Recherche avancée
Toutes les thèses
Thèses de doctorat
Thèses d'exercice (médecine, santé, pharmacie)
Thèses d'exercice (médecine, santé, pharmacie) > Nouveautés en fr
  • Nouveautés
  • Par discipline
  • Par date
  • Par auteur
Thèses d'exercice (médecine, santé, pharmacie) -> Recherche de nouveautés dans les ressources
Recherche de documents datant de moins de jours
  • 31 ressources ont été trouvées. Voici les résultats 11 à 20
  |< << Page précédente 1 2 3 4 Page suivante >> >| documents par page
Tri :   Date Titre Auteur

Étude quantitative : le contact régulier avec un animal de compagnie peut-il être considéré comme un facteur protecteur du trouble anxieux généralisé chez les internes en médecine français ?


Médecine générale / 02-10-2025
De La Fourniere Anne
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : Le trouble anxieux généralisé (TAG) est une pathologie rencontrée fréquemment en soins primaires. Les internes en médecine semblent davantage enclins à développer un TAG. Certains facteurs protecteurs (soutien social, activité physique) ont déjà été identifiés dans la littérature scientifique. Parallèlement, des études ont montré un impact positif du contact avec les animaux sur différents paramètres physiques (diminution du taux de cortisol, de la fréquence cardiaque) et subjectifs (questionnaires de stress et d’anxiété). Ce travail de recherche avait pour objectif de répondre à la question suivante : « Le contact régulier avec un animal de compagnie peut-il être considéré comme un facteur protecteur du trouble anxieux généralisé chez les internes en médecine ? ». Méthode : Il s’agissait d’une étude quantitative par questionnaire pseudonymisé diffusé via internet auprès des internes en médecine français. Le niveau d’anxiété a été mesuré via l’échelle GAD-7. Une échelle de Likert en 4 points a été utilisée pour définir l’opinion des répondants sur la réduction du stress au contact des animaux. Résultats : 204 réponses ont été analysées. 104 internes avaient une suspicion de TAG selon leur résultat au GAD-7 (supérieur à 4), divisé en 2 catégories de sévérité (« léger » de 5 à 9 et « modérée à sévère » de 10 à 21). 123 répondants rapportaient des contacts réguliers avec des animaux. La proportion de sujets exposés et non exposés aux animaux n’était pas significativement différente entre les 3 groupes de niveau d’anxiété (« absence », « léger », « modérée à sévère »). La moyenne du score GAD-7 était significativement plus élevée chez les internes exposés aux animaux. Ces résultats divergent avec l’analyse d’opinion : 181 internes rapportaient une réduction du stress au contact des animaux. Conclusion : Il serait intéressant de mener une étude qualitative pour recueillir le vécu des internes en médecine ayant un animal de compagnie sur la diminution de leur anxiété.

Mise en place de la nouvelle campagne d’immunisation contre le VRS lors de l’hiver 2024/2025, généralisée à tous les nouveau-nés et nourrissons nés à partir du 1er janvier 2024 en métropole : point de vue des médecins généralistes d’Ille-et-Vilaine sur ce nouveau défi de santé publique


