|
Tri :
Date
Titre
Auteur
|
|
|
Médecine générale
/ 16-09-2025
Bezier Lise
Voir le résumé
Voir le résumé
Contexte : Le vieillissement de la population française représente un défi majeur pour le système de santé, notamment l’accompagnement des soins, de la dépendance et le maintien de l’autonomie. Les médecins généralistes en soins primaires sont confrontés à des situations complexes qui nécessitent l’expertise de professionnels formés en gériatrie. Toutefois, l’accès aux gériatres est limité, en raison d’une démographie médicale insuffisante et de fortes disparités territoriales. Pour répondre à ces enjeux, la téléexpertise s’impose comme une solution innovante dans les parcours de soins. La plateforme sécurisée Omnidoc, utilisée au CHU de Rennes en gériatrie depuis 2021, facilite l’accès à une expertise. Cette étude a pour objectif principal de décrire le contenu des échanges réalisés via la téléexpertise entre les médecins généralistes et les gériatres du CHU de Rennes. L’objectif secondaire est d’analyser les caractéristiques socio-démographiques associées à ces demandes d’avis. Méthode : étude observationnelle, descriptive, monocentrique et rétrospective portant sur les demandes de téléexpertise gériatrique adressées aux gériatres du CHU de Rennes via Omnidoc, entre janvier et juin 2024. Les caractéristiques des patients, des requérants, des experts, ainsi que le contenu des échanges et les types de réponses ont été analysés. Résultats : 120 demandes de téléexpertise, comportant 137 motifs, ont été analysées. Le délai moyen de réponse était de 1,5 jour, avec 39,2% en moins de 24 h et près de 100% en moins de 7 jours. Les patients, majoritairement des femmes (66,7 %), avaient en moyenne 85,8 ans, un indice de Charlson de 6,92 et prenaient 5,6 médicaments. Près de 43 % résidaient en EHPAD. Les requérants exerçaient majoritairement en zone de vigilance (76,5 %), mais le taux de recours à la télé expertise du CHU était deux fois plus élevé en zone sous-dense (0,40 pour 1 000 habitants), et en particulier our des patients résidant en EHPAD (64,3 % des demandes). Sur les 50 motifs recensés, les plus fréquents étaient les troubles du comportement ou psychologiques liés à la démence (n = 37, 27 %), les chutes à répétition (n = 10, 7,3 %) et les troubles neurocognitifs (n = 7, 5,1 %). Les réponses les plus courantes incluaient des conseils thérapeutiques médicamenteux (72,5 %), des demandes d’examens biologiques (26,7 %) et des conseils non médicamenteux (23,3 %) mais aussi 20% de consultations, 16% de téléconsultation, 16% d’hospitalisation et 13% d’HDJ. Conclusion : La téléexpertise gériatrique apparaît comme un outil structurant pour améliorer l’accès à l’expertise en gériatrie, notamment en zones sous-denses et pour les patients résidants en EHPAD. Elle prend désormais une place indéniable dans les parcours de soins. Elle renforce la coordination ville-hôpital et présente des bénéfices à la fois organisationnels, cliniques et formatifs.
|
|
|
Médecine
/ 16-09-2025
Kabashi Perrie
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : Les chutes constituent la première cause d’accidents de la vie courante chez les personnes âgées, avec des conséquences majeures en termes de morbidité, de mortalité et de perte d’autonomie. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande une évaluation systématique dès le premier épisode, mais aucun format de consultation spécifique en médecine générale n’existe à ce jour. Objectif : Évaluer la faisabilité d’une consultation post-chute standardisée, menée par un médecin généraliste, chez les patients de 70 ans et plus, en moins de trente minutes. Matériel et méthode : Étude prospective, monocentrique, menée à l’Accueil des Soins Non Programmés de la polyclinique Saint-Laurent à Rennes. Cinquante patients ont participé à une consultation post-chute structurée autour d’une grille d’évaluation standardisée, basée sur les recommandations de la HAS. Résultats : La durée moyenne de consultation était de 20,51 minutes, avec 94 % des entretiens réalisés en moins de 30 minutes. En moyenne, 11,7 facteurs de risque ont été identifiés par patient, dont plusieurs modifiables (troubles visuels, ostéo-articulaires, cardiovasculaires, environnement domestique). Le taux de participation (49 %) reflète l’intérêt des patients pour une telle approche. Conclusion : Une consultation post-chute standardisée en médecine générale apparaît faisable, pertinente et acceptable pour les patients. Elle pourrait favoriser le repérage précoce des facteurs de risque et la mise en œuvre d’interventions adaptées. Des études multicentriques en conditions réelles de médecine de ville sont nécessaires pour en évaluer l’impact sur la prévention des chutes et leurs conséquences.
