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Médecine Générale
/ 22-04-2025
Ridouani Sarah
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Les troubles du spectre autistique sont aujourd’hui définis comme des troubles de la communication et de l’interaction sociale associées à des comportements répétitifs et restreints. Les dernières recommandations de bonnes pratiques publiées par la HAS insistent sur la place prépondérante du médecin généraliste en ce qui concerne le dépistage mais aussi sur le suivi somatique global . Ces recommandations préconisent un examen médical à la recherche d’une affection à potentiel douloureux devant tout changement de comportement . Le dépistage peut s’avérer compliqué pour de multiples raisons . L’étude réalisée s’est donc intéressée aux différentes affections retrouvées au décours des examens médicaux lors de comportements défi par deux équipes mobiles spécialisées dans le suivi de cette population . Une étude de la prescription en psychotrope a été réalisée de manière conjointe . Les résultats ont montré une fréquence d’affection somatique dans 78 % des cas. Les pathologies retrouvées sont en adéquation avec la littérature . Au niveau de la prescription en psychotrope ,elles sont majorées dans près de 67 % des cas . Elles sont importantes et à l’origine de iatrogénie . Ces situations complexes nécessitent une prise en charge pluridisciplinaire coordonnée entre le médecin généraliste ,psychiatre et professionnels psycho-éducatifs . L’étude rappelle la nécessité d’explorer toute modification brutale ou durable sur le versant somatique et de prescrire des antalgiques dans l’attente.
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Médecine générale
/ 08-04-2025
Audoin Sandra
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Introduction. Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune majoritairement infantile dont l’incidence augmente de 3-4% par an depuis de nombreuses années. La complexité de la maladie et sa prise en charge résident à la fois dans la réalisation de gestes techniques, l’adaptation du traitement aux activités quotidiennes, ou encore dans les risques de complications encourus à court terme. L’adaptation en milieu scolaire de ces enfants atteints n’est pas sans difficulté pour les enseignants du premier degré, qui est source d’anxiété, malgré l’existence d’un Projet d’Accueil Individualisé. Les rares études menées sur l’évaluation des connaissances des équipes scolaires sur la maladie rapportent des connaissances insuffisantes et un manque de formation. Objectif. Evaluer chez les enseignants de primaire si le fait d’avoir déjà accueilli un enfant diabétique de type 1 dans sa classe, était associé à de meilleures connaissances et aptitudes à la prise en charge de l’enfant diabétique de type 1. Matériel et méthodes. Etude quantitative, observationnelle et transversale. Recueils des données via un questionnaire en ligne diffusé entre novembre 2023 et mai 2024 aux enseignants de primaire d’Ille-et-Vilaine d’écoles publiques et privées. Un système de notation a été établi sur les questions évaluant le niveau de connaissance de la maladie diabétique de type 1, permettant l’obtention d’une note sur 29 points par participant. Résultats. 325 réponses ont été analysées. Avoir déjà reçu un diabétique de type 1 dans sa classe au cours de sa carrière n’était pas associé à un niveau de connaissance plus élevé. La moyenne des notes était de 16,50 points, pour une médiane à 17. Plus d’un tiers des participants n’ont pas obtenu la moitié des points. Les enseignants ayant le mieux répondu au questionnaire, avec une note supérieure ou égale à 19/29, se distinguaient par un âge plus jeune, une ancienneté inférieure à 10 ans plus fréquente, une fréquence de formation plus importante et la présence plus fréquente d’un proche atteint du diabète de type 1 (ou le fait d’être soi-même diabétique de type 1). De même, plus généralement, cette étude expose des lacunes de connaissances tant sur la physiopathologie de la maladie et ses traitements, que sur la gestion d’une hypoglycémie. Discussion. Il est nécessaire de pallier le défaut de formation des enseignants dans un but d’inclusivité scolaire et de protection des élèves diabétiques. Le rôle de promotion de la santé des médecins scolaires a toute son importance, mais leur faible nombre oblige à trouver d’autres ressources. L’amélioration de l’autonomie des patients par les pompes à boucle semi-fermée, la mise en place d’outils d’informations et l’intervention d’équipes mobiles d’éducation thérapeutique, sont des exemples d’alternatives possibles. Toutefois, l’implication centrale des médecins généralistes dans le suivi de l’enfant diabétique de type 1 devrait, par le biais de cette étude, les inciter, en consultation, à interroger rigoureusement la dimension socio-éducative de l’enfant ainsi qu’à promouvoir l’éducation thérapeutique.
