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Médecine générale
/ 24-06-2025
Lemarchand Morgane
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Contexte : Le nombre de vasectomies a été multiplié par quinze en dix ans et a surpassé la prévalence de stérilisations féminines pour la première fois depuis la loi de 2001. Les hommes réalisant une vasectomie sont plus jeunes qu’auparavant. Objectif : À partir de retour d’expérience, l’objectif principal de cette étude était d’analyser le parcours de soin d’hommes jeunes, avec ou sans enfant, ayant réalisé une vasectomie, afin d’identifier leurs attentes et le rôle du médecin généraliste. Méthodes : Étude qualitative par analyse thématique inductive à partir d’entretiens individuels semi-dirigés auprès d’hommes de 18 à 35 ans ayant réalisé une vasectomie en France. Résultats : Dans un contexte de préoccupation de la situation mondiale ainsi qu’un souhait de partage de la charge contraceptive, les modalités de contraception et le désir d’enfant évoluent chez les patients jeunes. Le médecin généraliste a eu peu de rôle dans le choix de vasectomie des participants mais a permis d’orienter le parcours de soins. Les patients souhaitent une information plus précoce sur les contraceptions et une homogénéisation de l’éducation sexuelle entre les genres. Le rôle du médecin généraliste pourrait être limité chez ces hommes jeunes se décrivant moins suivis par un médecin traitant et ayant recours à d’autres sources d’informations notamment via des patients-ressources. Malgré le constat de modalités pratiques différentes des conditions légales, leur parcours de vasectomie semble avoir été facilité par une meilleure information préalable. Conclusion : En dépit du rôle mineur joué par le médecine généraliste lors de ce parcours, une extension de son rôle d’orientation, d’information et d’accompagnement lors des différentes étapes est attendue par les patients. Plus globalement, ils aspirent à une adaptation de posture des soignants pour l’accès à une information neutre et complète afin de garantir un choix éclairé et une autonomie dans le choix contraceptif. En cas de questionnement éthique, la sollicitation de comité pluridisciplinaire pourrait se développer sur le modèle de travaux déjà réalisés.
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Medecine
/ 19-06-2025
Castel Antoine
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Introduction : La duodénopancréatectomie céphalique (DPC) est une intervention chirurgicale majeure qui est encore principalement réalisée par une approche ouverte par laparotomie (DPCL) puisque l'approchelaparoscopique (AL) est limitée en dehors des centres spécialisés. La duodénopancréatectomie céphalique assistée par robot (DPCR) semble réduire les difficultés associées à l'approche laparoscopique. Cependant, les études précédemment publiées sont en partie biaisées parce qu'elles ont été réalisées dans un contexte d'accès étendu aux plateformes robotiques (APR). La présente étude vise à analyser la sécurité de la DPCR par rapport à la DPCL et la courbe d'apprentissage spécifique lorsqu'elle est réalisée avec un APR limité. Méthode : Cette étude prospective monocentrique a été menée dans un centre de chirurgie pancréatique à haut volume mais avec un APR limité, entre avril 2018 et octobre 2023. La sécurité (critère de jugement principal : mortalité à 90 jours) a été évaluée en utilisant l'appariement par score de propension (2:1) pour comparer la DPCR et la DPCL. La courbe d'apprentissage a été évaluée à l'aide de l'analyse de la Cumulative Sum (CUSUM, traduit par carte des Sommes Cumulées) divisée en 3 périodes consécutives de 20 patients, en se concentrant sur la durée opératoire et les complications. Résultats : Au total, 354 DPC ont été analysées, dont 60 (17 %) étaient des DPCR. Une cohorte appariée de 120 DPCL a été utilisée comme population de référence. Le taux de conversion était de 15 % dans le groupe des DPCR. Les taux de mortalité à 90 jours étaient de 5% et de 8,3% pour le groupe DPCR et le groupe DPCL, respectivement (p = 0,549). La courbe d'apprentissage de la DPCR a montré une réduction de la durée d'hospitalisation (19,9 vs. 25,3 vs. 14,5 jours ; p = 0,171) et une diminution des complications postopératoires avec l'augmentation de l'expérience. Conclusion : Même avec un APR limité, la mise en place d'un programme robotique pour la DPC est réalisable et sûr, mais elle nécessite une courbe d'apprentissage de 40 patients. Au cours de cette phase initiale, une sélection rigoureuse des patients est nécessaire.