Medecine / 30-09-2025
Desaize  Camille
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : Chaque année, le VRS est à l’origine de 480 000 cas de bronchiolites en France, touchant près de 30 % des moins de 2 ans. Lors de la première campagne d’immunisation contre le VRS par Beyfortus en 2023, l’immunisation aurait permis d’éviter 5800 hospitalisations dont 4200 chez les moins de 3 mois. Une nouvelle campagne a été lancée en septembre 2024 en ville et en établissements de santé, proposant cette année 2 alternatives : l’Abrysvo chez la femme enceinte ou le Beyfortus chez le nouveau-né et nourrisson. L’objectif principal de l’étude était de faire un état des lieux sur le ressenti des médecins généralistes d’Ille-et-Vilaine concernant l’ensemble des étapes de mise en place de cette 2ème campagne d’immunisation contre le VRS à l’échelle de leur cabinet sur l’hiver 2024/2025. Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative basée sur des entretiens individuels semi-dirigés auprès de médecins généralistes du département. Les entretiens ont été retranscrits en verbatims puis encodés selon une analyse thématique. Résultats et discussion : 14 entretiens ont été réalisés. Le médecin généraliste joue un rôle majeur dans la prévention primaire avec l’immunisation contre le VRS et également secondaire dans la gestion de la bronchiolite en ambulatoire. La première campagne vaccinale, suspendue précocement en ville, a particulièrement marqué les généralistes. Les éléments facilitants de cette campagne ont été principalement : le ressenti d’un impact positif de l’immunisation sur l’incidence de la bronchiolite encourageant les efforts mis en œuvre, la complémentarité pluriprofessionnelle, l’adhésion parentale massive aux propositions vaccinales, la gestion efficace des stocks en injections et l’absence d’effet indésirable grave constaté. Les freins de cette campagne ont été : le manque d’informations concernant l’Abrysvo suscitant donc moins d’intérêt pour une majorité des médecins interrogés, la mise en œuvre difficile du calendrier vaccinal en période épidémique avec ses récentes modifications, le prix et taux de remboursement du Beyfortus, et l’attente de résultats concrets affirmant ou non l’intérêt des efforts déployés. Les pistes d’amélioration proposées sont notamment une majoration de la communication aux (futurs) parents par les autorités et les professionnels de santé précocement dans le parcours de la parentalité et une valorisation potentielle de l’Abrysvo en ville aux vues de ses nombreux avantages. Conclusion : Cette campagne a été globalement bien accueillie et mise en œuvre par les médecins généralistes interrogés, facilitée ou bien freinée par différents facteurs qui sont à prendre en compte pour une éventuelle prochaine campagne. Dans l’attente de résultats concrets concernant l’impact de l’immunisation sur le nombre et la sévérité des bronchiolites cette année, de nouvelles recommandations d’immunisation contre le VRS chez les personnes de plus de 65 ans sont à considérer.

La permanence des soins non programmés en ambulatoire : analyse descriptive de l’activité des effecteurs mobiles dans les Côtes d’Armor sur les années 2022 et 2023


Médecine / 30-09-2025
Matte Lisa
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : Les médecins effecteurs mobiles réalisent des visites au sein du département des Côtes d’Armor, selon 3 secteurs principaux et un secteur secondaire. Ces gardes ont lieu tous les jours de 20h à 8h, le samedi de 12h à 8h et le dimanche et les jours fériés de 8h à 8h. Ce dispositif existe depuis 2012, et regroupe une cinquantaine de médecins généralistes volontaires. Il s’agit du seul dispositif à permettre un déplacement des médecins hors SMUR sur le territoire des Côtes d’Armor (à domicile, en EHPAD, et dans tout autre lieu). Hors, leur activité n’a été étudiée que par une thèse de 2014, basée sur un échantillonnage de 419 appels ayant abouti à la mobilisation d’un effecteur. Objectif : Description exhaustive de l’activité́ des effecteurs mobiles dans le département des Côtes d’Armor en 2022 et 2023. Méthode : Il s’agit d’une étude descriptive, analytique et rétrospective, permettant d’évaluer l’activité des effecteurs mobiles sur le territoire des Côtes d’Armor. Elle inclut l’ensemble des sorties effectuées par les effecteurs mobiles sur les années 2022 et 2023. Résultats : Entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2023, on recense 6969 interventions des effecteurs mobiles sur le territoire des Côtes d'Armor. 3470 d'entre elles ont eu lieu en 2022, et 3499 en 2023. Sur la totalité des interventions, on observe une majorité d'entre elles en journée (soit samedi après-midi, dimanche et jours fériés) avec 3974 (57,0%) contre 2995 en nuit (43,0%). La tranche d'âge qui a nécessité le plus d'intervention concerne les 90-99 ans. Concernant les lieux d'intervention, on dénombre différentes catégories de lieux parmi lesquels les plus courant restent le domicile et les EHPAD / foyer de vie. Les motifs et diagnostics d’intervention sont très variées, même si on retrouve principalement les décès, les pathologies cardio-pulmonaires et les motifs légaux, avec notamment la rédaction de certificats médicaux. Enfin, en ne tenant pas compte des décès, l’orientation reste majoritairement le maintien à domicile, avec un taux de transfert hospitalier à 11.9%. Les analyses en sous-groupe ont permis de mettre en évidence des différences significatives dans les sorties effectuées en journée comparativement à celles effectuées la nuit. De la même manière, des différences sont également mise en évidence entre l’activité des effecteurs en EHPAD et celle-ci en tout autre lieu. Discussion : Cette thèse a donc permis d'étudier l'activité des médecins effecteurs mobiles dans les Côtes d'Armor entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2023. Il a ainsi été mis en évidence que 6969 interventions ont été réalisées : 3470 d'entre elles en 2022, et 3499 en 2023. En comparaison, on note 71 250 passages aux urgences générales de l'hôpital de Saint-Brieuc pour l'année 2023. Il s’agit donc d’une option intéressante de permanence des soins ambulatoire.

