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Médecine Générale
/ 07-10-2025
Garnier Margaux
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Introduction : L’éducation thérapeutique du patient joue un rôle central dans la prise en charge des pathologies chroniques, qui concernaient en 2021 plus d’un tiers de la population âgée de 16 ans ou plus. Face au manque de temps des médecins généralistes, le dispositif ASALEE permet aux infirmiers formés d’assurer cette mission, avec des effets positifs démontrés. Toutefois, le ressenti des infirmiers et les freins à la collaboration restent peu étudiés, alors qu’ils sont au cœur du dispositif. Mieux comprendre ces enjeux semble indispensable pour améliorer la coordination des soins et renforcer l’approche centrée sur le patient. Méthode : Étude qualitative réalisée sous forme de focus group avec 22 participants au total, traitement des données par codage et analyse thématique en se rapprochant de la méthode de théorisation ancrée. Résultats : Initiée par diverses aspirations professionnelles, la collaboration entre médecins généralistes et infirmiers ASALEE peut être fragilisée par des obstacles d’ordre individuel, organisationnel ou institutionnel. La relation reste conditionnée par le regard du médecin, le temps dédié à la coordination et le partage de patientèle. Pour la renforcer, plusieurs leviers sont évoqués : formation, structuration du travail en équipe, implication médicale renforcée, reconnaissance par les instances. Conclusion : Le dispositif ASALEE apporte une réelle valeur ajoutée en matière de prévention et de coordination des soins dans les pathologies chroniques. Cependant, des freins subsistent dans la collaboration entre infirmiers et médecins généralistes. Afin de pérenniser le dispositif, une coopération interprofessionnelle plus coordonnée, une reconnaissance claire du statut des IDSP et une mise en place d’outils d’évaluation paraissent nécessaires. Dans un contexte de remise en question récente du dispositif par l’IGAS, ces éléments apparaissent essentiels pour le pérenniser et garantir sa légitimité.
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Médecine générale
/ 07-10-2025
Divet Pauline
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Contexte : La prise en soins des symptômes psycho-comportementaux liés aux démences (SPCD) est difficile pour les médecins généralistes et peut contribuer à des ruptures dans les parcours de soins entraînant des passages aux urgences et des hospitalisations évitables. Afin d’ajuster les parcours de soins aux profils complexes des patients présentant des SPCD, et aux besoins de leurs médecins traitants, il est nécessaire de bien connaître les caractéristiques de cette population. Objectifs : L’objectif principal était de décrire les caractéristiques et les parcours de soins pré-hospitaliers des patients hospitalisés en médecine aigüe gériatrique au sein du Centre Hospitalier de Saint-Malo pour le motif de SPCD. L’objectif secondaire était de comparer les caractéristiques et le devenir des patients déjà pris en charge par une filière gériatrique avec ceux inconnus de cette filière pour observer si une différence était mise en évidence entre ces catégories de patients. Matériel et méthode : L’étude était monocentrique, observationnelle et descriptive. Elle s’est déroulée du 1er septembre 2024 au 31 décembre 2024. Le recueil des données était rétrospectif, il a été réalisé à partir des dossiers médicaux informatisés des patients hospitalisés en médecine aigüe gériatrique. Résultats : Vingt-sept patients ont été inclus. Ils vivaient pour la majorité au domicile, avec leur aidant principal. L’hospitalisation était provoquée par des symptômes « productifs » et débutait via les urgences. L’étude de leur parcours de soins antérieur mettait en évidence qu’ils étaient moins de la moitié à avoir un suivi spécialisé en consultation et moins d’un tiers à avoir bénéficié d’une évaluation par l’équipe mobile de gériatrie. L’hospitalisation était longue, en moyenne 5 semaines et se terminait par une institutionnalisation. Nous n’avons pas mis en évidence de différence statistique entre les sous-groupes pour notre objectif secondaire. Conclusion : Ces constats soulignent l’intérêt de développer des parcours de soin au plus proche du domicile du patient. La création d’une filière de soin spécifique aux troubles du comportement sur le territoire malouin serait intéressante afin de limiter au maximum des passages aux urgences et des hospitalisations longues qui en découlent.
