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Médecine (Radiologie)
/ 16-10-2025
Schoenecker Charles
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Contexte : La FPI est une maladie interstitielle pulmonaire progressive au pronostique défavorable. Son évaluation repose traditionnellement sur des paramètres cliniques et fonctionnels, toutefois des paramètres radiologiques émergent de plus en plus comme des déterminants pertinents de son évolution. L’IA permet de nos jours une quantification automatisée et reproductible de ces paramètres à partir des scanners thoraciques de routine. Objectifs : Identifier, chez des patients atteints de FPI, des facteurs pronostiques pulmonaires et extra-pulmonaires issus du scanner, à l’aide de biomarqueurs quantitatifs dérivés de l’IA. Méthodes : Nous avons conduit une étude rétrospective monocentrique incluant 357 patients atteints de FPI diagnostiquées entre 2007 et 2025. Un scanner initial (CT1) et jusqu’à deux scanners de suivi (CT2 vers 14 mois, CT3 vers 46 mois) ont été analysés à l’aide d’outils d’IA validés. Les paramètres quantifiés comprenaient l’étendue de la fibrose pulmonaire, le SMI, la DMO et les fractures vertébrales. Les épreuves fonctionnelles respiratoires et les données cliniques ont été recueillies en parallèle. Le critère de jugement principal était la mortalité toutes causes ou la transplantation pulmonaire. Les associations entre les caractéristiques dérivées du scanner (à l’inclusion ou selon leur évolution) et le devenir ont été évaluées par modèles de régression de Cox. Résultats : Au cours d’un suivi moyen de 56 mois, 226 patients (63,3 %) ont présenté le critère principal. À l’inclusion, l’âge plus avancé (HR 1,03 ; IC 95 % 1,01–1,05), une CVF plus faible (HR 0,98 ; IC 95 % 0,97–0,99) et une fibrose plus étendue (HR 1,03 ; IC 95 % 1,02–1,04) étaient des prédicteurs indépendants de mortalité ou transplantation. Longitudinalement, la baisse de la CVF (HR 1,10 ; IC 95 % 1,05–1,15) et la progression de la fibrose (HR 1,12 ; IC 95 % 1,05–1,20) restaient constamment associées à un risque accru. Lors du premier suivi, la diminution de l’IMC (HR 1,04 ; IC 95 % 1,00–1,08) surpassait le T12-SMI (HR 1,00 ; IC 95 % 0,96–1,05) en analyse multivariée, tandis qu’au dernier suivi, le T12-SMI (HR 1,25 ; IC 95 % 1,08–1,46) montrait une valeur pronostique supérieure à l’IMC (HR 1,02 ; IC 95 % 0,91–1,14). L’ostéoporose (46,8–57,8 %) et les fractures vertébrales (17,4 %) à l’inclusion étaient fréquentes mais non pronostiques. Conclusion : L’étendue et la progression de la fibrose demeurent les marqueurs pronostiques les plus puissants, mais le déclin longitudinal de la masse musculaire thoracique apporte une valeur pronostique supplémentaire, indépendante de la fonction respiratoire. En revanche, la densité osseuse et les fractures vertébrales, bien que très fréquentes, n’étaient pas associées à la survie.
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Thèse d'exercice médical- médecine d'urgence
/ 15-10-2025
Malinge Justine
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La saturation croissante des urgences pédiatriques et la hausse des appels au 15 ont conduit à la création, au SAMU 35, d’une filière innovante intégrant des infirmières puéricultrices (IDE puéricultrices) en « quatrième ligne » de régulation. Cette thèse évalue les six premiers mois de ce dispositif pilote, à la fois en termes d’activité et de ressenti des professionnelles. Méthodologie : Étude mixte : analyse rétrospective de tous les appels pédiatriques (0–16 ans) pris en charge par les IDE puéricultrices entre le 1ᵉʳ novembre 2024 et le 30 avril 2025, complétée par six entretiens semi-dirigés auprès des puéricultrices, analysés selon un codage thématique inductif. Résultats En six mois, 2 167 appels ont été régulés pour des enfants d’âge médian proche de 2 ans. Les motifs principaux étaient les traumatismes, la fièvre, les troubles digestifs et la gêne respiratoire. L’activité était plus importante le week-end, en particulier le dimanche. Dans 72% des cas, un simple conseil a suffi ; 19 % des enfants ont été orientés vers les urgences et 9 % vers une consultation libérale. Les entretiens mettent en avant un sentiment de forte valeur ajoutée des puéricultrices : expertise pédiatrique, rôle central en prévention et en éducation parentale, réassurance des familles par le suivi d’appel et la visioconférence, et amélioration du lien ville–hôpital. Elles soulignent toutefois un manque de reconnaissance institutionnelle et le besoin d’une intégration interprofessionnelle plus affirmée. Conclusion : cette étude pilote menée au SAMU 35 suggère que l’intégration des puéricultrices en régulation pédiatrique pourrait apporter un réel bénéfice en termes de réassurance parentale, de prévention et d’optimisation du parcours de soins.
