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Chirurgie Vasculaire
/ 19-09-2025
Vannier Cindy
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Introduction. La mise en place d’une endoprothèse aortique entraine des modifications anatomiques, notamment au niveau iliaque, en lien avec l’introduction de matériel rigide. L’anticipation de ces déformations permettrait d’une part un sizing préopératoire plus précis mais aussi une navigation plus fluide. Grace à des algorithmes intégrant du deep learning, il est possible de les prévoir à partir d’un logiciel de sizing utilisé en pratique courante. Cette étude avait pour objectif de mesurer la précision du masque de fusion 3D déformé par anticipation. Méthodes. Il s’agit d’une étude monocentrique prospective menée au CHU de Rennes de Juin à Décembre 2024. Tous les patients bénéficiant d’une endoprothèse aortique étaient inclus. Le sizing était réalisé avec EndoSize (Therenva) et les masques de fusion générés étaient ensuite exportés vers la station de fusion EndoNaut. Afin de quantifier la précision du masque de fusion déformée vs non déformée, l’angiographie peropératoire a été utilisée comme référence. Quatre critères ont été évalués pour comparer certains points du masque 3D déformé (Def) et non déformé (Nodef) avec l’angiographie (Art) : position des ostia rénaux et hypogastriques, le pourcentage de guide qui passait dans l’iliaque (%gui) et la distance Hausdorff (Hd) (Moyenne des distances minimales) entre les artères iliaques. Résultats. 31 patients ont été inclus (10 EVAR, 8 Branchée iliaque, 12 FEVAR, 1 BEVAR). Le temps nécessaire pour générer le masque (Def) dans EndoSize était < 45 sec/patient. La distance de position des ostia des artères rénales entre (Art) et (Nodef) était de 5,7 ± 4,3 mm et de 3,4 ± 2,7 mm entre (Art) et (Def) (p<0,001). La distance de position des ostia des hypogastriques entre (Art) et (Nodef) était de 8,7 ± 7,8 mm et de 8,6 ± 6,7 mm entre (Art) et (Def) (p=0,9). Le (%gui) était de 46,5 ± 19,5% sur le masque (Nodef) et de 57,9 ± 17,1 % sur le masque (Def) (p<0,001). La (Hd) était de 2,7 ± 0,7 mm sur le masque (Nodef) et de 2,2 ± 0,5 mm sur le masque (Def) (p<0,001). Conclusion. Cette étude montre qu’avec un algorithme intégré dans un logiciel de sizing, il est possible de générer facilement un masque de fusion d’images qui est plus précis que le masque de fusion habituel non déformé. Une variété de cas plus complexes au plan anatomique permettra d’améliorer les performances de cette anticipation
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Médecine
/ 19-09-2025
Courant Anna
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Contexte. La dépression du post-partum (DPP) touche environ 10 à 15 % des nouvelles mères et peut entraîner des conséquences graves pour les femmes ainsi que le développement de leurs enfants. En France, le suicide est identifié comme la principale cause de mortalité maternelle entre 6 semaines et 1 an après l’accouchement, selon les données de l’Enquête Nationale Confidentielle sur les Morts Maternelles. A ce jour, il n’existe pas de données sur le délai de prise en charge de la dépression du post partum. Objectif. Déterminer le délai de prise en charge en unité spécialisée pour la dépression post-partum dans le bassin rennais. Méthode. Étude rétrospective, observationnelle et descriptive multicentrique au sein de deux centres spécialisés : l’unité de psychiatrie périnatale du Centre Hospitalier Guillaume Régnier et l’hôpital de jour pédopsychiatrique du Centre Hospitalier Privé de Saint-Grégoire. Les patientes incluses ont été prises en charge entre le 1er novembre 2023 et le 1er novembre 2024. Les données collectées portaient sur les paramètres démographiques, médicaux, les délais d’adressage et de prise en charge. Résultats. Le délai moyen de prise en charge spécialisée était de 22 jours. Le délai moyen de diagnostic de dépression post-partum était de 141 jours. La majorité des patientes étaient adressées pour des motifs liés à la mère, dont 93% pour dépression du post-partum (n=78). Seules 12% (n=10) des patientes étaient adressées par leur médecin traitant. Un traitement médicamenteux et/ou une psychothérapie étaient souvent initiés avant ou pendant la prise en charge spécialisée. Certains facteurs de risques influençaient le délai de prise en charge, à la baisse en cas d’antécédent psychiatrique (rs=-0,3922 ; p=0,0321), à la hausse en cas d’antécédent de migration (rs= 0,4326 ; p=0,017) ou d’antécédent de pathologie somatique chronique (rs=0,4521, p=0,0119). Conclusion. Le délai de prise en charge spécialisée dans le bassin rennais semble raisonnable, sous réserve de l’absence de donnée comparative. Optimiser l’accès aux soins psychiatriques, notamment en réduisant les temps d’attente, est crucial pour réduire la mortalité maternelle et favoriser la santé mentale des mères et de leurs enfants.
