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MEDECINE
/ 24-10-2025
Redouté Hugo
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Introduction : Les réactions retardées survenant à domicile après un séjour en HDJ d’allergologie sont peu caractérisées, car sous-déclarées, mais peuvent être potentiellement sévères. Cette étude vise à évaluer l’impact de la mise en place d’une application mobile (MyCHU Rennes®) dans la déclaration des réactions retardées après un séjour en HDJ d’allergologie et d’évaluer la sévérité des réactions déclarées. Méthodes : E-DREAM est une étude observationnelle comparative rétrospective monocentrique sur 384 séjours de patients majeurs après une réintroduction médicamenteuse ou une ITS au venin d’hyménoptère avant et après la mise en place d’une application en HDJ d’allergologie. Les caractéristiques de la population, des réactions initiales, des séjours ainsi que des réactions retardées ont été décrites. Résultats : Le nombre de déclarations de réaction retardée a presque doublé entre les deux périodes (passant de 3,3 % à 6,3 %) sans être statistiquement significatif. Quelques réactions retardées systémiques sévères sont notées sans différence significative entre les deux périodes, sans aucune toxidermie sévère déclarée. L’adhésion à l’utilisation de l’application a été estimée à environ 50 %. Il s’agit du moyen de déclaration principal : 81,8 % des patients déclarant une réaction l’ont utilisée. Conclusion : Les outils de santé-mobile permettent un meilleur recueil de l’information en sortie d’hospitalisation en limitant le recours au système de soin. Il s’agit du moyen de communication privilégié lors de la déclaration de réaction retardée. Il pourrait être étendu à d’autres explorations allergologiques dont les tests cutanés à lecture retardée, où l’aide d’une IA pourrait se discuter.
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Medecine
/ 23-10-2025
Eudier Alice
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Introduction : Les dysfonctionnements sexuels féminins sont peu étudiés et abordés malgré une prévalence estimée à 50% des femmes. En médecine générale, seules 8% des femmes sont interrogées sur leur santé sexuelle alors que les médecins généra listes sont souvent leur premier recours. Ce travail s’intéresse aux pratiques des médecins bretons pour aborder et prendre en charge les DSF, ainsi qu’à leurs éventuels freins et attentes pour améliorer cette prise en charge. Matériel et Méthode : Une étude qualitative a été réalisée par entretien semi-dirigés auprès de médecins généralistes rempla çants ou installés en Bretagne. Résultats : Treize médecins ont participé aux entretiens. Les médecins se disaient, pour la plupart à l’aise avec le sujet et ils re connaissaient l’importance de son dépistage même si certains avaient du mal à l’aborder avec leur patiente. La manière d'aborder les DSF était souvent la même. C'était principalement au cours des consultations de gynécologie que les médecins abordaient le sujet même si certains motifs comme les troubles dépressifs et les pathologies chroniques pouvaient être citées. Les médecins commençaient la prise en charge seuls puis orientaient vers d’autres professionnels de la santé sexuelle si besoin. Les principaux freins retrouvés étaient le manque de temps, le manque de solution, mais aussi la culture de la patiente ou son statut relationnel. Les médecins hommes citaient aussi leur genre comme limite à l'abord du sujet La majorité souhaiterait une meilleure formation pour aborder ce sujet sensible et tous soulignaient l’intérêt de sensibiliser davan tage les patientes. Conclusion : L’étude montre que les médecins généralistes abordent peu les troubles sexuels féminins hors des consultations gynécologiques, freinés par le manque de temps et les tabous. Pour faciliter l’abord des DSF en incluant toutes les orientations sexuelles et tous les statuts relationnels des patientes, la mise en place d’une question standardisée serait intéressante. Elle pour rait aussi permettre aux médecins hommes de se sentir moins intrusif. La revalorisation d'une consultation dédiée à la santé sexuelle indépendamment de l'âge pourrait être une piste pour compenser le manque de temps. Une meilleure formation des pro fessionnels et la sensibilisation des patientes pourraient aussi améliorer le dépistage. La santé sexuelle doit être pleinement intégrée à la santé globale des femmes.
