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Thèse d'exercice médical- médecine d'urgence
/ 15-10-2025
Malinge Justine
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La saturation croissante des urgences pédiatriques et la hausse des appels au 15 ont conduit à la création, au SAMU 35, d’une filière innovante intégrant des infirmières puéricultrices (IDE puéricultrices) en « quatrième ligne » de régulation. Cette thèse évalue les six premiers mois de ce dispositif pilote, à la fois en termes d’activité et de ressenti des professionnelles. Méthodologie : Étude mixte : analyse rétrospective de tous les appels pédiatriques (0–16 ans) pris en charge par les IDE puéricultrices entre le 1ᵉʳ novembre 2024 et le 30 avril 2025, complétée par six entretiens semi-dirigés auprès des puéricultrices, analysés selon un codage thématique inductif. Résultats En six mois, 2 167 appels ont été régulés pour des enfants d’âge médian proche de 2 ans. Les motifs principaux étaient les traumatismes, la fièvre, les troubles digestifs et la gêne respiratoire. L’activité était plus importante le week-end, en particulier le dimanche. Dans 72% des cas, un simple conseil a suffi ; 19 % des enfants ont été orientés vers les urgences et 9 % vers une consultation libérale. Les entretiens mettent en avant un sentiment de forte valeur ajoutée des puéricultrices : expertise pédiatrique, rôle central en prévention et en éducation parentale, réassurance des familles par le suivi d’appel et la visioconférence, et amélioration du lien ville–hôpital. Elles soulignent toutefois un manque de reconnaissance institutionnelle et le besoin d’une intégration interprofessionnelle plus affirmée. Conclusion : cette étude pilote menée au SAMU 35 suggère que l’intégration des puéricultrices en régulation pédiatrique pourrait apporter un réel bénéfice en termes de réassurance parentale, de prévention et d’optimisation du parcours de soins.
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Médecine
/ 14-10-2025
Pelot Capucine
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Introduction : La prévention de la pédocriminalité passe en partie par la prise en charge des personnes présentant une attirance sexuelle pour les mineurs (PASM). Si le rôle des psychiatres semble évident, aucune formation spécifique ne leur est dispensée durant l’internat, et celui du médecin généraliste reste peu exploré. Cette étude visait à comprendre comment généralistes et psychiatres perçoivent leur rôle dans la prise en charge des PASM. Méthode : Étude qualitative fondée sur des entretiens semi-dirigés avec douze médecins (6 généralistes, 6 psychiatres) exerçant en Bretagne, recrutés par échantillonnage raisonné entre septembre 2024 et avril 2025, jusqu’à saturation des données. L’analyse a suivi une méthode inspirée de la théorisation ancrée. Résultats : La majorité des médecins a rapporté l'absence d’évocation de la problématique des PASM en consultation. Les généralistes, influencés par les représentations sociales, confondaient pédophilie et pédocriminalité, ce qui entraînait un rejet initial. Marqués par des consultations avec des victimes, ils cherchaient souvent des antécédents d’agressions sexuelles dans l’enfance chez les PASM, pour expliquer fantasmes ou passages à l’acte. Les psychiatres évoquaient surtout des situations relevant de soins pénalement ordonnés et soulignaient leur manque de compétence spécifique. Le sujet restait tabou, du fait des enjeux liés à la sexualité et à la légalité. Aucun dépistage systématique n’était envisagé ; les médecins optaient pour un questionnement ouvert, ou des approches indirectes comme une affiche en salle d’attente, avec l’accord des collègues. Les médecins soulignaient la nécessité d’un suivi pluridisciplinaire, psychiatrique et psychologique spécialisé, ainsi que l’importance d’une relation de confiance. Conclusion : Les généralistes, plus influencés par les représentations sociales que les psychiatres, rencontraient tous deux des freins éthiques et professionnels. Surmonter ces obstacles supposait une prise de conscience de l’impact du dépistage, un questionnement des jugements moraux, et une réflexion approfondie sur la posture et les valeurs du médecin.
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Medecine
/ 20-03-2025
Michel Antoine
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Introduction : L'aspergillose est une maladie causée par les champignons Aspergillus, elle peut entraîner notamment des aspergilloses immuno-allergiques, des aspergilloses chroniques, ainsi que des aspergilloses invasives chez les personnes à risque. L'exposition à Aspergillus peut être retrouvée dans plusieurs environnements professionnels. Il existe peu de données sur la prévalence de l'aspergillose professionnelle en France. Cette étude vise à évaluer la prévalence des infections professionnelles à Aspergillus vues dans les Centres de Pathologies Professionnelles et Environnementales en France à partir des données du réseau RNV3PE. L’objectif secondaire est de décrire les différents types d’affections décrites, d’identifier des facteurs associés à la déclaration en maladie professionnelle. Méthodes : Il s’agit d’une étude nationale, multicentrique et rétrospective à partir des données de la base du RNV3PE incluant tous les cas d’aspergillose en lien avec le travail sur la période 2001 à 2023. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques des patients, les facteurs favorisants les infections fongiques, les caractéristiques de l'aspergillose et les informations socioprofessionnelles. L'aspergillose a été classée en aspergillose immuno-allergique, aspergillose localisée/chronique ou aspergillose invasive. Une analyse multivariée par régression logistique et une analyse en cluster ont été effectuées. Les analyses statistiques ont été réalisées à l'aide du logiciel R Studio®. Résultats : La prévalence des cas d’aspergillose professionnelle chez les adultes de plus de 18 ans retrouvée à la suite de l’extraction des données du RNV3PE dans la population française était de 0,16 [0,13 - 0,19] pour 100 000 habitants. Parmi les 86 patients avec une aspergillose professionnelle, 57 (66%) étaient des hommes, d’âge médian de 49 [40-55] ans. Les principales atteintes étaient immuno-allergiques 63 (73%) dont principalement des asthmes aspergillaires 26 (42%) et des ABPA 23 (46%). Au total, 64 (74%) étaient des salariés, un quart des agriculteurs (24%). La déclaration en maladie professionnelle était préconisée à 32 patients (37%). Les mesures de prévention étaient principalement organisationnelles. Après analyse multivariée, seule une imputabilité forte de l’exposition aspergillaire était indépendamment associée avec la déclaration en maladie professionnelle. L’analyse en cluster a mis en évidence deux groupes qui se distinguaient par la déclaration ou non en maladie professionnelle. Conclusion : Les maladies en lien avec une exposition professionnelle à l'Aspergillus sont sous-diagnostiquées et n’entrainent que rarement une déclaration en maladie professionnelle. La connaissance des tableaux de maladies professionnelles, l’identification des expositions aspergillaires professionnelles et la connaissance des moyens de prévention à l’exposition aspergillaire sont essentielles pour mieux prendre en charge les travailleurs exposés à Aspergillus.
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