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Gynécologie médicale
/ 24-06-2025
Le Brun Apolline
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Depuis le 2 août 2021, la loi de Bioéthique autorise les femmes de 29 à 37ans à vitrifier leurs ovocytes pour des raisons non médicales. Ces ovocytes pourront être utilisés ultérieurement lors d’une assistance médicale à la procréation, permettant aux femmes de reporter leur projet de grossesse. La France est le premier pays au monde à prendre en charge financièrement cette indication et la demande n’a fait qu’augmenter dans les centres d’AMP avec un délai de prise en charge ne faisant que s’allonger. L’objectif de cette étude a été d’étudier les caractéristiques médicales et socio-démographiques des patientes ayant fait une demande de préservation de la fertilité sociétale au CHU de Rennes entre septembre 2021 et octobre 2024. Cette étude a été complété par un questionnaire adressé aux patientes permettant d’avoir des informations sur leur vécu du protocole, leur motivation à entreprendre cette démarche ainsi que leur potentiel futur projet parental. Nous avons inclus 294 patientes dans notre étude et sur les 138 femmes ayant bénéficié d’une ponction ovocytaire, 81 ont répondu à notre questionnaire. Notre population été âgée en moyenne de 33,8 ±1,97 ans, célibataire (63%), sans enfant (77%) et appartenait à la catégorie socio professionnelle supérieure (35%). La motivation principale retrouvée était l’absence de partenaire (63%). La majorité des femmes (64%) n’aurait pas eu recours à cette démarche si celle-ci n’était pas prise en charge par le système de santé français. En cas de non-réutilisation de leurs gamètes, 82% des femmes sont favorables au don. Le nombre moyen d’ovocytes vitrifiés était de 12 ± 6 ovocytes. Le profil de patientes de notre étude diffère de celui habituellement décrit à l’étranger. Elles étaient plus jeunes et appartenaient à des catégories socio-professionnelles plus diversifiées. Nous avons également constaté une plus grande proportion de patiente déclarées en couple. L’analyse du profil des patientes françaises ayant recours à la préservation sociétale de fertilité devra être poursuivie sur le long terme et de manière multicentrique, afin de mieux déterminer leurs caractéristiques. Il sera également nécessaire d’analyser les taux de ré-utilisation des ovocytes ainsi que la proportion de don, afin de disposer d’un réel recul sur la rentabilité et l’impact de cette procédure.
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