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Médecine générale
/ 23-09-2025
Lecerf Julie
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Introduction : Les dysménorrhées impactent la qualité de vie des femmes, aussi bien dans le domaine personnel que professionnel, pouvant entraîner un absentéisme au travail. Cependant, très peu osent en parler à leur médecin généraliste par pudeur, honte ou tabou. Le médecin généraliste, premier délivreur d’arrêts de travail, doit être sensibilisé à l’impact des dysménorrhées au travail. L’objectif de ce travail est d’explorer les différents facteurs pouvant influencer la demande d’arrêt de travail pour dysménorrhées chez les jeunes femmes actives consultant leur médecin généraliste, tant les facteurs favorisants que les facteurs limitants.Méthode : Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés, suivant une approche par théorisation ancrée a été menée auprès de femmes ayant entre 18-30 ans, actives, habitant en Bretagne. Les entretiens ont été réalisés à l'aide d'un guide d'entretien, jusqu'à atteindre la saturation des données. Un double codage et une triangulation des données ont ensuite été effectués. Résultats : Quatorze entretiens ont été réalisés. Les résultats de cette étude confirment que la demande d’arrêt de travail pour dysménorrhées dépend de plusieurs facteurs : l’expérience personnelle de chaque femme, l’univers professionnel, le médecin généraliste, le système de santé et la société. Tous ces facteurs interagissent entre eux. Conclusion : Améliorer la prise en charge de la santé menstruelle est un réel enjeu de santé publique, notamment en sensibilisant le monde professionnel. L’absentéisme professionnel associé aux dysménorrhées est une réalité susceptible de motiver une demande d’arrêt de travail auprès du médecin généraliste. Cette demande est modulée par de nombreux facteurs individuels, professionnels et sociaux, que le praticien doit intégrer dans une approche globale de la prise en charge des patientes.
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Médecine du travail
/ 23-09-2025
Le Mener Eva
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Introduction : Les droits sociaux en France sont difficiles à maitriser en tant que médecins, pourtant nous interagissons quotidiennement avec ces derniers. Néanmoins au cours de notre formation initiale en médecine nous ne sommes que très peu formés sur le fonctionnement de ces droits ou encore la manière d’interopérer avec ces derniers. Les médecins du travail sont les premiers conseillers des entreprises et des travailleurs, leurs connaissances des droits permettant de faciliter le maintien dans l’emploi sont donc primordiales. L’objectif de cette thèse est de remédier à ce manque de formation et d’outils d’aide à la pratique en réalisant un livret ayant pour mission de permettre aux médecins du travail la compréhension des droits sociaux interagissant avec le maintien en emploi. Méthode : L’objectif de ce travail a été de construire un livret d’information sur les différents dispositifs et droits concernant le maintien dans l’emploi. Dans un premier temps, une étude bibliographique exhaustive a été réalisée sur les régimes sociaux les plus rencontrés, les droits et les dispositifs de maintien dans et en emploi en France en 2025. Devant la difficulté à trouver des informations spécifiquement sur ces droits et dispositifs dans la littérature scientifique, il a été décidé d’effectuer une recherche dans la littérature grise. Dans un deuxième temps, un document a été rédigé sur Word, résumant les droits et dispositifs pour le maintien en et dans l’emploi.
Résultats : Ce travail de bibliographie a permis de mettre en évidence sous forme d’un livret structuré d’environ 60 pages, les différents droits et dispositifs de maintien en emploi ou dans l’emploi, en fonction des différents régimes, ainsi que les dispositifs indépendants de tous les régimes. Ce livret a été réalisé sur une base bibliographique de plus de 100 sources, issue de sites gouvernementaux et des sites des organismes concernés par ces droits et dispositifs. Discussion : Parmi les limites de ce travail, on retrouve l’absence de relecture auprès de professionnels spécialisés dans le maintien en emploi et un retour des médecins du travail sur l’utilité de ce livret dans leur pratique. Néanmoins, ce dernier présente également des points forts. Le livret produit dans cette thèse est le premier document regroupant les dispositifs de maintien en emploi dans un document unique à destination spécifiquement des médecins du travail. Les perspectives de ce livret sont sa diffusion et son évaluation auprès des professionnels concernés. Par la suite, une diffusion auprès des internes de la spécialité de médecine et santé au travail pourrait être imaginée afin de participer à leur formation. Une forme simplifiée à destination du grand public est également envisagée. Conclusion : Ce travail de thèse a eu pour objectif de créer un livret qui recense les principaux dispositifs favorisant le maintien dans l’emploi en France à destination des médecins du travail. Cet enjeu de santé publique important en France manquait d’un outil d’aide à la pratique centralisant l’infirmation à ce sujet. Ce livret permet ainsi de combler ce manque identifié, offrant aux médecins du travail une vision transversale des dispositifs mobilisables, des acteurs à solliciter et des aides disponibles. Il pourra être un outil d’aide à la pratique quotidien, pour les médecins du travail, dans leur rôle de coordinateur de maintien dans l’emploi.