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médecine générale
/ 08-04-2025
Lucas Edouard
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INTRODUCTION : En décembre 2023, la Haute Autorité de Santé (HAS) a diffusé une alerte sur la recrudescence de pneumopathies à Mycoplasme Pneumoniae (MP) ainsi qu’une mise à jour des recommandations. L’objectif de notre étude était d’évaluer les pratiques des médecins généralistes bretons sur la prise en charge des pneumopathies communautaires chez l’enfant en contexte de recrudescence de MP et de déterminer les éventuelles difficultés. MATERIEL ET METHODES : Il s’agit d’une étude descriptive et observationnelle. De juin à novembre 2024, les médecins généralistes bretons ont été interrogés par auto-questionnaire anonyme sur la prise en charge des pneumopathies communautaires chez l’enfant et les éventuelles difficultés en contexte de recrudescence de MP durant l’hiver 2023-2024. RESULTATS : 130 questionnaires ont été analysés. 93% des médecins prescrivent de l’azithromycine ou de la clarithromycine devant une pneumopathie à MP chez l’enfant. 27,7% des médecins respectent les recommandations théoriques de la HAS avec une différence significative chez les médecins de moins de 40 ans (P value=0,0035). 40,8% des médecins prescrivent systématiquement une radiographie pulmonaire. 80,8% des médecins ont eu connaissance de l’alerte de la HAS. 75,2% d’entre eux déclarent avoir modifié leur pratique en conséquence. 76,5% des médecins ont noté une augmentation de pneumopathie à MP chez l’enfant durant l’hiver 2023-2024. Le diagnostic (73,1%) et la rupture d’antibiotique (68,5%) sont les deux principales difficultés des médecins généralistes pour la prise en charge d’une pneumopathie à MP chez l’enfant. CONCLUSION : La plupart des médecins généralistes ont une bonne connaissance de l’antibiothérapie pour la prise en charge de la pneumopathie à MP chez l’enfant. L’utilisation de la radiographie pulmonaire semble non systématique. Les médecins généralistes bretons ont eu connaissance de l’alerte de la HAS et ont modifié leurs pratiques en conséquence. Ils ont prescrit davantage de macrolide (Azithromycine ou Clarithromycine) durant l’hiver 2023-2024. Le diagnostic de pneumopathie à MP chez l’enfant reste difficile pour les médecins généralistes. De nouveaux moyens d’aide au diagnostic pourraient améliorer la puissance diagnostic des médecins généralistes.
