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État des lieux des représentations des consultations psychologiques chez les agriculteurs en Bretagne


MEDECINE GENERALE / 23-10-2025
Gautier Nicolas
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Contexte : La population agricole est particulièrement concerné en France et en Bretagne par le suicide et la prise en charge des agriculteurs sur le plan psychologique est souvent trop tardive. Bien que les agriculteurs semblent connaitre certains recours possibles, il existe une nette sous consommation de soins en santé mentale et des freins semblent bloquer la prise en charge. Objectif : Connaitre les représentations des consultations psychologiques chez les agriculteurs en Bretagne. Méthodes : Réalisation d’une étude qualitative avec des entretiens semi-dirigés de 16 agriculteurs répartis sur la région Bretagne contactés directement ou recrutés via des cabinets médicaux. L’analyse des données a été faite avec un double codage et une triangulation des données. Résultats : Les consultations psychologiques sont perçues comme un entretien avec une personne, professionnel ou non ou le psychologue, le médecin traitant et la famille ont toutes leur place. Ecoute active, confession, explication de ses problèmes et de son ressenti font partis de la consultation. Cette consultation peut aboutir a une analyse avec identification et compréhension des problèmes ainsi qu’a des perspectives d’évolution. Les attentes de ces consultations sont variées et dépendent du besoin de l’agriculteur. De nombreux freins sont encore très présents et doivent aboutir à des leviers d’action.

Corrélation entre l'intensité de la cytolyse hépatique et la présence ou non de lésions hépatiques au scanner chez les traumatisés sévères


Diplôme d'état de docteur en médecine / 22-10-2025
Blanchet Elodie
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Contexte : Les traumatismes sévères en France sont fréquents. L’abdomen est la 3e région la plus touchée. Les patients ayant un traumatisme avec une cinétique élevée sans point d’appel clinique abdominal ou bien avec une cytolyse hépatique sur la biologie sans douleur abdominale, n’ont pas de prise en charge parfaitement établie, l’indication du scanner pose question. Une prescription d’imagerie à l’excès peut augmenter le temps de prise en charge du patient, engendrer une surcharge de demande d’imagerie, une irradiation inutile. Objectif : Cette étude analyse la corrélation entre la cytolyse hépatique et la présence ou non de lésions hépatiques sur le scanner chez les traumatisés sévères, lors de leur prise en charge initiale. Elle cherche également à identifier un seuil d’ASAT et d’ALAT pour lequel le risque d’avoir une lésion hépatique serait quasiment nul. Elle analyse également les facteurs confondants pouvant jouer sur la cytolyse hépatique. Méthodes : L’étude inclut les traumatisés sévères majeurs, pris en charge au CHU de Rennes, en SAUV et au trauma center, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. Cette étude correspond à un test diagnostique comparant la cytolyse hépatique au scanner, test de référence. Elle a pour critère de jugement principal la VPP et la VPN. En objectifs secondaires, une étude des facteurs confondants est réalisée ainsi que la détermination d’un seuil d’ASAT normé et d’ALAT normé à l’aide d’une courbe ROC. Résultats : 940 patients ont été inclus dans cette étude dont 102 présentant une lésion hépatique. La cytolyse présente une bonne sensibilité mais une faible spécificité de diagnostiquer une lésion hépatique. La VPN de la cytolyse est bonne à 96,93 % [94,8%;99%]. On observe un fort taux de FP avec 585 patients sur 940. Un seuil d’ASAT normé a pu être établi à 3,49 pour une VPN de 96,82 % [95,5%;98,2%] et un seuil d’ALAT normé à 1,91 pour une VPN de 97,23 % [96%;98,4%]. La présence d’un antécédent hépatique multiplie par 3 le risque d’être faux positif par rapport à tous les autres cas (VP, FN et VN). Conclusion : La cytolyse est un test diagnostique très sensible mais très peu spécifique car il génère beaucoup de FP. La présence d’une cytolyse hépatique est peu prédictive de la présence de lésion hépatique. En revanche, l’absence de cytolyse est un bon reflet de l’absence de lésion hépatique. Ces résultats sont encourageants et pourraient faire l’objet d’une étude multicentrique et d’une puissance supérieure.