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Médecine
/ 14-10-2025
Pelot Capucine
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Introduction : La prévention de la pédocriminalité passe en partie par la prise en charge des personnes présentant une attirance sexuelle pour les mineurs (PASM). Si le rôle des psychiatres semble évident, aucune formation spécifique ne leur est dispensée durant l’internat, et celui du médecin généraliste reste peu exploré. Cette étude visait à comprendre comment généralistes et psychiatres perçoivent leur rôle dans la prise en charge des PASM. Méthode : Étude qualitative fondée sur des entretiens semi-dirigés avec douze médecins (6 généralistes, 6 psychiatres) exerçant en Bretagne, recrutés par échantillonnage raisonné entre septembre 2024 et avril 2025, jusqu’à saturation des données. L’analyse a suivi une méthode inspirée de la théorisation ancrée. Résultats : La majorité des médecins a rapporté l'absence d’évocation de la problématique des PASM en consultation. Les généralistes, influencés par les représentations sociales, confondaient pédophilie et pédocriminalité, ce qui entraînait un rejet initial. Marqués par des consultations avec des victimes, ils cherchaient souvent des antécédents d’agressions sexuelles dans l’enfance chez les PASM, pour expliquer fantasmes ou passages à l’acte. Les psychiatres évoquaient surtout des situations relevant de soins pénalement ordonnés et soulignaient leur manque de compétence spécifique. Le sujet restait tabou, du fait des enjeux liés à la sexualité et à la légalité. Aucun dépistage systématique n’était envisagé ; les médecins optaient pour un questionnement ouvert, ou des approches indirectes comme une affiche en salle d’attente, avec l’accord des collègues. Les médecins soulignaient la nécessité d’un suivi pluridisciplinaire, psychiatrique et psychologique spécialisé, ainsi que l’importance d’une relation de confiance. Conclusion : Les généralistes, plus influencés par les représentations sociales que les psychiatres, rencontraient tous deux des freins éthiques et professionnels. Surmonter ces obstacles supposait une prise de conscience de l’impact du dépistage, un questionnement des jugements moraux, et une réflexion approfondie sur la posture et les valeurs du médecin.
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médecine générale
/ 14-10-2025
Travers Thomas
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Introduction : ChatGPT est un chatbot d’intelligence artificielle (IA) qui a conquis des millions d’utilisateurs à travers le monde ces dernières années. Si de nombreux français l'utilisent pour sa fonction première qu’est la rédaction de texte, ils sont autant à l’utiliser comme moteur de recherche ou comme conseiller personnel. La recherche d’information médical et l’autodiagnostic sur internet étant une pratique connue et courante, il serait intéressant de savoir si les utilisateurs de ChatGPT ont détourné ses fonctionnalités à des fins médicales, en particulier pour l’autodiagnostic médical. Objectif : Le but de cette étude est d’interroger les utilisateurs de ChatGPT afin d’explorer leur éventuelle utilisation à des fins d’autodiagnostic médical et d’identifier des caractéristiques communes parmi les auto diagnostiqueurs (AD). Méthode : Questionnaire en ligne partagé via les réseaux sociaux et via des affiches dotées d’un QR code. Récolte des réponses du 13/06/2024 au 05/01/2025. Résultats : Récolte de 581 réponses dont 483 correspondant aux critères d’inclusion. 23,9% des utilisateurs de ChatGPT déclarent l’avoir déjà utilisé pour s’auto diagnostiquer, plus de 70% d’entre eux l’ont fait à plusieurs reprises et 87% en sont satisfaits. 65,7% des AD préfèrent utiliser ChatGPT qu’un moteur de recherche classique bien que plus d’un tiers ont croisé les informations de ChatGPT avec d’autres sources d’informations. Deux tiers des AD ont consulté un médecin mais 95% n’ont pas évoqué leur recherche au professionnel de santé. L’auto-diagnostic sur ChatGPT est statistiquement liée à l’âge des utilisateurs (p=0,018). La proportion d’AD sur ChatGPT ayant déjà utilisé un moteur de recherche pour s'auto diagnostiquer est significativement plus élevée que celle des non auto diagnostiqueurs (NAD) (98,9% contre 89,2%, p=0,002). La probabilité de s'auto diagnostiquer sur ChatGPT est statistiquement liée à sa fréquence d’utilisation (p<0,001), les utilisateurs fréquents étant plus propices à s’auto diagnostiquer. Discussion : L’autodiagnostic médical sur ChatGPT semble être une pratique déjà courante parmi les utilisateurs, principalement les utilisateurs fréquents. Cependant les AD seraient des utilisateurs déjà adeptes de l’autodiagnostic sur internet et n’auraient donc pas débuté cette pratique avec la découverte de ChatGPT. L’autodiagnostic semble être un sujet tabou puisque la quasi-totalité des AD n’ont pas évoqué leur recherche au médecin, il semble donc pertinent d’encourager les patients à en parler afin d’améliorer la relation médecin patient.
