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Are Lind or LaPrade techniques able to control anterior and rotational laxities in medial side knee injuries? A controlled laboratory study of 18 knees.


CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE / 03-10-2025
Drouineau Michel
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Contexte : La reconstruction du ligament collatéral médial (LCM) et du ligament postérieur oblique (LPO) est nécessaire pour restaurer la stabilité du genou. La technique de Lind utilise un seul stendon de semi-tendineux pédiculé pour reconstruire LCM et LPO, tandis que LaPrade emploie deux greffons libres, semi-tendineux et gracile. Objectif : Comparer ces techniques dans le contrôle de la translation et de la rotation tibiales après section LCM+LPO (lésion médiale grade 3). Méthodes : Dix-huit genoux frais (âge moyen : 75 ans) ont été testés à 30° de flexion avec le laximètre Dyneelax® après genou intact, section, puis reconstruction (9 Lind, 9 LaPrade). Résultats : La technique de Lind montrait moins de laxité résiduelle en translation (0,70 vs 1,21 mm, p<0,05) et en rotation externe (0,48 vs 1,4°, p<0,05). Aucune différence significative n’a été retrouvée en rotation interne. Conclusion : Les deux techniques améliorent la stabilité, mais la technique de Lind semble mieux contrôler la translation et la rotation externe du genou.

Analyse de la perception de la violence subie chez les individus de genre masculin : une étude exploratoire par entretiens individuels


DIPLÔME D'ÉTAT DE DOCTEUR EN MEDECINE / 07-10-2025
Hacques Matthieu
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Le rapport d'enquête "Cadre de vie et sécurité" de 2019 estimait à 1101000, dont 46% de genre masculin, le nombre moyen de victimes chaque année parmi les 18-75 ans. Les violences subies peuvent avoir des conséquences sur la santé des individus. Des dispositifs de repérage existent en soins primaires, la plupart étant genrés. L'individu de genre masculin présenterait par ailleurs des freins dans sa demande d'assistance lorsqu'il est sujet à des violences. L'objectif était d'explorer la perception de violence par des individus de genre masculin afin d'en dégager des pistes pour l'aborder en consultation de médecine générale.

Base de données normatives de la densité vasculaire de péripapillaire et de l'indice de flux en OCT angiographie


Ophtalmologie / 09-10-2025
Zivkovic Roman
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1ere partie: contextualisation de l'étude, rappel anatomique sur le nerf optique et sa vascularisation, fonctionnement de l'oct angiographie, place actuelle en clinique, avancées possible. 2e partie : article avec création de la base de données normative de la densité de perfusion papillaire et de l' indice de flux par !'OCT angioraphie ZEISS CIRRUS 6000 par Angioplex, proposition d'une plage normative par détermination de l' intervalle de référence et de son intervalle de confiance à 90% par bootstrap , étude de la corrélation de la densité de perfusion et de l' indice de flux avec la longueur axiale en mm, l'âge, les facteurs de risques testées par le score QRISK