Parcours de soins de médecins généralistes libéraux ayant été touchés par un syndrome d’épuisement professionnel : une étude qualitative auprès de 13 médecins généralistes en Bretagne


Médecine / 21-10-2025
Wilmart Estelle
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Introduction : Le syndrome d’épuisement professionnel des médecins généralistes libéraux est un véritable fléau dans notre société. Peu de travaux de recherche se sont intéressés à la prise en charge des médecins en burn-out. L’objectif principal de cette étude était d’étudier les parcours de soins vécus par des médecins généralistes libéraux ayant été touchés par un syndrome d’épuisement professionnel et de proposer des pistes de réflexion pour améliorer leur prise en charge. Méthode : Une étude qualitative par entretiens semi-dirigés a été menée en Bretagne auprès de médecins généralistes ayant vécu un syndrome d’épuisement professionnel au cours de leur exercice libéral. Les entretiens ont été enregistrés, retranscrits intégralement et anonymisés puis analysés avec une approche inspirée de la phénoménologie interprétative à l’aide du logiciel NVivo 15. Résultats : 13 entretiens ont été réalisés de mars à octobre 2024. Les origines du burn-out sont multifactorielles : professionnelles, personnelles et environnementales. Le burn-out s’exprime par des manifestations émotionnelles, cognitives, comportementales, motivationnelles, physiques et addictives. Le parcours de soins des médecins épuisés se traduit par une prise en charge médicale et paramédicale, personnelle et professionnelle. La prise en charge est multidisciplinaire, souvent tardive, avec une interruption du travail, des thérapies médicamenteuses et non médicamenteuses, parfois un recours aux dispositifs d’aide, rarement une hospitalisation. Le médecin mène un travail personnel de réflexion et d’analyse, redéfinit ses priorités et réalise des changements. Il rééquilibre sa vie personnelle. La reprise d’une activité professionnelle est préparée. La plupart des médecins reprennent l’exercice libéral en réorganisant leur activité, leur emploi du temps et en améliorant leurs conditions de travail, d’autres deviennent salariés. Toutefois, de par leur statut de médecins libéraux, de nombreux freins viennent complexifier leur prise en charge et limiter leur accès aux soins. Les médecins de l’étude partagent leurs conseils pour surmonter cette épreuve. Conclusion : En miroir des freins, la déconstruction de l’image idéalisée du médecin, une évolution de la culture médicale et sociétale, le choix d’un médecin traitant dès les études et après, un dépistage précoce et régulier du burn-out, la définition de la place de chacun en consultation, le développement de formations sur la prise en charge des soignants, le recrutement facilité de remplaçants, une harmonisation de la couverture sociale avec celle des salariés, le choix d’une prévoyance adaptée ainsi qu’une meilleure communication sur les dispositifs d’aide existants afin de faciliter leur accès pourraient améliorer leur prise en charge. Le processus de guérison et de reconstruction est long et éprouvant avec un risque de rechute. Sensibiliser les étudiants en médecine au risque de syndrome d’épuisement professionnel et les former à sa prévention pourrait être envisagé afin de limiter son installation.

Étude rétrospective multicentrique évaluant les facteurs pronostiques chez les patients opérés pour aspergillose pulmonaire chronique entre 2012 et 2021


Pneumologie / 21-10-2025
Lossouarn Renaud
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Introduction : L’aspergillose pulmonaire chronique (APC) est une infection rare mais sévère touchant surtout des patients immunocompétents présentant des séquelles pulmonaires. Malgré les progrès des antifongiques triazolés et des techniques chirurgicales mini-invasives, la stratégie thérapeutique optimale demeure controversée, notamment quant à la place de la chirurgie et du traitement antifongique périopératoire. Ce travail rétrospectif multicentrique décrit les caractéristiques cliniques, microbiologiques et chirurgicales des patients opérés pour APC, et évalue les facteurs associés à la rechute et à la mortalité postopératoire. Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective, multicentrique et analytique menée entre 2012 et 2021 dans trois centres français (CHU de Rennes, CHU de Rouen, CH de Saint-Brieuc), incluant les patients adultes opérés pour aspergillose pulmonaire chronique confirmée histologiquement, afin d’analyser leurs caractéristiques, les traitements antifongiques et les résultats post-opératoires. Résultats : 48 patients ont été inclus (âge moyen 56 ans, 63 % d’hommes), dont 69 % présentaient une forme complexe d’APC (CCPA). La lobectomie (42 %) et les wedges (33 %) étaient les gestes les plus fréquents, réalisés majoritairement par voie mini-invasive (71 %). Un traitement antifongique a été administré chez 82 % des patients, le plus souvent à la fois en pré- et post-opératoire, sans impact significatif sur le risque de rechute. Les complications postopératoires survenaient chez 60 % des patients, avec une mortalité de 4 % à 30 jours et de 15 % sur la durée du suivi. Le taux de rechute était de 13 % après un suivi médian de 3,5 ans. La chirurgie mini-invasive était associée à une morbidité et une mortalité significativement plus faibles que la thoracotomie, tandis que les formes cavitaires présentaient davantage de complications précoces. Conclusion : La chirurgie des formes chroniques d’aspergillose pulmonaire offre de bons résultats à long terme lorsque les patients sont soigneusement sélectionnés. Les approches mini-invasives devraient être privilégiées, tandis que l’intérêt des antifongiques en périopératoire reste à préciser.