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Médecine
/ 19-09-2025
Courant Anna
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Contexte. La dépression du post-partum (DPP) touche environ 10 à 15 % des nouvelles mères et peut entraîner des conséquences graves pour les femmes ainsi que le développement de leurs enfants. En France, le suicide est identifié comme la principale cause de mortalité maternelle entre 6 semaines et 1 an après l’accouchement, selon les données de l’Enquête Nationale Confidentielle sur les Morts Maternelles. A ce jour, il n’existe pas de données sur le délai de prise en charge de la dépression du post partum. Objectif. Déterminer le délai de prise en charge en unité spécialisée pour la dépression post-partum dans le bassin rennais. Méthode. Étude rétrospective, observationnelle et descriptive multicentrique au sein de deux centres spécialisés : l’unité de psychiatrie périnatale du Centre Hospitalier Guillaume Régnier et l’hôpital de jour pédopsychiatrique du Centre Hospitalier Privé de Saint-Grégoire. Les patientes incluses ont été prises en charge entre le 1er novembre 2023 et le 1er novembre 2024. Les données collectées portaient sur les paramètres démographiques, médicaux, les délais d’adressage et de prise en charge. Résultats. Le délai moyen de prise en charge spécialisée était de 22 jours. Le délai moyen de diagnostic de dépression post-partum était de 141 jours. La majorité des patientes étaient adressées pour des motifs liés à la mère, dont 93% pour dépression du post-partum (n=78). Seules 12% (n=10) des patientes étaient adressées par leur médecin traitant. Un traitement médicamenteux et/ou une psychothérapie étaient souvent initiés avant ou pendant la prise en charge spécialisée. Certains facteurs de risques influençaient le délai de prise en charge, à la baisse en cas d’antécédent psychiatrique (rs=-0,3922 ; p=0,0321), à la hausse en cas d’antécédent de migration (rs= 0,4326 ; p=0,017) ou d’antécédent de pathologie somatique chronique (rs=0,4521, p=0,0119). Conclusion. Le délai de prise en charge spécialisée dans le bassin rennais semble raisonnable, sous réserve de l’absence de donnée comparative. Optimiser l’accès aux soins psychiatriques, notamment en réduisant les temps d’attente, est crucial pour réduire la mortalité maternelle et favoriser la santé mentale des mères et de leurs enfants.
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Médecine Générale
/ 18-09-2025
Vuorinen Nathan
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Introduction : Le souhait d’un accompagnement de fin de vie à domicile est une demande forte au sein de l’opinion publique française. Néanmoins, la réalité est que les 2/3 des décès ont lieu dans une structure hospitalière. Ce constat interroge sur les éléments déterminants dans la réussite de cet accompagnement. Le soutien par le médecin généraliste des proches est un de ces éléments. Objectif : L’objectif de notre étude est d’identifier les difficultés et réponses apportées par le médecin généraliste à l’accompagnement des proches de patients en phase terminale. Méthode : 12 entretiens semi-dirigés ont été réalisés avec des médecins généralistes installés dans le département d’Ille et Vilaine pour réaliser une étude qualitative par analyse interprétative par théorisation ancrée. Résultats : Le médecin généraliste accompagne un entourage qui traverse une crise familiale. La souffrance des proches est totale : psychique, physique, sociale et spirituelle. Le médecin n’est pas épargné par la crise, il existe une porosité émotionnelle entre les souffrances des proches et ceux du soignant. Pour y répondre le médecin mobilise ses compétences ainsi la communication devient sa principale force pour apaiser. Conclusion : Les médecins généralistes sont des acteurs indispensables mais vulnérables dans l’accompagnement des proches en fin de vie. Ils ne peuvent ainsi exercer que pleinement entouré et préparé.
