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Endocrinologie
/ 03-10-2025
Mauger Morgane
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INTRODUCTION : L’ESE/ENSAT a mis à jour les recommandations sur la prise en charge des tumeurs surrénaliennes en 2023, afin de mieux identifier celles qui sécrètent et/ou sont suspectes de malignité, justifiant une prise en charge chirurgicale. Nous avons conduit une étude chez les patients opérés pour tumeur(s) surrénalienne(s) au CHU de Rennes afin d'évaluer la pertinence et de la sécurité de ces nouveaux critères. METHODES : 390 patients ont été inclus dans cette étude monocentrique, observationnelle et rétrospective. Les objectifs étaient d'analyser les caractéristiques radiologiques, hormonales et chirurgicales des pathologies représentées et d'évaluer la concordance entre l'estimation du risque de malignité basé sur l'imagerie et le diagnostic final. RESULTATS : Le phéochromocytome était le premier type tumoral opéré, suivi des métastases surrénaliennes. Les marges d'exérèses incomplètes étaient statistiquement plus fréquentes en chirurgie robot-assistée que pour d'autres techniques chirurgicales. La stratification du risque de malignité basée sur l’imagerie permettait d'écarter une tumeur maligne avec une excellente sensibilité de 99% et une VPN de 97%, mais peinait à distinguer les tumeurs bénignes pauvres en graisses, des tumeurs malignes (spécificité 15% ; VPP 63%). CONCLUSION : La sensibilité de la stratification du risque de malignité selon les recommandations ESE/ENSAT est excellente et permet d'éliminer une tumeur maligne de façon quasiment certaine. Toutefois, de nouveaux outils morphologiques et biologiques sont nécessaires pour identifier les adénomes bénins. La performance et la sécurité de la chirurgie robot-assistée versus gold standard doit être évaluée dans de plus larges cohortes.
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Chirurgie Orthopédique
/ 03-10-2025
Hamon Antoine
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Objectif : Les techniques classiquement utilisées, Lind et LaPrade, pour traiter les lésions médiales sévères du genou ne restaurent pas complètement la stabilité native du genou. Notre objectif était de déterminer le site d’insertion tibiale optimal pour une bande antéro-médiale (AM) mimant le ligament collatéral médial profond (dMCL), afin d’améliorer le contrôle de l’instabilité rotatoire antéro-médiale (AMRI) dans les genoux présentant une atteinte médiale complète (sMCL + dMCL + POL). Méthodes : Vingt genoux cadavériques frais congelés (13 femmes et 7 hommes, âge moyen : 80 ans) ont été testés à l’aide d’un laxymètre statique (Dyneelax®) à 30° de flexion. Après sections standardisées du sMCL, du dMCL et du POL, les genoux ont été reconstruits avec un greffon plat trifide comprenant une bande AM. Deux groupes ont été comparés en fonction de l’angle d’insertion tibiale α entre l’AM et le sMCL : groupe α ≤ 20° (reconstruction anatomique du dMCL) et groupe α > 20° (reconstruction oblique isométrique). La translation tibiale antérieure (ATT), la rotation interne (RI) et la rotation externe (RE) ont été enregistrées sous des forces allant jusqu’à 200 N et des couples de rotation allant jusqu’à 5 N·m. Les laxités résiduelles (valeurs absolues et relatives) ont été calculées par rapport à l’état intact à l’aide d’ANOVA et de tests t de Student. Résultats : Les deux techniques de reconstruction ont significativement réduit les laxités par rapport à l’état sectionné. Le groupe α > 20° présentait une laxité résiduelle significativement plus faible pour l’ATT (0,74 ± 0,58 mm vs 1,30 ± 0,56 mm, p = 0,041) et pour la RE (0,35 ± 0,39° vs 1,05 ± 0,89°, p = 0,036), sans différence significative pour la RI (p = 0,244). Les laxités résiduelles relatives pour l’ATT et la RE étaient également significativement plus faibles dans le groupe α > 20°. Conclusions : Une insertion tibiale avec un angle α > 20° pour la bande AM améliore le contrôle de l’ATT et de la RE par rapport à un positionnement plus anatomique (α ≤ 20°), suggérant qu’une reconstruction plus oblique et isométrique reproduit mieux la fonction biomécanique du dMCL et de la capsule antéro-médiale. Cette technique de greffon plat trifide offre une approche anatomique et mécanique affinée pour l’instabilité médiale sévère du genou.
