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La stomatodynie idiopathique : revue de littérature et fiches à visée pédagogique


Chirurgie dentaire / 20-11-2025
Wieczorek Antoine
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Introduction : La stomatodynie idiopathique, encore appelée syndrome de la bouche brûlante (Burning Mouth syndrome), est une pathologie chronique caractérisée par une douleur ou une sensation de brûlure buccale persistante et ce en l'absence de toute lésion de la muqueuse de cause organique identifiable. Il n’existe actuellement pas de recommandations précises pour la prise en charge de ces patients en odontologie. L’objectif de cette revue est de clarifier les critères diagnostiques et les différentes approches thérapeutiques proposées. La réalisation de fiches pédagogiques permettra de mieux appréhender la pathologie par le chirurgien-dentiste et d’accompagner les patients en errance thérapeutique. Matériels et méthodes : une revue systématique de la littérature a été réalisée, à partir de PubMed et Web Of Science. Les études en anglais et en français entre 2004 et 2024 ont été incluses. Résultats : une analyse des 34 articles a permis un état des lieux des données diagnostiques et de prises en charge. A partir de là, une fiche destinée aux patients et une fiche destinée aux praticiens ont été conçues. Discussion : L’usage systématique d’outils d’évaluation standardisés est crucial pour documenter précisément les symptômes, évaluer leur impact sur la qualité de vie, et mesurer objectivement l’efficacité thérapeutique. Son étiopathogénie est multifactorielle, impliquant des facteurs locaux, hormonaux, psychologiques et neurologiques. Le clonazépam topique est le traitement le plus efficace actuellement, devant l’acide alpha-lipoïque ou la gabapentine, qui apportent une amélioration partielle. D’autres approches (capsaïcine, protecteur lingual, psychothérapie, laser, neuromodulation) montrent des résultats prometteurs mais inconstants. Conclusion : Aucun traitement ne permet une guérison complète. Il semblerait qu’une approche multimodale soit recommandée par de nombreux auteurs. En pratique, face à un patient malade, la stratégie optimale serait d’essayer plusieurs approches, en parallèle, et de personnaliser la prise en charge en fonction de la réponse.

La stomatodynie idiopathique : revue de littérature et fiches à visée pédagogique


Chirurgie dentaire / 20-11-2025
Hautbois Baptiste
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Introduction : La stomatodynie idiopathique, encore appelée syndrome de la bouche brûlante (Burning Mouth syndrome), est une pathologie chronique caractérisée par une douleur ou une sensation de brûlure buccale persistante et ce en l'absence de toute lésion de la muqueuse de cause organique identifiable. Il n’existe actuellement pas de recommandations précises pour la prise en charge de ces patients en odontologie. L’objectif de cette revue est de clarifier les critères diagnostiques et les différentes approches thérapeutiques proposées. La réalisation de fiches pédagogiques permettra de mieux appréhender la pathologie par le chirurgien-dentiste et d’accompagner les patients en errance thérapeutique. Matériels et méthodes : une revue systématique de la littérature a été réalisée, à partir de PubMed et Web Of Science. Les études en anglais et en français entre 2004 et 2024 ont été incluses. Résultats : une analyse des 34 articles a permis un état des lieux des données diagnostiques et de prises en charge. A partir de là, une fiche destinée aux patients et une fiche destinée aux praticiens ont été conçues. Discussion : L’usage systématique d’outils d’évaluation standardisés est crucial pour documenter précisément les symptômes, évaluer leur impact sur la qualité de vie, et mesurer objectivement l’efficacité thérapeutique. Son étiopathogénie est multifactorielle, impliquant des facteurs locaux, hormonaux, psychologiques et neurologiques. Le clonazépam topique est le traitement le plus efficace actuellement, devant l’acide alpha-lipoïque ou la gabapentine, qui apportent une amélioration partielle. D’autres approches (capsaïcine, protecteur lingual, psychothérapie, laser, neuromodulation) montrent des résultats prometteurs mais inconstants. Conclusion : Aucun traitement ne permet une guérison complète. Il semblerait qu’une approche multimodale soit recommandée par de nombreux auteurs. En pratique, face à un patient malade, la stratégie optimale serait d’essayer plusieurs approches, en parallèle, et de personnaliser la prise en charge en fonction de la réponse.