Epidémiologie des mycoses ostéo-articulaires dans la région Grand Ouest


Maladies infectieuses / 07-10-2025
Fischer Lucas
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Contexte. Les infections ostéo-articulaires (IOA) fongiques sont rares. Les données disponibles à ce jour concernant leur épidémiologie et leur prise en soin sont insuffisantes. Méthodes. Nous avons réalisé une étude de cohorte rétrospective multicentrique, au cours de laquelle ont été inclus tous les patients ayant eu une IOA fongique entre 2014 et 2021 au sein de six centres hospitalo-universitaires du Grand Ouest de la France. Résultats. Parmi les 103 patients inclus, l’âge médian était de 66 [intervalle interquartile, 51-73] ans et 66% (n=68) étaient des hommes. Les patients ayant une immunodépression représentaient 23% (n=24) de la cohorte. Les infections sur matériel représentaient 39% (n=40) des cas. La hanche était le site le plus fréquemment infecté (n=24, 23%). Une fièvre était présente au diagnostic dans 31% (n=31) des cas, et 66% (n=67) des patients rapportaient des douleurs. Les IOA à levures comptaient pour 81% (n=83) des cas d’IOA fongiques dont les principaux pathogènes étaient Candida albicans (n=54/83, 65%) et C. parapsilosis (n=11/83, 13%). Les champignons filamenteux identifiés étaient majoritairement Aspergillus section fumigati (n=10/20, 50%) et les Mucorales (n=6/20, 30%). Une co-infection bactérienne était retrouvée dans 60% (n=62) des cas. Les interventions chirurgicales consistaient majoritairement en des chirurgies de parage/lavage (n=52, 50%), des chirurgies d’ablation de matériel (n=17, 17%) et des chirurgies d’exérèse osseuse (n=11, 11%). Concernant le traitement des IOA à levures, 82% (n=68/83) des patients ont reçu du fluconazole, et 36% (n=30/83) ont reçu une échinocandine. Tandis que pour les IOA à champignons filamenteux, le voriconazole (n=16/20, 80%) et l’amphotéricine B liposomale (n=10/20, 50%) étaient les antifongiques les plus utilisés. Un effet indésirable a été rapporté pour 27% (n=28) des patients dont 68% (n=19/28) ont nécessité une modification du traitement antifongique. La durée médiane du traitement antifongique était de 91 [42-180] jours. La guérison clinique de l’IOA fongique à deux ans était obtenue pour 73% (n=75) des patients. La persistance de séquelles à 6 mois était rapportée chez 63% (n=51/81) des patients survivants, entrainant un handicap dans 48% (n=39/81) des cas, voire l’apparition d’une dépendance pour 10% (n=8/81) des patients. Conclusions. Les IOA fongiques représentent un large éventail d’infections. Elles sont associées à un taux élevé d’échecs thérapeutiques et de séquelles. Une approche pluridisciplinaire est nécessaire afin d’optimiser le traitement des IOA fongiques.

Etude observationnelle d'une population de patients dans une Unité de Soins Non Programmés (USNP)


DES de médecine générale / 07-10-2025
Le Doze Anaëlle
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Contexte : Dans un contexte de saturation des services d’urgence et de difficultés croissantes d’accès à la médecine générale – notamment dans les territoires sous-dotés – les structures de soins non programmés (SNP) émergent comme une réponse organisationnelle pertinente. Créée en 2022, l’USNP de Vitré vise à améliorer l’accès aux soins de premier recours dans une zone à faible densité médicale. Objectifs : Décrire le profil, les habitudes de recours, les motifs de consultation et le niveau de satisfaction des patients consultant à l’USNP de Vitré, afin de mieux comprendre le rôle de cette structure dans le paysage local de soins. Méthodes : Une étude observationnelle descriptive a été menée auprès des patients majeurs (ou accompagnants d’un mineur) consultant à l’USNP entre janvier et février 2025. Les données ont été recueillies via un questionnaire auto-administré, anonyme, analysé de manière quantitative. Résultats : Au total, 186 questionnaires ont été analysés. La population étudiée est majoritairement active (67 % entre 26 et 60 ans), avec une proportion importante de patients sans médecin traitant (35 %, contre 11 % au niveau national en 2022). Parmi ceux disposant d’un médecin traitant, 37 % n’ont pas obtenu de rendez-vous dans un délai de 48h. Les motifs de consultation les plus fréquents étaient : douleurs aiguës (20,43 %), infections respiratoires bénignes (17,74 %) et fièvre (15,05 %). Trois quarts des patients percevaient leur demande comme urgente, même si un tiers venait pour des motifs non urgents (renouvellement d’ordonnance notamment). La satisfaction globale était très élevée, avec plus de 90 % des patients prêts à revenir ou à recommander la structure. Conclusion : L’USNP de Vitré apparaît comme une structure complémentaire utile, permettant un accès rapide aux soins pour des patients souvent en difficulté dans leur parcours. Si elle ne se substitue pas aux missions fondamentales de la médecine générale, elle répond à une demande réelle de soins immédiats. L’enjeu reste désormais de mieux intégrer ce type de structure dans une stratégie territoriale cohérente et durable d’organisation des soins primaires.

Étude quantitative : le contact régulier avec un animal de compagnie peut-il être considéré comme un facteur protecteur du trouble anxieux généralisé chez les internes en médecine français ?


