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Médecine générale
/ 06-11-2025
Haroun Paul
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Contexte : La maltraitance infantile est une situation grave et sous-estimée. Les médecins généralistes y sont exposés sans être suffisamment sensibilisés. Leur formation est perçue insuffisante et ils expriment un inconfort face à de telles situations. Aujourd’hui, les maltraitances infantiles sont davantage prises en considération par l’État. Les UAPED, des unités pluridisciplinaires dédiées au repérage et à l’évaluation du danger chez l’enfant, s’installent dans le département. Il apparaît pertinent d’étudier si la perception des médecins généralistes a évolué sur le sujet. Objectif : Interroger les médecins généralistes exerçant dans le Morbihan, sur le rôle et les besoins qu’ils estiment avoir devant une situation de suspicion d’enfant en danger. Méthode : Méthode qualitative, analyse d’entretiens individuels semi-dirigés par la méthode d’analyse thématique inductive. Résultats : 16 médecins de profils variables du Morbihan ont été interrogés. La plupart des participants sont peu sensibilisés et mal formés, contrairement aux médecins ayant bénéficié d’une formation dédiée, qui sont autonomes et se projettent sur les suites d’un écrit de la protection de l’enfance. Les médecins incarnent le rôle du dépistage du danger et l’initiation de la prise en charge. Il leur semble primordial de conserver un lien bienveillant avec l’enfant et sa famille et surtout de garantir l’intérêt premier de l’enfant. L’isolement rend l’exercice difficile. Pour pouvoir mieux transmettre leur inquiétude, il existe un besoin d’identifier un interlocuteur formé, accessible, qui puisse les guider en cas de doute dans une situation suspecte. Discussion : L’ancienneté dans la pratique ne garantit pas une compétence perçue face à une suspicion de maltraitance infantile, contrairement à une formation initiale qui permet d’être à l’aise dans le dépistage et réaliste quant aux projections d’une l’alerte. Les médecins doivent maîtriser les besoins fondamentaux de l’enfant la sémiologie des violences pour pouvoir toujours les évaluer et dépister le danger. Ils ont un rôle dans la prévention primaire tout au long de la vie de l’enfant. Des perspectives de formation pour les étudiants en médecine sont encourageantes et répondraient au besoin toujours présent. Pour les médecins en exercice dans le Morbihan, des formations doivent être proposées par les acteurs de la protection de l’enfance. Il est important qu’ils puissent mieux identifier les interlocuteurs de la protection de l’enfance pour être accompagnés et fluidifier les prises en charge.
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