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Médecine générale
/ 18-09-2025
Le Franc Brieuc
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Introduction : En 2024, On estime à 40% le taux de la population française formée aux premiers secours. Dans les écoles primaires, le dispositif Apprendre à Porter Secours a pour objectif d’initier les élèves aux premiers secours. L’enseignement du dispositif incombe aux professeurs des écoles (PE). Cependant, ce ne sont pas des professionnels de santé. Peu de statistiques existent concernant l’application d’APS et le point de vue des PE à ce sujet. L’objectif principal de cette étude était d’explorer les facteurs vécus par les PE comme influents sur la mise en place de l’enseignement d’APS. L’objectif secondaire était d’identifier la place du médecin de l’Education nationale (MEN) dans cet enseignement, perçue par les PE. Materiel : Nous avons mené une étude qualitative par analyse thématique inductive d’entretiens semi-directifs effectués auprès de PE titulaires et remplaçants exerçants au sein d’établissements publics et privés du Morbihan. Resultats et conclusion : 11 entretiens individuels semi-directifs ont été conduits. Les résultats distinguent des facteurs personnels tels que la connaissance du dispositif, la confiance en soi, la légitimité de l’enseigner l’attrait pour le sujet. Et des facteurs environnementaux, tels que le soutien institutionnel, pédagogique, matériel, la densité du programme scolaire, le climat scolaire. Les MEN étaient perçus comme rares et trop sollicités pour intervenir dans le dispositif APS. Ainsi, ces facteurs d’influence, peuvent servir de leviers d’action afin d’améliorer la délivrance de l’enseignement des premiers secours via le dispositif APS et à fortiori la diffusion des premiers secours.
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Médecine
/ 16-09-2025
Domogala Amélie
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Introduction : Suite au décret officialisé en août 2023, l’internat de médecine générale s’étendra désormais sur quatre ans au lieu de trois ans. Cette réforme, mise en place afin de renforcer les compétences des internes et d’équilibrer l’offre de soins sur le territoire français, mais sans réelle consultation des étudiants, suscite de nombreux débats. Objectif : Recueillir les ressentis, les préoccupations et éventuellement les attentes des premiers internes de médecine générale formés à Rennes qui sont concernés par cette réforme. Méthode : Étude qualitative réalisée à partir d’entretiens semi-dirigés auprès de la première promotion d’internes de médecine générale de Rennes concernée par la réforme, soit des étudiants qui ont passé le concours de l’Examen Classant National en juin 2023. Résultats : La réforme de la quatrième année de médecine générale suscite des réactions contrastées au sein des internes de médecine générale de Rennes. D’un côté, certains apprécient l’opportunité de pouvoir se débarrasser plus rapidement du fardeau de la thèse ainsi que l’augmentation du temps de stage en ambulatoire qui leur offrira un gain d’expérience clinique pertinent. D’autre part, de nombreux étudiants critiquent le bénéfice pédagogique de cette quatrième année et questionnent le recrutement et l’implication des maîtres de stage, la qualité du travail de thèse, le recrutement de directeurs de thèse, et la valorisation financière. Les étudiants insistent également sur un retard à l’élaboration des projets de vie : d’une part personnels, en lien avec la rémunération et lieu de stage qui sera imposé ; mais aussi professionnels si cette quatrième année ne s’effectue pas en accord avec leur projet d’exercice futur. Conclusion : La réforme de la quatrième année présente des atouts en matière d’expérience clinique mais soulève des préoccupations quant à la valorisation financière, l’encadrement pédagogique, la faisabilité d’un travail de thèse original et pertinent, ainsi que l'équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Il devient essentiel de préciser et d’ajuster les modalités de cette réforme afin de répondre aux attentes des internes et d’harmoniser les objectifs de formation avec la réalité du terrain.
