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Chirurgie dentaire
/ 04-11-2025
Maheu-Esneu Lucas
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Chez l’enfant, la carence en fer est la carence nutritionnelle la plus fréquente à l’échelle mondiale et peut évoluer en anémie ferriprive. Cette dernière est associée à une susceptibilité accrue pour la maladie carieuse, dont les mécanismes reflètent une relation bidirectionnelle. Parallèlement, le fer joue également un rôle dans la formation de taches noires dentaires extrinsèques. Ces dépôts, liés à la présence de bactéries chromogènes et de complexes ferriques semblent associés à une moindre prévalence carieuse. Des pathologies hématologiques telles que la bêta-thalassémie majeure exposent l’enfant à une surcharge en fer, due à des transfusions répétées, ayant de lourdes conséquences sur la sphère oro-faciale.
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MEDECINE GYNÉCOLOGIE MÉDICALE
/ 30-10-2025
Péchard Justine
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Contexte : Le protocole PPOS connaît un essor croissant ces dernières années, notamment dans les situations où un transfert d’embryon frais n’est pas envisagé, en raison de sa simplicité d’utilisation et de son coût réduit. L’objectif de notre étude était d’évaluer la mise en place de ce protocole dans le cadre de la préservation de la fertilité sans indication médicale à Rennes. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective bi-centrique menée à Rennes entre janvier 2022 et juin 2025, comparant le protocole PPOS au protocole antagoniste dans le cadre de la préservation de la fertilité sans indication médicale, aussi dite « sociétale ». Le critère de jugement principal était le nombre d’ovocytes matures vitrifiés. Les objectifs secondaires étaient de comparer les deux protocoles en termes de réponse à la stimulation ovarienne et d’étudier les paramètres susceptibles d’influencer le nombre d’ovocytes matures vitrifiés dans le protocole PPOS. Résultats : Au total, 726 cycles ont été analysés, dont 587 avec le protocole antagoniste et 139 avec le protocole PPOS. Les deux groupes étaient comparables, à l’exception de la réserve ovarienne (AMH et CFA au B1), pour laquelle des ajustements statistiques ont été réalisés. Le nombre d’ovocytes matures vitrifiés n’était pas significativement différent entre les deux groupes (p* = 0,37), avec en moyenne 8.2 ± 5.6 ovocytes dans le groupe antagoniste et 8.8 ± 5.9 dans le groupe PPOS. La réponse à la stimulation était également similaire dans les deux protocoles, avec une durée de stimulation et une dose totale de gonadotrophines comparables. Un seul cas d’hyperstimulation ovarienne sévère a été rapporté dans le groupe antagoniste. Après ajustement sur les facteurs de confusion, le type de déclenchement (hCG seul, agoniste seul ou double déclenchement) ne paraissait pas impacter le résultat de la stimulation ovarienne. Par ailleurs, ni le type de progestatif ni la durée de prise du progestatif ne semblaient influencer le nombre d’ovocytes matures vitrifiés. Conclusion : Le protocole PPOS semble être une alternative pertinente au protocole antagoniste dans le cadre de la préservation sociétale de la fertilité, offrant des résultats comparables en termes de nombre d’ovocytes matures vitrifiés.