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Gynécologie-Obstétrique
/ 18-09-2025
Roger Gwladys
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Introduction : L’arrivée de la contraception a marqué un tournant dans la vie sexuelle des femmes, avec un impact biopsychosocial majeur. Aujourd’hui son usage est très répandu. Outre son influence biologique via la prise d’hormones, elle a modifié les pratiques sexuelles avec une sexualité plus récréative et davantage tournée vers le plaisir féminin, tout en transférant la responsabilité contraceptive des hommes vers les femmes. L'impact de la contraception sur la qualité de vie sexuelle est souvent questionné et peut motiver les choix contraceptifs des individus. Objectif : L’objectif principal était d’évaluer la qualité de vie sexuelle des personnes assignées femmes à la naissance en fonction de la contraception utilisée. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les autres facteurs influençant la qualité de vie sexuelle. Méthodes : Il s’agissait d’une étude quantitative, observationnelle, transversale via un questionnaire en ligne diffusé sur les réseaux sociaux de décembre 2024 à mars 2025 et destiné aux personnes assignées femmes à la naissance, majeures, sans désir de grossesse à court terme, et comprenant le français. La qualité de vie sexuelle était définie par le calcul du score composite issu du questionnaire BISF-W. Résultats : Nous avons inclus 396 questionnaires complets. L’analyse multivariée du critère de jugement principal n’a pas montré de différence significative de la qualité de vie sexuelle selon la contraception utilisée. Concernant les critères de jugement secondaires, on observait une meilleure qualité de vie sexuelle chez les personnes consommant de la drogue, cisgenres, avec un antécédent d’HPV, sans antécédent de troubles douloureux pelviens, non terrorisées par la grossesse, avec un.une partenaire sexuel.le, avec une activité sexuelle au cours des 4 dernières semaines. Nous n’avons pas montré de différence significative de qualité de vie sexuelle en fonction de l’âge, du niveau d’étude, de la catégorie socioprofessionnelle, de la consommation de tabac, de la consommation excessive d’alcool, des antécédents médicaux, de la prise de traitement quotidien, de l’antécédent de violence, du nombre d’enfants, de l’antécédent d’IVG, de deuil parental ou des expériences sexuelles. Conclusion : La sexualité est un aspect essentiel à considérer dans la prise en charge globale des patient.e.s, qui mérite pleinement d’être abordée lors d’une consultation de contraception.
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Médecine Générale
/ 18-09-2025
Vuorinen Nathan
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Introduction : Le souhait d’un accompagnement de fin de vie à domicile est une demande forte au sein de l’opinion publique française. Néanmoins, la réalité est que les 2/3 des décès ont lieu dans une structure hospitalière. Ce constat interroge sur les éléments déterminants dans la réussite de cet accompagnement. Le soutien par le médecin généraliste des proches est un de ces éléments. Objectif : L’objectif de notre étude est d’identifier les difficultés et réponses apportées par le médecin généraliste à l’accompagnement des proches de patients en phase terminale. Méthode : 12 entretiens semi-dirigés ont été réalisés avec des médecins généralistes installés dans le département d’Ille et Vilaine pour réaliser une étude qualitative par analyse interprétative par théorisation ancrée. Résultats : Le médecin généraliste accompagne un entourage qui traverse une crise familiale. La souffrance des proches est totale : psychique, physique, sociale et spirituelle. Le médecin n’est pas épargné par la crise, il existe une porosité émotionnelle entre les souffrances des proches et ceux du soignant. Pour y répondre le médecin mobilise ses compétences ainsi la communication devient sa principale force pour apaiser. Conclusion : Les médecins généralistes sont des acteurs indispensables mais vulnérables dans l’accompagnement des proches en fin de vie. Ils ne peuvent ainsi exercer que pleinement entouré et préparé.