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Endocrinologie-diabétologie-nutrition
/ 03-10-2025
Briand Marine
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Contexte : L’addiction alimentaire est un concept émergeant ces dernières années de plus en plus étudié. Cette perte de contrôle pour des produits hautement palatables, pourraient conduire un déséquilibre métabolique. Les données sont manquantes dans les populations diabétiques surtout chez les diabétiques de type 1. Patients et Méthodes : Recrutement bi-centrique (CHU Rennes, polyclinique de Cesson-Sévigné) de patient diabétiques, dépistés au moyen du questionnaire YFAS 2.0, entre novembre 2024 et mai 2025. L’objectif principal était de déterminer la prévalence de l’AA dabs cette population. Un recueil des données clinico--biologiques et socio-comportementales était réalisé à posteriori par les investigateurs afin d’analyser d’éventuelles associations avec l’AA. Le calcul de.la prévalence a été réalisé au sein de la population générale et des sous-groupes de diabète et des analyses univariées et multivariées ont été réalisées pour mesurer l’association de paramètres clinico-biologiques avec l’AA et ses symptômes. Résultats : Parmi 1577 patients, 362 patients ont pu être inclus (taux de remplissage de 22%) : hommes (62%), DT1 (48%) soit un DT2 (48%), âge moyen de 52 ± 17 ans et un IMC moyen de 27.9 ± 5.6. La prévalence de l’addiction alimentaire était de 10 %, sans différence significative entre les différents types de diabète. Certains facteurs associés à l’AA étaient communs à l’ensemble des patients, tels que l’isolement social et les comorbidités psychiatriques, tandis que l’augmentation de l’IMC (OR 1,08 ; IC 95% 0,99-1,18; p-value 0,06) y était plus spécifiquement associé chez les patients diabétiques de type 2 et la survenue d’hypoglycémies l’était chez les patients diabétiques de type 1 (OR 3,2 ; IC 95%1,1-8,9 ; p-value 0,02).. Conclusion : L’addiction alimentaire concerne une proportion non négligeable de patients diabétiques, indépendamment du type de diabète. Une meilleure compréhension de ce phénomène pourrait contribuer à optimiser les stratégies de dépistage et de prise en charge.
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Hépato Gastro Entérologie
/ 03-10-2025
Dubé Léna
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Introduction : Chez les patients présentant un mésusage en alcool, un des enjeux est le dépistage de la fibrose hépatique avancée, reposant principalement sur l'élastométrie hépatique (EH) et les tests sanguins spécialisés. Le FIB-4, test biologique simple et peu coûteux, est recommandé dans certaines hépatopathies chroniques tel que l’hépatite C et la MASLD. Un FIB-4 inférieur à 1,3 ou 1,45 permet d’éliminer une fibrose hépatique avancée, alors qu’un FIB-4 supérieur à 2,87 ou 3,25 permettrait de l’affirmer. Ces seuils ont été peu étudiés dans la maladie du foie liée à l’alcool. Nous avons étudié les performances du FIB-4 pour le dépistage de la fibrose hépatique avancée chez des patients hospitalisés pour sevrage en boissons alcoolisées en prenant comme référence l’EH mesurée par Fibroscan® (FS). Méthode : Nous avons inclus les patients admis en sevrage hospitalier à Rennes et Clermont Ferrand entre 2019 et 2023. Nous avons recueilli rétrospectivement les données socio-démographiques, cliniques et biologiques ainsi que les résultats de l’EH. Celle-ci permettait d’éliminer une fibrose hépatique avancée si l’EH était < 10 kPa et de l’affirmer si ≥ 25 kPa. Résultats : L’étude a inclus 1280 patients, 19% de femmes, d’âge médian 47 [40-54]. 85,7% avaient une EH < 10 kPa et 5,1% une EH ⩾ 25 kPa. Les patients avec une EH < 10 kPa étaient significativement plus jeunes, avec un IMC plus bas et présentaient moins de facteurs métaboliques (hypertension artérielle (17,3 vs 30%, p = 0,01), diabète (2,8% vs 10,8%) et dyslipidémie (9,12 vs 26%, p = 0,0031). L’AUC du FIB-4 pour prédire une EH > 10 kPa était de 0,79 [IC 95%, 0,77-0,82]. Les seuils de FIB-4 à 1,3 et 1,45 avaient respectivement des sensibilités de 89 [IC 95%, 87-91] et 87 % [IC 95%, 85-89] et des valeurs prédictives négatives de 97 [95% IC, 96-98] et 96% [95% IC, 95-97]. L’utilisation du FIB-4 permettait d’éviter un FS à respectivement 577 (45%) et 620 (49%) des patients. L’AUC du FIB-4 pour prédire une EH > 25 était de 0,85 [IC 95%, 0,83-0,87]. Les seuils de FIB4 à 2,87 et 3,25 avaient respectivement des spécificités de 78% [IC 95%, 76-80] et 81 [IC 95%, 79-83] et des valeurs prédictives positives de 16% [IC 95%, 14-18]. Une régression logistique multivarié pas à pas, permettant de prédire une élastométrie > 10 kPa, et incluant l’âge, les ASAT, l’IMC et les plaquettes, obtenait une AUC à 0,78 [IC 95%, 0,74-0,82] identique à celle du FIB-4 (p=0,48). Conclusion : Le FIB-4 permet d’éliminer une fibrose hépatique avancée chez les patients hospitalisés pour sevrage éthylique et d’éviter la mesure de l’EH chez près de la moitié des patients.