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Médecine du travail
/ 14-10-2025
Bakkour Sarah
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Introduction :L’endométriose est une maladie chronique touchant environ 10 % des femmes, provoquant douleurs, infertilité et altération de la qualité de vie. Ses impacts dépassent la sphère médicale et affectent la vie scolaire, sociale et professionnelle. Objectifs : Étudier l’impact de l’endométriose sur l’accès et le maintien dans l’emploi, identifier obstacles et leviers, et analyser le rôle du médecin du travail dans l’accompagnement des patientes. L’étude cherche ainsi à proposer des recommandations pratiques pour améliorer la prise en charge des patientes en milieu professionnel et favoriser leur maintien en emploi. Méthodologie : Nous avons abordé cette question avec une méthode qualitative, par des entretiens individuels semi-dirigés auprès de quatorze patientes suivies au centre hospitalo-universitaire de Rennes de janvier à mars 2025. Les entretiens étaient enregistrés puis retranscrits et anonymisés. Analyse thématique autour de trois axes : Difficultés et obstacles rencontrés dans le parcours scolaire et professionnel ; Facteurs facilitant l’insertion et le maintien en emploi ; Perception du rôle du médecin du travail. L’étude repose sur une approche qualitative descriptive visant non pas à quantifier un phénomène ni à établir des relations statistiques, mais à comprendre le vécu et le ressenti des patientes atteintes d’endométriose afin d’identifier obstacles, leviers et pistes d’accompagnement professionnel. Résultats : Les faits les plus marquants relatifs à ces témoignages sont présentés ci-dessous
Scolarité : Malgré les difficultés scolaires (douleurs, fatigue, trouble de concentration et absentéisme), il y une absence de suivi et d’aménagements mis en place, souvent par méconnaissance de la pathologie. Cela peut impacter l’obtention des diplômes et l’orientation professionnelle -Vie professionnelle : poursuite des difficultés avec accentuation de l’impact psychosociale (conflits, risque de désinsertion), identification de freins et d’éléments facilitateurs d'insertion professionnel Médecin du travail : rôle clé pour le dépistage, les aménagements, la prévention, la sensibilisation et le maintien en emploi dans une approche pluridisciplinaire. Conclusion : L’endométriose constitue un frein à l’insertion et au maintien professionnels. Le médecin du travail peut jouer un rôle central via dépistage, aménagements et accompagnement. L’étude propose des pistes concrètes pour favoriser inclusion et maintien en emploi des patientes.
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médecine générale
/ 14-10-2025
Ralite Eloïse
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Introduction : Le Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES) de médecine générale a été créé en 2004. Depuis, de nombreuses réformes ont impacté le deuxième et troisième cycle des études médicales. Cette étude vise à évaluer l’attractivité du DES de médecine générale de 2004 à 2024, en France et dans la subdivision Rennaise. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive et rétrospective pour laquelle ont été inclus tous les étudiants affectés aux Épreuves Classantes Nationales (ECN) entre 2004 et 2024. Les données collectées ont été l'année de concours, le genre, le rang de classement, la spécialité choisie et la subdivision. Des rangs fictifs ont été ajoutés pour tenir compte des postes non pourvus. Notre étude s’est basée sur le calcul de l’indicateur d’attractivité individuel de la médecine générale, inspiré de celui de la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques). L’indicateur varie entre 0 (forte attractivité) et 1 (faible attractivité). L’objectif principal est de décrire l’évolution de l’indicateur d’attractivité de la médecine générale en France de 2004 à 2024. L’objectif secondaire est de comparer l’indicateur d’attractivité de la médecine générale de la subdivision Rennaise à ceux des autres subdivisions, sur la même période. Résultats : Entre 2004 et 2024, 141 477 étudiants ont été affectés à un poste d’interne dans un total de 28 subdivisons. Depuis 2004, 67 303 postes de médecine générale ont été ouverts et 61 504 pourvus (91,4 % du total des postes ouverts). A l’échelle nationale et sur la période étudiée, la spécialité médecine générale a gagné en attractivité depuis 2004 : I = 0,91 en 2004, I = 0,88 en 2009, I = 0,83 en 2014, I = 0,74 en 2019, I = 0,78 en 2024 (p<0,05). Les trois subdivisons les plus attractives en médecine générale sur la période étudiée sont Rennes (I=0,68), Grenoble (I=0,68) et Nantes (I=0,72). La médecine générale est plus attractive à Rennes par rapport aux autres subdivisions durant la même période (I=0,68 vs I=0,82, p<0,05). Conclusion : L’attractivité de la médecine générale s’est améliorée depuis la création de son DES en 2004. La subdivision Rennaise se classe parmi les trois subdivisions les plus attractives de cette spécialité.