Médecine générale / 02-10-2025
De La Fourniere Anne
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Introduction : Le trouble anxieux généralisé (TAG) est une pathologie rencontrée fréquemment en soins primaires. Les internes en médecine semblent davantage enclins à développer un TAG. Certains facteurs protecteurs (soutien social, activité physique) ont déjà été identifiés dans la littérature scientifique. Parallèlement, des études ont montré un impact positif du contact avec les animaux sur différents paramètres physiques (diminution du taux de cortisol, de la fréquence cardiaque) et subjectifs (questionnaires de stress et d’anxiété). Ce travail de recherche avait pour objectif de répondre à la question suivante : « Le contact régulier avec un animal de compagnie peut-il être considéré comme un facteur protecteur du trouble anxieux généralisé chez les internes en médecine ? ». Méthode : Il s’agissait d’une étude quantitative par questionnaire pseudonymisé diffusé via internet auprès des internes en médecine français. Le niveau d’anxiété a été mesuré via l’échelle GAD-7. Une échelle de Likert en 4 points a été utilisée pour définir l’opinion des répondants sur la réduction du stress au contact des animaux. Résultats : 204 réponses ont été analysées. 104 internes avaient une suspicion de TAG selon leur résultat au GAD-7 (supérieur à 4), divisé en 2 catégories de sévérité (« léger » de 5 à 9 et « modérée à sévère » de 10 à 21). 123 répondants rapportaient des contacts réguliers avec des animaux. La proportion de sujets exposés et non exposés aux animaux n’était pas significativement différente entre les 3 groupes de niveau d’anxiété (« absence », « léger », « modérée à sévère »). La moyenne du score GAD-7 était significativement plus élevée chez les internes exposés aux animaux. Ces résultats divergent avec l’analyse d’opinion : 181 internes rapportaient une réduction du stress au contact des animaux. Conclusion : Il serait intéressant de mener une étude qualitative pour recueillir le vécu des internes en médecine ayant un animal de compagnie sur la diminution de leur anxiété.

Évaluation du gradient de pression porto-systémique par sonde à ballonnet : enquête de pratique multicentrique régionale et expérience d’implémentation dans un centre expert (CHU de Rennes)


Radiologie et imagerie médicale / 07-10-2025
Teissier Emma
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Contexte: Le gradient de pression porto-systémique (GPPS) est un facteur prédictif de décompensation clinique et facteur pronostic de mortalité chez les patients présentant une hypertension portale (HTP). La mesure du GPPS représente la technique de référence pour évaluer la sévérité de l’HTP. Les recommandations internationales préconisent une mesure du GPPS par sonde à ballonnet, mais son utilisation reste limitée. Nous avons évalué les pratiques des radiologues interventionnels de la région Grand Ouest, ainsi que la courbe d’apprentissage de la sonde à ballonnet au sein du service de radiologie du CHU de Rennes. Matériel et méthodes: Une enquête de pratique a été menée auprès de 29 radiologues interventionnels de huit centres hospitaliers du Grand Ouest. En parallèle, une étude prospective monocentrique (mai – septembre 2025) a inclus toutes les procédures consécutives nécessitant une mesure du GPPS. Les procédures ont été réalisées avec une sonde à ballonnet selon un protocole standardisé. Le critère de jugement principal était le nombre de procédures nécessaires pour obtenir un score OSATS ≥ à 28/35, définissant la maîtrise de la technique. Résultats : Enquête de pratique (n = 27/29, 93 %) : 96,3 % (n = 26) des radiologues déclaraient utiliser exclusivement la sonde de cathétérisme. Les freins rapportés à la mesure par sonde à ballonnet étaient le coût (n = 13, 48,1 %), la durée de procédure (n = 12, 44,4 %) et une moindre maîtrise de la technique (n = 11, 40,7 %). Toutefois, 63 % (n = 17) se déclaraient prêts à l’adopter si une formation était proposée. Étude prospective (n = 24) : Le score OSATS médian était de 31 [28–34,75]. Tous les opérateurs atteignaient le seuil de maîtrise de la technique dès la deuxième procédure. La technique était sûre (aucun évènement indésirable grave) et globalement corrélée à la pression portale vraie (r = 0,60 ; df = 7 ; p = 0,08), avec deux sous-estimations observées en contexte d’hémorragie subaiguë. Conclusion : Cette étude met en évidence un décalage marqué entre recommandations et pratiques, l’usage de la sonde à ballonnet restant marginal. Sa mise en œuvre au sein de notre service s’est avérée sûre et rapidement maîtrisée. Le surcoût, la durée de procédure et le manque d’évidence scientifique supportant ces recommandations demeurent les principaux freins à sa diffusion. Des études multicentriques de plus grande ampleur seraient probablement nécessaires pour envisager une adoption totale de la sonde à ballonnet.

