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Médecine et santé au travail
/ 19-09-2024
Dauptain Camille
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INTRODUCTION : Après une transplantation rénale, peu de patients reprennent une activité professionnelle alors que la majorité n’a pas atteint l’âge de départ en retraite. L’hypothèse selon laquelle le risque infectieux chez les greffés rénaux serait un facteur de désinsertion professionnelle est peu explorée. Dans ce contexte, des consultations de prévention du risque infectieux professionnel et environnemental ont été initiées au CHU de Rennes pour les patients transplantés rénaux. La description de ces consultations et des données qui en sont issues sont exposées dans cette thèse. METHODE : Au total, 52 patients transplantés rénaux, âgés de 18 à 64 ans, ont été vus entre août 2022 et février 2024. Une analyse descriptive a été réalisée ainsi qu’une analyse multivariée par régression logistique afin d’évaluer les facteurs associés à la poursuite d’une activité professionnelle lors de la transplantation. Cette étude a été menée conformément à la Déclaration d'Helsinki avec l'approbation du Comité d'éthique du CHU de Rennes. RESULTATS : 14 patients ont été vus à plus de 30 jours du fait de difficultés organisationnelles. L’âge médian de la population étudiée était de 50 ans et la prévalence des patients actifs à la greffe était de 44 [30-59]%. Plus de la moitié des patients ont vu une assistante sociale en pré-transplantation et 73% des patients étaient titulaires d’une RQTH. Les patients inactifs avaient plus souvent recours à l’hémodialyse à l’inverse des patients actifs qui bénéficiaient plus souvent d’une dialyse péritonéale ou de nuit. Les patients actifs étaient également plus nombreux à disposer d’un suivi en médecine du travail. En analyse multivariée, seul le fait d’être en CDI ressort comme étant un facteur positif de maintien en emploi. Le risque infectieux environnemental se répartit de façon plutôt homogène dans la population, tandis que le risque infectieux professionnel est majoritairement évalué comme faible, bien que les patients inactifs soient plus souvent concernés par un risque infectieux élevé que les actifs. DISCUSSION : L’étude des données extraites de ces consultations permet de mieux comprendre la situation sociale des patients transplantés rénaux et met en évidence qu’ils sont nombreux à bénéficier de droits ouverts par la MDPH, sans doute grâce à une prise en charge sociale en pré-greffe. Les consultations ont permis de renouveler les conseils qui avaient été attribués sur le plan social, mais également sur le plan de la vie quotidienne, via l’évaluation du risque infectieux environnemental. Sur le plan professionnel, seul le fait d’être en CDI est significatif comme étant un facteur positif de maintien en emploi, probablement lié à une plus grande facilité de proposer des aménagements de poste. Le fait que nous ayons détecté un risque infectieux élevé plus fréquent chez les patients inactifs encourage la poursuite de cette étude. CONCLUSION : Les consultations de prévention du risque infectieux professionnel et environnemental constituent une approche novatrice et précoce, en lien avec les enjeux actuels. Elles méritent d’être développées afin d’en évaluer les impacts sur le maintien en emploi et la qualité de vie des patients greffés.
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