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Médecine générale
/ 03-04-2025
Loire Agnès
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Introduction : L’allaitement maternel est un enjeu de santé publique et les taux d’allaitement restent bas en France. Les déterminants de l’allaitement maternel sont multiples, plusieurs études ont montré l’influence de l’entourage personnel et professionnel sur son initiation et sa poursuite. Il existe une disparité régionale des taux d’allaitement en France, celui-ci est souvent moindre dans les territoires ruraux. Objectif : Etudier l’influence de l’entourage familial (conjoint(e), parents, fratrie) et amical des mères allaitantes dans leur décision d’allaiter et de la poursuite de leur allaitement en milieu rural. Méthode : 12 entretiens individuels semi-dirigés ont été réalisés auprès de mères allaitantes ou ayant allaité depuis moins de trois ans, recrutées en milieu rural en Ille-et-Vilaine. Les entretiens se sont déroulés de novembre 2023 à juillet 2024. Une analyse qualitative par thématisation a ensuite été menée. Résultats : La conduite de l’allaitement n’est pas innée et lorsque des difficultés sont présentes, les mères ont besoin d’être soutenues et de se sentir accompagnées par leur entourage personnel et professionnel. Elles ont besoin d’être bien informées pour que leur allaitement se passe bien. Le manque de disponibilité de leur conjoint lié à son travail et le peu de mères allaitantes autour d’elles peuvent conduire à un sentiment d’isolement social. Les mères sont influencées positivement lorsqu’elles ont dans leur entourage des mères ayant allaité. L’éloignement géographique avec les professionnels de santé peuvent conduire à un manque d’informations et à un retard de prise en charge en cas de difficultés. Les mères attendent de leur médecin généraliste qu’il les oriente vers le bon professionnel, et sache les soutenir en respectant leur choix. Conclusion : Afin de réduire les inégalités en matière d’allaitement maternel, soutenir les mères qui souhaitent allaiter est primordial, tant par le côté social que par le côté informatif. Étendre les groupes de soutien de mère à mère, sensibiliser et accompagner l’entourage personnel et renforcer le rôle du médecin généraliste en lui donnant les ressources nécessaires sont autant de solutions pour aider ces mères à poursuivre leur projet d’allaitement.
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Médecine
/ 01-04-2025
Bélanger Laure
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L'allaitement maternel est un enjeu de santé publique en raison de ses nombreux bienfaits pour la mère et l'enfant, notamment la réduction de la mortalité infantile et des risques de certains cancers chez la mère. Son impact économique et environnemental est également positif. L'OMS recommande un allaitement exclusif jusqu'à 6 mois, mais en France, les taux d'allaitement sont parmi les plus bas d'Europe. La littératie en santé (LS), définie comme la capacité à utiliser des informations sur la santé pour prendre des décisions éclairées, est un facteur clé dans ce contexte. Cette étude vise à évaluer l'influence du niveau de LS sur l'allaitement maternel, en émettant l'hypothèse que les femmes avec un niveau de LS qualifié d’adéquat sont plus susceptibles d'allaiter.
Méthode : Une étude quantitative a été menée auprès de 113 femmes ayant consulté des professionnels de santé en ambulatoire. Les résultats montrent que le niveau de LS est « adéquat » pour 60% des participantes et que 85,8 % des femmes ont allaité, mais l'analyse statistique n'a pas révélé de lien significatif entre le niveau de LS et l'allaitement. Cependant, des déterminants socio-économiques ont été identifiés comme influençant la LS. Bien que l'étude n'ait pas établi de lien direct entre la LS et l'allaitement, elle souligne l'importance de la littératie en santé et des facteurs socio-économiques dans la promotion de l'allaitement. Des recommandations sont faites pour améliorer l'accès à l'information et le soutien aux mères, notamment par des actions de santé publique ciblées envers les populations défavorisées.
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Medecine
/ 01-04-2025
Viviani Lucile
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INTRODUCTION : Il n’existe pas de recommandations spécifiques du traitement de la douleur aiguë intense chez les patients âgés. Les bonnes pratiques gériatriques autorisent l’usage de tous les antalgiques avec la stratégie du « start low and go slow ». L’objectif principal de cette étude est de faire un état des lieux des pratiques de prescription de paliers 3 chez le sujet âgé devant une douleur aiguë post-traumatique ostéo-articulaire en médecine générale. MÉTHODES : Il s’agit d’une étude quantitative transversale descriptive. Un questionnaire a été envoyé aux médecins généralistes installés d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan et des Côtes d’Armor par le biais des conseils de l’ordre. Nous avons retenu 109 questionnaires. RÉSULTATS : La molécule choisie préférentiellement en primo-prescription est le sulfate de morphine, pour 68,8 % des médecins. La quasi-totalité d’entre eux co-prescrivent une ou plusieurs molécule(s) ; le paracétamol pour plus de 85 %, et des laxatifs pour plus de la moitié. Le délai de réévaluation des prescriptions est majoritairement inférieur à 7 jours. Plus de la moitié des médecins ne connaissent pas l’existence des posologies réduites d’Actiskenan. Il existe une association significative (p < 0,05) entre la connaissance de ces posologies d’Actiskenan et son choix en première intention. Plus d’un tiers des médecins pourraient prescrire du fentanyl devant une douleur aiguë. CONCLUSION : Le choix préférentiel du sulfate de morphine s’accorde avec la possibilité de prescription de posologies réduites adaptées à la personne âgée. Ces posologies d’Actiskenan à 2,5 mg et 1 mg sont encore peu connues en médecine générale. Les pratiques de prescription sont similaires quelle que soit la molécule choisie initialement, en termes de durée de réévaluation et de co-prescription d’autres molécules.
