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Médecine
/ 22-04-2024
Uro Lydie
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Introduction : Le Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) est un centre d’appel, répondan24h/24. C’est le premier point de contact avec les services de soin. Les appels sont décrochés par un Assistant de Régulation Médicale (ARM), puis transféré à un médecin. Décrocher les appels dans les meilleurs délais est un facteur important de qualité en régulation, pour limiter les appels perdus ou encore identifier rapidement des situations d’urgence vitales. Les SAMU sont en évolution vers les SAS qui associent la régulation de l’aide médicale urgente et des soins non programmés. Un nouveau standard qualité est mis en avant pour mieux calibrée la qualité de la réponse à l’aide de la QS30, soit le taux d’appels décrochés en 30 secondes. Pour accéder à cet objectif qualité, un système bi niveau est préconisé, mais différentes modalités sont envisageables et aucun travail ne les a comparées dans leur mise en pratique. Cette étude a pour objectif de comparer l’accessibilité de la population selon différentes organisations de SAS bi-niveaux en condition réelle. Matériels et méthodes : L’étude portait sur trois centres, ayant déjà mis en place le SAS : SAMU 35, 44 et 86. Les critères d’inclusion concernaient tous les appels réceptionnés par un SAS arrivant en N1, quelques soit la provenance. Les périodes d’inclusion étaient les mois de Mai à Juin des années 2022 et 2023. Il s’agit d’une étude : multicentrique, nationale, observationnelle, rétrospective et comparative. Le critère de jugement principal de l’analyse était la comparaison de la QS30 entre 2022 et 2023 soit avant puis après mise en place du SAS. Différents objectifs secondaires s’ajoutaient au principal : décrire l’activité des SAMU participants, décrire les critères qualité des centres, comparer les organisations des SAS entre eux, explorer les liens entre facteurs organisationnels et les indicateurs de performance. Résultats : La comparaison 2022 vs 2023 dans les SAMU 35 et 44 (p < 2.2e-16) est en faveur d’une amélioration de la QS30 entre les 2 périodes. Un second test (p < 2.2e-16) met en évidence la présence d’une différence entre les 3 centres avec la possibilité de la supériorité d’un système par rapport à l’autre. Le dernier test comparant le SAS 86 vs 35 ou 44 (p < 10-4) démontre d’une QS30 supérieur dans le SAS 86. Par ailleurs l’étude de régression multivariée met en avant un effet important entre le nombre d’appel reçu par agent par heure et le taux de charge des agents par heure (0.68 pour 2022 et 0.61 pour 2023), et le taux de charge des agents par heure et la QS30 (-0.76 pour 2022 et -0.61 pour 2023). Discussion : Il s’agit, à notre connaissance, de la première étude sur données réelles, en période hors COVID, en France, à la suite de la mise en place des SAS. La comparaison de la QS30 entre avant et après la mise en place du SAS permet de conclure à une franche amélioration de la qualité de la régulation médicale en France. Ce résultat attendu, nous conforte dans la nécessité de les évaluer en détail. Il est toutefois important de noter que des analyses complémentaires à ce travail préliminaire sont encore nécessaire pour comprendre qu’elle peut être la meilleure façon d’implémenter un SAS.