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Médecine générale
/ 14-10-2025
Boulay Edouard
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Sporticlic a été conçu pour guider les médecins généralistes dans la réalisation des certificats d’absence de contre-indication à la pratique sportive. Il se veut facile d’utilisation, exhaustif et utilisable au cours de la consultation. Il a été conçu en 2021 par A. Bargouin dans le cadre de sa thèse dans la région Auvergne Rhône Alpe. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’utilisation de Sporticlic par les médecins généralistes de Bretagne à maintenant 3 ans de la création de cet outil et à distance géographique de son lieu de création. Une étude épidémiologique, descriptive a été réalisée. Un questionnaire a été élaboré avec Lime survey et a été diffusé par mail via les conseils départementaux de l’ordre des médecins. 3131 médecins ont pu être touché par le questionnaire. C’est un total de 155 questionnaires qui ont été utilisé pour l’analyse statistique. Une méconnaissance importante de Sporticlic a été mise en évidence dans la région avec seulement 12% des médecins qui connaissaient l’outil. Près de 90% des médecins qui ne connaissaient pas Sporticlic se sont montrés intéressés par l’existence d’un tel outil. Devant le faible nombre de répondants, il est difficile de tirer des conclusions sur les points forts et points faibles de l’outil. Toutefois, les tendances observées sont similaires à celle de l’étude d’acceptabilité de 2021 lors de la création de Sporticlic mettant en doute une mise à jour régulière de l’outil. Notre travail montre qu’avec un travail sur l’ergonomie du site ainsi que des mises à jour régulières peuvent permettre à Sporticlic de trouver sa place dans la pratique de la médecine générale.
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Medecine
/ 14-10-2025
Larnaud Adrien
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Contexte : La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une pneumopathie interstitielle grave, de très mauvais pronostic, caractérisée par un aspect histologique et radiologique de pneumopathie interstitielle commune. De nombreux patients atteints de FPI vont présenter au cours de la maladie, une nécessité d'oxygénothérapie de déambulation initialement puis de longue durée. Objectifs : Identifier les facteurs prédictifs de mise sous oxygénothérapie selon les caractéristiques recueillies au diagnostic chez les patients atteints de FPI et suivre l’évolution et le pronostic des patients atteints de FPI et sous oxygénothérapie de déambulation. Méthodes : Nous avons réalisé une analyse rétrospective de patients atteints de FPI suivis au CHU de Rennes. L'incidence et les caractéristiques de tous les patients atteints de FPI ont été étudiées. Des analyses univariées puis multivariées ont été utilisées pour identifier les variables indépendamment associées à la survenue d'une nécessité de mise sous oxygénothérapie de déambulation. Nous nous sommes par la suite intéressés au pronostic des patients sous oxygénothérapie de déambulation. Résultats : Sur les 364 patients inclus, une oxygénothérapie a été initiée chez 163 patients (44.8%). Les facteurs de risque indépendamment associés à la survenue d'une oxygénothérapie ont été une DLCO réduite (HR 0,98 [0,97 ; 0,99] p<0,0001), une CVF diminuée (HR 0,98 [0,97 ; 0,99] p=0,0007), une albuminémie abaissée (HR 0,95 [0,91 ; 1,00] p= 0.0373) ainsi qu’une CRP élevée (HR 1.01 [1,00 ;1,02] p= 0,0121). La médiane de survie dans le groupe oxygénorequérance était de 27,8 mois. L’oxygénorequerance était associée à une médiane de survie plus courte (p< 0,0001) et à un surrisque d’EA-FPI et d’hospitalisations toutes causes (p<0,0001) Conclusion : Les facteurs de risque de mise sous oxygénothérapie identifiés dans cette cohorte étaient une CVF, une DLCO, une albuminémie diminuée ainsi qu’une CRP élevée. Une fois sous oxygénothérapie de déambulation, les patients présentent un surrisque d’hospitalisations, d’EA-FPI et de décès
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Médecine générale
/ 13-10-2025
Planche Matthieu