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Pharmacie
/ 24-10-2025
Chiron Elisa
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L’ustekinumab, anticorps monoclonal anti-IL12/IL-23, est indiqué dans les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI) incluant la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Ses différentes spécialités pharmaceutiques incluent des formes de stylos ou de seringues (Stelara® et biosimilaires). Les objectifs de cette étude étaient (i) d’évaluer la perception des patients sur les différents dispositifs d’administration de l’ustekinumab, et (ii) d’identifier les leviers et freins conditionnant l’acceptabilité d’un switch vers les biosimilaires de l’ustekinumab. Du 20 janvier au 10 juillet 2025, une étude observationnelle prospective a été conduite à l’aide d’un questionnaire standardisé de 27 items, distribué aux patients atteints de MICI sous traitement par STELARA® Parmi les 33 répondants, près de 58% préféraient le stylo auto-injecteur, jugé plus simple d’utilisation, tandis que la seringue était perçue comme moins douloureuse et moins anxiogène par ses utilisateurs. Plus de 75% des répondants ignoraient la notion de biosimilaire. La confiance envers le médecin apparaissait comme le principal levier d’acceptation d’un passage au biosimilaire, la confiance dans leur pharmacien n’étant que marginalement rapporté. Les patients préférant le stylo optaient majoritairement pour une initiation ou une poursuite de traitement avec le STELARA® stylo. En revanche, ceux qui préféraient la seringue se montraient plus partagés entre le STELARA® seringue et son biosimilaire seringue. En conclusion, ces résultats montrent que le choix des patients repose davantage sur le dispositif d’administration que sur la distinction entre biomédicament et biosimilaire. Au regard de l’évolution récente des missions confiées aux pharmaciens d’officine incluant la substitution vers les biosimilaires, il apparaît essentiel de renforcer leur rôle dans le parcours de soins des patients atteints de pathologies chroniques, afin de contribuer activement à l’adhésion thérapeutique de ces patients.
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Chirurgie dentaire
/ 22-10-2025
Boucher Louis
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La CCAM fait partie intégrante du métier de chirurgie dentiste. Il est donc légitime de questionner son enseignement et l’accompagnement des futurs praticiens sur le sujet. L’objectif de cette étude était de recueillir la perception des étudiants de 6ème année, de jeunes diplômés, d’enseignants et praticiens concernant la CCAM et son apprentissage, en identifiant les besoins, les interrogations et les difficultés liés à ce sujet. Cette étude descriptive transversale se basait sur les réponses apportées à des enquêtes en ligne concernant l’usage, la perception et l’apprentissage de la CCAM. 122 réponses complètes ont été enregistrées. Notre étude a révélé que la CCAM s’acquiert principalement par la pratique, que les étudiants sont plutôt à l’aise avec son utilisation mais restent tout de même demandeurs de formation. L’enquête a aussi exposé que la CCAM est perçue comme un dispositif à la fois rémunérateur et complexe, ce qui en complique la transmission, tant dans son enseignement que dans l’accompagnement des étudiants. Face à ces difficultés, les différentes populations ont proposé des stratégies d’apprentissage et d’accompagnement.
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Médecine (Radiologie)
/ 16-10-2025
Schoenecker Charles