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Médecine Intensive-Réanimation
/ 19-04-2024
Bichon Anaëlle
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Introduction: L’infection à Sars-CoV-2 entraîne des syndromes de détresse respiratoire aiguë (SDRA) dont certains sont réfractaires aux traitements usuels pouvant témoigner d’une évolution fibrosante, 10 à 14 jours après l’initiation de la ventilation mécanique. De la méthylprednisolone à forte dose peut alors être débutée en thérapie de sauvetage. Notre étude s’intéresse aux caractéristiques de cette population traitée à la phase tardive du SDRA et à leur devenir. Matériel et méthodes: Nous avons réalisé une étude rétrospective en Médecine Intensive Réanimation aux CHU de Rennes (mars 2020 à décembre 2022) et Grenoble (mars 2020 à avril 2021). Tous les patients présentant un SDRA réfractaire traités par méthylprednisolone 2mg/kg ont été inclus. L’objectif principal était de comparer les caractéristiques des patients vivants et décédés à J60 de l’entrée en réanimation et de définir d’éventuels facteurs associés à la mortalité et à la réponse aux corticoïdes. Résultats: Soixante-sept patients ont été inclus. 4,5% des patients recevaient une corticothérapie au long cours. A l’admission l’IGS II médian était à 48 (IQR 33-59) et le SOFA médian à 5 (4-8). 23,9% des patients ont nécessité la mise en place d’une ECMO veino-veineuse. La méthylprednisolone était débutée en médiane 17 jours (12,5-23) après l’admission en réanimation. Les mortalités, hospitalière, à J28, et J60 étaient respectivement de 55,2%, 34,3% et 46,2%. A l’initiation de la corticothérapie, les paramètres ventilatoires (PEP, pression de plateau, PaO2/FiO2, Vte) ne différaient pas entre les patients vivants et décédés. Le rapport PaO2/FiO2 était significativement plus élevé dans le groupe patients vivants à J7 et J15 versus patients décédés (171 vs 123, (p=0,012) et 206 vs 166 (p=0,025), respectivement). Enfin, 63% des patients vivants à J60, étaient extubés avec un nombre médian de jours vivants sans ventilation mécanique de 19 (0-33,3). La prévalence des infections était équivalente entre les deux groupes. La prévalence des PAVM sous corticoïdes était de 30,6% dans le groupe patients vivants, contre 19,4% dans le groupe patients décédés (p=0,44). 33 patients présentaient un évènement thrombo-embolique avec une prévalence équivalente chez les vivants et décédés (52,8% vs 45,2%, p= 0,7). La plupart survenait également avant l’instauration des corticoïdes (16,7 vs 12,9, p=0,93). Les patients répondeurs à J7 et J15 avaient une mortalité hospitalière et à J60 diminuées comparés aux non répondeurs. Conclusion: Les patients vivants à J60 ont un rapport PaO2/FiO2 significativement supérieur à J7 et J15 de l’initiation de méthylprednisolone 2mg/kg. Il ne semble pas y avoir plus d’évènements infectieux et thrombotiques après l’initiation de la corticothérapie.
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Médecine Générale
/ 18-04-2024
Nallatamby Marie-Geeta
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Contexte : Le stage aux urgences est un semestre obligatoire pour les internes de phase socle en médecine générale. Nous avons souhaité créer un outil offrant des repères de formation spécifiques à la médecine générale à des étudiants débutant leur internat par le stage aux urgences et à leurs encadrants urgentistes, via une approche par compétence. But : Permettre aux internes de guider et suivre leurs acquisitions de compétences avec un carnet pédagogique pouvant servir de support aux entretiens formatifs de stage. Méthode : Un état des lieux des carnets de stage existants nous a permis d’élaborer un premier livret. Nous avons ensuite mené en ligne une étude Delphi modifiée : le livret était, via des rondes successives, évalué et corrigé par un panel d’experts afin d'en obtenir une version finale. Résultats : Au terme de trois rondes réalisées d’avril à novembre 2023, nous avons obtenu un carnet validé dans son format et son contenu par les vingt-et-un experts recrutés : urgentistes, médecins généralistes et internes de médecine générale. Il est organisé selon les recommandations nationales de compétences en médecine générale en les déclinant avec des situations concrètes rencontrées en stage. Conclusion : Cet outil pédagogique de recueil et suivi des acquisitions durant le semestre aux urgences a été développé et validé par un ensemble d'experts directement concernés par la problématique. Sa diffusion aux internes de phase socle de la subdivision rennaise a été approuvée et il a vocation à être plus largement partagé.