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Médecine
/ 19-06-2025
Desplanche Noémie
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Introduction : Face à l'augmentation de la prévalence des troubles mentaux, l'accès à la psychothérapie, bien que recommandé, reste limité. La pénurie de l’offre de soins psychiatriques et le coût des consultations libérales, ont incité le gouvernement à instaurer en avril 2022 un système de remboursement de la psychothérapie libérale, Mon Soutien Psy. Bien que ce dispositif semble une solution efficace, peu de psychologues adhèrent. L’objectif était d’explorer le ressenti des psychologues ayant intégré ce dispositif. Méthode : Étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés auprès de 10 psychologues bretons ayant intégré le dispositif Mon Soutien Psy depuis avril 2022. Les entretiens ont été réalisés entre avril 2024 et début juillet 2024, avant la mise en effet des évolutions du dispositif. La méthodologie est inspirée de l’analyse phénoménologique interprétative. Résultats : L’adressage est valorisé. Un rôle de régulateur de flux et de modification de l’engagement du patient dans la thérapie est attribué au médecin. Cependant la collaboration est compromise par l’absence de communication ouverte. L’adhésion au dispositif conduit à une complexification de la pratique des psychologues. Des concessions et adaptations diverses à ces conditions d’exercice sont faites, en fonction de la pratique du psychologue et de son éthique professionnelle. Des évolutions sont attendues. Une augmentation du tarif pour faire un travail de qualité et être reconnu, le retrait des limitations de séances, une simplification de l’administratif et du profil patient, une amélioration de l’adressage. Conclusion : Ce travail a permis de mettre en évidence les pistes d’améliorations du dispositif selon les psychologues qui l’ont expérimenté. L'adressage était valorisé car utile pour le psychologue, même s’il ne permettait pas la création d’une collaboration avec le médecin.
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Médecine générale
/ 19-06-2025
Sucagi Serkan
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Objectif : Cette étude vise à décrire les caractéristiques des médecins généralistes libéraux en Bretagne ayant recours ou non à un assistant médical, à partir de données régionales issues de l’Assurance Maladie. Elle cherche à identifier les profils professionnels et territoriaux associés à l’adoption du dispositif, ainsi que ses effets potentiels sur l’activité médicale. Méthode : Il s’agit d’une étude transversale, descriptive, réalisée à partir des données brutes de l’Assurance Maladie arrêtées à fin novembre 2024. Les médecins généralistes ont été répartis selon la présence ou non d’un assistant médical. Plusieurs variables ont été étudiées : âge, sexe, modalités d’exercice, zonage ARS, département d’exercice, ainsi que des indicateurs d’activité (actes annuels, file active, patientèle médecin traitant). Résultats : Sur 3 075 médecins généralistes recensés en Bretagne, 188 exercent avec un assistant médical (6,1 %). Ces derniers sont en moyenne plus jeunes, plus souvent en maison de santé pluriprofessionnelle, et davantage localisés en zones prioritaires (ZIP, ZAC). Ils présentent une activité significativement plus élevée. La répartition territoriale reste inégale, avec une concentration en Ille-et-Vilaine et un sous-recours relatif dans les autres départements. Conclusion : L’assistant médical apparaît comme un levier organisationnel prometteur pour améliorer l’offre de soins de premier recours, mais son déploiement reste sélectif et dépendant des conditions d’exercice. Son développement futur nécessitera un accompagnement ciblé et une évaluation continue.