Etude comparative sur le ressenti des étudiants en pré-exercice libéral de l’UFR d'Odontologie de Rennes, entre le CHU de Rennes et les CH de Caen/Cherbourg


Chirurgie dentaire / 17-11-2025
Hamel Thibaut
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Dans le cadre de la 6ème année d’études de l’UFR Odontologie à Rennes, les étudiants réalisent leur stages hospitaliers soit au CHU de Rennes, soit pour une petite partie dans les CH de Caen et Cherbourg. L’exercice pratique auprès du patient diffère dans ces deux contextes : l’un encadré par des enseignants universitaires, sectorisé en unités fonctionnelles et comprenant de nombreux fauteuils ; l’autre encadré par des praticiens hospitaliers et libéraux, plus axé sur un exercice de cabinet où les actes et les spécialités diffèrent et se mélangent au cours d’une même demi-journée. De part cette différence d’organisation, le ressenti des étudiants en 6ème année, avant leur entrée dans la vie active et l’exercice libéral diffère. C’est ce qui a été mis en évidence dans cette étude comparative quantitative. Après avoir comparé l’activité des différents centres de soins, nous avons mis en évidence une différence significative du ressenti des étudiants avant d’entrer dans un exercice libéral. Les étudiants normands se disent plus préparés sur le plan pratique de leur profession. Le ressenti sur leur niveau théorique et la qualité des soins n’a pas mis en évidence de différence entre les deux groupes qui se disent satisfaits sur ces points. Plusieurs facteurs expliquent cette différence de ressenti sur la pratique : un fonctionnement de type polyclinique des CSD de Normandie, une prise en charge par patient moins longue et des encadrants plus nombreux ramenés au nombre d’étudiants. Dans les deux groupes, la grande majorité des étudiants interrogés se disent prêts à commencer un exercice libéral à la fin de leur cursus.

Cholestases Intrahépatiques Familiales Progressives : étiologies, manifestations générales orales et dentaires


Chirurgie dentaire / 17-11-2025
Roynard Gabriel
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Les Cholestases Intrahépatiques Familiales Progressives (PFIC) sont des maladies autosomiques récessives rares, liées à des mutations affectant le transport et la formation des acides biliaires. Elles apparaissent précocement, entraînent une cholestase et évoluent vers l’insuffisance hépatique, souvent avant l’adolescence. L’incidence est estimée entre 1/50 000 et 1/100 000 naissances, représentant jusqu’à 15 % des cholestases pédiatriques et 10 % des greffes hépatiques chez l’enfant. Six gènes principaux (ATP81, ABCB11, ABCB4, TJP2, NR1H4, MYO5B) définissent les différents types de PFIC. Le diagnostic repose sur l’association de la clinique (ictère, prurit, retard de croissance), de la biologie, de l’imagerie, de l’histologie et de la caractérisation génétique. Le traitement débute par l’acide ursodésoxycholique et d’autres approches médicamenteuses visant à réduire la toxicité biliaire. En cas d’échec, des dérivations biliaires ou une transplantation hépatique sont nécessaires. Le pronostic est mauvais sans greffe, et les complications incluent cirrhose, hypertension portale et risque de carcinome hépatocellulaire. Sur le plan odontologique, la manifestation la plus caractéristique est la coloration verdâtre des dents liée à l’incorporation de bilirubine lors de la minéralisation des structures dentaires en formation. Cette atteinte, irréversible, altère l’esthétique et peut générer une souffrance psychologique. La restauration prothétique constitue la solution la plus efficace. Indirectement, les PFIC fragilisent la santé bucco-dentaire : malnutrition, alimentation riche en glucides, effets secondaires médicamenteux et fatigue chronique accroissent le risque carieux. Après greffe, l’immunosuppression accentue les risques infectieux et parodontaux, rendant le suivi dentaire crucial. Le rôle du chirurgien-dentiste est donc essentiel : dépistage et traitement des foyers infectieux avant transplantation, prévention carieuse par suivi régulier, adaptation des posologies médicamenteuses et vigilance vis-à-vis des risques hémorragiques. En conclusion, la prise en charge des patients PFIC doit être pluridisciplinaire. Le chirurgien-dentiste, par sa connaissance des manifestations orales et des risques liés à la pathologie hépatique, contribue à améliorer la qualité de vie et à optimiser le succès des traitements lourds nécessaires à ces patients tels que la transplantation hépatique.