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Médecine
/ 17-04-2024
Josset Nicolas
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Introduction et objectif : Les services de réanimation ont un nombre de lits et des ressources limités nécessitant des prises de décision d’admission et de non-admission qui entrent dans le cadre d’un triage complexe lié aux conditions de l’urgence. Les critères de choix, même s’ils ont fait l’objet de recommandations, se heurtent à la réalité du terrain et se traduisent par de grandes variations de réponses aux sollicitations. Cette étude vise à présenter un état des lieux des décisions d'admission ou de non-admission en réanimation / soins continus dans un hôpital général non universitaire. Elle s’est attachée à identifier les facteurs d’influence à la décision par l'analyse des appels reçus par le réanimateur en provenance des urgences sur une période de 11 ans. Méthodes : Etude rétrospective monocentrique observationnelle ayant analysé toute sollicitation du réanimateur de garde par les services d’urgence pour une demande d’admission entre le 1er janvier 2012 et le 31 décembre 2022. Analyses réalisées : analyse descriptive générale des réponses, analyse univariée des facteurs d’influence (liés aux patients et structurels), analyse évolutive décennale et analyse interindividuelle des réponses médicales. Résultats : Sur 18 916 appels, 10 828 provenaient des urgences parmi lesquels 9 874 décisions d’admission ou non admission en réponse à des sollicitations des urgences ont été analysées. Le taux d’admission moyen était de 55,8%. Nous avons constaté une influence significative de l’âge du patient, du nombre de défaillances ainsi que de la défaillance principale. Sur le plan logistique et organisationnel, le service appelant, le type d’appelant, le nombre de lits disponibles et le déplacement ou non du réanimateur avaient un impact significatif sur la prise de décision. L’analyse des refus a montré une prédominance des refus de malades « pas assez graves » puis des refus pour raison éthique avec décision LATA et enfin des refus faute de place. L’analyse décennale a montré des modifications significatives, concernant la répartition géographique des appels et l’augmentation des situations de pénurie de lits. L’analyse comparative interindividuelle des réanimateurs révèle d’importantes différences entre les décisions, témoins d’une grande hétérogénéité des pratiques sur le terrain. Conclusion : Le processus décisionnel dans le tri des patients à admettre en réanimation est complexe mettant en jeu des facteurs d’influence qui alimentent un critère de jugement individuel qui écarte des recommandations. Un équilibre doit être trouvé dans les décisions d’admission ou non-admission tout en gardant à l’esprit le maintien d’un juste soin et le respect des principes d’éthique médicale malgré l’urgence des situations.
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Médecine d'Urgence
/ 12-04-2024
Garzuel Océane
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Contexte: La surpopulation des hôpitaux et des services d'urgence engendrent pour certains patients des temps d’attente de plus de 24 heures sur un brancard aux urgences. Or, il a été démontré que le risque de décès augmente avec le temps d’attente aux urgences. Compte tenu de la pénurie de lits en hospitalisation conventionnelle, de nombreux patients attendent aux urgences ou sont hospitalisés vers l'UHCD. Cependant l’UHCD a des critères d’admission propre à la prise en charge des patients des urgences pour des durées d’hospitalisation courte, et non destinée aux hospitalisations conventionnelles. Nous avons donc voulu savoir si l'admission de ces patients dans un service inadapté n'était pas préjudiciable à leur prise en charge. Objectif: Déterminer l'effet sur la mortalité et la durée de séjour de l’admission à l'UHCD de patients en raison d'un manque de lits en hospitalisation, par rapport aux patients hospitalisés directement à partir des urgences. Méthode: Etude observationnelle rétrospective monocentrique menée aux urgences du CHU de Rennes entre le 15 septembre et le 15 novembre 2023. Tous les patients majeurs nécessitant une hospitalisation ou période d’observation ont été inclus. Le critère de jugement principal était un critère composite hiérarchique comprenant le décès à 30 jours et la durée d'hospitalisation. Le résultat secondaire comprenait le taux de reconsultation aux urgences dans les 30 jours. Résultats: Le taux de mortalité à 30 jours était de 10,5 % dans le groupe NUAC contre 5,1 % dans le groupe témoin. Une perte de chance significative a été mise en évidence pour le critère d'évaluation principal composite hiérarchique (mortalité et durée de séjour) pour le groupe NUAC, avec un ratio de victoire de 0,64 (IC 95 %, 0,54 à 0,76) p<0,001. Conclusion: L'admission des patients en attente d’un lit d’hospitalisation à l'UHCD est associée à une augmentation de la mortalité toutes causes confondues à 30 jours, ainsi qu'à une augmentation de la durée du séjour.