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Introduction : La méthode contraceptive testiculaire thermique (CTT) est utilisée depuis les années 1980 et n’a pas encore l’AMM. Les études cliniques initiales recommandent un port de 15 heures par jour avec un contrôle par spermogramme tous les trois mois pour s’assurer de l’infertilité temporaire, permettant une efficacité contraceptive significative (2,34 grossesses pour 100 couples sur une durée de 12 mois). De nombreuses études ont permis de connaitre les attentes masculines et féminines sur la CTT, ainsi que les connaissances des médecins généralistes. L’objectif de cette thèse est d’explorer le parcours des usagers de CTT en France métropolitaine. Méthode : Afin de répondre à cette problématique, nous avons mené une thèse qualitative par entretiens semi dirigés entre février et octobre 2024. Le recrutement d’hommes utilisant et ayant utilisé un dispositif de CTT s’est fait via des associations locales d’usagers. Résultats : Onze personnes ont été incluses. Les entretiens, d’une durée moyenne de 60 minutes, ont révélé de multiples motivations à l’initiation de la contraception : préoccupation de la santé de leur partenaire, partage de la charge contraceptive, expériences d’échecs contraceptifs, préoccupations écologiques, engagement militant. La CTT est choisie car perçue comme plus respectueuse du corps, bien que parfois accueillie avec prudence en raison du manque d'études cliniques. Leurs parcours s’appuient souvent sur un double accompagnement : associatif, apprécié pour son expertise pratique, son soutien communautaire et l’aide dans la conception du dispositif ; et médical, oscillant entre soutien éclairé et attitudes dissuasives, pouvant entraîner une rupture de confiance envers le système de soins. La gestion de la contraception s’inscrit dans une démarche marquée par l’adaptation expérimentale du protocole à la vie quotidienne, l’implication dans la réalisation des spermogrammes et l’ajustement à la vie conjugale avec des partenaires dont le regard est variable, entre confiance et scepticisme. Les contraceptés souhaitent une meilleure reconnaissance de cette méthode par le système de soins, ainsi qu’une implication sociétale forte. Ces techniques s’inscrivent pour eux dans une transformation des rapports de genre, de responsabilisation masculine et de réflexion sur la virilité contemporaine. Conclusion : Cette étude permet de mettre en évidence les thèmes essentiels dans le parcours des contraceptés et donne des pistes pour de futurs travaux avec un intérêt pour les attentes des contraceptés sur leur suivi médical auprès des médecins généralistes et des laboratoires, l’impact des expérimentations masculines sur l’infertilité temporaire ou encore le changement de paradigme dans les rapports de genre de cette population.
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Médecine générale
/ 09-10-2025
Le Goff Enora
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Introduction : Les passages aux urgences sont délétères pour les patients âgés. Afin de fluidifier leur parcours et favoriser les entrées directes, le CHU de Rennes à créer en 2022 une équipe territoriale Personne âgée (ETPA) gérée par un binôme IDE-gériatre, accessible via une interface unique (Omnidoc et téléphone) et permettant des entrées au CHU et dans cinq hôpitaux partenaires. Objectif principal : Evaluer la perception et l’usage de l’ETPA par les médecins généralistes utilisateurs et les interroger sur le parcours de soin des personne âgées.
Matériel et méthode : Etude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 13 médecins utilisateurs, inspirée de l’analyse thématique. Résultats : L’ETPA apparaît comme un outil efficace de centralisation des demandes, ce qui facilite les démarches, réduit le stress, valorise la pratique, sécurise les décisions médicales des médecins généralistes et favorise les entrées directes. Il permet de renforcer le lien ville-hôpital en améliorant la collaboration entre professionnels et renforce le lien de confiance des patients et médecins. Les limites identifiées concernent une visibilité insuffisante du dispositif, une connaissance incomplète de son fonctionnement et un nombre limité de lits. Les généralistes suggèrent d’améliorer la communication, d’élargir l’accès aux infirmiers libéraux et d’étendre le modèle à d’autres spécialités et territoires. Conclusion : : L’ETPA est jugée bénéfique par les généralistes, contribuant à limiter le recours inapproprié aux urgences et à replacer le généraliste au centre du parcours de soins. Son développement nécessite d’accroître sa visibilité et ses ressources, et ouvre des perspectives d’extension interprofessionnelle et territoriale
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