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Médecine générale
/ 01-07-2025
Jousseaume Laurène
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Introduction : La prévalence de l’obésité a plus que doublé depuis les trente dernières années et notamment chez les femmes avec 17% en France, en 2022. Parmi ses complications, le risque de développer un cancer hormonodépendant est augmenté, avec un taux de dépistage moindre dans cette population. Les troubles hormonaux créent d’autres risques gynécologiques parmi les troubles de la fertilité, les complications obstétricales, une contre-indication relative aux contraceptifs oestroprogestatifs. De plus, la stigmatisation médicale est un frein à leur suivi. L’objectif de cette thèse est d’étudier les limites de la prise en charge gynécologique, à travers les témoignages de patientes atteintes d’obésité, afin d’envisager une amélioration de leur suivi. Matériel et méthode : Etude qualitative, en utilisant la phénoménologie interprétative, par des entretiens individuels semi-dirigés menés auprès de patientes en obésité en Ille-Et-Vilaine entre septembre 2023 et mars 2024.
Résultats : 13 entretiens ont été menés. L’obésité serait associée à une difficulté de gestion de leurs émotions et provoquerait une peur du jugement, par le regard de l’autre, et que le praticien se doit d’appréhender au cours de l’examen gynécologique, en mêlant écoute, respect de la pudeur et consentement. Toutes les patientes avaient vécu des expériences stigmatisantes et culpabilisantes, certaines même, traumatisantes, aboutissant à un renoncement temporaire aux soins. Réinstaurer une relation de confiance parait primordial et pourrait être un des rôles du médecin traitant. Discussion et conclusion : La relation médecin-patient est un atout majeur pour l’observance et la continuité des soins. Pour cela, ces deux personnalités doivent apprendre, dans leur singularité, à communiquer. Les patientes repèrent une évolution positive des pratiques avec les nouvelles générations. Cependant, il paraît intéressant de sensibiliser les soignants à la grossophobie, ancrée dans le système de soins actuel, afin de limiter ces conséquences sur les patients et de promouvoir une meilleure adhésion aux soins. Cette étude a permis de définir un modèle de consultation acceptable pour le patient et réalisable pour le médecin, dans l’intérêt d’améliorer la pratique médicale et la santé des patientes par un meilleur accès à la prévention.
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Médecine
/ 01-07-2025
Nol Pierre
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Objectifs : Description des primo-prescriptions de gliflozines par les médecins généralistes chez les patients vivant avec un diabète de type 2 afin de déterminer l’intégration de cette classe médicamenteuse dans leur pratique. Evaluer l’impact de la prise de position de la SFD 2023. Usage des gliflozines dans les autres indications (Maladie Rénale Chronique, Insuffisance cardiaque). Identifier les déterminants de l’usage des gliflozines. Méthodes : Etude quantitative, observationnelle et descriptive menée entre juin et septembre 2024 par le biais de questionnaires adressés aux médecins généralistes de la région Bretagne. Diffusion des questionnaires par mails via les conseils départementaux de l’ordre de l’Ille-et-Vilaine, des Côtes d’Armor et du Morbihan. Résultats : 119 questionnaires inclus dans l’étude. 92% des médecins généralistes interrogés déclarent primo-prescrire préférentiellement un iSGLT2 dans au moins une des situations présentées. Chez les patients vivant avec un diabète de type 2 et présentant une insuffisance cardiaque ou maladie rénale chronique, respectivement 87% et 78% des répondeurs déclarent primo-prescrire préférentiellement un iSGLT2 (après échec de la metformine seule). Les médecins avec moins de 10 ans d’ancienneté d’exercice en prescrivaient davantage de façon significative dans le contexte de cardionéphroprotection (p=0,03). La primo-prescription en dehors du contexte diabétique est plus limitée puisque seuls 34% déclaraient primo-prescrire un iSGLT2 dans la maladie rénale chronique et 41% dans l’insuffisance cardiaque. Plus de la moitié (51%) déclarait un manque de maîtrise quant à l’usage des gliflozines. 38% avaient pris connaissance de la prise de position de la SFD 2023 dont l’impact est globalement positif sur leur pratique. Néanmoins, les médecins généralistes semblent davantage intéressés par des formations et/ou supports plus adaptés à leur pratique. Conclusion : Les médecins généralistes ont pris connaissance des dernières recommandations dans la prise en charge du diabète 2 et ont su intégrer les inhibiteurs de SGLT2 dans leur démarche thérapeutique.