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Médecine générale
/ 25-03-2025
Guillas Charlène
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Introduction : Conséquence de l’introduction du numerus clausus en 1971 et de l’absence d’anticipation de la démographie médicale, la France connait actuellement une crise de désertification médicale sans précédent. Ainsi, 87% de la population vit dans un désert médical et près de 7 millions de français n’ont plus de médecin traitant. Par conséquent, les médecins généralistes, notamment ceux exerçant en zone rurale, subissent de plein fouet cette tension démographique, qui n’est pas sans conséquence sur leur exercice. L’objectif de cette étude est d’analyser le ressenti des praticiens exerçant en zone sous-dense concernant leur propre santé mentale. Matériels et Méthodes : Il s’agit d’une étude qualitative, observationnelle, prospective, menée d’avril à octobre 2024 par le biais d’entretiens semi-dirigés, auprès de médecins généralistes exerçant en zone sous-dense morbihannaise. Résultats-Discussion : Il est constaté un épuisement professionnel manifeste des médecins interrogés, en lien avec une charge de travail conséquente et un sentiment de culpabilité quant à la diminution de la qualité des soins proposés, par ailleurs fréquemment reprochée par les patients eux-mêmes. Les médecins interrogés font état de troubles psychologiques et somatiques, la plupart du temps auto-diagnostiqués et dont ils assurent eux-même le suivi clinique et thérapeutique. Les perspectives d’amélioration seraient de promouvoir un service de santé au travail et de limiter le recours à l’autoprescription. Le travail en groupe semble également être protecteur.
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Médecine
/ 20-03-2025
Steiblen Florence
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Contexte : Les pratiques collaboratives entre les différents professionnels de santé sont essentielles pour une bonne qualité des soins des patients. Le SSES (service sanitaire des étudiants en santé), mis en place depuis 2018, a pour but de former les étudiants en santé à la promotion de la santé et de développer l’interprofessionnalité dès le début des cursus. Objectif : Evaluer la perception de l’interprofessionnalité par les étudiants en santé avant et après leur SSES. Méthode : L’ensemble des 1451 étudiants impliqués dans le SSES rennais lors de l’année scolaire 2023-2024 ont été interrogés avant et après le SSES par le biais d’un questionnaire en ligne. Celui-ci comportait une échelle, le Readiness for Interprofessional Learning Scale (RIPLS), validée dans sa version francophone. Résultats : Les résultats portaient sur le questionnaire avant et après de 596 étudiants. Si les scores RIPLS ont diminué significativement passant de 66,9 sur 80 à 63 sur 80, 56 % d’étudiants ont trouvé un bénéfice à travailler en interprofessionnalité, tout en jugeant ce même travail difficile. Discussion : Cette étude met en évidence une attitude positive des étudiants à l’égard de l’interprofessionnalité dans le cadre du SSES mais également la difficulté du travail de groupe entre les étudiants en santé. Au final, le SSES permet une première rencontre interprofessionnelle mais devra être retravaillé dans son fonctionnement en renforçant l’accompagnement des étudiants ainsi qu’en améliorant l’organisation du travail en interprofessionnalité.