L'alvéolite : protocoles préventifs et implications cliniques : revue de la littérature


Chirurgie dentaire / 06-11-2025
Bouzidi Arij
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Introduction : L’alvéolite post-extractionnelle constitue l’une des complications les plus fréquentes de l’avulsion dentaire. Sa forte incidence, en particulier au niveau des sites mandibulaires distaux, la douleur qu’elle engendre ainsi que l’anxiété qu’elle suscite chez les patients en font un enjeu majeur pour la pratique clinique. Objectif : Cette revue vise à analyser les différentes stratégies cliniques et pharmacologiques rapportées dans la littérature concernant la prévention de l’alvéolite post-extractionnelle. Matériels et méthodes : Une analyse critique des données disponibles a été réalisée, portant sur les mesures locales, les agents antiseptiques et les traitements adjuvants proposés pour réduire l’incidence de l’alvéolite sèche. Résultats : Plusieurs approches se sont révélées efficaces dans la prévention de l’alvéolite : l’utilisation de chlorhexidine (en bain de bouche ou en gel), l’application de PRF, l’acide tranexamique et les éponges en collagène. Les antibiotiques, bien que efficaces dans la réduction de l’incidence, ne doivent pas être prescrits systématiquement afin de limiter le risque de résistances bactériennes. À l’inverse, certaines pratiques telles que l’irrigation post-opératoire immédiate au sérum physiologique ou l’utilisation d’agents hémostatiques en oxycellulose semblent avoir des effets délétères, augmentant le risque d’alvéolite sèche. Conclusion : La prévention de l’alvéolite post-extractionnelle repose sur des mesures adaptées et validées, avec une efficacité démontrée notamment pour la chlorhexidine et le PRF. Les études suggèrent également un rôle préventif de l’acide tranexamique et des éponges en collagène. L’usage raisonné des antibiotiques doit être privilégié, tandis que certaines pratiques courantes comme l’irrigation au sérum physiologique devraient être réévaluées

Impact du fer sur la santé bucco-dentaire des enfants


Chirurgie dentaire / 04-11-2025
Maheu-Esneu Lucas
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Chez l’enfant, la carence en fer est la carence nutritionnelle la plus fréquente à l’échelle mondiale et peut évoluer en anémie ferriprive. Cette dernière est associée à une susceptibilité accrue pour la maladie carieuse, dont les mécanismes reflètent une relation bidirectionnelle. Parallèlement, le fer joue également un rôle dans la formation de taches noires dentaires extrinsèques. Ces dépôts, liés à la présence de bactéries chromogènes et de complexes ferriques semblent associés à une moindre prévalence carieuse. Des pathologies hématologiques telles que la bêta-thalassémie majeure exposent l’enfant à une surcharge en fer, due à des transfusions répétées, ayant de lourdes conséquences sur la sphère oro-faciale.

Évaluation de la mise en place du protocole PPOS dans la préservation de la fertilité sans motif médicale à Rennes : étude rétrospective comparant le protocole PPOS (Progestin-PrimedOvarian Stimulation) au protocole antagoniste