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Médecine générale
/ 01-07-2025
Talineau Anne-Laure
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Introduction : Le médecin généraliste suit et accompagne ses patients durant de nombreuses années. Le deuil engendré par le décès de ses patients a peut-être une influence sur le médecin. L’objectif de cette étude est d’analyser et repérer les conséquences éventuelles du deuil du médecin généraliste après le décès de son patient, tant sur le plan professionnel que personnel. Méthodes : Etude qualitative par entretiens semi-dirigés des médecins généralistes et analyse par théorisation ancrée. Résultats : Il existe des conséquences professionnelles et personnelles dans la période du deuil du médecin généraliste, tant sur le plan médico-technique avec une majoration des prescriptions, que sur le plan personnel avec une modification dans la relation de soin. Conclusion : Le stress du deuil du médecin généraliste après le décès de son patient engendre des modifications perceptibles dans la pratique du médecin. Des risques psychosociaux sont également déterminés. Les stratégies de coping misent en place par les médecins généralistes, efficients ou non, en sont la conséquence. Face aux enjeux économiques liés à la santé publique et à l’impact sur la santé du médecin lui-même, il est légitime de se poser la question de l’importance de prendre soin du praticien lui-même : Est-il en mesure de s’occuper de sa propre santé ? Dispose-t-il d’un médecin pour le soutenir ?
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Médecine Générale
/ 01-07-2025
Descamps Agathe
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Introduction : Les besoins en santé augmentent dans la population française, et parallèlement, le nombre de médecins généralistes en activité diminue. De nombreux médecins sont diplômés chaque années du DES de Médecine Générale, mais ce nombre ne semble pas suffire à pallier le nombre de départs. Notre étude s‘interroge sur le devenir professionnel des jeunes médecins généralistes diplômés de la faculté de Rennes entre 2020 et 2022, pour connaître leur exercice médical actuel et leur mode d’activité. Méthode : Il s’agit d’une étude quantitative, observationnelle, descriptive. Un questionnaire a été envoyé à la population de notre étude en avril 2024.Résultats : 140 réponses ont pu être analysées. 65% des répondants pratiquent la médecine générale de manière exclusive et 21.9% pratiquent une autre activité, telle qu’une activité hospitalière. Parmi les 65%, 51.9% sont installés. La majorité des répondants pratiquent leur activité en région Bretagne, que ce soit de la Médecine Générale exclusive ou une autre activité médicale. Conclusion : Tous les médecins diplômés d‘une même formation en Médecine Générale ne s‘installent pas en Médecine Générale exclusive. La réforme concernant l‘internat de Médecine Générale entrée en vigueur à la rentrée 2023 allonge l‘internat à 4 ans au lieu de 3 ans, avec pour objectif d‘instaurer plus de stages ambulatoires. Il serait intéressant de réaliser une nouvelle étude avec ces promotions, pour voir si les résultats diffèrent de ceux retrouvés dans notre étude.
