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Médecine Générale
/ 08-07-2025
Guilleminot Eléonore
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Introduction : Pour répondre aux besoins de santé dans un contexte de démographie médicale en tension, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, publiée au Journal Officiel le 27 décembre 2023, a élargi les compétences des pharmaciens. En plus de pouvoir réaliser le TDR dans l’angine et la bandelette urinaire en cas de cystite, ils ont désormais la possibilité de pouvoir délivrer sans ordonnance certains antibiotiques dans le cadre de ces pathologies infectieuses courantes en médecine extrahospitalière. Objectifs : L’objectif principal est d’explorer la perception des médecins généralistes du Morbihan concernant la réalisation par les pharmaciens de tests rapides d’orientation diagnostique concernant deux pathologies infectieuses courantes : le TDR ou streptatest dans l’angine et la bandelette urinaire dans la cystite. L’objectif secondaire est d’identifier les facteurs favorisants une meilleure coopération entre le médecin généraliste et le pharmacien. Matériels et Méthodes : Il s’agit d’une analyse qualitative par entretiens semi-dirigés réalisés de juin à octobre 2024. Résultats : 11 entretiens individuels ont été réalisés. L’ensemble des médecins s’accordaient sur l’utilité du streptatest en complément de l’examen clinique dans le diagnostic d’une angine. La majorité d’entre eux déclaraient l’utiliser fréquemment à l’inverse de la bandelette urinaire jugée moins déterminante dans la prise en charge. Si le rôle de proximité du pharmacien était reconnu, plusieurs craintes étaient exprimées quant à la réalisation des tests par ces derniers, notamment une perte d’information et une altération du suivi global du patient, une perte des consultations perçues comme simples au profit de consultations complexes avec un retentissement financier pour les médecins, ainsi que la crainte de voir apparaitre une médecine à deux vitesses. Les médecins ressentaient une certaine dévalorisation quant à la possibilité que des compétences jugées médicales comme la réalisation d’un examen clinique, d’un diagnostic et surtout d’une prescription puissent être réalisées par un non médecin. L’importance de la communication interprofessionnelle était reconnue avec la nécessité de la développer pour améliorer la coordination des soins. Cela pouvait passer par l’intensification des échanges téléphoniques, par des mails ou bien par des échanges en présentiels, dans l’objectif d’élaborer des protocoles de soins communs localement. Discussion : Les comparaisons avec d’autres études françaises montrent des résultats comparables : une ouverture à la coopération mais des réserves concernant l’élargissement des compétences aux pharmaciens. Des études similaires s’intéressant à la perception des pharmaciens ou réalisées dans d’autres territoires semblent justifiées dans le futur afin d’appréhender l’évolution de la perception de la délégation de ces tâches.
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