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Radiologie et imagerie médicale
/ 07-10-2025
Teissier Emma
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Contexte: Le gradient de pression porto-systémique (GPPS) est un facteur prédictif de décompensation clinique et facteur pronostic de mortalité chez les patients présentant une hypertension portale (HTP). La mesure du GPPS représente la technique de référence pour évaluer la sévérité de l’HTP. Les recommandations internationales préconisent une mesure du GPPS par sonde à ballonnet, mais son utilisation reste limitée. Nous avons évalué les pratiques des radiologues interventionnels de la région Grand Ouest, ainsi que la courbe d’apprentissage de la sonde à ballonnet au sein du service de radiologie du CHU de Rennes. Matériel et méthodes: Une enquête de pratique a été menée auprès de 29 radiologues interventionnels de huit centres hospitaliers du Grand Ouest. En parallèle, une étude prospective monocentrique (mai – septembre 2025) a inclus toutes les procédures consécutives nécessitant une mesure du GPPS. Les procédures ont été réalisées avec une sonde à ballonnet selon un protocole standardisé. Le critère de jugement principal était le nombre de procédures nécessaires pour obtenir un score OSATS ≥ à 28/35, définissant la maîtrise de la technique. Résultats : Enquête de pratique (n = 27/29, 93 %) : 96,3 % (n = 26) des radiologues déclaraient utiliser exclusivement la sonde de cathétérisme. Les freins rapportés à la mesure par sonde à ballonnet étaient le coût (n = 13, 48,1 %), la durée de procédure (n = 12, 44,4 %) et une moindre maîtrise de la technique (n = 11, 40,7 %). Toutefois, 63 % (n = 17) se déclaraient prêts à l’adopter si une formation était proposée. Étude prospective (n = 24) : Le score OSATS médian était de 31 [28–34,75]. Tous les opérateurs atteignaient le seuil de maîtrise de la technique dès la deuxième procédure. La technique était sûre (aucun évènement indésirable grave) et globalement corrélée à la pression portale vraie (r = 0,60 ; df = 7 ; p = 0,08), avec deux sous-estimations observées en contexte d’hémorragie subaiguë. Conclusion : Cette étude met en évidence un décalage marqué entre recommandations et pratiques, l’usage de la sonde à ballonnet restant marginal. Sa mise en œuvre au sein de notre service s’est avérée sûre et rapidement maîtrisée. Le surcoût, la durée de procédure et le manque d’évidence scientifique supportant ces recommandations demeurent les principaux freins à sa diffusion. Des études multicentriques de plus grande ampleur seraient probablement nécessaires pour envisager une adoption totale de la sonde à ballonnet.
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DES de médecine générale
/ 07-10-2025
Le Doze Anaëlle
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Contexte : Dans un contexte de saturation des services d’urgence et de difficultés croissantes d’accès à la médecine générale – notamment dans les territoires sous-dotés – les structures de soins non programmés (SNP) émergent comme une réponse organisationnelle pertinente. Créée en 2022, l’USNP de Vitré vise à améliorer l’accès aux soins de premier recours dans une zone à faible densité médicale. Objectifs : Décrire le profil, les habitudes de recours, les motifs de consultation et le niveau de satisfaction des patients consultant à l’USNP de Vitré, afin de mieux comprendre le rôle de cette structure dans le paysage local de soins. Méthodes : Une étude observationnelle descriptive a été menée auprès des patients majeurs (ou accompagnants d’un mineur) consultant à l’USNP entre janvier et février 2025. Les données ont été recueillies via un questionnaire auto-administré, anonyme, analysé de manière quantitative. Résultats : Au total, 186 questionnaires ont été analysés. La population étudiée est majoritairement active (67 % entre 26 et 60 ans), avec une proportion importante de patients sans médecin traitant (35 %, contre 11 % au niveau national en 2022). Parmi ceux disposant d’un médecin traitant, 37 % n’ont pas obtenu de rendez-vous dans un délai de 48h. Les motifs de consultation les plus fréquents étaient : douleurs aiguës (20,43 %), infections respiratoires bénignes (17,74 %) et fièvre (15,05 %). Trois quarts des patients percevaient leur demande comme urgente, même si un tiers venait pour des motifs non urgents (renouvellement d’ordonnance notamment). La satisfaction globale était très élevée, avec plus de 90 % des patients prêts à revenir ou à recommander la structure. Conclusion : L’USNP de Vitré apparaît comme une structure complémentaire utile, permettant un accès rapide aux soins pour des patients souvent en difficulté dans leur parcours. Si elle ne se substitue pas aux missions fondamentales de la médecine générale, elle répond à une demande réelle de soins immédiats. L’enjeu reste désormais de mieux intégrer ce type de structure dans une stratégie territoriale cohérente et durable d’organisation des soins primaires.