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Médecine
/ 30-06-2025
Hoerner Emilie
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Introduction : Les troubles du spectre de l’autisme concernent a minima 1% de la population, soit près de 600 000 adultes en France, mais ces chiffres sont sous-estimés. Nombre d’entre eux ne sont pas diagnostiqués. Cette étude explore l’impact de la pose du diagnostic par une équipe libérale de niveau 2 à Vern-sur-Seiche, afin de mieux comprendre ses bénéfices, ses limites et les pistes d’amélioration pour l’accès au diagnostic et à un accompagnement adapté. Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative, inspirée de l’analyse interprétative phénoménologique. Un échantillon homogène de 13 participants diagnostiqués d’un TSA après 18 ans par une équipe libérale de niveau 2 à Vern-sur-Seiche a été recruté. Résultats : Le parcours pré-diagnostic est complexe et souvent source de détresse. Il existe une méconnaissance globale de ces troubles. Cela est pourvoyeur de préjugés et stigmatisations et engendre pour ces individus divers obstacles. Le diagnostic permet une meilleure compréhension et des adaptations personnelles, sociales, professionnelles, scolaires, matérielles ou financières. Il suscite des émotions variées, allant du soulagement à la nécessité de se redéfinir. Le diagnostic est crucial pour les personnes concernées qui notent des améliorations majeures, même si elles font parfois face à des désillusions et des obstacles persistants. Discussion et conclusion : Un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme précoce et rigoureux est essentiel. Il apporte des bénéfices qui peuvent concerner, de manière variable selon les individus, différentes sphères de la vie de ces derniers et de leur entourage. Le développement des équipes de niveau 2 apparaît donc pertinent pour permettre ces diagnostics chez les nombreux adultes encore non diagnostiqués. Toutefois, certaines limites persistent : l’impact du diagnostic peut être restreint voire inexistant dans certains domaines. En conclusion, bien que l’étude montre des bénéfices majeurs post-diagnostic, elle souligne également l’importance de former davantage d’équipes spécialisées et d’améliorer l’impact du diagnostic.
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plastique
/ 25-06-2025
Rousson Etienne
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Contexte : Les chirurgies de remodelage abdominal sont courantes mais comportent un risque de complications. Cette étude vise à analyser les facteurs de risque et à développer un score prédictif préopératoire multivarié. Méthodes : Il s'agit d'une étude de cohorte rétrospective portant sur 1 364 interventions réalisées entre janvier 2015 et mai 2023 au CHU de Rennes, en France. Les patients ayant bénéficié d'une abdominoplastie, d'une abdominoplastie en fleur de lys, d'un lifting inférieur du corps ou d'un lifting inférieur en fleur de lys ont été inclus. Les facteurs de risque de complications ont été analysés par régressions logistiques. Un score de risque préopératoire a été développé et validé sur un groupe test. Résultats : Parmi les 1 364 patients, la majorité étaient des femmes (94 %) avec un IMC moyen de 27,8 kg/m². Les interventions comprenaient 59,5 % (n = 812) d'abdominoplasties standards, 6,2 % (n = 85) d'abdominoplasties en fleur de lys, 23,7 % (n = 324) de liftings inférieurs du corps, 6,4 % (n = 87) de liftings inférieurs en fleur de lys et 4,1 % (n = 56) de mini-abdominoplasties. Des complications ont été observées dans 28,8 % des cas, incluant embolie pulmonaire (0,2 %), sérome (0,6 %), nécrose cutanée (0,9 %), nécrose graisseuse (3,2 %), infection (2,0 %), hématome (6,4 %) et désunion de plaie (21,9 %). Les facteurs de risque significatifs identifiés par analyse multivariée étaient le diabète, l'IMC, le sexe et le type de chirurgie (fleur de lys/lifting inférieur horizontal). Un score de prédiction des complications a été développé à partir de ces facteurs, avec une aire sous la courbe (AUC) de 0,63. Conclusions : Nos résultats sur une large série confirment que l'IMC, le diabète et le design en fleur de lys sont des facteurs de risque majeurs de complications postopératoires. Le score de risque développé pourrait être un outil utile pour guider les décisions chirurgicales et informer les patients des risques associés
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Médecine générale
/ 24-06-2025
Lemarchand Morgane
