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médecine
/ 16-01-2024
Bernard De Lajartre Océane
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Rationnel : Depuis l'introduction de la vaccination, la proportion de patients immunodéprimés parmi les patients gravement malades admis aux soins intensifs pour COVID-19 semble augmenter de manière significative. Cependant, les données concernant cette population sont rares en réanimation. Méthodes : Dans cette étude observationnelle rétrospective monocentrique réalisée dans le service de réanimation médicale du CHU de Rennes, nous avons recueilli des données sur des patients adultes admis en soins intensifs pour insuffisance respiratoire aiguë liée à une pneumonie sévère à SARS- CoV2. Pour assurer une comparaison équilibrée, les patients immunodéprimés et non immunodéprimés ont été appariés à l'aide d'un score de propension. Un modèle proportionnel de Cox a été utilisé pour déterminer si l'état d'immunodépression pendant le séjour était associé à la mortalité en soins intensifs. Résultats : Entre le 1er mars 2021, date d'arrivée des premiers patients vaccinés, et le 31 décembre 2022, nous avons identifié 294 patients (dont 220 non immunodéprimés et 74 immunodéprimés). Le groupe immunodéprimé présentait un risque plus élevé de mortalité en soins intensifs (31,1 % contre 8,6 %, p < 0,001) et un risque plus élevé de contracter des infections acquises (52,7 % contre 19,5 %, p < 0,001) par rapport au groupe non immunodéprimé. Après appariement, le groupe immunodéprimé présentait des taux significativement plus élevés d'infections acquises (39 (52,7 %) contre 22 (29,7 %), p = 0,008), ainsi qu'une durée de séjour plus longue en unité de soins intensifs (13 jours (7-28,8) contre 8 (3-23), p = 0,046). Dans un modèle proportionnel de Cox, l'immunosuppression n'a pas été identifiée comme un facteur de risque significatif de décès en soins intensifs (HR : 1.58 [0.79-3.14] ; p = 0.2), mais a été associée à une incidence plus élevée d'infections acquises (HR : 2.27 [1.02-5.06] ; p = 0.04). Conclusion : Dans cette étude rétrospective, l'état d'immunodépression des patients admis en soins intensifs pour une insuffisance respiratoire aiguë liée à une pneumonie sévère due au SARS-CoV2 n'était pas associé à une mortalité plus élevée.
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Pharmacie
/ 15-05-2023
Launay Marine
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Face à la crise sanitaire liée à la Covid-19, les différentes pratiques que regroupe la télémédecine ont connu un véritable essor puisqu’elles ont permis de garantir la continuité des soins tout en gardant une distance physique entre les professionnels de santé et les patients. Parmi ces pratiques, la téléconsultation a connu un réel pic d’utilisation, passant de moins d’1% des consultations totales en 2019 à plus de 20% pendant le confinement, et se stabilisant à environ 4% suite à la pandémie. La majorité de ces téléconsultations sont réalisées à domicile, toutefois depuis 2019 elles peuvent également se dérouler dans les officines et collectivités qui disposent du matériel adapté. Les téléconsultations à l’officine sont encadrées par l’avenant numéro 15 à la convention nationale du 4 mai 2012 qui place le pharmacien dans un rôle de professionnel de santé accompagnant et garantit la qualité de la prestation. En effet, lors d’une téléconsultation à l’officine, des dispositifs médicaux tels qu’un stéthoscope, un otoscope, un tensiomètre, un thermomètre et autres, sont mis à disposition du patient afin de permettre au médecin d’affiner son diagnostic et d’offrir une prise en charge optimale. De plus, l’encadrement possible de la téléconsultation par un pharmacien permet de sécuriser le patient dans l’utilisation des outils informatiques et des dispositifs médicaux, ainsi que dans la bonne compréhension des conseils et informations prodigués par le médecin. L’étude menée ici a pour objectif principal de définir si l’installation d’un dispositif de téléconsultation à la Pharmacie des Sables située à Plurien, commune rurale des Côtes d’Armor caractérisée par une démographie médicale modeste et une forte fréquentation touristique estivale, présente un intérêt. Le questionnaire distribué aux patients a permis notamment de dégager l’intérêt notable d’un dispositif de téléconsultation à l’officine. En effet, plus de 90% des patients estiment que cela peut leur être utile en cas de difficultés d’obtention d’un rendez-vous chez le médecin généraliste.
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Medecine
/ 04-01-1997
Duval Elise
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Introduction : Le diabète de type 2 est un enjeu majeur de santé publique, touchant 5% de la population française, et les outils numériques y occupent une place croissante. Dans un contexte où la e-santé se développe et le smartphone est devenu un outil du quotidien, le QR code apparait être un moyen simple d’accéder à une information médicale fiable. Cette thèse avait pour objectif d’explorer les attentes des patients en termes d’informations médicales via l’outil QR code sur les ordonnances, leur permettant alors d’avoir un accès direct et rapide à une information fiable et vérifiée par la communauté scientifique. Matériel et Méthodes : Etude qualitative menée par entretiens semi-dirigés auprès de patients bretons atteints de diabète de type 2. Résultats : Neuf entretiens ont été réalisés chez des patients âgés de 37 à 80 ans. Les participants expriment un manque d’accompagnement et un accès difficile aux informations fiables concernant leur maladie. Les attentes des participants concernant le QR code sont l’accessibilité à une information fiable, complémentaire de l’information du médecin traitant. L’autonomisation ou « empowerment » est une des attentes principales des participants, ainsi que l’accès à une information personnalisée et adaptée au mode de vie. L’information est attendue dans un format vidéo, court et simple. Le QR code est également perçu comme un levier potentiel d’éducation et de prévention en santé publique. Plusieurs obstacles à leur utilisation sont présents : iniquités d’accès, méfiance envers les technologies et droit au refus d’information. Discussion : Le QR code est un outil simple rapide et fiable pour accéder à une information validée, et pourrait contribuer à l’éducation à la santé des patients. L’accès au QR code pourrait redéfinir la relation médecin-patient et le rôle du médecin, participant à une co-construction des savoirs, et garantissant la qualité de l’information. L’accès à la e-santé favorise l’autonomisation et améliore l’adhérence thérapeutique. Sa mise en œuvre soulève des enjeux d’équité d’accès à l’information. Il pourrait s’intégrer facilement aux consultations médicales et aux politiques de santé publiques mais nécessiterait des actions pédagogiques pour éviter l’exclusion des patients les plus fragiles.
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