Recherche avancée
Toutes les thèses
Thèses de doctorat
Thèses d'exercice (médecine, santé, pharmacie)
Toutes les thèses > Par auteur en fr
  • Nouveautés
  • Par date
  • Par auteur
Toutes les thèses  -> Auteurs
Auteurs > D > Dumont Audeline
Niveau supérieur
  • 1 ressource a été trouvée.
  |< << Page précédente 1 Page suivante >> >| documents par page
Tri :   Date Titre Auteur

Effet(s) de la double tâche cognitive et motrice sur l’enrayement cinétique dans la maladie de Parkinson : une étude prospective


Medecine / 04-07-2024
Dumont Audeline
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : La maladie de Parkinson est un enjeu de santé publique majeur. Elle se traduit par de multiples symptômes moteurs et non moteurs, dont l’enrayement cinétique ou Freezing of Gait (FoG). Le FoG est défini comme « une absence brève et épisodique ou une réduction marquée de la progression des pieds vers l'avant malgré l'intention de marcher », entrainant une altération de la qualité de vie des patients. De nombreux facteurs lui sont associés (stress, espaces restreints, …). Dans ces facteurs déclenchants ou aggravants, il est classiquement décrit la marche en double tâche, cependant, peu d’études cliniques ont étudié cette association. La marche en double tâche est particulièrement importante en vie courante, elle correspond à la réalisation d’une tâche secondaire à la marche (ex : marcher en parlant, en portant un objet, …). Cette étude vise à étudier l’effet de la double tâche (cognitive ou motrice) sur le FoG, afin de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques sous-jacents, son importance clinique et d’étudier les prises en charge possibles, en particulier en rééducation. Nous montrons ici les résultats observationnels préliminaires menés sur les 5 premiers patients inclus. Méthode : Cette étude est une étude prospective, monocentrique (CHU de Rennes), basée sur l’inclusion de 18 patients Parkinsoniens. Les patients ont été inclus en deux visites, une en phase ON du traitement par Lévodopa et une en phase OFF. A chaque visite, il a été demandé aux patients de réaliser un parcours de marche, reconnu pour produire des évènements de FoG, en simple tâche, double tâche cognitive et double tâche motrice. Chaque passage a été filmé puis, les vidéos ont été analysées et les épisodes de FoG ont été côtés, donnant un nombre d’épisode de FoG, leur durée, ainsi que le pourcentage de temps passé en FoG par rapport au temps total de parcours. L’objectif principal était de comparer le pourcentage de temps de FoG entre les différentes tâches (simple tâche, double tâche cognitive et motrice). Il est prévu d’utiliser à la fin de l’étude un modèle mixte, avec effet fixe sur les patients et effet variable sur la tâche. Nous montrerons ici uniquement les résultats des 5 premiers patients inclus, analysés de manière descriptive. Un des objectifs secondaires était d’étudier l’effet du traitement par Levodopa sur le FoG. Résultats : Les premiers résultats montrent que le pourcentage de temps de FoG est plus important en double tâche qu’en simple tâche, quelle que soit la tâche réalisée (cognitive ou motrice). Au sein de nos 5 patients, on note tendance à une variation inter-individuelle quant à la tâche favorisant le plus le FoG. L’absence de prise de traitement par Lévodopa semble également être associée au FoG, avec une variation inter-individuelle quant à l’importance des variations retrouvées entre les phases ON et OFF du traitement. Discussion et conclusion : Cette étude très préliminaire semble confirmer une tendance à l’augmentation du temps passé en FoG durant la phase OFF du traitement, avec une variation interindividuelle dans l'ampleur de l’augmentation observé en phase ON par rapport à la phase OFF du traitement par Lévodopa. Ces résultats s’ils se confirment pourraient amener à mieux comprendre les hypothèses physiopathologiques du FoG. Cette étude souligne également l'importance d'une évaluation clinique précise et personnalisée des symptômes des Parkinsoniens, en particulier du FoG. Cette évaluation permet d'ajuster au mieux le traitement médicamenteux, chirurgicaux (stimulation cérébrale profonde) et la rééducation. Une rééducation appropriée est essentielle pour améliorer la qualité de vie des patients, limiter le risque de chutes et réduire les symptômes moteurs et non moteurs de la maladie de Parkinson, tels que le FoG.

rss |< << Page précédente 1 Page suivante >> >| documents par page
© 2016  |  MENTIONS LEGALES  |  PLUS D'INFORMATION