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Contexte : La FPI est une maladie interstitielle pulmonaire progressive au pronostique défavorable. Son évaluation repose traditionnellement sur des paramètres cliniques et fonctionnels, toutefois des paramètres radiologiques émergent de plus en plus comme des déterminants pertinents de son évolution. L’IA permet de nos jours une quantification automatisée et reproductible de ces paramètres à partir des scanners thoraciques de routine. Objectifs : Identifier, chez des patients atteints de FPI, des facteurs pronostiques pulmonaires et extra-pulmonaires issus du scanner, à l’aide de biomarqueurs quantitatifs dérivés de l’IA. Méthodes : Nous avons conduit une étude rétrospective monocentrique incluant 357 patients atteints de FPI diagnostiquées entre 2007 et 2025. Un scanner initial (CT1) et jusqu’à deux scanners de suivi (CT2 vers 14 mois, CT3 vers 46 mois) ont été analysés à l’aide d’outils d’IA validés. Les paramètres quantifiés comprenaient l’étendue de la fibrose pulmonaire, le SMI, la DMO et les fractures vertébrales. Les épreuves fonctionnelles respiratoires et les données cliniques ont été recueillies en parallèle. Le critère de jugement principal était la mortalité toutes causes ou la transplantation pulmonaire. Les associations entre les caractéristiques dérivées du scanner (à l’inclusion ou selon leur évolution) et le devenir ont été évaluées par modèles de régression de Cox. Résultats : Au cours d’un suivi moyen de 56 mois, 226 patients (63,3 %) ont présenté le critère principal. À l’inclusion, l’âge plus avancé (HR 1,03 ; IC 95 % 1,01–1,05), une CVF plus faible (HR 0,98 ; IC 95 % 0,97–0,99) et une fibrose plus étendue (HR 1,03 ; IC 95 % 1,02–1,04) étaient des prédicteurs indépendants de mortalité ou transplantation. Longitudinalement, la baisse de la CVF (HR 1,10 ; IC 95 % 1,05–1,15) et la progression de la fibrose (HR 1,12 ; IC 95 % 1,05–1,20) restaient constamment associées à un risque accru. Lors du premier suivi, la diminution de l’IMC (HR 1,04 ; IC 95 % 1,00–1,08) surpassait le T12-SMI (HR 1,00 ; IC 95 % 0,96–1,05) en analyse multivariée, tandis qu’au dernier suivi, le T12-SMI (HR 1,25 ; IC 95 % 1,08–1,46) montrait une valeur pronostique supérieure à l’IMC (HR 1,02 ; IC 95 % 0,91–1,14). L’ostéoporose (46,8–57,8 %) et les fractures vertébrales (17,4 %) à l’inclusion étaient fréquentes mais non pronostiques. Conclusion : L’étendue et la progression de la fibrose demeurent les marqueurs pronostiques les plus puissants, mais le déclin longitudinal de la masse musculaire thoracique apporte une valeur pronostique supplémentaire, indépendante de la fonction respiratoire. En revanche, la densité osseuse et les fractures vertébrales, bien que très fréquentes, n’étaient pas associées à la survie.
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Pharmacie
/ 16-10-2025
Henry Marie
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La daptomycine est un lipopeptide cyclique naturel dont l’activité bactéricide singulière et le profil de tolérance favorable lui ont permis de s’imposer progressivement comme une alternative thérapeutique précieuse dans le traitement des infections causées par Corynebacterium spp., bien que cette indication ne soit pas officiellement reconnue. Cependant, depuis 2009, une quinzaine de cas ont rapporté l’émergence in vivo d’une résistance de haut niveau à la daptomycine chez Corynebacterium spp. Ce phénomène, rare mais probablement sous-estimé, survient en moyenne après 20 jours de traitement et semble favorisé par certains facteurs comme le recours à la daptomycine en monothérapie, à une posologie insuffisante et de façon prolongée. Concernant le mécanisme sous-jacent, des altérations du gène pgsA2, impliqué dans la synthèse du phosphatidylglycérol, un composant essentiel de la membrane bactérienne et cible de la daptomycine, ont été identifiées chez plusieurs souches résistantes. Les trois cas supplémentaires étudiés confirment et enrichissent les données existantes et rappellent ainsi la remarquable capacité d’adaptation de C. striatum renforçant son caractère de pathogène opportuniste préoccupant, notamment dans le contexte hospitalier marqué par la fréquence croissante des infections associées aux soins. Bien que la daptomycine conserve une place essentielle dans l’arsenal thérapeutique, son utilisation requiert une vigilance particulière et requiert des recommandations précises concernant les posologies, les durées de traitement et l’intérêt des associations.