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Médecine générale
/ 18-09-2025
Le Franc Brieuc
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Introduction : En 2024, On estime à 40% le taux de la population française formée aux premiers secours. Dans les écoles primaires, le dispositif Apprendre à Porter Secours a pour objectif d’initier les élèves aux premiers secours. L’enseignement du dispositif incombe aux professeurs des écoles (PE). Cependant, ce ne sont pas des professionnels de santé. Peu de statistiques existent concernant l’application d’APS et le point de vue des PE à ce sujet. L’objectif principal de cette étude était d’explorer les facteurs vécus par les PE comme influents sur la mise en place de l’enseignement d’APS. L’objectif secondaire était d’identifier la place du médecin de l’Education nationale (MEN) dans cet enseignement, perçue par les PE. Materiel : Nous avons mené une étude qualitative par analyse thématique inductive d’entretiens semi-directifs effectués auprès de PE titulaires et remplaçants exerçants au sein d’établissements publics et privés du Morbihan. Resultats et conclusion : 11 entretiens individuels semi-directifs ont été conduits. Les résultats distinguent des facteurs personnels tels que la connaissance du dispositif, la confiance en soi, la légitimité de l’enseigner l’attrait pour le sujet. Et des facteurs environnementaux, tels que le soutien institutionnel, pédagogique, matériel, la densité du programme scolaire, le climat scolaire. Les MEN étaient perçus comme rares et trop sollicités pour intervenir dans le dispositif APS. Ainsi, ces facteurs d’influence, peuvent servir de leviers d’action afin d’améliorer la délivrance de l’enseignement des premiers secours via le dispositif APS et à fortiori la diffusion des premiers secours.
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Médecine
/ 16-09-2025
Domogala Amélie
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Introduction : Suite au décret officialisé en août 2023, l’internat de médecine générale s’étendra désormais sur quatre ans au lieu de trois ans. Cette réforme, mise en place afin de renforcer les compétences des internes et d’équilibrer l’offre de soins sur le territoire français, mais sans réelle consultation des étudiants, suscite de nombreux débats. Objectif : Recueillir les ressentis, les préoccupations et éventuellement les attentes des premiers internes de médecine générale formés à Rennes qui sont concernés par cette réforme. Méthode : Étude qualitative réalisée à partir d’entretiens semi-dirigés auprès de la première promotion d’internes de médecine générale de Rennes concernée par la réforme, soit des étudiants qui ont passé le concours de l’Examen Classant National en juin 2023. Résultats : La réforme de la quatrième année de médecine générale suscite des réactions contrastées au sein des internes de médecine générale de Rennes. D’un côté, certains apprécient l’opportunité de pouvoir se débarrasser plus rapidement du fardeau de la thèse ainsi que l’augmentation du temps de stage en ambulatoire qui leur offrira un gain d’expérience clinique pertinent. D’autre part, de nombreux étudiants critiquent le bénéfice pédagogique de cette quatrième année et questionnent le recrutement et l’implication des maîtres de stage, la qualité du travail de thèse, le recrutement de directeurs de thèse, et la valorisation financière. Les étudiants insistent également sur un retard à l’élaboration des projets de vie : d’une part personnels, en lien avec la rémunération et lieu de stage qui sera imposé ; mais aussi professionnels si cette quatrième année ne s’effectue pas en accord avec leur projet d’exercice futur. Conclusion : La réforme de la quatrième année présente des atouts en matière d’expérience clinique mais soulève des préoccupations quant à la valorisation financière, l’encadrement pédagogique, la faisabilité d’un travail de thèse original et pertinent, ainsi que l'équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Il devient essentiel de préciser et d’ajuster les modalités de cette réforme afin de répondre aux attentes des internes et d’harmoniser les objectifs de formation avec la réalité du terrain.