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Contexte : Le nombre de vasectomies a été multiplié par quinze en dix ans et a surpassé la prévalence de stérilisations féminines pour la première fois depuis la loi de 2001. Les hommes réalisant une vasectomie sont plus jeunes qu’auparavant. Objectif : À partir de retour d’expérience, l’objectif principal de cette étude était d’analyser le parcours de soin d’hommes jeunes, avec ou sans enfant, ayant réalisé une vasectomie, afin d’identifier leurs attentes et le rôle du médecin généraliste. Méthodes : Étude qualitative par analyse thématique inductive à partir d’entretiens individuels semi-dirigés auprès d’hommes de 18 à 35 ans ayant réalisé une vasectomie en France. Résultats : Dans un contexte de préoccupation de la situation mondiale ainsi qu’un souhait de partage de la charge contraceptive, les modalités de contraception et le désir d’enfant évoluent chez les patients jeunes. Le médecin généraliste a eu peu de rôle dans le choix de vasectomie des participants mais a permis d’orienter le parcours de soins. Les patients souhaitent une information plus précoce sur les contraceptions et une homogénéisation de l’éducation sexuelle entre les genres. Le rôle du médecin généraliste pourrait être limité chez ces hommes jeunes se décrivant moins suivis par un médecin traitant et ayant recours à d’autres sources d’informations notamment via des patients-ressources. Malgré le constat de modalités pratiques différentes des conditions légales, leur parcours de vasectomie semble avoir été facilité par une meilleure information préalable. Conclusion : En dépit du rôle mineur joué par le médecine généraliste lors de ce parcours, une extension de son rôle d’orientation, d’information et d’accompagnement lors des différentes étapes est attendue par les patients. Plus globalement, ils aspirent à une adaptation de posture des soignants pour l’accès à une information neutre et complète afin de garantir un choix éclairé et une autonomie dans le choix contraceptif. En cas de questionnement éthique, la sollicitation de comité pluridisciplinaire pourrait se développer sur le modèle de travaux déjà réalisés.
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Gynécologie médicale
/ 24-06-2025
Le Brun Apolline
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Depuis le 2 août 2021, la loi de Bioéthique autorise les femmes de 29 à 37ans à vitrifier leurs ovocytes pour des raisons non médicales. Ces ovocytes pourront être utilisés ultérieurement lors d’une assistance médicale à la procréation, permettant aux femmes de reporter leur projet de grossesse. La France est le premier pays au monde à prendre en charge financièrement cette indication et la demande n’a fait qu’augmenter dans les centres d’AMP avec un délai de prise en charge ne faisant que s’allonger. L’objectif de cette étude a été d’étudier les caractéristiques médicales et socio-démographiques des patientes ayant fait une demande de préservation de la fertilité sociétale au CHU de Rennes entre septembre 2021 et octobre 2024. Cette étude a été complété par un questionnaire adressé aux patientes permettant d’avoir des informations sur leur vécu du protocole, leur motivation à entreprendre cette démarche ainsi que leur potentiel futur projet parental. Nous avons inclus 294 patientes dans notre étude et sur les 138 femmes ayant bénéficié d’une ponction ovocytaire, 81 ont répondu à notre questionnaire. Notre population été âgée en moyenne de 33,8 ±1,97 ans, célibataire (63%), sans enfant (77%) et appartenait à la catégorie socio professionnelle supérieure (35%). La motivation principale retrouvée était l’absence de partenaire (63%). La majorité des femmes (64%) n’aurait pas eu recours à cette démarche si celle-ci n’était pas prise en charge par le système de santé français. En cas de non-réutilisation de leurs gamètes, 82% des femmes sont favorables au don. Le nombre moyen d’ovocytes vitrifiés était de 12 ± 6 ovocytes. Le profil de patientes de notre étude diffère de celui habituellement décrit à l’étranger. Elles étaient plus jeunes et appartenaient à des catégories socio-professionnelles plus diversifiées. Nous avons également constaté une plus grande proportion de patiente déclarées en couple. L’analyse du profil des patientes françaises ayant recours à la préservation sociétale de fertilité devra être poursuivie sur le long terme et de manière multicentrique, afin de mieux déterminer leurs caractéristiques. Il sera également nécessaire d’analyser les taux de ré-utilisation des ovocytes ainsi que la proportion de don, afin de disposer d’un réel recul sur la rentabilité et l’impact de cette procédure.