Évolution de la prévalence de l’addiction alimentaire au cours du suivi médico-chirurgical de patients en obésité au CHU de Rennes


Médecine / 29-09-2025
Eon Solène
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Introduction : L’obésité constitue un enjeu majeur de santé publique et nécessite une prise en charge intégrant les dimensions psychocomportementales. L’addiction alimentaire (AA), située à l’interface entre troubles du comportement alimentaire et conduites addictives, est fréquente chez les patients obèses mais son évolution reste peu connue, notamment en suivi médicochirurgical longitudinal. Cette étude visait à évaluer l’évolution de la prévalence de l’AA, mesurée par le YFAS 2.0, après six mois de prise en charge standardisée. Les objectifs secondaires étaient d’analyser son évolution avant et après chirurgie bariatrique et d’identifier, en analyses uni- et multivariées, les facteurs prédictifs d’amélioration ou de rémission. Méthodes : Cette étude observationnelle, rétrospective et longitudinale a été menée au CHU de Rennes auprès de patients en obésité, suivis dans un parcours médico-chirurgical standardisé de six mois, entre décembre 2016 et mai 2025. Les données recueillies comportaient le YFAS 2.0 aux différents temps de suivi, ainsi que des variables démographiques, anthropométriques, cliniques, comportementales et biologiques. Résultats : Parmi les 587 patients ayant complété le questionnaire initial (M0), la prévalence de l’AA était de 47.5 % (279/587), dont 68,1 % de formes sévères. À M6, 127 patients avaient complété le questionnaire, dont 106 avec suivi complet M0–M6 ; la prévalence était alors de 15.8 % (18/127), répartie de façon équilibrée entre formes légères, modérées et sévères. Chez les patients suivis jusqu’à M6, elle diminuait de 50 % (53/106) à 16 % (17/106). Une évolution favorable de l’AA durant le suivi médical était associée à un âge plus précoce de début de l’obésité, à des concentrations plasmatiques plus faibles de phosphatases alcalines et à l’absence de syndrome métabolique. En postopératoire, 88 patients avaient un suivi complet : la prévalence de l’AA était de 30.6 % (27/88), dont 63 % de formes sévères, et chutait à 5.7 % (5/88) après chirurgie. L’amélioration ou la rémission de l’AA était corrélée au fait de ne pas vivre en couple, à la présence d’une tachyphagie, à la réalisation d’un bypass gastrique en Y plutôt qu’une sleeve gastrectomie, ainsi qu’à des concentrations plasmatiques plus élevées d’ALAT et de triglycérides. Conclusion : Cette étude montre une forte diminution de l’AA chez des patients obèses sévères après un suivi médico-chirurgical standardisé, avec plusieurs facteurs prédictifs identifiés. Elle confirme la prévalence élevée de l’AA dans l’obésité et souligne l’intérêt d’approches nutritionnelles personnalisées pour maintenir les changements comportementaux et limiter la reprise pondérale et les complications à long terme.