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CHIRURGIE ORTHOPEDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE
/ 03-10-2025
Drouineau Michel
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Contexte : La reconstruction du ligament collatéral médial (LCM) et du ligament postérieur oblique (LPO) est nécessaire pour restaurer la stabilité du genou. La technique de Lind utilise un seul stendon de semi-tendineux pédiculé pour reconstruire LCM et LPO, tandis que LaPrade emploie deux greffons libres, semi-tendineux et gracile. Objectif : Comparer ces techniques dans le contrôle de la translation et de la rotation tibiales après section LCM+LPO (lésion médiale grade 3). Méthodes : Dix-huit genoux frais (âge moyen : 75 ans) ont été testés à 30° de flexion avec le laximètre Dyneelax® après genou intact, section, puis reconstruction (9 Lind, 9 LaPrade). Résultats : La technique de Lind montrait moins de laxité résiduelle en translation (0,70 vs 1,21 mm, p<0,05) et en rotation externe (0,48 vs 1,4°, p<0,05). Aucune différence significative n’a été retrouvée en rotation interne. Conclusion : Les deux techniques améliorent la stabilité, mais la technique de Lind semble mieux contrôler la translation et la rotation externe du genou.
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médecine
/ 02-10-2025
Leclerc Clémence
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La survenue d’une première crise d’épilepsie représente un événement de vie marquant, source d’incertitudes diagnostiques et de répercussions dans la vie professionnelle et privée. Au sein du CHU de Rennes, une filière a été structurée afin organiser le parcours de soins du patient lors d’un épisode de malaise suspect de crise d’épilepsie. Cette thèse vise à décrire la prise en charge proposée, à la comparer aux recommandations nationales et à s’intéresser aux répercussions du malaise sur la vie du patient à distance de l’épisode. Méthodes : Cinquante-trois adultes adressés pour suspicion de première crise au secrétariat de neurologie du CHU entre mars et octobre 2024 ont été inclus dans une étude observationnelle, monocentrique rétrospective et prospective. Les données médicales recueillies ont été complétées par un entretien téléphonique standardisé entre 9 à 12 mois après l’épisode initial, permettant d’évaluer la qualité de vie, l’observance et les changements dans les habitudes de vie du patient. Résultats : Un diagnostic de crise d’épilepsie a été retenu chez la moitié des patients. Les délais d’accès à l’EEG et à la consultation neurologique sont supérieurs aux recommandations nationales. Les critères cliniques du malaise les plus discriminants pour orienter vers une origine épileptique sont la confusion post-critique et la morsure de langue. Au-delà des aspects cliniques, l’étude a révélé l’ampleur des répercussions psychosociales : près de 60% des patients avec diagnostic de maladie épileptique décrivent la crainte de récidiver, entraînant une vigilance accrue, des restrictions dans les activités quotidiennes et une modification de leur mode de vie. 30% des patients interrogés n’ont pas respecté l’interdiction de conduire, soulignant la tension entre impératifs médicaux et contraintes de la vie quotidienne. Enfin, la traçabilité des informations concernant la conduite automobile demeure insuffisante. Conclusion : La première crise d’épilepsie ne se limite pas à un événement médical isolé ; elle s’accompagne de répercussions psychologiques et sociales durables. La filière spécialisée offre un cadre structuré de prise en charge mais son efficacité dépend autant de la réduction des délais diagnostiques que de l’accompagnement global des patients. Toutefois, l’absence de données issues des consultations de neurologues libéraux limite la représentativité de cette cohorte ; leur intégration constituerait une étape essentielle pour obtenir une vision plus complète de la filière.