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Médecine générale
/ 23-10-2025
Cléro Lucile
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Introduction. Une communauté professionnelle territoriale de santé est un regroupement d'acteurs de proximité visant à améliorer l'offre de santé sur le territoire. Suite à la signature de l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) avec l'ARS et l'Assurance maladie, un financement est attribué afin de réaliser plusieurs missions dont l'organisation d'actions territoriales de prévention. Objectif. L'objectif de cette étude est de dresser un état des lieux des actions de prévention mises en place par les CPTS lors de la première année de réalisation de cette mission. Les objectifs secondaires sont d'identifier les freins et les leviers à la réalisation de cette mission. Méthodes. Il s'agit d'une étude observationnelle rétrospective quantitative réalisée auprès des CPTS de France métropolitaine et d'Outre-mer. Les données recueillies concernent les caractéristiques des actions mises en place de M+12 à M+24 après la signature de l'ACI. Le questionnaire interroge secondairement sur l'influence perçue de certains facteurs sur les réalisations. Résultats. Un échantillon de 28 CPTS a été obtenu représentant 7,2 % des CPTS éligibles à l'étude. Entre M+12 et M+24 après la signature de l'ACI, une CPTS réalise en moyenne 3,5 actions s'inscrivant dans une moyenne de 2,6 thématiques. Sur les 97 actions de prévention analysées, les thématiques les plus abordées sont l'alimentation et l'activité physique ainsi que la prévention des cancers. Les porteurs de projet sont une médiane de 4 par action, constitués majoritairement de médecins, infirmiers, pharmaciens et sages-femmes. 18,6 % des actions reposent sur un porteur de projet isolé et seulement 66 % des actions sont interprofessionnelles. Les formats privilégiés des actions sont les évènements dédiés et la diffusion d'informations. La majorité des actions entrent dans le cadre de la prévention primaire. 7 actions évaluées sur 10 apparaissent comme des succès. Les leviers à la mise en place des actions territoriales de prévention par les CPTS sont leur place et pertinence dans cette mission, la bonne articulation avec les actions déjà en place et la présence d'un coordinateur. En revanche, le financement, la charge administrative, l'absence de formation en gestion de projet et le temps des acteurs disponible apparaissent comme des freins. Discussion. Les actions de prévention réalisées par les CPTS semblent pertinentes et en adéquation avec la stratégie nationale de santé. Les médecins généralistes constituent un piler majeur malgré l'implication estimée comme chronophage. Des questionnements émergent à propos de la notion d'interprofessionnalité, encore peu généralisée, et de leadership, parfois individuel. Cette étude ouvre des axes de réflexion. Entre autres, l’efficacité des actions mériterait d'être étudiée ainsi que l'évolution des pratiques dans quelques années.
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MEDECINE GENERALE
/ 23-10-2025
Gautier Nicolas
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Contexte : La population agricole est particulièrement concerné en France et en Bretagne par le suicide et la prise en charge des agriculteurs sur le plan psychologique est souvent trop tardive. Bien que les agriculteurs semblent connaitre certains recours possibles, il existe une nette sous consommation de soins en santé mentale et des freins semblent bloquer la prise en charge. Objectif : Connaitre les représentations des consultations psychologiques chez les agriculteurs en Bretagne. Méthodes : Réalisation d’une étude qualitative avec des entretiens semi-dirigés de 16 agriculteurs répartis sur la région Bretagne contactés directement ou recrutés via des cabinets médicaux. L’analyse des données a été faite avec un double codage et une triangulation des données. Résultats : Les consultations psychologiques sont perçues comme un entretien avec une personne, professionnel ou non ou le psychologue, le médecin traitant et la famille ont toutes leur place. Ecoute active, confession, explication de ses problèmes et de son ressenti font partis de la consultation. Cette consultation peut aboutir a une analyse avec identification et compréhension des problèmes ainsi qu’a des perspectives d’évolution. Les attentes de ces consultations sont variées et dépendent du besoin de l’agriculteur. De nombreux freins sont encore très présents et doivent aboutir à des leviers d’action.