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Maladies infectieuses
/ 07-10-2025
Fischer Lucas
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Contexte. Les infections ostéo-articulaires (IOA) fongiques sont rares. Les données disponibles à ce jour concernant leur épidémiologie et leur prise en soin sont insuffisantes. Méthodes. Nous avons réalisé une étude de cohorte rétrospective multicentrique, au cours de laquelle ont été inclus tous les patients ayant eu une IOA fongique entre 2014 et 2021 au sein de six centres hospitalo-universitaires du Grand Ouest de la France. Résultats. Parmi les 103 patients inclus, l’âge médian était de 66 [intervalle interquartile, 51-73] ans et 66% (n=68) étaient des hommes. Les patients ayant une immunodépression représentaient 23% (n=24) de la cohorte. Les infections sur matériel représentaient 39% (n=40) des cas. La hanche était le site le plus fréquemment infecté (n=24, 23%). Une fièvre était présente au diagnostic dans 31% (n=31) des cas, et 66% (n=67) des patients rapportaient des douleurs. Les IOA à levures comptaient pour 81% (n=83) des cas d’IOA fongiques dont les principaux pathogènes étaient Candida albicans (n=54/83, 65%) et C. parapsilosis (n=11/83, 13%). Les champignons filamenteux identifiés étaient majoritairement Aspergillus section fumigati (n=10/20, 50%) et les Mucorales (n=6/20, 30%). Une co-infection bactérienne était retrouvée dans 60% (n=62) des cas. Les interventions chirurgicales consistaient majoritairement en des chirurgies de parage/lavage (n=52, 50%), des chirurgies d’ablation de matériel (n=17, 17%) et des chirurgies d’exérèse osseuse (n=11, 11%). Concernant le traitement des IOA à levures, 82% (n=68/83) des patients ont reçu du fluconazole, et 36% (n=30/83) ont reçu une échinocandine. Tandis que pour les IOA à champignons filamenteux, le voriconazole (n=16/20, 80%) et l’amphotéricine B liposomale (n=10/20, 50%) étaient les antifongiques les plus utilisés. Un effet indésirable a été rapporté pour 27% (n=28) des patients dont 68% (n=19/28) ont nécessité une modification du traitement antifongique. La durée médiane du traitement antifongique était de 91 [42-180] jours. La guérison clinique de l’IOA fongique à deux ans était obtenue pour 73% (n=75) des patients. La persistance de séquelles à 6 mois était rapportée chez 63% (n=51/81) des patients survivants, entrainant un handicap dans 48% (n=39/81) des cas, voire l’apparition d’une dépendance pour 10% (n=8/81) des patients. Conclusions. Les IOA fongiques représentent un large éventail d’infections. Elles sont associées à un taux élevé d’échecs thérapeutiques et de séquelles. Une approche pluridisciplinaire est nécessaire afin d’optimiser le traitement des IOA fongiques.
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DIPLÔME D'ÉTAT DE DOCTEUR EN MEDECINE
/ 07-10-2025
Hacques Matthieu
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Le rapport d'enquête "Cadre de vie et sécurité" de 2019 estimait à 1101000, dont 46% de genre masculin, le nombre moyen de victimes chaque année parmi les 18-75 ans. Les violences subies peuvent avoir des conséquences sur la santé des individus. Des dispositifs de repérage existent en soins primaires, la plupart étant genrés. L'individu de genre masculin présenterait par ailleurs des freins dans sa demande d'assistance lorsqu'il est sujet à des violences. L'objectif était d'explorer la perception de violence par des individus de genre masculin afin d'en dégager des pistes pour l'aborder en consultation de médecine générale.
