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Cette thèse est consacrée à l’étude de la notion de bonne administration de la justice appliquée à la justice internationale pénale. Elle s’est attachée à en saisir, d’une part, la portée opératoire dans la pratique des juridictions internationales, et, d’autre part, la valeur normative en tant que critère d’évaluation du système international pénal lui-même. Dans sa première partie, l’analyse montre que la bonne administration de la justice agit comme un instrument de régulation du procès, garantissant l’équilibre procédural, la discipline du temps et la cohérence ou la qualité décisionnelle. La seconde partie inverse le regard : la bonne administration devient standard d’appréciation à l’aune duquel sont éprouvées l’organisation (accessibilité et indépendance) et le fonctionnement (efficacité et équité) de la justice internationale pénale. L’évaluation révèle un résultat globalement négatif : cette justice, bien qu’indispensable, demeure contingente dans sa disponibilité, fragile dans son autonomie, lente dans son déroulement et inégale dans ses traitements. Loin de disqualifier l’entreprise, ce constat met en lumière les apories structurelles qui empêchent, pour l’heure, d’en faire une justice pleinement « bien administrée ». La recherche plaide ainsi, par sous-entendement, pour une refondation des conditions de sa disponibilité, de son indépendance, de sa célérité et de son équité, afin que la justice internationale pénale réalise effectivement la promesse qu’elle porte : rendre justice à l’humanité en la rendant bien.