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Diplôme d'état de docteur en médecine
/ 22-10-2025
Blanchet Elodie
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Contexte : Les traumatismes sévères en France sont fréquents. L’abdomen est la 3e région la plus touchée. Les patients ayant un traumatisme avec une cinétique élevée sans point d’appel clinique abdominal ou bien avec une cytolyse hépatique sur la biologie sans douleur abdominale, n’ont pas de prise en charge parfaitement établie, l’indication du scanner pose question. Une prescription d’imagerie à l’excès peut augmenter le temps de prise en charge du patient, engendrer une surcharge de demande d’imagerie, une irradiation inutile. Objectif : Cette étude analyse la corrélation entre la cytolyse hépatique et la présence ou non de lésions hépatiques sur le scanner chez les traumatisés sévères, lors de leur prise en charge initiale. Elle cherche également à identifier un seuil d’ASAT et d’ALAT pour lequel le risque d’avoir une lésion hépatique serait quasiment nul. Elle analyse également les facteurs confondants pouvant jouer sur la cytolyse hépatique. Méthodes : L’étude inclut les traumatisés sévères majeurs, pris en charge au CHU de Rennes, en SAUV et au trauma center, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. Cette étude correspond à un test diagnostique comparant la cytolyse hépatique au scanner, test de référence. Elle a pour critère de jugement principal la VPP et la VPN. En objectifs secondaires, une étude des facteurs confondants est réalisée ainsi que la détermination d’un seuil d’ASAT normé et d’ALAT normé à l’aide d’une courbe ROC. Résultats : 940 patients ont été inclus dans cette étude dont 102 présentant une lésion hépatique. La cytolyse présente une bonne sensibilité mais une faible spécificité de diagnostiquer une lésion hépatique. La VPN de la cytolyse est bonne à 96,93 % [94,8%;99%]. On observe un fort taux de FP avec 585 patients sur 940. Un seuil d’ASAT normé a pu être établi à 3,49 pour une VPN de 96,82 % [95,5%;98,2%] et un seuil d’ALAT normé à 1,91 pour une VPN de 97,23 % [96%;98,4%]. La présence d’un antécédent hépatique multiplie par 3 le risque d’être faux positif par rapport à tous les autres cas (VP, FN et VN). Conclusion : La cytolyse est un test diagnostique très sensible mais très peu spécifique car il génère beaucoup de FP. La présence d’une cytolyse hépatique est peu prédictive de la présence de lésion hépatique. En revanche, l’absence de cytolyse est un bon reflet de l’absence de lésion hépatique. Ces résultats sont encourageants et pourraient faire l’objet d’une étude multicentrique et d’une puissance supérieure.
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Médecine
/ 21-10-2025
Wilmart Estelle
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Introduction : Le syndrome d’épuisement professionnel des médecins généralistes libéraux est un véritable fléau dans notre société. Peu de travaux de recherche se sont intéressés à la prise en charge des médecins en burn-out. L’objectif principal de cette étude était d’étudier les parcours de soins vécus par des médecins généralistes libéraux ayant été touchés par un syndrome d’épuisement professionnel et de proposer des pistes de réflexion pour améliorer leur prise en charge. Méthode : Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été menée en Bretagne auprès de médecins généralistes ayant vécu un syndrome d’épuisement professionnel au cours de leur exercice libéral. Les entretiens ont été enregistrés, retranscrits intégralement et anonymisés puis analysés avec une approche inspirée de la phénoménologie interprétative à l’aide du logiciel NVivo 15. Résultats : 13 entretiens ont été réalisés de mars à octobre 2024. Les origines du burn-out sont multifactorielles : professionnelles, personnelles et environnementales. Le burn-out s’exprime par des manifestations émotionnelles, cognitives, comportementales, motivationnelles, physiques et addictives. Le parcours de soins des médecins épuisés se traduit par une prise en charge médicale et paramédicale, personnelle et professionnelle. La prise en charge est multidisciplinaire, souvent tardive, avec une interruption du travail, des thérapies médicamenteuses et non médicamenteuses, parfois un recours aux dispositifs d’aide, rarement une hospitalisation. Le médecin mène un travail personnel de réflexion et d’analyse, redéfinit ses priorités et réalise des changements. Il rééquilibre sa vie personnelle. La reprise d’une activité professionnelle est préparée. La plupart des médecins reprennent l’exercice libéral en réorganisant leur activité, leur emploi du temps et en améliorant leurs conditions de travail, d’autres deviennent salariés. Toutefois, de par leur statut de médecins libéraux, de nombreux freins viennent complexifier leur prise en charge et limiter leur accès aux soins. Les médecins de l’étude partagent leurs conseils pour surmonter cette épreuve. Conclusion : En miroir des freins, la déconstruction de l’image idéalisée du médecin, une évolution de la culture médicale et sociétale, le choix d’un médecin traitant dès les études et après, un dépistage précoce et régulier du burn-out, la définition de la place de chacun en consultation, le développement de formations sur la prise en charge des soignants, le recrutement facilité de remplaçants, une harmonisation de la couverture sociale avec celle des salariés, le choix d’une prévoyance adaptée ainsi qu’une meilleure communication sur les dispositifs d’aide existants afin de faciliter leur accès pourraient améliorer leur prise en charge. Le processus de guérison et de reconstruction est long et éprouvant avec un risque de rechute. Sensibiliser les étudiants en médecine au risque de syndrome d’épuisement professionnel et les former à sa prévention pourrait être envisagé afin de limiter son installation.
