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Gynécologie Obstétrique
/ 13-06-2025
Lafond Clémentine
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La chirurgie axillaire, par curage axillaire (CA) ou lymphadénectomie sélective (LSS), est un temps essentiel du diagnostic et du traitement du cancer du sein. Cette LSS fut la première étape de désescalade chirurgicale axillaire toujours en plein essor avec l’arrivée de la dissection axillaire ciblée (DAC) déjà ancrée dans les recommandations internationales mais pas encore françaises. Objectif : Étudier les pratiques actuelles françaises quant à la désescalade chirurgicale axillaire en comparant par centre les indications de chaque type de chirurgie, leurs méthodes et leurs avis quant à leur pratique. Matériels et méthodes : Étude transversale observationnelle nationale réalisée sur 24 structures de soins (CLCC, CHU et CH) prenant en charge des patientes atteintes de cancer du sein. Entre octobre 2024 et mai 2025, les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire de 109 questions envoyé par voie électronique et portant sur les taux et indications chirurgicales des différentes techniques de chirurgie axillaire (CA, LSS et DAC) ainsi que sur l’avis des chirurgiens·nes quant à la DAC. Résultats : Parmi les 21 centres ayant répondu à notre questionnaire (taux de réponse : 87,5%), 15 centres étaient des CLCC (71,4%), 4 des CHU (19%) et 2 des CH (9,5%). 81% pratiquaient la biopsie-exérèse ciblée, 55,6% la DAC de façon courante et 27,8% lors d’essais thérapeutiques. La principale indication retenue de DAC est le cas de carcinome pN+ devenant ypN0 après thérapie systémique néo-adjuvante (TSNA) puisque 87,6% des chirurgiens.nes pratiquant la DAC ne la réalisaient que dans cette indication. L’intégralité des chirurgiens.nes sont par ailleurs favorables à sa mise en place sur l’ensemble du territoire français et 95,3% pensent que sa pratique va changer la prise en charge des patientes et permettre de réaliser de moins en moins de CA. Conclusion : La DAC tend à prendre une place croissante dans les pratiques françaises notamment dans les cas d’atteinte ganglionnaire initiale avec peu de ganglions atteints et en post-TSNA de tumeurs agressives, étant déjà répandue dans la plupart des structures anti-cancer malgré l’absence actuelle de recommandations françaises quant à sa pratique.
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