Évaluation des performances d’une application mobile pour le diagnostic d’infarctus du myocarde par occlusion


Médecine / 20-10-2025
Marry Yann-Robin
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Introduction : Les critères électrocardiographiques actuellement utilisés en routine sont peu performants pour le diagnostic d’infarctus du myocarde par occlusion (IMO).Objectifs : Évaluer la sensibilité et la spécificité d’un algorithme d’intelligence artificielle pour le diagnostic d’infarctus du myocarde par occlusion via l’utilisation d’une application mobile. Comparer les performances de l’application à celles des critères diagnostiques de syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+). Méthode : Les électrocardiogrammes (ECG) de patients ayant consulté aux urgences cardiologiques du CHU de Rennes pour douleur thoracique on été numérisé et interprétés de manière rétrospective à l’aide de l’application mobile étudiée. La référence utilisée pour le diagnostic d’IMO était un score TIMI-flow allant de 0 à 2, ou un score TIMI de 3 associé à un pic de troponinémie T hypersensible supérieur à 1000pg/mL. Résultats : 245 ECG ont été analysé dont 23 correspondaient à un IMO. La sensibilité de l’algorithme intégré par l’application était de 74 % et la spécificité de 97 %. Les critères de SCA ST+ avaient une sensibilité et une spécificité respectivement de 65 % et 99 %. Il n’y avait pas de différence significative entre les performances de l’application et celles des critères électrocardiographiques de SCA ST+. Conclusion : Dans cette étude monocentrique rétrospective, l’utilisation d’un algorithme d’intelligence artificielle en comparaison aux critères diagnostiques usuels semble montrer un gain de sensibilité et une perte de spécificité pour le diagnostic d’IMO. De nouvelles recherches à plus large échelle sont nécessaires afin de déterminer si un tel outil peut améliorer la prise en charge des infarctus par occlusion coronaire

Cancers du rectum avec métastases hépatiques synchrones : évaluation de la réponse tumorale rectale et perspectives de préservation d’organe


Medecine / 17-10-2025
Mousset Mélanie
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Introduction : Le cancer du rectum est fréquemment associé à des métastases hépatiques synchrones (25 %), qui conditionnent le pronostic. La chirurgie rectale radicale peut altérer la qualité de vie (syndrome de résection antérieure basse, stomie définitive, séquelles sexuelles et urinaires…). Dans les cancers non métastatiques, des stratégies de préservation d’organe, basées sur la réponse tumorale après traitement néoadjuvant, ont montré leur faisabilité. Aucune étude n’a évalué cette approche dans le contexte métastatique. Objectif : Identifier les patients atteints de cancer du rectum avec métastases hépatiques synchrones présentant une réponse complète ou majeure après traitement néoadjuvant, afin d’envisager la faisabilité d’une préservation rectale. Méthodes : Étude rétrospective, multicentrique (CHU Rennes, Institut Paoli Calmettes - CLCC Marseille), incluant les patients porteurs d’un adénocarcinome rectal bas ou moyen avec métastases hépatiques synchrones résécables pris en charge entre 2007 et 2023). Tous ont reçu une chimiothérapie systémique suivie d’une radiochimiothérapie pelvienne. La réponse rectale a été évaluée sur la pièce opératoire (ypT0N0, ypT1N0, pT0Nx). Résultats : 96 patients répondaient aux critères d’inclusion. Une réponse histologique complète ou majeure a été observée chez 14 patients (14,6%). Les facteurs prédictifs associés étaient une réponse complète à l’IRM (35,7 % vs 10,0 % ; p=0,0228) et un stade usT0 post-traitement à l’échoendoscopie (71,4 % vs 29,0 % ; p=0,0188). Une tendance à la corrélation avec une régression hépatique > 50 % était retrouvée (p=0,0575). La survie globale médiane dépassait 48 mois, avec un taux de survie à 5 ans proche de 45 %. Les récidives restaient dominées par les localisations hépatiques (~30 % à 2 ans), alors que les récidives locales étaient rares (< 10 %). Conclusion : Environ 15 % des patients atteints de cancer du rectum avec métastases hépatiques synchrones présentent une réponse rectale complète ou quasi-complète après traitement néoadjuvant, ouvrant la voie à une stratégie de préservation rectale dans des cas sélectionnés. La stratégie liver-first, en sécurisant le contrôle hépatique, pourrait constituer le cadre optimal d’une telle approche. Ces résultats justifient la mise en place d’études prospectives multicentriques pour valider les critères d’éligibilité à une stratégie de préservation d’organe dans cette population.