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Médecine
/ 20-10-2025
Marry Yann-Robin
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Introduction : Les critères électrocardiographiques actuellement utilisés en routine sont peu performants pour le diagnostic d’infarctus du myocarde par occlusion (IMO).Objectifs : Évaluer la sensibilité et la spécificité d’un algorithme d’intelligence artificielle pour le diagnostic d’infarctus du myocarde par occlusion via l’utilisation d’une application mobile. Comparer les performances de l’application à celles des critères diagnostiques de syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+). Méthode : Les électrocardiogrammes (ECG) de patients ayant consulté aux urgences cardiologiques du CHU de Rennes pour douleur thoracique on été numérisé et interprétés de manière rétrospective à l’aide de l’application mobile étudiée. La référence utilisée pour le diagnostic d’IMO était un score TIMI-flow allant de 0 à 2, ou un score TIMI de 3 associé à un pic de troponinémie T hypersensible supérieur à 1000pg/mL. Résultats : 245 ECG ont été analysé dont 23 correspondaient à un IMO. La sensibilité de l’algorithme intégré par l’application était de 74 % et la spécificité de 97 %. Les critères de SCA ST+ avaient une sensibilité et une spécificité respectivement de 65 % et 99 %. Il n’y avait pas de différence significative entre les performances de l’application et celles des critères électrocardiographiques de SCA ST+. Conclusion : Dans cette étude monocentrique rétrospective, l’utilisation d’un algorithme d’intelligence artificielle en comparaison aux critères diagnostiques usuels semble montrer un gain de sensibilité et une perte de spécificité pour le diagnostic d’IMO. De nouvelles recherches à plus large échelle sont nécessaires afin de déterminer si un tel outil peut améliorer la prise en charge des infarctus par occlusion coronaire
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Medecine
/ 17-10-2025
Mousset Mélanie
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Introduction : Le cancer du rectum est fréquemment associé à des métastases hépatiques synchrones (25 %), qui conditionnent le pronostic. La chirurgie rectale radicale peut altérer la qualité de vie (syndrome de résection antérieure basse, stomie définitive, séquelles sexuelles et urinaires…). Dans les cancers non métastatiques, des stratégies de préservation d’organe, basées sur la réponse tumorale après traitement néoadjuvant, ont montré leur faisabilité. Aucune étude n’a évalué cette approche dans le contexte métastatique. Objectif : Identifier les patients atteints de cancer du rectum avec métastases hépatiques synchrones présentant une réponse complète ou majeure après traitement néoadjuvant, afin d’envisager la faisabilité d’une préservation rectale. Méthodes : Étude rétrospective, multicentrique (CHU Rennes, Institut Paoli Calmettes - CLCC Marseille), incluant les patients porteurs d’un adénocarcinome rectal bas ou moyen avec métastases hépatiques synchrones résécables pris en charge entre 2007 et 2023). Tous ont reçu une chimiothérapie systémique suivie d’une radiochimiothérapie pelvienne. La réponse rectale a été évaluée sur la pièce opératoire (ypT0N0, ypT1N0, pT0Nx). Résultats : 96 patients répondaient aux critères d’inclusion. Une réponse histologique complète ou majeure a été observée chez 14 patients (14,6%). Les facteurs prédictifs associés étaient une réponse complète à l’IRM (35,7 % vs 10,0 % ; p=0,0228) et un stade usT0 post-traitement à l’échoendoscopie (71,4 % vs 29,0 % ; p=0,0188). Une tendance à la corrélation avec une régression hépatique > 50 % était retrouvée (p=0,0575). La survie globale médiane dépassait 48 mois, avec un taux de survie à 5 ans proche de 45 %. Les récidives restaient dominées par les localisations hépatiques (~30 % à 2 ans), alors que les récidives locales étaient rares (< 10 %). Conclusion : Environ 15 % des patients atteints de cancer du rectum avec métastases hépatiques synchrones présentent une réponse rectale complète ou quasi-complète après traitement néoadjuvant, ouvrant la voie à une stratégie de préservation rectale dans des cas sélectionnés. La stratégie liver-first, en sécurisant le contrôle hépatique, pourrait constituer le cadre optimal d’une telle approche. Ces résultats justifient la mise en place d’études prospectives multicentriques pour valider les critères d’éligibilité à une stratégie de préservation d’organe dans cette population.