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Médecine générale
/ 16-09-2025
Dziezak Charles
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INTRODUCTION : L’infection à Helicobacter pylori constitue l’infection chronique la plus répandue dans le monde et représente la première cause de cancer d’origine infectieuse, devant le papillomavirus humain (HPV) et le virus de l’hépatite B (VHB). Le médecin généraliste occupe un rôle central dans la prise en charge de cette infection. Parmi les approches recommandées, la stratégie dite test-and-treat est soutenue par les consensus d’experts. L’objectif principal de cette étude est de dresser un état des lieux des pratiques en médecine générale sur ce sujet. MÉTHODES : Il s’agit d’une étude quantitative transversale descriptive. Un questionnaire a été envoyé aux médecins généralistes installés d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan et des Côtes d’Armor par le biais des conseils de l’ordre. Nous avons retenu 99 questionnaires complets. RÉSULTATS : La stratégie test-and-treat semble peu utilisée lorsqu’elle est indiquée chez un sujet jeune dyspeptique (10,1 %), au profit d’un traitement empirique en première intention. Les médecins interrogés déclarent dépister peu Helicobacter pylori (33,3 %). Les principaux facteurs motivant l’écartement de la stratégie test-and-treat sont la présence de signes d’alarme (86,7 %), l’âge (41,4 %) et le terrain ou les antécédents du patient (34,3 %). À l’inverse, un âge jeune (42,4 %), des symptômes typiques, simples ou persistants (39,4 %) et l’absence de signe d’alarme (34,4 %) sont perçus comme favorisant son recours. Environ un tiers des médecins sous-estiment la prévalence nationale et la moitié la prévalence mondiale d’Helicobacter pylori. La majorité sous-estime également la part de cancers attribuable à cette infection. CONCLUSION : La stratégie test-and-treat apparaît peu utilisée par les médecins généralistes interrogés, même lorsqu’elle est indiquée, au profit d’un traitement empirique. Le dépistage d’Helicobacter pylori reste peu fréquent et certaines connaissances épidémiologiques sont sous-estimées. Un renforcement de l’information et une clarification des recommandations pourraient favoriser un meilleur recours à cette stratégie en soins primaires.
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Médecine générale
/ 16-09-2025
Bezier Lise
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Contexte : Le vieillissement de la population française représente un défi majeur pour le système de santé, notamment l’accompagnement des soins, de la dépendance et le maintien de l’autonomie. Les médecins généralistes en soins primaires sont confrontés à des situations complexes qui nécessitent l’expertise de professionnels formés en gériatrie. Toutefois, l’accès aux gériatres est limité, en raison d’une démographie médicale insuffisante et de fortes disparités territoriales. Pour répondre à ces enjeux, la téléexpertise s’impose comme une solution innovante dans les parcours de soins. La plateforme sécurisée Omnidoc, utilisée au CHU de Rennes en gériatrie depuis 2021, facilite l’accès à une expertise. Cette étude a pour objectif principal de décrire le contenu des échanges réalisés via la téléexpertise entre les médecins généralistes et les gériatres du CHU de Rennes. L’objectif secondaire est d’analyser les caractéristiques socio-démographiques associées à ces demandes d’avis. Méthode : étude observationnelle, descriptive, monocentrique et rétrospective portant sur les demandes de téléexpertise gériatrique adressées aux gériatres du CHU de Rennes via Omnidoc, entre janvier et juin 2024. Les caractéristiques des patients, des requérants, des experts, ainsi que le contenu des échanges et les types de réponses ont été analysés. Résultats : 120 demandes de téléexpertise, comportant 137 motifs, ont été analysées. Le délai moyen de réponse était de 1,5 jour, avec 39,2% en moins de 24 h et près de 100% en moins de 7 jours. Les patients, majoritairement des femmes (66,7 %), avaient en moyenne 85,8 ans, un indice de Charlson de 6,92 et prenaient 5,6 médicaments. Près de 43 % résidaient en EHPAD. Les requérants exerçaient majoritairement en zone de vigilance (76,5 %), mais le taux de recours à la télé expertise du CHU était deux fois plus élevé en zone sous-dense (0,40 pour 1 000 habitants), et en particulier our des patients résidant en EHPAD (64,3 % des demandes). Sur les 50 motifs recensés, les plus fréquents étaient les troubles du comportement ou psychologiques liés à la démence (n = 37, 27 %), les chutes à répétition (n = 10, 7,3 %) et les troubles neurocognitifs (n = 7, 5,1 %). Les réponses les plus courantes incluaient des conseils thérapeutiques médicamenteux (72,5 %), des demandes d’examens biologiques (26,7 %) et des conseils non médicamenteux (23,3 %) mais aussi 20% de consultations, 16% de téléconsultation, 16% d’hospitalisation et 13% d’HDJ. Conclusion : La téléexpertise gériatrique apparaît comme un outil structurant pour améliorer l’accès à l’expertise en gériatrie, notamment en zones sous-denses et pour les patients résidants en EHPAD. Elle prend désormais une place indéniable dans les parcours de soins. Elle renforce la coordination ville-hôpital et présente des bénéfices à la fois organisationnels, cliniques et formatifs.