Évolution de la prévalence de l’addiction alimentaire au cours du suivi médico-chirurgical de patients en obésité au CHU de Rennes


Médecine / 29-09-2025
Eon Solène
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : L’obésité constitue un enjeu majeur de santé publique et nécessite une prise en charge intégrant les dimensions psychocomportementales. L’addiction alimentaire (AA), située à l’interface entre troubles du comportement alimentaire et conduites addictives, est fréquente chez les patients obèses mais son évolution reste peu connue, notamment en suivi médicochirurgical longitudinal. Cette étude visait à évaluer l’évolution de la prévalence de l’AA, mesurée par le YFAS 2.0, après six mois de prise en charge standardisée. Les objectifs secondaires étaient d’analyser son évolution avant et après chirurgie bariatrique et d’identifier, en analyses uni- et multivariées, les facteurs prédictifs d’amélioration ou de rémission. Méthodes : Cette étude observationnelle, rétrospective et longitudinale a été menée au CHU de Rennes auprès de patients en obésité, suivis dans un parcours médico-chirurgical standardisé de six mois, entre décembre 2016 et mai 2025. Les données recueillies comportaient le YFAS 2.0 aux différents temps de suivi, ainsi que des variables démographiques, anthropométriques, cliniques, comportementales et biologiques. Résultats : Parmi les 587 patients ayant complété le questionnaire initial (M0), la prévalence de l’AA était de 47.5 % (279/587), dont 68,1 % de formes sévères. À M6, 127 patients avaient complété le questionnaire, dont 106 avec suivi complet M0–M6 ; la prévalence était alors de 15.8 % (18/127), répartie de façon équilibrée entre formes légères, modérées et sévères. Chez les patients suivis jusqu’à M6, elle diminuait de 50 % (53/106) à 16 % (17/106). Une évolution favorable de l’AA durant le suivi médical était associée à un âge plus précoce de début de l’obésité, à des concentrations plasmatiques plus faibles de phosphatases alcalines et à l’absence de syndrome métabolique. En postopératoire, 88 patients avaient un suivi complet : la prévalence de l’AA était de 30.6 % (27/88), dont 63 % de formes sévères, et chutait à 5.7 % (5/88) après chirurgie. L’amélioration ou la rémission de l’AA était corrélée au fait de ne pas vivre en couple, à la présence d’une tachyphagie, à la réalisation d’un bypass gastrique en Y plutôt qu’une sleeve gastrectomie, ainsi qu’à des concentrations plasmatiques plus élevées d’ALAT et de triglycérides. Conclusion : Cette étude montre une forte diminution de l’AA chez des patients obèses sévères après un suivi médico-chirurgical standardisé, avec plusieurs facteurs prédictifs identifiés. Elle confirme la prévalence élevée de l’AA dans l’obésité et souligne l’intérêt d’approches nutritionnelles personnalisées pour maintenir les changements comportementaux et limiter la reprise pondérale et les complications à long terme.