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Médecine
/ 17-06-2025
Devaud Ingrid
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La santé numérique peut être considérée comme un déterminant social de la santé, influençant l’état de santé, au travers des difficultés d’accès aux soins. Les inégalités numériques en santé augmentent les difficultés de parcours de soins et de santé chez les aînés. Méthodologie : Nous avons réalisé une enquête qualitative par le biais d’entretiens individuels semi dirigés auprès de personnes âgées de plus de 75 ans. Les thèmes du guide d’entretien portaient sur l’utilisation des services numériques en santé au quotidien, les motivations et les barrières à utiliser ces services numériques en santé (Doctolib©, Maiia©, Ameli.fr, le dossier médical partagé, appelé Mon Espace Santé). L’analyse des résultats repose sur le modèle d’appropriation des technologies de l'information et de la communication en quatre étapes successives par Van Dijk. Résultats : Vingt-deux entretiens ont été réalisés (13 femmes et 9 hommes, âge moyen = 79,3, différentes classes sociales). Les motivations à l’utilisation des services numériques en santé étaient le souhait d’autonomie du patient, l’intérêt porté au service numérique, la facilité d’utilisation perçue des services, l’influence sociale intervenant à toutes les étapes d’appropriation des services, les expériences passées avec le numérique. Les freins à utiliser les services numériques en santé étaient le manque de compétences numériques, les difficultés perçues d’utilisation, l’absence d’intérêt porté aux services numériques en santé, le manque de confiance en soi et l’anxiété informatique. Les variables sociologiques telles que la classe d'âge, le genre et la classe sociale sont importantes à prendre en compte dans le processus d’appropriation des services numériques en santé chez la personne âgée. Conclusion : Les motivation et freins à l’utilisation des services numériques en santé chez les aînés sont le reflet des inégalités numériques en santé qui touchent cette population.
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Médecine Générale
/ 10-06-2025
Martineau Jérémy
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Introduction : L’activité physique présente de nombreux bénéfices pour les personnes en situation de handicap. Pourtant, leur taux de pratique reste nettement inférieur à celui de la population générale. L’objectif de cette étude est d’explorer la perception du rôle du médecin généraliste dans la promotion de l’activité physique auprès de personnes en situation de handicap moteur. Matériels et méthodes : Etude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés, réalisée entre décembre 2023 et juin 2024 auprès de personnes adultes porteuses d’un handicap moteur permanent. L’analyse a suivi une approche thématique inductive. Résultats : Vingt-cinq patients, âgés de 21 à 78 ans, présentant des handicaps moteurs variés ont été interrogés. Ils ont rapporté de nombreux freins à la pratique (accessibilité, manque d’information…) ainsi que des bénéfices importants. Plusieurs leviers d’action pour les médecins généralistes ont été évoqués : communication et sensibilisation, orientation vers des structures adaptées, accompagnement individualisé et suivi des patients pratiquant un parasport. Discussion : Le médecin généraliste, en tant qu’acteur central du parcours de soin, joue un rôle clé dans la promotion de l’activité physique. Le développement de dispositifs tels que le parcours Sport-Santé ou les filières parasportives constitue une opportunité pour favoriser l’accès à la pratique et augmenter le taux de participation aux AP. Une affiche récapitulative avec des ressources utiles a été conçue à destination des professionnels de santé et des patients. Conclusion : Le rôle du médecin généraliste est essentiel dans l’information, l’orientation, la sécurisation et le suivi des personnes en situation de handicap moteur souhaitant pratiquer une activité physique.
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Médecine Générale
/ 10-06-2025
Fremont Guillaume
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Dans un contexte où les enjeux liés à la sédentarité et à l’inactivité physique sont de plus en plus préoccupants chez les jeunes, cette recherche vise à comprendre en profondeur les différents facteurs susceptibles d’influencer l’engagement — ou au contraire le désengagement — des adolescents dans une pratique physique régulière. L’enquête repose sur la réalisation d’entretiens semi-directifs menés auprès d’adolescents bretilliens âgés de 11 à 17 ans, dans le cadre de leurs établissements scolaires. L’objectif est de recueillir leurs représentations, ainsi que les freins et leviers perçus dans leur rapport à l’activité physique. Cette étude entend ainsi contribuer à une meilleure compréhension des déterminants sociaux de l’activité physique à l’adolescence, et à proposer des pistes d’action concrètes pour adapter les politiques éducatives, sportives et territoriales aux réalités vécues par les jeunes.