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Médecine
/ 16-09-2025
Kabashi Perrie
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Introduction : Les chutes constituent la première cause d’accidents de la vie courante chez les personnes âgées, avec des conséquences majeures en termes de morbidité, de mortalité et de perte d’autonomie. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande une évaluation systématique dès le premier épisode, mais aucun format de consultation spécifique en médecine générale n’existe à ce jour. Objectif : Évaluer la faisabilité d’une consultation post-chute standardisée, menée par un médecin généraliste, chez les patients de 70 ans et plus, en moins de trente minutes. Matériel et méthode : Étude prospective, monocentrique, menée à l’Accueil des Soins Non Programmés de la polyclinique Saint-Laurent à Rennes. Cinquante patients ont participé à une consultation post-chute structurée autour d’une grille d’évaluation standardisée, basée sur les recommandations de la HAS. Résultats : La durée moyenne de consultation était de 20,51 minutes, avec 94 % des entretiens réalisés en moins de 30 minutes. En moyenne, 11,7 facteurs de risque ont été identifiés par patient, dont plusieurs modifiables (troubles visuels, ostéo-articulaires, cardiovasculaires, environnement domestique). Le taux de participation (49 %) reflète l’intérêt des patients pour une telle approche. Conclusion : Une consultation post-chute standardisée en médecine générale apparaît faisable, pertinente et acceptable pour les patients. Elle pourrait favoriser le repérage précoce des facteurs de risque et la mise en œuvre d’interventions adaptées. Des études multicentriques en conditions réelles de médecine de ville sont nécessaires pour en évaluer l’impact sur la prévention des chutes et leurs conséquences.
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Gynécologie Obstétrique
/ 13-06-2025
Lafond Clémentine
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La chirurgie axillaire, par curage axillaire (CA) ou lymphadénectomie sélective (LSS), est un temps essentiel du diagnostic et du traitement du cancer du sein. Cette LSS fut la première étape de désescalade chirurgicale axillaire toujours en plein essor avec l’arrivée de la dissection axillaire ciblée (DAC) déjà ancrée dans les recommandations internationales mais pas encore françaises. Objectif : Étudier les pratiques actuelles françaises quant à la désescalade chirurgicale axillaire en comparant par centre les indications de chaque type de chirurgie, leurs méthodes et leurs avis quant à leur pratique. Matériels et méthodes : Étude transversale observationnelle nationale réalisée sur 24 structures de soins (CLCC, CHU et CH) prenant en charge des patientes atteintes de cancer du sein. Entre octobre 2024 et mai 2025, les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire de 109 questions envoyé par voie électronique et portant sur les taux et indications chirurgicales des différentes techniques de chirurgie axillaire (CA, LSS et DAC) ainsi que sur l’avis des chirurgiens·nes quant à la DAC. Résultats : Parmi les 21 centres ayant répondu à notre questionnaire (taux de réponse : 87,5%), 15 centres étaient des CLCC (71,4%), 4 des CHU (19%) et 2 des CH (9,5%). 81% pratiquaient la biopsie-exérèse ciblée, 55,6% la DAC de façon courante et 27,8% lors d’essais thérapeutiques. La principale indication retenue de DAC est le cas de carcinome pN+ devenant ypN0 après thérapie systémique néo-adjuvante (TSNA) puisque 87,6% des chirurgiens.nes pratiquant la DAC ne la réalisaient que dans cette indication. L’intégralité des chirurgiens.nes sont par ailleurs favorables à sa mise en place sur l’ensemble du territoire français et 95,3% pensent que sa pratique va changer la prise en charge des patientes et permettre de réaliser de moins en moins de CA. Conclusion : La DAC tend à prendre une place croissante dans les pratiques françaises notamment dans les cas d’atteinte ganglionnaire initiale avec peu de ganglions atteints et en post-TSNA de tumeurs agressives, étant déjà répandue dans la plupart des structures anti-cancer malgré l’absence actuelle de recommandations françaises quant à sa pratique.
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