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Médecine générale
/ 16-09-2025
Dziezak Charles
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INTRODUCTION : L’infection à Helicobacter pylori constitue l’infection chronique la plus répandue dans le monde et représente la première cause de cancer d’origine infectieuse, devant le papillomavirus humain (HPV) et le virus de l’hépatite B (VHB). Le médecin généraliste occupe un rôle central dans la prise en charge de cette infection. Parmi les approches recommandées, la stratégie dite test-and-treat est soutenue par les consensus d’experts. L’objectif principal de cette étude est de dresser un état des lieux des pratiques en médecine générale sur ce sujet. MÉTHODES : Il s’agit d’une étude quantitative transversale descriptive. Un questionnaire a été envoyé aux médecins généralistes installés d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan et des Côtes d’Armor par le biais des conseils de l’ordre. Nous avons retenu 99 questionnaires complets. RÉSULTATS : La stratégie test-and-treat semble peu utilisée lorsqu’elle est indiquée chez un sujet jeune dyspeptique (10,1 %), au profit d’un traitement empirique en première intention. Les médecins interrogés déclarent dépister peu Helicobacter pylori (33,3 %). Les principaux facteurs motivant l’écartement de la stratégie test-and-treat sont la présence de signes d’alarme (86,7 %), l’âge (41,4 %) et le terrain ou les antécédents du patient (34,3 %). À l’inverse, un âge jeune (42,4 %), des symptômes typiques, simples ou persistants (39,4 %) et l’absence de signe d’alarme (34,4 %) sont perçus comme favorisant son recours. Environ un tiers des médecins sous-estiment la prévalence nationale et la moitié la prévalence mondiale d’Helicobacter pylori. La majorité sous-estime également la part de cancers attribuable à cette infection. CONCLUSION : La stratégie test-and-treat apparaît peu utilisée par les médecins généralistes interrogés, même lorsqu’elle est indiquée, au profit d’un traitement empirique. Le dépistage d’Helicobacter pylori reste peu fréquent et certaines connaissances épidémiologiques sont sous-estimées. Un renforcement de l’information et une clarification des recommandations pourraient favoriser un meilleur recours à cette stratégie en soins primaires.
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Médecine générale
/ 16-09-2025
Bezier Lise
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Contexte : Le vieillissement de la population française représente un défi majeur pour le système de santé, notamment l’accompagnement des soins, de la dépendance et le maintien de l’autonomie. Les médecins généralistes en soins primaires sont confrontés à des situations complexes qui nécessitent l’expertise de professionnels formés en gériatrie. Toutefois, l’accès aux gériatres est limité, en raison d’une démographie médicale insuffisante et de fortes disparités territoriales. Pour répondre à ces enjeux, la téléexpertise s’impose comme une solution innovante dans les parcours de soins. La plateforme sécurisée Omnidoc, utilisée au CHU de Rennes en gériatrie depuis 2021, facilite l’accès à une expertise. Cette étude a pour objectif principal de décrire le contenu des échanges réalisés via la téléexpertise entre les médecins généralistes et les gériatres du CHU de Rennes. L’objectif secondaire est d’analyser les caractéristiques socio-démographiques associées à ces demandes d’avis. Méthode : étude observationnelle, descriptive, monocentrique et rétrospective portant sur les demandes de téléexpertise gériatrique adressées aux gériatres du CHU de Rennes via Omnidoc, entre janvier et juin 2024. Les caractéristiques des patients, des requérants, des experts, ainsi que le contenu des échanges et les types de réponses ont été analysés. Résultats : 120 demandes de téléexpertise, comportant 137 motifs, ont été analysées. Le délai moyen de réponse était de 1,5 jour, avec 39,2% en moins de 24 h et près de 100% en moins de 7 jours. Les patients, majoritairement des femmes (66,7 %), avaient en moyenne 85,8 ans, un indice de Charlson de 6,92 et prenaient 5,6 médicaments. Près de 43 % résidaient en EHPAD. Les requérants exerçaient majoritairement en zone de vigilance (76,5 %), mais le taux de recours à la télé expertise du CHU était deux fois plus élevé en zone sous-dense (0,40 pour 1 000 habitants), et en particulier our des patients résidant en EHPAD (64,3 % des demandes). Sur les 50 motifs recensés, les plus fréquents étaient les troubles du comportement ou psychologiques liés à la démence (n = 37, 27 %), les chutes à répétition (n = 10, 7,3 %) et les troubles neurocognitifs (n = 7, 5,1 %). Les réponses les plus courantes incluaient des conseils thérapeutiques médicamenteux (72,5 %), des demandes d’examens biologiques (26,7 %) et des conseils non médicamenteux (23,3 %) mais aussi 20% de consultations, 16% de téléconsultation, 16% d’hospitalisation et 13% d’HDJ. Conclusion : La téléexpertise gériatrique apparaît comme un outil structurant pour améliorer l’accès à l’expertise en gériatrie, notamment en zones sous-denses et pour les patients résidants en EHPAD. Elle prend désormais une place indéniable dans les parcours de soins. Elle renforce la coordination ville-hôpital et présente des bénéfices à la fois organisationnels, cliniques et formatifs.