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Neurologie
/ 06-10-2025
Le Mestre Mathilde
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Contexte : Le Foramen Ovale Perméable (FOP) est une anomalie cardiaque impliquée dans la survenue des AVC ischémiques cryptogéniques, surtout chez les patients jeunes. La procédure de fermeture de FOP a prouvé son efficacité pour diminuer le risque de récidive ischémique depuis plusieurs années. Une sélection adaptée des patients doit avoir lieu, au cours de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) neuro-cardiologiques. Objectifs : Etudier le devenir des patients présentés pour discussion de fermeture de FOP en RCP neuro-cardiologique au CHU de Rennes, en évaluant le taux de récidive d’ischémie cérébrale à 2 ans. Le but final étant l’amélioration des pratiques cliniques du CHU de Rennes. Méthodes : Etude observationnelle rétrospective incluant les patients présentés en RCP entre 2018 et 2021. Les données cliniques et paracliniques ainsi que celles du suivi ont été recueillies à partir des dossiers médicaux et grâce à un questionnaire téléphonique. Le critère de jugement principal était la survenue d’une récidive ischémique à 2 ans de la présentation en RCP. Les critères de jugements secondaires étaient : la description des patients ayant présenté une récidive, l’évaluation du taux de fermeture de FOP, des complications post-procédure, de la qualité du suivi et du handicap résiduel à long terme. Résultats : Au total, 193 patients ont été inclus, d’âge moyen 46,5 ans, avec une majorité d’hommes. A 2 ans de la RCP, 5 patients (2,6%) ont présenté une récidive : 3 (2,3%) dans le groupe fermé et 2 (3,2%) dans le groupe non fermé, sans différence significative (p=0,6570). A plus long terme, il semble y avoir plus de récidives dans le groupe non fermé (sans significativité). Les récidives du groupe fermé ont eu lieu entre la RCP et la fermeture. Le taux réel de fermeture de FOP est de 60%. Le taux de complication est de 5% incluant 3,8% de passage en FA. Le suivi des patients respecte les recommandations internationales et le handicap résiduel est faible dans les deux groupes. Conclusion : Cette étude souligne le rôle essentiel de la RCP neuro-cardiologique dans la sélection des patients avant une procédure de fermeture de FOP. Le CHU de Rennes applique les bonnes pratiques cliniques avec un faible taux de récidive ischémique et de complications. Une réduction du délai entre l’évènement ischémique et la fermeture pourrait améliorer les résultats.
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Endocrinologie
/ 03-10-2025
Mauger Morgane
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INTRODUCTION : L’ESE/ENSAT a mis à jour les recommandations sur la prise en charge des tumeurs surrénaliennes en 2023, afin de mieux identifier celles qui sécrètent et/ou sont suspectes de malignité, justifiant une prise en charge chirurgicale. Nous avons conduit une étude chez les patients opérés pour tumeur(s) surrénalienne(s) au CHU de Rennes afin d'évaluer la pertinence et de la sécurité de ces nouveaux critères. METHODES : 390 patients ont été inclus dans cette étude monocentrique, observationnelle et rétrospective. Les objectifs étaient d'analyser les caractéristiques radiologiques, hormonales et chirurgicales des pathologies représentées et d'évaluer la concordance entre l'estimation du risque de malignité basé sur l'imagerie et le diagnostic final. RESULTATS : Le phéochromocytome était le premier type tumoral opéré, suivi des métastases surrénaliennes. Les marges d'exérèses incomplètes étaient statistiquement plus fréquentes en chirurgie robot-assistée que pour d'autres techniques chirurgicales. La stratification du risque de malignité basée sur l’imagerie permettait d'écarter une tumeur maligne avec une excellente sensibilité de 99% et une VPN de 97%, mais peinait à distinguer les tumeurs bénignes pauvres en graisses, des tumeurs malignes (spécificité 15% ; VPP 63%). CONCLUSION : La sensibilité de la stratification du risque de malignité selon les recommandations ESE/ENSAT est excellente et permet d'éliminer une tumeur maligne de façon quasiment certaine. Toutefois, de nouveaux outils morphologiques et biologiques sont nécessaires pour identifier les adénomes bénins. La performance et la sécurité de la chirurgie robot-assistée versus gold standard doit être évaluée dans de plus larges cohortes.