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Medecine
/ 14-10-2025
Larnaud Adrien
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Contexte : La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une pneumopathie interstitielle grave, de très mauvais pronostic, caractérisée par un aspect histologique et radiologique de pneumopathie interstitielle commune. De nombreux patients atteints de FPI vont présenter au cours de la maladie, une nécessité d'oxygénothérapie de déambulation initialement puis de longue durée. Objectifs : Identifier les facteurs prédictifs de mise sous oxygénothérapie selon les caractéristiques recueillies au diagnostic chez les patients atteints de FPI et suivre l’évolution et le pronostic des patients atteints de FPI et sous oxygénothérapie de déambulation. Méthodes : Nous avons réalisé une analyse rétrospective de patients atteints de FPI suivis au CHU de Rennes. L'incidence et les caractéristiques de tous les patients atteints de FPI ont été étudiées. Des analyses univariées puis multivariées ont été utilisées pour identifier les variables indépendamment associées à la survenue d'une nécessité de mise sous oxygénothérapie de déambulation. Nous nous sommes par la suite intéressés au pronostic des patients sous oxygénothérapie de déambulation. Résultats : Sur les 364 patients inclus, une oxygénothérapie a été initiée chez 163 patients (44.8%). Les facteurs de risque indépendamment associés à la survenue d'une oxygénothérapie ont été une DLCO réduite (HR 0,98 [0,97 ; 0,99] p<0,0001), une CVF diminuée (HR 0,98 [0,97 ; 0,99] p=0,0007), une albuminémie abaissée (HR 0,95 [0,91 ; 1,00] p= 0.0373) ainsi qu’une CRP élevée (HR 1.01 [1,00 ;1,02] p= 0,0121). La médiane de survie dans le groupe oxygénorequérance était de 27,8 mois. L’oxygénorequerance était associée à une médiane de survie plus courte (p< 0,0001) et à un surrisque d’EA-FPI et d’hospitalisations toutes causes (p<0,0001) Conclusion : Les facteurs de risque de mise sous oxygénothérapie identifiés dans cette cohorte étaient une CVF, une DLCO, une albuminémie diminuée ainsi qu’une CRP élevée. Une fois sous oxygénothérapie de déambulation, les patients présentent un surrisque d’hospitalisations, d’EA-FPI et de décès
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Pneumologie
/ 10-10-2025
Leray Camille
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Contexte : La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une maladie interstitielle progressive caractérisée par un pronostic défavorable et de nombreuses comorbidités. La dénutrition fait partie de ces comorbidités, mais son impact sur la FPI reste largement inexploré. Cette étude a pour objectif de clarifier la relation entre la dénutrition et l’évolution de la FPI, en examinant plus particulièrement si les exacerbations aiguës de FPI (EA-FPI) sont associées à une diminution de l’IMC (index de masse corporelle). Méthodes : Les données de patients atteints de FPI suivis au CHU de Rennes entre 2016 et 2024 ont été analysées rétrospectivement. L’évaluation nutritionnelle lors de chaque visite ou hospitalisation comprenait le poids, l’indice de masse corporelle, l’indice de masse maigre (FFMI), l’albumine et la pré-albumine. Le critère de jugement principal était la perte de poids après une EA-FPI (population d’intérêt) ou une hospitalisation pour une autre cause
(population contrôle). Résultats : Parmi les 402 patients inclus, 156 ont présenté une EA-FPI ou une hospitalisation pour une autre cause et parmi eux 99 disposaient d’un suivi ultérieur. Les patients avec EAFPI étaient plus jeunes (73,7 vs. 76,8 ans, p = 0,0056) et présentaient une CVF plus basse (72,5 vs. 81,2% p = 0,0032). L’évolution des marqueurs nutritionnels après une EA-FPI ou une hospitalisation pour une autre cause montrait une diminution relative de l’IMC de –2,9 ± 5,7 immédiatement après l’événement et de –3,2 ± 6,1 % à un an, sans différence entre les deux groupes. La diminution du FFMI était numériquement plus importante dans le groupe EA-FPI : –5,4 ± 6,8 % dans le groupe EA contre –1,3 ± 5,7 % dans le groupe sans EA ; p = 0,06. Conclusion : Les patients atteints de FPI et hospitalisés - pour une EA-FPI ou une autre cause- présentent une baisse de l’IMC et du FFMI après l’hospitalisation. Ces résultats soulignent la nécessité d’une évaluation régulière de l’état nutritionnel des patients atteints de FPI. Des études prospectives sont nécessaires pour déterminer si une prise en charge nutritionnelle pourrait améliorer le pronostic de la FPI, notamment chez les patients hospitalisés.
