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Médecine générale
/ 16-09-2025
Dziezak Charles
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INTRODUCTION : L’infection à Helicobacter pylori constitue l’infection chronique la plus répandue dans le monde et représente la première cause de cancer d’origine infectieuse, devant le papillomavirus humain (HPV) et le virus de l’hépatite B (VHB). Le médecin généraliste occupe un rôle central dans la prise en charge de cette infection. Parmi les approches recommandées, la stratégie dite test-and-treat est soutenue par les consensus d’experts. L’objectif principal de cette étude est de dresser un état des lieux des pratiques en médecine générale sur ce sujet. MÉTHODES : Il s’agit d’une étude quantitative transversale descriptive. Un questionnaire a été envoyé aux médecins généralistes installés d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan et des Côtes d’Armor par le biais des conseils de l’ordre. Nous avons retenu 99 questionnaires complets. RÉSULTATS : La stratégie test-and-treat semble peu utilisée lorsqu’elle est indiquée chez un sujet jeune dyspeptique (10,1 %), au profit d’un traitement empirique en première intention. Les médecins interrogés déclarent dépister peu Helicobacter pylori (33,3 %). Les principaux facteurs motivant l’écartement de la stratégie test-and-treat sont la présence de signes d’alarme (86,7 %), l’âge (41,4 %) et le terrain ou les antécédents du patient (34,3 %). À l’inverse, un âge jeune (42,4 %), des symptômes typiques, simples ou persistants (39,4 %) et l’absence de signe d’alarme (34,4 %) sont perçus comme favorisant son recours. Environ un tiers des médecins sous-estiment la prévalence nationale et la moitié la prévalence mondiale d’Helicobacter pylori. La majorité sous-estime également la part de cancers attribuable à cette infection. CONCLUSION : La stratégie test-and-treat apparaît peu utilisée par les médecins généralistes interrogés, même lorsqu’elle est indiquée, au profit d’un traitement empirique. Le dépistage d’Helicobacter pylori reste peu fréquent et certaines connaissances épidémiologiques sont sous-estimées. Un renforcement de l’information et une clarification des recommandations pourraient favoriser un meilleur recours à cette stratégie en soins primaires.
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Médecine générale
/ 16-09-2025
Bezier Lise
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Contexte : Le vieillissement de la population française représente un défi majeur pour le système de santé, notamment l’accompagnement des soins, de la dépendance et le maintien de l’autonomie. Les médecins généralistes en soins primaires sont confrontés à des situations complexes qui nécessitent l’expertise de professionnels formés en gériatrie. Toutefois, l’accès aux gériatres est limité, en raison d’une démographie médicale insuffisante et de fortes disparités territoriales. Pour répondre à ces enjeux, la téléexpertise s’impose comme une solution innovante dans les parcours de soins. La plateforme sécurisée Omnidoc, utilisée au CHU de Rennes en gériatrie depuis 2021, facilite l’accès à une expertise. Cette étude a pour objectif principal de décrire le contenu des échanges réalisés via la téléexpertise entre les médecins généralistes et les gériatres du CHU de Rennes. L’objectif secondaire est d’analyser les caractéristiques socio-démographiques associées à ces demandes d’avis. Méthode : étude observationnelle, descriptive, monocentrique et rétrospective portant sur les demandes de téléexpertise gériatrique adressées aux gériatres du CHU de Rennes via Omnidoc, entre janvier et juin 2024. Les caractéristiques des patients, des requérants, des experts, ainsi que le contenu des échanges et les types de réponses ont été analysés. Résultats : 120 demandes de téléexpertise, comportant 137 motifs, ont été analysées. Le délai moyen de réponse était de 1,5 jour, avec 39,2% en moins de 24 h et près de 100% en moins de 7 jours. Les patients, majoritairement des femmes (66,7 %), avaient en moyenne 85,8 ans, un indice de Charlson de 6,92 et prenaient 5,6 médicaments. Près