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Auteurs > B > Bouvier Estelle
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Prévention de l'infertilité : Que pensent les femmes de la conservation ovocytaire sans motif médical ? Enquête réalisée en Bretagne auprès des femmes âgées de 18 à 37 ans.


Médecine Générale / 12-11-2024
Bouvier Estelle
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Introduction : L’infertilité est en augmentation constante depuis ces vingt dernières années en lien avec de nombreux facteurs environnementaux et sociétaux tels que le recul de l’âge à la maternité. Elle est devenue un enjeu majeur de santé publique en France, conduisant à la mise en place d’une stratégie nationale de prévention et de recherche. C’est dans ce contexte que s’inscrit la question de la préservation ovocytaire en l’absence de motif médical (également nommée préservation ovocytaire sociétale). Celle-ci est autorisée depuis la loi de bioéthique du 2 août 2021. Notre intérêt s’est porté sur l’opinion des femmes avec pour objectif d’identifier leurs motivations et freins à envisager l’autoconservation ovocytaire non médicale. Matériels et Méthodes : Il s’agit d’une étude quantitative observationnelle descriptive réalisée à partir d’un questionnaire diffusé d’avril 2023 à février 2024, auprès de femmes âgées de 18 à 37 ans vivant en Bretagne. Résultats : Au total, 296 questionnaires ont été retenus pour l’analyse principale. L’âge moyen des participantes est de 26 ans, 25% sont célibataires et 72% n’ont pas d’enfants. Pour environ 40% des participantes, les trois principales motivations à envisager l’autoconservation ovocytaire sont « célibataire/attente d’une relation stable », « terminer mes études/avoir une stabilité professionnelle », « attendre d’être prête psychologique et/ou conjoint(e) soit prêt(e) ». Près de 25% des femmes n’évoquent pas de frein à l’autoconservation. Le premier frein évoqué pour environ 30% des femmes est l’argument « je n’en ressens pas l’utilité ». 82% des femmes sont favorables à l’autoconservation et seulement 2% n’y sont pas favorables. Parmi les femmes favorables, 9% d’entre elles, envisagent à titre individuel de réaliser une préservation ovocytaire sociétale. Discussion – Conclusion : Les femmes sont majoritairement favorables à la préservation ovocytaire non médicale. Dans le cadre du déclin de la fertilité liée à l’âge, elle pourrait être une solution pour les femmes qui sont célibataires/en attente d’une relation stable et/ou qui terminent leurs études/souhaitent une stabilité professionnelle. Les femmes sont toutefois conscientes des risques encourus et de l’absence de pleine assurance procréative. Ces motivations et freins concordent avec les données françaises et internationales. L’autoconservation soulève des questions éthiques. Elle serait susceptible de constituer un levier pour sensibiliser les femmes à l’infertilité liée à l’âge mais pourrait accentuer l’âge de la première maternité. À l’international, la majorité des ovocytes recueillis ne sont pas utilisés par les femmes. Il est donc essentiel de s’interroger sur le devenir de ces ovocytes qui pourraient pallier au manque de gamètes en constituant de potentiels dons.

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