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Médecine Générale
/ 02-10-2025
Tirtiaux Nicolas
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Objectif : Évaluer l’efficacité d’un programme de prévention des chutes en hôpital de jour sur le taux de chutes entraînant un passage aux urgences ou une hospitalisation. Matériels et méthodes : Étude observationnelle rétrospective, monocentrique, de type avant-après, sur des patients ayant participé au programme de prévention des chutes de l’Hôpital de Jour de Soins Médicaux et de Réadaptation (HDJ- SMR) entre 2021 et 2022. Le programme était un HDJ de 12 journées sur 6 semaines, récemment développé dans la région. Les patients ayant participé à moins de la moitié du programme et/ou dont le suivi n’a pas été complet ont été exclus. La période d’observation couvrait l’année précédant et suivant le programme. Le critère de jugement principal était le taux d’incidence d’une chute entraînant un passage aux urgences ou une hospitalisation (ci-après « taux d’incidence d’un événement »). Le schéma avant-après permettait de comparer chaque patient à lui-même, les analyses étant appariées sur les individus. Les critères secondaires incluaient, d’une part, l’évolution du nombre de chuteurs, du taux de journées d’hospitalisation pour chute et des résultats aux tests physiques ainsi que l’identification des facteurs individuels associés à une bonne observance et à la survenue de chutes après le programme. Résultats : Parmi les 98 patients, 62% étaient des femmes, l’âge moyen était de 83 ans, le score Mini-Mental State Examination (MMSE) de 24,5 (± 3,9), et le Groupe Iso Ressource (GIR) de 4,3 (± 0,9). Seuls 8% des participants avaient été orientés par leur médecin traitant. Le ratio d’incidence (IRR) d’un événement diminuait de 33% après l’intervention, sans différence statistiquement significative (IRR=0,67, IC95%, 0,42- 1,08). Le taux de journées d’hospitalisation après la participation programme réduisait significativement (p<0,001) ainsi que le nombre de chuteurs (p=0,032). Conclusion : La réduction du taux d’une chute entraînant un passage aux urgences ou une hospitalisation après la participation au programme d’HDJ-SMR de Kerlivio n’était pas significative. Cependant, une diminution du nombre de chuteurs et du taux de journées d’hospitalisation pour chute a été observée. Ces résultats suggèrent un bénéfice lié à la participation à l’HDJ- SMR dans la prévention de la chute. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces observations, compléter la mesure d’efficacité et définir une population cible.
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médecine
/ 02-10-2025
Courtade Clara
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Introduction : En France, la majorité des personnes âgées vieillissent dans de bonnes conditions d’indépendance ; cependant 1 personne de plus de 85 ans sur 5 est dépendante. Le souhait de rester vivre chez soi jusqu’au bout de leur vie est présent chez la majorité des Français. Il existe plusieurs systèmes pour compenser cela, notamment l’accueil familial. A partir de l’étude Arrangements portant sur le vécu corporel des personnes dans leur domicile « ordinaire », nous avons cherché à documenter l’appropriation de l’espace habité chez les personnes âgées dans le cadre de l’accueil familial. Méthodologie : nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens individuels chez des personnes âgées en accueil familial avec réalisation d’un relevé de plan habité et réalisation d’une cartographie sensible, à la suite d’une visite du domicile. Résultats : 6 entretiens ont été réalisés, avec une moyenne d’âge de 75 ans. L’ensemble des personnes accueillies étaient atteintes d’un handicap psychique ou mental. L’analyse était basée sur 4 grandes catégories de l’expérience de l’habiter: l’aménagement marqué par des difficultés en lien avec le déménagement et l’organisation des biens dans un nouvel espace; l’appropriation via l’importance de la chambre pour l’ensemble des accueillis ainsi que la préservation de l’intimité et la participation aux tâches de la vie quotidienne du domicile; l’attachement à la famille d’accueil et aux nouveaux lieux les entourant et enfin l’ancrage grâce aux clubs, aux vacances mais aussi grâce à leur famille. Conclusion : Cette étude a permis d’explorer le vécu des personnes âgées en famille d’accueil et de déterminer les types d’arrangements effectués. L’aménagement, l’appropriation, l’attachement et l’ancrage permettent aux personnes accueillies de se créer un chez soi au sein d’une famille d’accueil. Ce sont notamment les relations interhumaines et les possibilités d'implantation de ses repères passés qui paraissent déterminant de la possibilité "d'habiter" en accueil familial. A partir de nos données et des données d'Arrangements il reste à déterminer si ces possibilités peuvent également qualifier l'expérience des personnes, plus nombreuses, qui sont admises en institution