REVE 20 - ECMO V-A : évaluation rétrospective après 20 ans d’expérience dans un centre tertiaire


Chirurgie Thoracique et Cardio-Vasculaire / 26-09-2025
Flores Pierre
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : L’ECMO V-A, utilisée depuis plusieurs dizaines d’années désormais, est devenue une thérapeutique majeure dans la prise en charge des défaillances circulatoires aigües. Son bénéfice reste cependant débattu, du fait de sa lourdeur, des nombreuses complications qu’elle engendre, de son coût et de la mortalité qui lui est associée. Nous avons décidé d’analyser nos résultats après vingt ans d’expérience, dans un centre tertiaire à haut volume, généraux et spécifiques, et d’étudier l’évolution temporelle de nos pratiques. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective de données collectées prospectivement dans une base institutionnelle dédiée, de tous les patients pris en charge sous ECMO V-A dans notre centre, de 2005 à 2025. L’analyse principale portait sur la survie à 6 mois. Les analyses secondaires portaient sur l’étude des complications, des facteurs pronostiques liés à la mortalité et l’évolution des pratiques. Plusieurs analyses spécifiques par indication ont également été réalisées. Résultats : Au total, 979 patients ont été inclus dans notre étude. L’âge médian était de 56,8 ans, et la majorité étaient des hommes (69,7 %). Les indications principales étaient le choc cardiogénique (33,8 %), le post-cardiotomie (26,8 %) et l’arrêt cardiaque réfractaire (19 %). La survie globale à 6 mois était de 43 %. Les principales complications étaient hémorragiques et infectieuses, survenant chez plus de la moitié des patients. L’analyse par indication retrouvait une survie chez les patients implantés pour dysfonction de greffon cardiaque proche de 75 % à 6 mois quand elle était autour de 30 % pour les patients implantés en arrêt cardiaque. L’analyse temporelle a révélé une augmentation globale du volume d’implantation, une diffusion de la technique hors du bloc opératoire et une évolution des indications, au profit notamment de l’arrêt cardiaque. Les facteurs de risque liés à une surmortalité à 6 mois étaient l’âge, un pH bas, une lactatémie élevée et une insuffisance rénale pré-implantation. Nos résultats étaient concordants avec les registres de l’ELSO et les principales données de la littérature. Conclusion : Cette étude est l’une des plus larges séries monocentriques réalisées à ce jour. Elle confirme la robustesse de notre programme d’ECMO V-A avec des résultats comparables et parfois meilleurs que ceux de la littérature. Elle permet une analyse de l’évolution des pratiques et l’identification de facteurs pronostiques. Elle souligne également la place de l’ECMO comme thérapeutique de dernier recours pour des patients sélectionnés avec des filières dédiées et organisées. D’autres travaux sont nécessaires pour préciser sa place dans les différentes stratégies thérapeutiques et évaluer son impact médico-économique.

Utilisation des Biphosphonates dans le traitement des Ostéomes Ostéoïdes de localisation difficile chez l'enfant


MEDECINE / 25-09-2025
Mignon Océane
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction L’ostéome ostéoïde (OO), tumeur osseuse bénigne fréquente, peut être à l’origine de douleurs importantes. Si un traitement par radiofréquence est souvent réalisé et efficace dans environ 90 % des cas, améliorant rapidement les symptômes et évitant le recours à une chirurgie, cette procédure comporte néanmoins des risques lorsqu'il s'agit de tumeurs situées dans des localisations anatomiques à risque (structures nerveuses, médullaire, cartilagineuses). Dans ces situations, les biphosphonates pourraient permettre un traitement moins invasif en agissant biologiquement sur la douleur par réduction de l'activité osseuse anormale. En 2017, une étude a montré l’efficacité de l’acide zolédronique sur les OO mais l’inclusion de cas pédiatriques reste à ce jour anecdotique. Matériel : Cette étude rétrospective multicentrique rapporte 11 cas pédiatriques d’OO situés à proximité d’une structure nerveuse ou cartilagineuse contre indiquant un traitement chirurgical ou par radiofréquence. Méthodes : Après l’accord des deux parents, la réalisation d’un bilan biologique et dentaire, les patients ont reçu 3 à 6 perfusions mensuelles d’acide zolédronique. Nous avons recueilli les comptes rendus de consultation et l’imagerie avant, pendant et après le traitement par biphosphonates afin d’étudier l’efficacité clinique, l’évolution de l’imagerie ainsi que les éventuels effets indésirables de ce traitement. Résultats : Cliniquement, 8 patients avaient une réduction ou une disparition complète des symptômes après 3 perfusions, 1 après 6 perfusions. 2 patients n’avaient pas d’amélioration malgré 3 à 6 perfusions. Pour 8 patients, une disparition complète du nidus avec régression de l’œdème réactionnel était constatée alors que pour 3 patients le nidus et l’œdème réactionnel étaient toujours présents. Discussion : L’acide zolédronique semble être chez l’enfant une possible alternative au traitement des OO de localisation anatomique à risque. Un syndrome pseudo-grippal est fréquent après la première perfusion mais les risques importants comme l’ostéonécrose de la mâchoire sont extrêmement rares. Bien que limitée par son caractère rétrospectif et son faible effectif, cette étude regroupe l’ensemble des cas pédiatriques français que nous avons pu recueillir alors qu’à notre connaissance aucun travail dans ce contexte de pédiatrie n’ait été rapporté. Conclusion : L’acide zolédronique semble être une alternative thérapeutique pour le traitement des OO de localisation difficile chez l’enfant. Son efficacité est marquée par une disparition du nidus osseux, une diminution de la douleur et de la consommation d’AINS. Si ce traitement semble donc pouvoir être proposé, des études ultérieures avec une cohorte plus importante et un suivi prolongé seront donc nécessaires afin de tenter d’obtenir un niveau de preuve plus fort.