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Medecine
/ 08-10-2025
Scoarnec Pierre
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Contexte : La combothérapie associant un anti-TNF et l’azathioprine (AZA) est une stratégie éprouvée pour améliorer l’efficacité et la persistance thérapeutique dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Cependant, la tolérance des thiopurines reste une préoccupation du fait d’événements indésirables fréquents. Le méthotrexate (MTX) pourrait représenter une alternative plus sûre tout en offrant une efficacité similaire. Cette étude vise à évaluer la tolérance et l’efficacité du méthotrexate oral à faible dose, comparativement aux thiopurines, lors de l’initiation d’une combothérapie avec un anti-TNF. Méthode : Tous les patients suivis dans un centre spécialisé en MICI, ayant un diagnostic de MICI et ayant initié, entre 2016 et 2022, une combothérapie associant un anti-TNF et un immunosuppresseur (AZA ou MTX 15 mg/semaine) ont été inclus. Le critère de jugement principal était la tolérance des immunosuppresseurs. Les critères secondaires incluaient des critères d’efficacité cliniques tels que la rémission à 6 et 12 mois (définie par une rémission clinique associée à une rémission biologique et/ou morphologique), la persistance du traitement anti-TNF, ainsi que l’analyse de données pharmacocinétiques. Résultats : Parmi les 197 patients inclus, 121 (61,4%) étaient atteints d’une maladie de Crohn. L’AZA (dose moyenne quotidienne de 123 mg) a été utilisée chez 113 patients (57,4%), tandis que 84 patients (42,6%) ont reçu du MTX. Moins d’événements indésirables ont été rapportés dans le groupe MTX (OR = 0,3 ; p = 0,0049), conduisant à moins d’interruptions de traitement pour intolérance par rapport aux thiopurines (OR = 0,21 ; p = 0,002). Dans le groupe AZA, les interruptions de combothérapie étaient significativement plus souvent dues à des événements indésirables qu’à d’autres causes. Les taux de rémission étaient similaires dans les deux groupes : 64/113 patients (56,6%) sous AZA et 53/84 (63,1%) sous MTX (p = 0,382). La persistance du traitement anti-TNF était associée à la maladie de Crohn et à une durée plus longue de combothérapie. Au cours de la première année de traitement, l’arrêt du traitement anti-TNF était significativement plus fréquent dans le groupe AZA comparativement au groupe MTX (OR 1.75; p = 0.048). A 12 mois, le taux de formation d’anticorps anti-TNF était plus faible dans le groupe MTX (OR = 0,073 ; p = 0,011). Les taux résiduels d’infliximab à 6 et 12 mois étaient plus élevés dans le groupe MTX, bien que ces patients aient plus fréquemment bénéficié de schémas anti-TNF optimisés. Conclusion : Cette étude suggère que le méthotrexate oral à faible dose pourrait constituer une alternative intéressante aux thiopurines, offrant une meilleure tolérance, une efficacité comparable et un potentiel avantage pharmacocinétique.
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Pharmacie
/ 23-09-2025
Lugart Coraline
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L’infertilité primaire masculine reste souvent inexpliquée malgré les explorations de routine, limitées principalement au spermogramme. Le liquide séminal joue un rôle clé dans la physiologie spermatique. Parmi ses constituants, les polyamines et la carnitine sont des métabolites aminés essentiels, impliqués dans la protection des spermatozoïdes contre le stress oxydatif et dans le maintien de leur potentiel fécondant. Leur rôle physiopathologique est complexe : protecteurs à concentrations physiologiques, ils peuvent devenir délétères en excès. Ce travail propose une synthèse des connaissances actuelles concernant l’implication des polyamines et la carnitine dans l’infertilité masculine, depuis leur métabolisme et leurs rôles physiologiques, jusqu’à leur implication dans l’équilibre redox et la qualité spermatique. Il met également en lumière leur intérêt potentiel en tant que biomarqueurs et cibles thérapeutiques dans l’évaluation et la prise en charge de l’infertilité primaire masculine.
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