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Médecine générale
/ 02-10-2025
Bilger Marie
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Introduction : L’utilisation de prescriptions non médicamenteuses se développe depuis les années 2000, dans une approche plus holistique de la santé. À la suite du rapport de l’OMS de 2019 soulignant l’intérêt des arts pour la santé, de nombreux projets associant culture et soin ont vu le jour. La prescription muséale s’inscrit dans ce contexte. Ce travail est une étude de cas du projet de prescription muséale de la ville de Rennes. Il vise décrire sa mise en place, à analyser sa réception par les soignants et les acteurs du monde culturel, et à discuter ses objectifs. Matériel et méthodes : Étude qualitative utilisant à la fois un journal de bord documentant la mise en place du projet à l’aide de notes d’observation, et des entretiens semi-dirigés auprès de professionnels de la culture, médecins et acteurs de la Ville. Résultats : La prescription muséale est accueillie positivement par les acteurs interrogés. On lui attribue un potentiel levier thérapeutique grâce au sentiment d’inclusion et de bien-être qu’elle peut générer. L’utilisation d’une prescription non médicamenteuse semble pouvoir faire évoluer la relation soignant-soigné. Ce projet permet de renforcer la collaboration entre le monde culturel et celui du soin, et ainsi de développer de nouvelles approches thérapeutiques. Conclusion : La prescription muséale peut constituer un outil complémentaire dans un parcours de soin. Son déploiement et ses modalités d’application pourront être amenés à évoluer afin d’optimiser ses effets.
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Médecine générale
/ 02-10-2025
De La Fourniere Anne
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Introduction : Le trouble anxieux généralisé (TAG) est une pathologie rencontrée fréquemment en soins primaires. Les internes en médecine semblent davantage enclins à développer un TAG. Certains facteurs protecteurs (soutien social, activité physique) ont déjà été identifiés dans la littérature scientifique. Parallèlement, des études ont montré un impact positif du contact avec les animaux sur différents paramètres physiques (diminution du taux de cortisol, de la fréquence cardiaque) et subjectifs (questionnaires de stress et d’anxiété). Ce travail de recherche avait pour objectif de répondre à la question suivante : « Le contact régulier avec un animal de compagnie peut-il être considéré comme un facteur protecteur du trouble anxieux généralisé chez les internes en médecine ? ». Méthode : Il s’agissait d’une étude quantitative par questionnaire pseudonymisé diffusé via internet auprès des internes en médecine français. Le niveau d’anxiété a été mesuré via l’échelle GAD-7. Une échelle de Likert en 4 points a été utilisée pour définir l’opinion des répondants sur la réduction du stress au contact des animaux. Résultats : 204 réponses ont été analysées. 104 internes avaient une suspicion de TAG selon leur résultat au GAD-7 (supérieur à 4), divisé en 2 catégories de sévérité (« léger » de 5 à 9 et « modérée à sévère » de 10 à 21). 123 répondants rapportaient des contacts réguliers avec des animaux. La proportion de sujets exposés et non exposés aux animaux n’était pas significativement différente entre les 3 groupes de niveau d’anxiété (« absence », « léger », « modérée à sévère »). La moyenne du score GAD-7 était significativement plus élevée chez les internes exposés aux animaux. Ces résultats divergent avec l’analyse d’opinion : 181 internes rapportaient une réduction du stress au contact des animaux. Conclusion : Il serait intéressant de mener une étude qualitative pour recueillir le vécu des internes en médecine ayant un animal de compagnie sur la diminution de leur anxiété.
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