluri disciplinaire prend une place de plus en plus importante dans le mode d’exercice des professionnels de santé libéraux. De même, les collectivité locales s’impliquent dans cette problématique en investissant des projet immobiliers destinés à accueillir des équipes de soins primaires. Objectif : Étude exploratoire cherchant à évaluer le dynamisme des constructions immobilières établies à l’initiative des collectivités locales entre Novembre 2005 et Décembre 2016 dans les zones prioritaires d’Ille-et-Vilaine, à destination d’équipes de soins primaires. Cette évaluation est réalisée au moins 2 ans après leur inauguration, au travers de la présence et de l’activité des médecins généralistes dans ces locaux. Ceci afin de déterminer d’une manière pragmatique l’efficacité de ce type d’action territoriale dans la problématique ambiante d’accès réduit aux soins primaires en zones sous dotées. Méthodologie : Après recensement systématique des structures à inclure, des informations ont été obtenues auprès de leur collectivité locale, des médecins y étant installés et de la faculté de médecine de Rennes 1. Le critère de jugement principal choisi était le taux d’occupation médical des structures. Le critère de jugement secondaire choisi était le nombre total d’actes remboursés sur l’année 2018 des médecins installés dans ces structures. Résultats : 87 communes ont été contactées, 9 structures ont été incluses. Ces structures ont été décrites. La médiane du taux d’occupation médical était de 50%. L’activité pouvait varier entre 1664 et 13057 actes annuels avec une médiane à 6584 actes annuels. 2 groupes d’analyse ont été effectués afin d’envisager une analyse croisée : les structures ayant atteint 100% ou plus du taux d’occupation médical versus celles non remplies. Conclusion : Plus de questionnements que de réponses resurgissent à la lueur de ces résultats. La faible puissance de l’étude et la pertinence discutable des critères de jugements invitant à la plus grande prudence dans l’interprétation des données. Néanmoins, l’étude ouvre la possibilité de poursuivre les recherches dans de nombreux axes concernant ce sujet encore peu exploré dans la littérature.
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