MEDECINE GYNÉCOLOGIE MÉDICALE / 30-10-2025
Péchard Justine
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Contexte : Le protocole PPOS connaît un essor croissant ces dernières années, notamment dans les situations où un transfert d’embryon frais n’est pas envisagé, en raison de sa simplicité d’utilisation et de son coût réduit. L’objectif de notre étude était d’évaluer la mise en place de ce protocole dans le cadre de la préservation de la fertilité sans indication médicale à Rennes. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective bi-centrique menée à Rennes entre janvier 2022 et juin 2025, comparant le protocole PPOS au protocole antagoniste dans le cadre de la préservation de la fertilité sans indication médicale, aussi dite « sociétale ». Le critère de jugement principal était le nombre d’ovocytes matures vitrifiés. Les objectifs secondaires étaient de comparer les deux protocoles en termes de réponse à la stimulation ovarienne et d’étudier les paramètres susceptibles d’influencer le nombre d’ovocytes matures vitrifiés dans le protocole PPOS. Résultats : Au total, 726 cycles ont été analysés, dont 587 avec le protocole antagoniste et 139 avec le protocole PPOS. Les deux groupes étaient comparables, à l’exception de la réserve ovarienne (AMH et CFA au B1), pour laquelle des ajustements statistiques ont été réalisés. Le nombre d’ovocytes matures vitrifiés n’était pas significativement différent entre les deux groupes (p* = 0,37), avec en moyenne 8.2 ± 5.6 ovocytes dans le groupe antagoniste et 8.8 ± 5.9 dans le groupe PPOS. La réponse à la stimulation était également similaire dans les deux protocoles, avec une durée de stimulation et une dose totale de gonadotrophines comparables. Un seul cas d’hyperstimulation ovarienne sévère a été rapporté dans le groupe antagoniste. Après ajustement sur les facteurs de confusion, le type de déclenchement (hCG seul, agoniste seul ou double déclenchement) ne paraissait pas impacter le résultat de la stimulation ovarienne. Par ailleurs, ni le type de progestatif ni la durée de prise du progestatif ne semblaient influencer le nombre d’ovocytes matures vitrifiés. Conclusion : Le protocole PPOS semble être une alternative pertinente au protocole antagoniste dans le cadre de la préservation sociétale de la fertilité, offrant des résultats comparables en termes de nombre d’ovocytes matures vitrifiés.

Perception des dispositifs d’administration de l’ustekinumab et interchangeabilité vers ses biosimilaires : enquête auprès d’une population de patients atteints de MICI


Pharmacie / 24-10-2025
Chiron  Elisa
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L’ustekinumab, anticorps monoclonal anti-IL12/IL-23, est indiqué dans les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI) incluant la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Ses différentes spécialités pharmaceutiques incluent des formes de stylos ou de seringues (Stelara® et biosimilaires). Les objectifs de cette étude étaient (i) d’évaluer la perception des patients sur les différents dispositifs d’administration de l’ustekinumab, et (ii) d’identifier les leviers et freins conditionnant l’acceptabilité d’un switch vers les biosimilaires de l’ustekinumab. Du 20 janvier au 10 juillet 2025, une étude observationnelle prospective a été conduite à l’aide d’un questionnaire standardisé de 27 items, distribué aux patients atteints de MICI sous traitement par STELARA® Parmi les 33 répondants, près de 58% préféraient le stylo auto-injecteur, jugé plus simple d’utilisation, tandis que la seringue était perçue comme moins douloureuse et moins anxiogène par ses utilisateurs. Plus de 75% des répondants ignoraient la notion de biosimilaire. La confiance envers le médecin apparaissait comme le principal levier d’acceptation d’un passage au biosimilaire, la confiance dans leur pharmacien n’étant que marginalement rapporté. Les patients préférant le stylo optaient majoritairement pour une initiation ou une poursuite de traitement avec le STELARA® stylo. En revanche, ceux qui préféraient la seringue se montraient plus partagés entre le STELARA® seringue et son biosimilaire seringue. En conclusion, ces résultats montrent que le choix des patients repose davantage sur le dispositif d’administration que sur la distinction entre biomédicament et biosimilaire. Au regard de l’évolution récente des missions confiées aux pharmaciens d’officine incluant la substitution vers les biosimilaires, il apparaît essentiel de renforcer leur rôle dans le parcours de soins des patients atteints de pathologies chroniques, afin de contribuer activement à l’adhésion thérapeutique de ces patients.