TDAH de l’adulte : une approche phénoménologique interprétative du vécu du trouble et de sa prise en charge


Médecine Générale / 25-09-2025
Augusto Ambre
Voir le résumé
Voir le résumé
Objectif : Cette étude a exploré le ressenti des patients adultes atteint de TDAH concernant leur trouble et sa prise en charge, notamment en soins de premiers recours. Méthode : Dix entretiens semis-structurés ont été analysés à l’aide d’une analyse qualitative inspirée de la phénoménologie interprétative. Participants : Les participants (n=10) ont été recrutés via plusieurs CSAPA de la Région Bretagne, plusieurs cabinets de médecine générale, la patientèle de Neuropédiatrie du CHU de Rennes et une association de patients. Résultat : Trois thèmes ont émergé de l’analyse : (i) le TDAH en tant que définition, (ii) le TDAH en tant que processus et (iii) l’ambivalence de la prise en charge. Conclusion : L’impact du TDAH semble toujours significatif dans la vie des patients adultes, à la fois en termes de symptômes et de stratégies de compensation. La prise en charge est vécue positivement mais considérée comme insuffisante. Le rôle du médecin généraliste semble mal défini.

Interprétation de la définition juridique de l'obstination déraisonnable par les médecins généralistes : étude qualitative


Médecine générale / 25-09-2025
Lavoillotte Margaux
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : La loi Léonetti du 22 avril 2005 définit l’obstination déraisonnable comme tout traitement inutile, disproportionné ou n'ayant d’autre effet que le maintien artificiel de la vie. Sa qualification, laissée à l'appréciation du médecin, ouvre un large champ d'interprétation. Parallèlement, 80% des patients expriment le souhait d’une fin de vie à domicile, où le médecin traitant occupe une position centrale dans la prise en charge. Les décisions d’arrêt de traitement, fréquentes et complexes, constituent un enjeu majeur. Cette étude explore l’interprétation de l’obstination déraisonnable par les médecins généralistes et son intégration dans leur pratique. Objectifs : Recueillir et confronter la définition des médecins généralistes à celle de la loi, analyser la distinction avec le terme d’acharnement thérapeutique et comprendre son application clinique ainsi que les facteurs qui l’influencent. Méthodologie : Etude qualitative fondée sur des entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes exerçant en libéral. L’échantillon a été raisonné selon l’expérience, le mode d’exercice et la formation en soins palliatifs. L’analyse s’est inspirée de l'approche phénoménologique interprétative. Résultats : La définition personnelle des participants est hétéroclite mais cohérente, centrée sur le sens de la vie, la dignité et la volonté du patient, dans une approche dynamique. La définition juridique est peu connue et s'inscrit dans un rapport ambivalent à la loi. Elle est davantage perçue comme un cadre symbolique que comme un outil décisionnel. L’interprétation résulte de l’interaction entre le médecin, dans sa posture de soignant et son parcours personnel, le patient, ses proches et le contexte global du système de santé. Discussion : La qualification d’obstination déraisonnable est évolutive et ne peut s'inscrire à une norme figée. Le doute traverse les décisions et l’intention qui les guide est déterminante. La collégialité et la communication constituent des outils essentiels. La loi, bien que vaste, assure une protection lorsqu’elle est respectée.