BK-TENO: étude descriptive, rétrospective des arthrites périphériques et ténosynovites à Mycobacterium tuberculosis


Rhumatologie / 17-10-2025
Faÿsse Aliénor
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Introduction : Les arthrites et ténosynovites à tuberculose sont des atteintes rares et peu décrites constituant un défi diagnostique et thérapeutique. Objectif : Décrire les caractéristiques cliniques, microbiologiques, radiographiques et thérapeutiques des atteintes articulaires extrarachidiennes à Mycobacterium tuberculosis. Méthodes : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique incluant 11 patients. Résultats : L’âge moyen au diagnostic était de 60 ans avec 63% de patients originaires de zones endémiques. Les patients avec un rhumatisme inflammatoire chronique et une immunodépression étaient surreprésentés. Le délai médian diagnostique était de 7 mois. Neuf patients présentaient une arthrite et quatre une ténosynovite (dont deux cas combinés). Le diagnostic reposait sur la PCR M. tuberculosis positive sur liquide articulaire ou biopsie synoviale. Le pincement articulaire et la déminéralisation osseuse étaient retrouvés sur 77,8 % des radiographies articulaires. 10 patients ont été traités par traitement antituberculeux standard ; cinq patients (45,5 %) ont nécessité une chirurgie, allant du lavage articulaire à l’amputation. Conclusion : Série large en comparaison avec les autres études européennes, qui souligne la difficulté diagnostique de ces atteintes. Projet multicentrique en cours.

Ressenti des aidants familiaux en activité professionnelle face à la prise en charge de proches atteints de troubles cognitifs : une étude qualitative en Ille et Vilaine


Médecine Générale / 16-10-2025
Taillieu Benjamin
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Les troubles cognitifs touchent un nombre croissant de personnes en France, plaçant les aidants familiaux au centre de la prise en charge. Leur engagement transforme profondément leur vie personnelle et professionnelle. Cette étude qualitative, menée auprès de seize aidants en Ille-et-Vilaine, explore leur ressenti et l’impact de ce rôle sur leur quotidien. Assumer cette responsabilité apparaît souvent comme une évidence affective, mais elle s’accompagne d’une charge importante : vigilance constante, épuisement psychologique, culpabilité et sentiment d’impuissance face à la progression de la maladie. La vie professionnelle occupe une place centrale dans leur expérience : elle peut être source de surcharge et de préoccupations permanentes, réduire la disponibilité et fragiliser la concentration. Mais elle constitue aussi, pour certains, un moment de répit permettant de préserver une identité distincte de l’aidance. Le soutien des collègues et les aménagements professionnels restent toutefois très inégaux, allant de la compréhension à l’indifférence. Ces résultats soulignent la nécessité de mieux repérer et accompagner les aidants actifs, afin de prévenir l’épuisement et de favoriser une conciliation plus équilibrée entre activité professionnelle et rôle d’aidant.