Perceptions et apprentissage de la CCAM : une enquête auprès des étudiants et des enseignants en chirurgie dentaire de Rennes


Chirurgie dentaire / 22-10-2025
Boucher Louis
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La CCAM fait partie intégrante du métier de chirurgie dentiste. Il est donc légitime de questionner son enseignement et l’accompagnement des futurs praticiens sur le sujet. L’objectif de cette étude était de recueillir la perception des étudiants de 6ème année, de jeunes diplômés, d’enseignants et praticiens concernant la CCAM et son apprentissage, en identifiant les besoins, les interrogations et les difficultés liés à ce sujet. Cette étude descriptive transversale se basait sur les réponses apportées à des enquêtes en ligne concernant l’usage, la perception et l’apprentissage de la CCAM. 122 réponses complètes ont été enregistrées. Notre étude a révélé que la CCAM s’acquiert principalement par la pratique, que les étudiants sont plutôt à l’aise avec son utilisation mais restent tout de même demandeurs de formation. L’enquête a aussi exposé que la CCAM est perçue comme un dispositif à la fois rémunérateur et complexe, ce qui en complique la transmission, tant dans son enseignement que dans l’accompagnement des étudiants. Face à ces difficultés, les différentes populations ont proposé des stratégies d’apprentissage et d’accompagnement.

Identification de facteurs pronostiques scanographiques pulmonaires et extra-pulmonaires dans la fibrose pulmonaire idiopathique


Médecine (Radiologie) / 16-10-2025
Schoenecker Charles
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Contexte : La FPI est une maladie interstitielle pulmonaire progressive au pronostique défavorable. Son évaluation repose traditionnellement sur des paramètres cliniques et fonctionnels, toutefois des paramètres radiologiques émergent de plus en plus comme des déterminants pertinents de son évolution. L’IA permet de nos jours une quantification automatisée et reproductible de ces paramètres à partir des scanners thoraciques de routine. Objectifs : Identifier, chez des patients atteints de FPI, des facteurs pronostiques pulmonaires et extra-pulmonaires issus du scanner, à l’aide de biomarqueurs quantitatifs dérivés de l’IA. Méthodes : Nous avons conduit une étude rétrospective monocentrique incluant 357 patients atteints de FPI diagnostiquées entre 2007 et 2025. Un scanner initial (CT1) et jusqu’à deux scanners de suivi (CT2 vers 14 mois, CT3 vers 46 mois) ont été analysés à l’aide d’outils d’IA validés. Les paramètres quantifiés comprenaient l’étendue de la fibrose pulmonaire, le SMI, la DMO et les fractures vertébrales. Les épreuves fonctionnelles respiratoires et les données cliniques ont été recueillies en parallèle. Le critère de jugement principal était la mortalité toutes causes ou la transplantation pulmonaire. Les associations entre les caractéristiques dérivées du scanner (à l’inclusion ou selon leur évolution) et le devenir ont été évaluées par modèles de régression de Cox. Résultats : Au cours d’un suivi moyen de 56 mois, 226 patients (63,3 %) ont présenté le critère principal. À l’inclusion, l’âge plus avancé (HR 1,03 ; IC 95 % 1,01–1,05), une CVF plus faible (HR 0,98 ; IC 95 % 0,97–0,99) et une fibrose plus étendue (HR 1,03 ; IC 95 % 1,02–1,04) étaient des prédicteurs indépendants de mortalité ou transplantation. Longitudinalement, la baisse de la CVF (HR 1,10 ; IC 95 % 1,05–1,15) et la progression de la fibrose (HR 1,12 ; IC 95 % 1,05–1,20) restaient constamment associées à un risque accru. Lors du premier suivi, la diminution de l’IMC (HR 1,04 ; IC 95 % 1,00–1,08) surpassait le T12-SMI (HR 1,00 ; IC 95 % 0,96–1,05) en analyse multivariée, tandis qu’au dernier suivi, le T12-SMI (HR 1,25 ; IC 95 % 1,08–1,46) montrait une valeur pronostique supérieure à l’IMC (HR 1,02 ; IC 95 % 0,91–1,14). L’ostéoporose (46,8–57,8 %) et les fractures vertébrales (17,4 %) à l’inclusion étaient fréquentes mais non pronostiques. Conclusion : L’étendue et la progression de la fibrose demeurent les marqueurs pronostiques les plus puissants, mais le déclin longitudinal de la masse musculaire thoracique apporte une valeur pronostique supplémentaire, indépendante de la fonction respiratoire. En revanche, la densité osseuse et les fractures vertébrales, bien que très fréquentes, n’étaient pas associées à la survie.

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