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Chirurgie dentaire
/ 20-03-2024
Le Nillon Joséphine
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L’objectif principal de cette étude observationnelle transversale est de mesurer l’impact des déterminants de la réussite d’un soin avec anesthésie locale en odontologie pédiatrique, dépendant de l’enfant, l'accompagnant, l’étudiant et l’encadrant. Un questionnaire numérique à destination de l’étudiant comprenant 47 questions portant sur les déterminants du soin et du bien-être a été réalisé. Parmi 531 réponses, 278 ont été exploitées comprenant un soin avec anesthésie locale. La réussite de soin est de 84%, influencée par : (i)l'expérience de l’étudiant, (ii)l'âge du patient, (iii)l’heure de son arrivée, (iv)Venham en salle d’attente, (v)type de soin. Les étudiants semblent satisfaits par l’ambiance et l’apprentissage en OP. Lorsque les déterminants de réussite ne sont pas réunis, c’est l’ensemble du bien-être du service qui se détériore. Il conviendrait d'adapter la prise en charge des patients en fonction des ces déterminants, afin d’améliorer la réussite et le bien-être des étudiants.
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Chirurgie dentaire
/ 20-03-2024
Lebrun Tess
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L’objectif principal de cette étude observationnelle transversale est de mesurer l’impact des déterminants de la réussite d’un soin avec anesthésie locale en odontologie pédiatrique, dépendant de l’enfant, l'accompagnant, l’étudiant et l’encadrant. Un questionnaire numérique à destination de l’étudiant comprenant 47 questions portant sur les déterminants du soin et du bien-être a été réalisé. Parmi 531 réponses, 278 ont été exploitées comprenant un soin avec anesthésie locale. La réussite de soin est de 84%, influencée par : (i)l'expérience de l’étudiant, (ii)l'âge du patient, (iii)l’heure de son arrivée, (iv)Venham en salle d’attente, (v)type de soin. Les étudiants semblent satisfaits par l’ambiance et l’apprentissage en OP. Lorsque les déterminants de réussite ne sont pas réunis, c’est l’ensemble du bien-être du service qui se détériore. Il conviendrait d'adapter la prise en charge des patients en fonction des ces déterminants, afin d’améliorer la réussite et le bien-être des étudiants.
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Chirurgie dentaire
/ 24-01-2024
Cado Marion
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La France fait actuellement face à un problème de santé publique important : la difficulté d’accès aux soins bucco-dentaires. En effet, la croissance démographique des chirurgiens-dentistes est plus faible que celle de la population générale, et la répartition des praticiens est inégale sur le territoire, laissant apparaître des zones sous-dotées. Face à ce constat, il a été décidé à l’échelon national de mener une enquête sur la perception qu’ont les étudiants de 6ème année sur ces zones en manque de praticiens. Les réponses au questionnaire qui leur a été transmis nous permettent de mieux cerner leurs intentions d’installation, les facteurs qui influencent ce choix, ainsi que les freins éventuels à leur installation dans ces zones. Des propositions stratégies pour remédier à ce problème démographique peuvent ainsi émerger en adéquation avec les attentes des futurs praticiens.