Le médecin généraliste et ses difficultés au dépistage de l'addiction à la cocaïne sur la ville de Rennes


Médecine générale / 16-10-2025
Grillon Valentin
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Introduction : Les addictions posent, en France, un problème de santé publique majeur. Cette thématique interpelle les médecins généralistes car ils se retrouvent en première ligne. Cependant, cette activité est ressentie comme ingrate et nécessitant un engagement important de la part du médecin. Or, la cocaïne est actuellement la deuxième drogue illicite la plus consommée en France. Son marché présente une augmentation majeure depuis quelques années. L’objectif principal de cette étude est de déterminer les principales difficultés des médecins généralistes face au dépistage de l’addiction à la cocaïne. Les objectifs secondaires sont de recenser les démarches facilitant dépistage de cette addiction et de regrouper les propositions pour améliorer celui-ci. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative par entretiens semi-dirigés, confidentiels et anonymes auprès de 10 médecins généraliste de la ville de Rennes. La saturation des données a été obtenue au bout du 7ème entretien. L’analyse s’est déroulée par pré-analyse des verbatims puis codification des verbatims et enfin regroupement des codes en thèmes. Résultats : Les freins au dépistage retrouvés durant les entretiens sont une méconnaissance du sujet, la perception que l’addictologie est une spécialité exigeante, un embarras pour aborder le sujet, un manque d’automatisme, une difficulté pour établir une population à risque, des modes de consommations divers, un manque de temps, la banalisation par les patients. Les propositions d’améliorations sont de meilleurs formations initiale et continue, instaurer une relation de confiance, inciter les patients par la prévention primaire, un interrogatoire type et l’abord du sujet via ses complications. Conclusion : Les principaux freins au dépistage de l’addiction à la cocaïne sont la faible connaissance de ce sujet, s’expliquant notamment par un manque de formation globale, la perception que l’addictologie est une spécialité exigeante avec un fort sentiment d’impuissance, l’impression d’un sujet tabou avec un embarras pour aborder cette thématique, la difficulté pour définir une population « à risque » et la variété des modes de consommation, la banalisation de la consommation de la part des patients et enfin un manque de temps en consultation. Afin de pouvoir aborder cette thématique plus facilement en consultation de médecine générale, il semble pertinent d’améliorer la formation initiale et continue, de pouvoir instaurer une relation de confiance avec les patients, d’inciter les patients à en parler d’eux-mêmes via des affiches en salle d’attente ou encore des campagnes de prévention nationales, de mettre en place des outils de dépistage tel que l’interrogatoire type et enfin d’améliorer l’accessibilité aux filières et structures de soin.

Création d’une filière IDE puériculture au sein du SAMU 35, retour sur les 6 premiers mois


Thèse d'exercice médical- médecine d'urgence / 15-10-2025
Malinge Justine
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La saturation croissante des urgences pédiatriques et la hausse des appels au 15 ont conduit à la création, au SAMU 35, d’une filière innovante intégrant des infirmières puéricultrices (IDE puéricultrices) en « quatrième ligne » de régulation. Cette thèse évalue les six premiers mois de ce dispositif pilote, à la fois en termes d’activité et de ressenti des professionnelles. Méthodologie : Étude mixte : analyse rétrospective de tous les appels pédiatriques (0–16 ans) pris en charge par les IDE puéricultrices entre le 1ᵉʳ novembre 2024 et le 30 avril 2025, complétée par six entretiens semi-dirigés auprès des puéricultrices, analysés selon un codage thématique inductif. Résultats En six mois, 2 167 appels ont été régulés pour des enfants d’âge médian proche de 2 ans. Les motifs principaux étaient les traumatismes, la fièvre, les troubles digestifs et la gêne respiratoire. L’activité était plus importante le week-end, en particulier le dimanche. Dans 72% des cas, un simple conseil a suffi ; 19 % des enfants ont été orientés vers les urgences et 9 % vers une consultation libérale. Les entretiens mettent en avant un sentiment de forte valeur ajoutée des puéricultrices : expertise pédiatrique, rôle central en prévention et en éducation parentale, réassurance des familles par le suivi d’appel et la visioconférence, et amélioration du lien ville–hôpital. Elles soulignent toutefois un manque de reconnaissance institutionnelle et le besoin d’une intégration interprofessionnelle plus affirmée. Conclusion : cette étude pilote menée au SAMU 35 suggère que l’intégration des puéricultrices en régulation pédiatrique pourrait apporter un réel bénéfice en termes de réassurance parentale, de prévention et d’optimisation du parcours de soins.

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