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Médecine
/ 10-06-2025
Brétéché Laura
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L’alimentation des nourrissons est un sujet primordial pour les jeunes parents. En 2021, les recommandations issues du Plan National Nutrition Santé 4 (PNNS 4) préconisent une diversification alimentaire entre 4 et 6 mois, sans ordre hiérarchique d’introduction, avec une exposition aux morceaux dès 6 à 10 mois, et une introduction précoce des allergènes dès 4 mois. Toutefois, les données montrent un retard persistant dans l’introduction des aliments allergènes et des morceaux, malgré un bon respect de l’âge de début de diversification. Cette étude vise à explorer les pratiques parentales en matière de diversification alimentaire, incluant l’âge de début, l’introduction des allergènes, l’évolution des textures, et les sources d’information mobilisées. Méthode : étude quantitative transversale par questionnaires (papier et en ligne) auprès de parents d’Ille-et-Vilaine, via des cabinets de médecine générale, des centres de PMI et des crèches. Résultats : La majorité des parents respectent la fenêtre de diversification recommandée, avec une introduction des légumes en premier. Les allergènes sont globalement introduits avant un an, mais les fruits à coque et les arachides restent souvent exclus. L’introduction des morceaux demeure tardive, bien que favorisée par la dentition et la capacité de l’enfant à porter des aliments à la bouche. Le médecin généraliste constitue la principale source d’information pour l’ensemble des aspects étudiés. Néanmoins, concernant spécifiquement l’introduction des morceaux, il est proportionnellement moins consulté au profit d’Internet. Les centres de PMI apparaissent comme une source plus complète que les cabinets libéraux. Conclusion : Il est primordial de renforcer la formation des médecins généralistes au regard des dernières recommandations pour l’introduction des allergènes et des morceaux via l’amélioration de la diffusion des recommandations officielles. La mise en place d’une consultation systématique entre 4 et 6 mois, en centre de PMI ou en médecine de ville, dédiée à la diversification, ainsi que la diffusion du nouveau carnet de santé, pourraient améliorer les pratiques.
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Medecine
/ 06-06-2025
Develay Justine
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Introduction : La prévalence de l’obésité est de 16% dans le monde et, associée au surpoids, elle représente la 5ème cause de mortalité. Une nouvelle entité clinique nommée « obésité sarcopénique (OS) » représente un phénotype d’obésité particulier, associant des altérations de composition corporelle et de fonction musculaire. Son évolution est plus délétère que l’obésité elle-même. Ses critères diagnostiques, devenus consensuels que récemment, manquent encore de validation en pratique clinique courante. Du fait d’un dépistage systématique de l’OS aujourd’hui insuffisant, il existe un intérêt majeur d’identifier des outils diagnostiques qui soient à la fois simples, reproductibles et facilement réalisables en pratique clinique. Objectifs : L’objectif principal était de déterminer et comparer la prévalence de l’OS selon les différentes méthodes diagnostiques rapportées dans la littérature, chez les patients consultant pour la 1ère fois pour obésité dans notre centre de référence. Les objectifs secondaires étaient de déterminer la performance des valeurs brutes de masse maigre sèche et d’angle de phase pour le diagnostic d’OS et les facteurs associés à l’OS. Patients et méthodes : Nous avons inclus les patients consultant pour la 1ère fois dans l’unité de nutrition au CHU de Rennes pour prise en charge d’obésité. Les données clinico-biologiques ont été recueillies de façon rétrospective sur la période allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2024. Ces données comportaient les valeurs anthropométriques, biologique, de composition corporelle (bio-impédancemétrie), et de fonction musculaire (mesure de la force de serrement ou handgrip). La prévalence et la concordance entre les différentes méthodes diagnostiques de l’OS ont été analysées. Nous avons testé si les valeurs brutes de masse maigre sèche et d’angle de phase données par l’impédancemètre était corrélée au diagnostic d’OS. Des analyses univariées et multivariées par régression logistique ont ensuite été effectuées pour rechercher les facteurs