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Médecine générale
/ 18-03-2025
Mahé Ronan
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Introduction : Les Groupes Qualité (GQ) sont des groupes d’échanges de pratiques présentant plusieurs spécificités. L’objet de cette étude porte sur les indicateurs. Ces derniers sont des outils fréquemment utilisés pour suivre la démarche qualité et encourager le développement professionnel continu. L’objectif est d’observer l’évolution de ces indicateurs dans le temps des médecins participant aux GQ, et de les comparer à une cohorte de médecins généralistes n’y participant pas. Méthodologie : Une étude quantitative épidémiologique de cohorte a été réalisée. Les données ont été transmises par l’Unité Statistique de Coordination Régionale de Gestion Du Risque de l’assurance maladie de Bretagne. Résultats : On constate une évolution statistiquement significative pour les indicateurs sur l’efficience, la polymédication et le dépistage de l’insuffisance rénale chronique. 16 des 19 indicateurs ont une évolution favorable dans la cohorte des médecins participant aux GQ. Conclusion : Les participants aux Groupes Qualité, via l’étude des indicateurs, ont une prescription plus raisonnée, un suivi des maladies chroniques plus assidu et des révisions d’ordonnance plus fréquentes. Du fait de plusieurs biais et de certains résultats paradoxaux, des études similaires dans les autres régions ou sont présents les GQ seraient intéressantes pour comparer ces résultats.
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Medecine
/ 18-03-2025
Martinez Florianne
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Contexte : Le cancer du col de l'utérus est un problème de santé publique significatif. Le test HPV émerge comme un outil majeur pour la détection précoce des cancers et des états pré-cancéreux du col utérin. Il est proposé en première intention en France chez les patientes de plus de 30 ans avec un triage des patientes positives par une cytologie réflexe. En cas de cytologie réflexe négative, l'HAS recommande, dans le cadre du dépistage organisé du cancer du col de l'utérus, de réaliser un contrôle virologique à 12 mois. Cette étude vise à évaluer le suivi des femmes bretonnes âgées de 30 à 65 ans ayant reçu un résultat positif au test HPV avec une cytologie réflexe négative, 12 mois après le prélèvement cervico-utérin. Méthodes : Une étude transversale observationnelle et descriptive a été réalisée, se concentrant sur les femmes présentes dans la base de données du Centre Régional de Coordination de Dépistage des Cancers (CRCDC) de Bretagne entre le 1er juillet 2020 et le 15 mars 2023. Les critères d'inclusion comprenaient des femmes âgées de 30 à 65 ans, résidant en Bretagne, et ayant réalisé un prélèvement cervico-utérin avec un résultat « HPV positif + cytologie réflexe négative » connu par le CRCDC. Les critères d'exclusion comprenaient l'hystérectomie totale, le refus de dépistage, l’examen clinique impossible, l’âge compris entre 25 et 29 ans ou supérieur à 65 ans au moment du PCU, les résultats « HPV négatif » ou « HPV positif + cytologie réflexe positive ». Résultats : L'étude a révélé que seulement 21,3 % des patients incluses (n = 12 985) et 29,8 % des patientes suivies (n = 9 282) avaient suivi les recommandations de suivi entre 2020 et 2024, soit 2 766 patientes au total. Les facteurs influençant l'adhésion comprenaient l'âge, la localisation géographique et la qualification des professionnels de santé. En effet, les femmes âgées de 40 à 49 ans, vivant en milieu urbain et suivies par un gynécologue, présentaient des taux de suivi plus élevés par rapport aux autres. L'analyse a également identifié des biais potentiels dans la collecte des données, ce qui pourrait avoir conduit à une sous-estimation des taux de suivi réels. Conclusion : Les résultats soulignent un écart préoccupant dans l'adhésion aux protocoles de suivi parmi les femmes ayant un résultat positif au HPV. Des actions de sensibilisation des femmes et de formation des professionnels semblent des leviers d’action essentiels pour renforcer l'efficacité du dépistage organisé du cancer du col de l'utérus. Cette étude souligne également la nécessité d'une collaboration renforcée entre les différents acteurs de santé afin de réduire les inégalités d'accès au dépistage, dans le but de réduire l'incidence du cancer du col de l'utérus.
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