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Medecine
/ 19-06-2025
Castel Antoine
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Introduction : La duodénopancréatectomie céphalique (DPC) est une intervention chirurgicale majeure qui est encore principalement réalisée par une approche ouverte par laparotomie (DPCL) puisque l'approchelaparoscopique (AL) est limitée en dehors des centres spécialisés. La duodénopancréatectomie céphalique assistée par robot (DPCR) semble réduire les difficultés associées à l'approche laparoscopique. Cependant, les études précédemment publiées sont en partie biaisées parce qu'elles ont été réalisées dans un contexte d'accès étendu aux plateformes robotiques (APR). La présente étude vise à analyser la sécurité de la DPCR par rapport à la DPCL et la courbe d'apprentissage spécifique lorsqu'elle est réalisée avec un APR limité. Méthode : Cette étude prospective monocentrique a été menée dans un centre de chirurgie pancréatique à haut volume mais avec un APR limité, entre avril 2018 et octobre 2023. La sécurité (critère de jugement principal : mortalité à 90 jours) a été évaluée en utilisant l'appariement par score de propension (2:1) pour comparer la DPCR et la DPCL. La courbe d'apprentissage a été évaluée à l'aide de l'analyse de la Cumulative Sum (CUSUM, traduit par carte des Sommes Cumulées) divisée en 3 périodes consécutives de 20 patients, en se concentrant sur la durée opératoire et les complications. Résultats : Au total, 354 DPC ont été analysées, dont 60 (17 %) étaient des DPCR. Une cohorte appariée de 120 DPCL a été utilisée comme population de référence. Le taux de conversion était de 15 % dans le groupe des DPCR. Les taux de mortalité à 90 jours étaient de 5% et de 8,3% pour le groupe DPCR et le groupe DPCL, respectivement (p = 0,549). La courbe d'apprentissage de la DPCR a montré une réduction de la durée d'hospitalisation (19,9 vs. 25,3 vs. 14,5 jours ; p = 0,171) et une diminution des complications postopératoires avec l'augmentation de l'expérience. Conclusion : Même avec un APR limité, la mise en place d'un programme robotique pour la DPC est réalisable et sûr, mais elle nécessite une courbe d'apprentissage de 40 patients. Au cours de cette phase initiale, une sélection rigoureuse des patients est nécessaire.
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Médecine
/ 19-06-2025
Desplanche Noémie
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Introduction : Face à l'augmentation de la prévalence des troubles mentaux, l'accès à la psychothérapie, bien que recommandé, reste limité. La pénurie de l’offre de soins psychiatriques et le coût des consultations libérales, ont incité le gouvernement à instaurer en avril 2022 un système de remboursement de la psychothérapie libérale, Mon Soutien Psy. Bien que ce dispositif semble une solution efficace, peu de psychologues adhèrent. L’objectif était d’explorer le ressenti des psychologues ayant intégré ce dispositif. Méthode : Étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés auprès de 10 psychologues bretons ayant intégré le dispositif Mon Soutien Psy depuis avril 2022. Les entretiens ont été réalisés entre avril 2024 et début juillet 2024, avant la mise en effet des évolutions du dispositif. La méthodologie est inspirée de l’analyse phénoménologique interprétative. Résultats : L’adressage est valorisé. Un rôle de régulateur de flux et de modification de l’engagement du patient dans la thérapie est attribué au médecin. Cependant la collaboration est compromise par l’absence de communication ouverte. L’adhésion au dispositif conduit à une complexification de la pratique des psychologues. Des concessions et adaptations diverses à ces conditions d’exercice sont faites, en fonction de la pratique du psychologue et de son éthique professionnelle. Des évolutions sont attendues. Une augmentation du tarif pour faire un travail de qualité et être reconnu, le retrait des limitations de séances, une simplification de l’administratif et du profil patient, une amélioration de l’adressage. Conclusion : Ce travail a permis de mettre en évidence les pistes d’améliorations du dispositif selon les psychologues qui l’ont expérimenté. L'adressage était valorisé car utile pour le psychologue, même s’il ne permettait pas la création d’une collaboration avec le médecin.
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