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Médecine Générale
/ 16-10-2025
Taillieu Benjamin
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Les troubles cognitifs touchent un nombre croissant de personnes en France, plaçant les aidants familiaux au centre de la prise en charge. Leur engagement transforme profondément leur vie personnelle et professionnelle. Cette étude qualitative, menée auprès de seize aidants en Ille-et-Vilaine, explore leur ressenti et l’impact de ce rôle sur leur quotidien. Assumer cette responsabilité apparaît souvent comme une évidence affective, mais elle s’accompagne d’une charge importante : vigilance constante, épuisement psychologique, culpabilité et sentiment d’impuissance face à la progression de la maladie. La vie professionnelle occupe une place centrale dans leur expérience : elle peut être source de surcharge et de préoccupations permanentes, réduire la disponibilité et fragiliser la concentration. Mais elle constitue aussi, pour certains, un moment de répit permettant de préserver une identité distincte de l’aidance. Le soutien des collègues et les aménagements professionnels restent toutefois très inégaux, allant de la compréhension à l’indifférence. Ces résultats soulignent la nécessité de mieux repérer et accompagner les aidants actifs, afin de prévenir l’épuisement et de favoriser une conciliation plus équilibrée entre activité professionnelle et rôle d’aidant.
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Médecine générale
/ 16-10-2025
Grillon Valentin
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Introduction : Les addictions posent, en France, un problème de santé publique majeur. Cette thématique interpelle les médecins généralistes car ils se retrouvent en première ligne. Cependant, cette activité est ressentie comme ingrate et nécessitant un engagement important de la part du médecin. Or, la cocaïne est actuellement la deuxième drogue illicite la plus consommée en France. Son marché présente une augmentation majeure depuis quelques années. L’objectif principal de cette étude est de déterminer les principales difficultés des médecins généralistes face au dépistage de l’addiction à la cocaïne. Les objectifs secondaires sont de recenser les démarches facilitant dépistage de cette addiction et de regrouper les propositions pour améliorer celui-ci. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative par entretiens semi-dirigés, confidentiels et anonymes auprès de 10 médecins généraliste de la ville de Rennes. La saturation des données a été obtenue au bout du 7ème entretien. L’analyse s’est déroulée par pré-analyse des verbatims puis codification des verbatims et enfin regroupement des codes en thèmes. Résultats : Les freins au dépistage retrouvés durant les entretiens sont une méconnaissance du sujet, la perception que l’addictologie est une spécialité exigeante, un embarras pour aborder le sujet, un manque d’automatisme, une difficulté pour établir une population à risque, des modes de consommations divers, un manque de temps, la banalisation par les patients. Les propositions d’améliorations sont de meilleurs formations initiale et continue, instaurer une relation de confiance, inciter les patients par la prévention primaire, un interrogatoire type et l’abord du sujet via ses complications. Conclusion : Les principaux freins au dépistage de l’addiction à la cocaïne sont la faible connaissance de ce sujet, s’expliquant notamment par un manque de formation globale, la perception que l’addictologie est une spécialité exigeante avec un fort sentiment d’impuissance, l’impression d’un sujet tabou avec un embarras pour aborder cette thématique, la difficulté pour définir une population « à risque » et la variété des modes de consommation, la banalisation de la consommation de la part des patients et enfin un manque de temps en consultation. Afin de pouvoir aborder cette thématique plus facilement en consultation de médecine générale, il semble pertinent d’améliorer la formation initiale et continue, de pouvoir instaurer une relation de confiance avec les patients, d’inciter les patients à en parler d’eux-mêmes via des affiches en salle d’attente ou encore des campagnes de prévention nationales, de mettre en place des outils de dépistage tel que l’interrogatoire type et enfin d’améliorer l’accessibilité aux filières et structures de soin.
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