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Médecine
/ 16-09-2025
Kabashi Perrie
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Introduction : Les chutes constituent la première cause d’accidents de la vie courante chez les personnes âgées, avec des conséquences majeures en termes de morbidité, de mortalité et de perte d’autonomie. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande une évaluation systématique dès le premier épisode, mais aucun format de consultation spécifique en médecine générale n’existe à ce jour. Objectif : Évaluer la faisabilité d’une consultation post-chute standardisée, menée par un médecin généraliste, chez les patients de 70 ans et plus, en moins de trente minutes. Matériel et méthode : Étude prospective, monocentrique, menée à l’Accueil des Soins Non Programmés de la polyclinique Saint-Laurent à Rennes. Cinquante patients ont participé à une consultation post-chute structurée autour d’une grille d’évaluation standardisée, basée sur les recommandations de la HAS. Résultats : La durée moyenne de consultation était de 20,51 minutes, avec 94 % des entretiens réalisés en moins de 30 minutes. En moyenne, 11,7 facteurs de risque ont été identifiés par patient, dont plusieurs modifiables (troubles visuels, ostéo-articulaires, cardiovasculaires, environnement domestique). Le taux de participation (49 %) reflète l’intérêt des patients pour une telle approche. Conclusion : Une consultation post-chute standardisée en médecine générale apparaît faisable, pertinente et acceptable pour les patients. Elle pourrait favoriser le repérage précoce des facteurs de risque et la mise en œuvre d’interventions adaptées. Des études multicentriques en conditions réelles de médecine de ville sont nécessaires pour en évaluer l’impact sur la prévention des chutes et leurs conséquences.
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Médecine
/ 10-07-2025
Drouet Marine
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INTRODUCTION : L’asthme de l’enfant de moins de 6 ans constitue une pathologie fréquente et parfois difficile à aborder en médecine générale. Malgré un rôle central dans le suivi, le médecin généraliste dispose de peu d’outils adaptés à sa pratique pour accompagner les familles dans la gestion quotidienne de la maladie. Les plans d’action écrits, bien qu’ils soient recommandés, restent peu utilisés et ne répondent pas toujours aux besoins de la consultation de premier recours. Les facteurs qui favoriseraient leur utilisation sont encore insuffisamment étudiés. Dans ce contexte, cette étude explore l’intérêt d’un support pédagogique conçu pour s’intégrer concrètement à la pratique du généraliste. MÉTHODE : Une étude qualitative a été menée auprès de médecins généralistes en Bretagne, après plusieurs mois d’utilisation d’un support conçu pour la prise en charge de l’asthme chez les enfants de moins de 6 ans. Les données issues d’entretiens semi-dirigés ont été analysées par une méthode thématique mixte, combinant une approche déductive et inductive. RÉSULTATS : Quatre grands axes ont émergé : les apports du support pédagogique, les freins à son utilisation, les leviers facilitant son intégration et les pistes d’amélioration envisagées. Ces résultats mettent en évidence des effets positifs sur l’organisation de la consultation, la communication avec les parents et leur engagement dans la prise en charge, tout en soulignant les conditions nécessaires à une appropriation durable de l’outil. CONCLUSION : Cette étude suggère qu’un support pédagogique adapté à la médecine générale peut être pertinent pour structurer la consultation, renforcer l’explication thérapeutique et favoriser l’implication des parents. Ce travail constitue une première étape et appelle une phase de validation de l’outil. Par ailleurs, une évaluation centrée sur les parents permettrait de mieux cerner l’impact du support sur leur compréhension, leur adhésion au traitement et leur participation au suivi de l’asthme.
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