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médecine
/ 16-01-2024
Bernard De Lajartre Océane
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Rationnel : Depuis l'introduction de la vaccination, la proportion de patients immunodéprimés parmi les patients gravement malades admis aux soins intensifs pour COVID-19 semble augmenter de manière significative. Cependant, les données concernant cette population sont rares en réanimation. Méthodes : Dans cette étude observationnelle rétrospective monocentrique réalisée dans le service de réanimation médicale du CHU de Rennes, nous avons recueilli des données sur des patients adultes admis en soins intensifs pour insuffisance respiratoire aiguë liée à une pneumonie sévère à SARS- CoV2. Pour assurer une comparaison équilibrée, les patients immunodéprimés et non immunodéprimés ont été appariés à l'aide d'un score de propension. Un modèle proportionnel de Cox a été utilisé pour déterminer si l'état d'immunodépression pendant le séjour était associé à la mortalité en soins intensifs. Résultats : Entre le 1er mars 2021, date d'arrivée des premiers patients vaccinés, et le 31 décembre 2022, nous avons identifié 294 patients (dont 220 non immunodéprimés et 74 immunodéprimés). Le groupe immunodéprimé présentait un risque plus élevé de mortalité en soins intensifs (31,1 % contre 8,6 %, p < 0,001) et un risque plus élevé de contracter des infections acquises (52,7 % contre 19,5 %, p < 0,001) par rapport au groupe non immunodéprimé. Après appariement, le groupe immunodéprimé présentait des taux significativement plus élevés d'infections acquises (39 (52,7 %) contre 22 (29,7 %), p = 0,008), ainsi qu'une durée de séjour plus longue en unité de soins intensifs (13 jours (7-28,8) contre 8 (3-23), p = 0,046). Dans un modèle proportionnel de Cox, l'immunosuppression n'a pas été identifiée comme un facteur de risque significatif de décès en soins intensifs (HR : 1.58 [0.79-3.14] ; p = 0.2), mais a été associée à une incidence plus élevée d'infections acquises (HR : 2.27 [1.02-5.06] ; p = 0.04). Conclusion : Dans cette étude rétrospective, l'état d'immunodépression des patients admis en soins intensifs pour une insuffisance respiratoire aiguë liée à une pneumonie sévère due au SARS-CoV2 n'était pas associé à une mortalité plus élevée.
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Pharmacie
/ 15-05-2023
Launay Marine
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Face à la crise sanitaire liée à la Covid-19, les différentes pratiques que regroupe la télémédecine ont connu un véritable essor puisqu’elles ont permis de garantir la continuité des soins tout en gardant une distance physique entre les professionnels de santé et les patients. Parmi ces pratiques, la téléconsultation a connu un réel pic d’utilisation, passant de moins d’1% des consultations totales en 2019 à plus de 20% pendant le confinement, et se stabilisant à environ 4% suite à la pandémie. La majorité de ces téléconsultations sont réalisées à domicile, toutefois depuis 2019 elles peuvent également se dérouler dans les officines et collectivités qui disposent du matériel adapté. Les téléconsultations à l’officine sont encadrées par l’avenant numéro 15 à la convention nationale du 4 mai 2012 qui place le pharmacien dans un rôle de professionnel de santé accompagnant et garantit la qualité de la prestation. En effet, lors d’une téléconsultation à l’officine, des dispositifs médicaux tels qu’un stéthoscope, un otoscope, un tensiomètre, un thermomètre et autres, sont mis à disposition du patient afin de permettre au médecin d’affiner son diagnostic et d’offrir une prise en charge optimale. De plus, l’encadrement possible de la téléconsultation par un pharmacien permet de sécuriser le patient dans l’utilisation des outils informatiques et des dispositifs médicaux, ainsi que dans la bonne compréhension des conseils et informations prodigués par le médecin. L’étude menée ici a pour objectif principal de définir si l’installation d’un dispositif de téléconsultation à la Pharmacie des Sables située à Plurien, commune rurale des Côtes d’Armor caractérisée par une démographie médicale modeste et une forte fréquentation touristique estivale, présente un intérêt. Le questionnaire distribué aux patients a permis notamment de dégager l’intérêt notable d’un dispositif de téléconsultation à l’officine. En effet, plus de 90% des patients estiment que cela peut leur être utile en cas de difficultés d’obtention d’un rendez-vous chez le médecin généraliste.
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