La permanence des soins non programmés en ambulatoire : analyse descriptive de l’activité des effecteurs mobiles dans les Côtes d’Armor sur les années 2022 et 2023


Médecine / 30-09-2025
Matte Lisa
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Introduction : Les médecins effecteurs mobiles réalisent des visites au sein du département des Côtes d’Armor, selon 3 secteurs principaux et un secteur secondaire. Ces gardes ont lieu tous les jours de 20h à 8h, le samedi de 12h à 8h et le dimanche et les jours fériés de 8h à 8h. Ce dispositif existe depuis 2012, et regroupe une cinquantaine de médecins généralistes volontaires. Il s’agit du seul dispositif à permettre un déplacement des médecins hors SMUR sur le territoire des Côtes d’Armor (à domicile, en EHPAD, et dans tout autre lieu). Hors, leur activité n’a été étudiée que par une thèse de 2014, basée sur un échantillonnage de 419 appels ayant abouti à la mobilisation d’un effecteur. Objectif : Description exhaustive de l’activité́ des effecteurs mobiles dans le département des Côtes d’Armor en 2022 et 2023. Méthode : Il s’agit d’une étude descriptive, analytique et rétrospective, permettant d’évaluer l’activité des effecteurs mobiles sur le territoire des Côtes d’Armor. Elle inclut l’ensemble des sorties effectuées par les effecteurs mobiles sur les années 2022 et 2023. Résultats : Entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2023, on recense 6969 interventions des effecteurs mobiles sur le territoire des Côtes d'Armor. 3470 d'entre elles ont eu lieu en 2022, et 3499 en 2023. Sur la totalité des interventions, on observe une majorité d'entre elles en journée (soit samedi après-midi, dimanche et jours fériés) avec 3974 (57,0%) contre 2995 en nuit (43,0%). La tranche d'âge qui a nécessité le plus d'intervention concerne les 90-99 ans. Concernant les lieux d'intervention, on dénombre différentes catégories de lieux parmi lesquels les plus courant restent le domicile et les EHPAD / foyer de vie. Les motifs et diagnostics d’intervention sont très variées, même si on retrouve principalement les décès, les pathologies cardio-pulmonaires et les motifs légaux, avec notamment la rédaction de certificats médicaux. Enfin, en ne tenant pas compte des décès, l’orientation reste majoritairement le maintien à domicile, avec un taux de transfert hospitalier à 11.9%. Les analyses en sous-groupe ont permis de mettre en évidence des différences significatives dans les sorties effectuées en journée comparativement à celles effectuées la nuit. De la même manière, des différences sont également mise en évidence entre l’activité des effecteurs en EHPAD et celle-ci en tout autre lieu. Discussion : Cette thèse a donc permis d'étudier l'activité des médecins effecteurs mobiles dans les Côtes d'Armor entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2023. Il a ainsi été mis en évidence que 6969 interventions ont été réalisées : 3470 d'entre elles en 2022, et 3499 en 2023. En comparaison, on note 71 250 passages aux urgences générales de l'hôpital de Saint-Brieuc pour l'année 2023. Il s’agit donc d’une option intéressante de permanence des soins ambulatoire.

La prescription muséale : présentation et étude de cas d'un projet pilote de la Ville de Rennes


Médecine générale / 02-10-2025
Bilger Marie
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Introduction : L’utilisation de prescriptions non médicamenteuses se développe depuis les années 2000, dans une approche plus holistique de la santé. À la suite du rapport de l’OMS de 2019 soulignant l’intérêt des arts pour la santé, de nombreux projets associant culture et soin ont vu le jour. La prescription muséale s’inscrit dans ce contexte. Ce travail est une étude de cas du projet de prescription muséale de la ville de Rennes. Il vise décrire sa mise en place, à analyser sa réception par les soignants et les acteurs du monde culturel, et à discuter ses objectifs. Matériel et méthodes : Étude qualitative utilisant à la fois un journal de bord documentant la mise en place du projet à l’aide de notes d’observation, et des entretiens semi-dirigés auprès de professionnels de la culture, médecins et acteurs de la Ville. Résultats : La prescription muséale est accueillie positivement par les acteurs interrogés. On lui attribue un potentiel levier thérapeutique grâce au sentiment d’inclusion et de bien-être qu’elle peut générer. L’utilisation d’une prescription non médicamenteuse semble pouvoir faire évoluer la relation soignant-soigné. Ce projet permet de renforcer la collaboration entre le monde culturel et celui du soin, et ainsi de développer de nouvelles approches thérapeutiques. Conclusion : La prescription muséale peut constituer un outil complémentaire dans un parcours de soin. Son déploiement et ses modalités d’application pourront être amenés à évoluer afin d’optimiser ses effets.

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