associés à l’OS. Résultats : 244 patients ont été inclus et 17 (7%) présentaient une obésité sarcopénique selon la méthode de référence (consensus des sociétés savantes EASO & ESPEN). L’utilisation d’un seuil de handgrip selon l’âge et le sexe (<10ème percentile) augmentait la prévalence d’OS à 19,8% tandis que l’utilisation du ratio ‘indice de masse grasse (FMI)/indice de masse maigre (FFMI)’ la réduisait à 4%. La concordance par rapport à la méthode de référence étaient satisfaisantes pour la méthode utilisant le ratio FMI/FFMI et celle utilisant un seuil de handgrip ajusté (<3ème percentile). Chez la femme, un seuil diagnostique pour la masse maigre sèche de 13,8kg a été retrouvé (AUC 0,72 [0,54 ; 0,89], Se 80 %, Spe 59 %, VPP 9,9 % et VPN 98,1) et de 6,4° pour l’angle de phase (AUC 0,73 [0,60 ; 0,86], Se 80%, Spe 59.5%, VPP 10% et VPN 98.2%). En se basant sur la méthode de référence, les analyses univariées et multivariées ne retrouvaient pas de facteur de risque. En se basant sur la méthode utilisant un seuil de handgrip selon l’âge et le sexe (<10ème percentile), seul l’angle de phase était significativement et négativement corrélé à l’OS. Conclusion : La prévalence de l’OS selon la méthode diagnostique de référence était de 7%. Notre étude suggère de nouveaux outils et méthodes pour diagnostiquer l’OS afin de rendre plus accessible son diagnostic simple et précoce pour la pratique clinique quotidienne.
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Médecine générale
/ 06-06-2025
Rayniere Laure
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Introduction : Les minorités de genre sont confrontées à des difficultés d’accès aux soins, et la santé sexuelle et reproductive des personnes concernées a longtemps fait l’objet de peu d’attention par les soignants. Les personnes transmasculines accompagnées pour une transition de genre peuvent exprimer un désir de parentalité, pourtant les traitements hormonaux utilisés pour la réaffirmation de genre pourraient altérer la fertilité. L’objectif de cette étude est d’explorer le vécu des médecins généralistes prenant en charge des patients transmasculins concernant la préservation de leur fertilité. Méthodes : Une étude qualitative a été réalisée par entretiens individuels semi-dirigés auprès de douze médecins généralistes des Côtes-d’Armor et d’Ille-et-Vilaine recrutés au sein du Réseau Santé Trans (ReST). Une analyse thématique des résultats a été effectuée au fur et à mesure selon une approche phénoménologique, avec un double codage, jusqu’à suffisance des données. Résultats : La question de la préservation de la fertilité est un sujet évoqué systématiquement par les médecins généralistes interrogés, au début du processus de transition, mais peu abordé à nouveau dans le parcours de soins. La majorité des médecins ne rencontre pas de difficulté communicationnelle pour évoquer cette thématique en consultation. En cas de projet de parentalité, les médecins encouragent les patients à réaliser une cryoconservation d’ovocytes en centre spécialisé (CECOS) avant l’hormonothérapie, par précaution. En pratique, peu de médecins ont l’expérience d’avoir accompagné des patients transmasculins dans un projet de Procréation Médicalement Assistée (PMA). La majorité des patients transmasculins ne souhaitent pas réaliser une cryoconservation d’ovocytes, les obstacles principaux étant le caractère invasif de la technique, l’urgence ressentie à débuter le traitement hormonal, et parfois des difficultés à se projeter vers
20 d’éventuels projets de parentalité. D’après les médecins interrogés, les patients sont néanmoins enclins à aborder les sujets de santé sexuelle et reproductive, et sont décrits comme une ressource afin de transmettre des connaissances sur leur santé. En effet, bien qu’ils considèrent leur rôle comme central dans l’accompagnement des personnes transgenres, les médecins rapportent avoir des besoins en termes de savoir théoriques. Conclusion : Les patients transmasculins doivent être accompagnés dans leurs projets de parentalité. Pour améliorer les conseils délivrés en médecine générale, des travaux scientifiques de recherche supplémentaires sont nécessaires afin d’étudier l’impact des traitements hormonaux sur la fertilité. Le savoir expérientiel des personnes concernées pourrait ouvrir l’opportunité d’intégrer des patients-partenaires aux équipes prenant en soins les patients transgenres.
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