Facteurs de sous-déclaration des maladies professionnelles chez le patient agriculteur : une enquête par questionnaires auprès des médecins généralistes exerçant en territoire rural du Nord de l’Ille-et-Vilaine


Médecine générale / 25-09-2025
Briolet Margaux
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : La sous-reconnaissance des maladies professionnelles est un phénomène multifactoriel, débutant par l’insuffisance de déclaration. Les agriculteurs sont vulnérables aux inégalités en matière de santé de par leur rapport au soin notamment. Ils rencontrent leur médecin généraliste comme premier et souvent unique recours, y compris en santé au travail. Cette étude s’intéresse aux facteurs de sous-déclaration des maladies professionnelles rencontrés par le médecin généraliste dans sa pratique concernant ses patients agriculteurs. Méthodes : Un auto-questionnaire a été diffusé aux médecins généralistes exerçant en milieu rural ou semi-rural sur le territoire des 5 CPTS nord de l’Ille-et-Vilaine, excluant ceux exerçant dans les agglomérations de St-Malo et Fougères. Le recrutement s’est déroulé d’octobre 2024 à mai 2025. Résultats : 45 médecins ont participé à l’étude, avec 38 questionnaires inclus dans l’analyse. Aucun des médecins répondeurs n’avait suivi de formation médicale continue portant sur la santé au travail des agriculteurs dans les 5 dernières années. 63,2 % d’entre eux se sentaient en mesure de répondre aux questions en matière de santé au travail de la part de leurs patients agriculteurs. 39,5 % déclaraient ne jamais avoir rédigé de CMI en matière de Maladie Professionnelle. L’existence d’autres facteurs étiologiques possibles est l’obstacle le plus souvent rapporté dans notre étude (81,6 %). Celui décrit comme le plus limitant est la méconnaissance des tableaux et des critères qui les composent. 86,8 % des participants ont déclaré ne pas connaître les fonctions des CRRMP. Conclusion : Bien qu’il soit en première ligne en santé au travail pour ses patients agriculteurs, le médecin généraliste n’est pas armé pour ce rôle. En plus d’une incitation à renforcer leur formation initiale en santé au travail et les dispositifs de veille et de collaboration débutants, nous invitons à la création d’outils opératoires utilisables en situation de consultation.

Étude d’un réseau de recherche en soins primaires, le réseau rennais Esprit (Equipes de Soins Primaires : Recherche et Innovation dans les Territoires)


Médecine générale / 25-09-2025
Antosik Magdalena
Voir le résumé
Voir le résumé
INTRODUCTION : La recherche en soins primaires reste encore insuffisamment développée. Les réseaux de recherche constituent un levier majeur pour structurer et promouvoir cette dynamique. Cette étude vise à décrire la composition, l’organisation et l’implication des structures membres du réseau Esprit. METHODE : Étude observationnelle descriptive réalisée à l’aide d’un hétéroquestionnaire. Les données ont été recueillies par entretien téléphonique auprès d’un membre de chaque structure d’aout à décembre 2024. RESULTATS : Parmi les 17 structures adhérentes (14 Maisons de Santé Pluriprofessionnelles et 3 Centres de Santé), 14 ont répondu. Les résultats montrent une grande hétérogénéité en termes de composition, d’objectifs et d’engagement dans des projets de coordination et de recherche. CONCLUSION : Cette cartographie actualisée du réseau met en lumière les dynamiques hétérogènes de ces structures, ainsi que les leviers et freins à leur participation à la recherche. Elle offre une base pour adapter les stratégies de soutien et de développement du réseau Esprit.

rss |< << Page précédente 1 2 3 4 Page suivante >> >| documents par page
© 2016  |  MENTIONS LEGALES  |  PLUS D'INFORMATION