de 43 % résidaient en EHPAD. Les requérants exerçaient majoritairement en zone de vigilance (76,5 %), mais le taux de recours à la télé expertise du CHU était deux fois plus élevé en zone sous-dense (0,40 pour 1 000 habitants), et en particulier our des patients résidant en EHPAD (64,3 % des demandes). Sur les 50 motifs recensés, les plus fréquents étaient les troubles du comportement ou psychologiques liés à la démence (n = 37, 27 %), les chutes à répétition (n = 10, 7,3 %) et les troubles neurocognitifs (n = 7, 5,1 %). Les réponses les plus courantes incluaient des conseils thérapeutiques médicamenteux (72,5 %), des demandes d’examens biologiques (26,7 %) et des conseils non médicamenteux (23,3 %) mais aussi 20% de consultations, 16% de téléconsultation, 16% d’hospitalisation et 13% d’HDJ. Conclusion : La téléexpertise gériatrique apparaît comme un outil structurant pour améliorer l’accès à l’expertise en gériatrie, notamment en zones sous-denses et pour les patients résidants en EHPAD. Elle prend désormais une place indéniable dans les parcours de soins. Elle renforce la coordination ville-hôpital et présente des bénéfices à la fois organisationnels, cliniques et formatifs.
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Médecine
/ 16-09-2025
Kabashi Perrie
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Introduction : Les chutes constituent la première cause d’accidents de la vie courante chez les personnes âgées, avec des conséquences majeures en termes de morbidité, de mortalité et de perte d’autonomie. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande une évaluation systématique dès le premier épisode, mais aucun format de consultation spécifique en médecine générale n’existe à ce jour. Objectif : Évaluer la faisabilité d’une consultation post-chute standardisée, menée par un médecin généraliste, chez les patients de 70 ans et plus, en moins de trente minutes. Matériel et méthode : Étude prospective, monocentrique, menée à l’Accueil des Soins Non Programmés de la polyclinique Saint-Laurent à Rennes. Cinquante patients ont participé à une consultation post-chute structurée autour d’une grille d’évaluation standardisée, basée sur les recommandations de la HAS. Résultats : La durée moyenne de consultation était de 20,51 minutes, avec 94 % des entretiens réalisés en moins de 30 minutes. En moyenne, 11,7 facteurs de risque ont été identifiés par patient, dont plusieurs modifiables (troubles visuels, ostéo-articulaires, cardiovasculaires, environnement domestique). Le taux de participation (49 %) reflète l’intérêt des patients pour une telle approche. Conclusion : Une consultation post-chute standardisée en médecine générale apparaît faisable, pertinente et acceptable pour les patients. Elle pourrait favoriser le repérage précoce des facteurs de risque et la mise en œuvre d’interventions adaptées. Des études multicentriques en conditions réelles de médecine de ville sont nécessaires pour en évaluer l’impact sur la prévention des chutes et leurs conséquences.
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Pharmacie
/ 21-11-0025
Guillou Laura
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Cette thèse analyse l’impact de la Loi Matras (2021) sur l’activité des sapeurs-pompiers dans le secours à personne, en particulier l’introduction des Actes et Soins d’Urgence (ASU) autorisant l’administration de médicaments sous régulation médicale. Elle étudie le rôle central des pharmaciens dans la sélection, la gestion et la sécurisation des thérapeutiques au sein des SDIS d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor, ainsi que leur participation à la formation des chefs d’agrès. L’enquête menée auprès de ces derniers révèle une forte adhésion à la réforme, une confiance élevée dans la formation reçue et une volonté d’entretenir leurs compétences. Si les ASU sont perçus comme un progrès majeur pour l’efficacité des secours, la thèse souligne la nécessité d’une coordination renforcée entre médecins, pharmaciens et sapeurs-pompiers pour garantir sécurité et homogénéité des pratiques.
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