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Chirurgie Orthopédique
/ 03-10-2025
Hamon Antoine
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Objectif : Les techniques classiquement utilisées, Lind et LaPrade, pour traiter les lésions médiales sévères du genou ne restaurent pas complètement la stabilité native du genou. Notre objectif était de déterminer le site d’insertion tibiale optimal pour une bande antéro-médiale (AM) mimant le ligament collatéral médial profond (dMCL), afin d’améliorer le contrôle de l’instabilité rotatoire antéro-médiale (AMRI) dans les genoux présentant une atteinte médiale complète (sMCL + dMCL + POL). Méthodes : Vingt genoux cadavériques frais congelés (13 femmes et 7 hommes, âge moyen : 80 ans) ont été testés à l’aide d’un laxymètre statique (Dyneelax®) à 30° de flexion. Après sections standardisées du sMCL, du dMCL et du POL, les genoux ont été reconstruits avec un greffon plat trifide comprenant une bande AM. Deux groupes ont été comparés en fonction de l’angle d’insertion tibiale α entre l’AM et le sMCL : groupe α ≤ 20° (reconstruction anatomique du dMCL) et groupe α > 20° (reconstruction oblique isométrique). La translation tibiale antérieure (ATT), la rotation interne (RI) et la rotation externe (RE) ont été enregistrées sous des forces allant jusqu’à 200 N et des couples de rotation allant jusqu’à 5 N·m. Les laxités résiduelles (valeurs absolues et relatives) ont été calculées par rapport à l’état intact à l’aide d’ANOVA et de tests t de Student. Résultats : Les deux techniques de reconstruction ont significativement réduit les laxités par rapport à l’état sectionné. Le groupe α > 20° présentait une laxité résiduelle significativement plus faible pour l’ATT (0,74 ± 0,58 mm vs 1,30 ± 0,56 mm, p = 0,041) et pour la RE (0,35 ± 0,39° vs 1,05 ± 0,89°, p = 0,036), sans différence significative pour la RI (p = 0,244). Les laxités résiduelles relatives pour l’ATT et la RE étaient également significativement plus faibles dans le groupe α > 20°. Conclusions : Une insertion tibiale avec un angle α > 20° pour la bande AM améliore le contrôle de l’ATT et de la RE par rapport à un positionnement plus anatomique (α ≤ 20°), suggérant qu’une reconstruction plus oblique et isométrique reproduit mieux la fonction biomécanique du dMCL et de la capsule antéro-médiale. Cette technique de greffon plat trifide offre une approche anatomique et mécanique affinée pour l’instabilité médiale sévère du genou.
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Endocrinologie-diabétologie-nutrition
/ 03-10-2025
Briand Marine
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Contexte : L’addiction alimentaire est un concept émergeant ces dernières années de plus en plus étudié. Cette perte de contrôle pour des produits hautement palatables, pourraient conduire un déséquilibre métabolique. Les données sont manquantes dans les populations diabétiques surtout chez les diabétiques de type 1. Patients et Méthodes : Recrutement bi-centrique (CHU Rennes, polyclinique de Cesson-Sévigné) de patient diabétiques, dépistés au moyen du questionnaire YFAS 2.0, entre novembre 2024 et mai 2025. L’objectif principal était de déterminer la prévalence de l’AA dabs cette population. Un recueil des données clinico--biologiques et socio-comportementales était réalisé à posteriori par les investigateurs afin d’analyser d’éventuelles associations avec l’AA. Le calcul de.la prévalence a été réalisé au sein de la population générale et des sous-groupes de diabète et des analyses univariées et multivariées ont été réalisées pour mesurer l’association de paramètres clinico-biologiques avec l’AA et ses symptômes. Résultats : Parmi 1577 patients, 362 patients ont pu être inclus (taux de remplissage de 22%) : hommes (62%), DT1 (48%) soit un DT2 (48%), âge moyen de 52 ± 17 ans et un IMC moyen de 27.9 ± 5.6. La prévalence de l’addiction alimentaire était de 10 %, sans différence significative entre les différents types de diabète. Certains facteurs associés à l’AA étaient communs à l’ensemble des patients, tels que l’isolement social et les comorbidités psychiatriques, tandis que l’augmentation de l’IMC (OR 1,08 ; IC 95% 0,99-1,18; p-value 0,06) y était plus spécifiquement associé chez les patients diabétiques de type 2 et la survenue d’hypoglycémies l’était chez les patients diabétiques de type 1 (OR 3,2 ; IC 95%1,1-8,9 ; p-value 0,02).. Conclusion : L’addiction alimentaire concerne une proportion non négligeable de patients diabétiques, indépendamment du type de diabète. Une meilleure compréhension de ce phénomène pourrait contribuer à optimiser les stratégies de dépistage et de prise en charge.
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