|
|
|
Gynécologie Obstétrique
/ 13-06-2025
Lafond Clémentine
Voir le résumé
Voir le résumé
La chirurgie axillaire, par curage axillaire (CA) ou lymphadénectomie sélective (LSS), est un temps essentiel du diagnostic et du traitement du cancer du sein. Cette LSS fut la première étape de désescalade chirurgicale axillaire toujours en plein essor avec l’arrivée de la dissection axillaire ciblée (DAC) déjà ancrée dans les recommandations internationales mais pas encore françaises. Objectif : Étudier les pratiques actuelles françaises quant à la désescalade chirurgicale axillaire en comparant par centre les indications de chaque type de chirurgie, leurs méthodes et leurs avis quant à leur pratique. Matériels et méthodes : Étude transversale observationnelle nationale réalisée sur 24 structures de soins (CLCC, CHU et CH) prenant en charge des patientes atteintes de cancer du sein. Entre octobre 2024 et mai 2025, les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire de 109 questions envoyé par voie électronique et portant sur les taux et indications chirurgicales des différentes techniques de chirurgie axillaire (CA, LSS et DAC) ainsi que sur l’avis des chirurgiens·nes quant à la DAC. Résultats : Parmi les 21 centres ayant répondu à notre questionnaire (taux de réponse : 87,5%), 15 centres étaient des CLCC (71,4%), 4 des CHU (19%) et 2 des CH (9,5%). 81% pratiquaient la biopsie-exérèse ciblée, 55,6% la DAC de façon courante et 27,8% lors d’essais thérapeutiques. La principale indication retenue de DAC est le cas de carcinome pN+ devenant ypN0 après thérapie systémique néo-adjuvante (TSNA) puisque 87,6% des chirurgiens.nes pratiquant la DAC ne la réalisaient que dans cette indication. L’intégralité des chirurgiens.nes sont par ailleurs favorables à sa mise en place sur l’ensemble du territoire français et 95,3% pensent que sa pratique va changer la prise en charge des patientes et permettre de réaliser de moins en moins de CA. Conclusion : La DAC tend à prendre une place croissante dans les pratiques françaises notamment dans les cas d’atteinte ganglionnaire initiale avec peu de ganglions atteints et en post-TSNA de tumeurs agressives, étant déjà répandue dans la plupart des structures anti-cancer malgré l’absence actuelle de recommandations françaises quant à sa pratique.
|
|
|
Pharmacie
/ 17-01-2025
Guarnieri Camille
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : Les maladies hémorragiques constitutionnelles (MHC) incluent l’hémophilie, la maladie de Willebrand (VWD) et les pathologies plaquettaires héréditaires, entraînant un risque accru de saignements prolongés ou spontanés. Ces pathologies, bien que rares, posent un défi particulier lors des gestes médicaux et chirurgicaux, notamment dentaires. Ces interventions nécessitent une prise en charge multidisciplinaire pour prévenir les complications hémorragiques. Cette thèse explore la prise en charge hématologique et odontologique des patients suivis au CRTH de Rennes, en vue de proposer des recommandations adaptées. Matériels et méthodes : L’étude rétrospective et descriptive s’est déroulée entre janvier 2018 et décembre 2023 au CRTH de Rennes. Elle a inclus des patients atteints de MHC ayant bénéficié de soins dentaires invasifs. Les critères d’inclusion exigeaient une MHC confirmée et des soins dentaires documentés, tandis que les maladies acquises étaient exclues. Les données collectées incluaient l’âge, le type de MHC, les traitements prophylactiques administrés et les complications. Les gestes dentaires ont été classés selon leur risque hémorragique (faible, modéré ou élevé) selon les recommandations de la WFH et de la SFCO. Résultats : L’étude met en lumière la diversité des prises en charge en fonction des pathologies et des gestes réalisés. Les patients atteints d’hémophilie ont bénéficié d’un traitement
prophylactique ciblé, visant à maintenir des niveaux suffisants de facteur VIII ou IX, selon la gravité de l’intervention. Pour les patients avec VWD, l’utilisation de la desmopressine ou de concentrés de facteur de Willebrand a été adaptée au sous-type de la maladie, tandis que les thrombopathies ont souvent nécessité des concentrés plaquettaires en association avec des antifibrinolytiques. Les gestes dentaires invasifs ont généralement été réalisés avec succès, avec un faible taux de complications hémorragiques, bien que certains cas complexes aient nécessité des ajustements thérapeutiques spécifiques. Conclusion : L’étude souligne l’importance d’une collaboration étroite entre hématologues et dentistes. Si les protocoles actuels sont efficaces, des disparités persistent entre recommandations et pratiques. La mise en place d’un algorithme décisionnel spécifique par type de MHC et de geste dentaire pourrait améliorer les soins, réduire les complications etoptimiser l’utilisation des ressources médicales.
|
|
|
Pharmacie
/ 18-11-2024
Bengelloun Zahr Meryem
Voir le résumé
Voir le résumé
Les plaies représentent un problème important pour les patients et un coût élevé pour la santé publique. La recherche de nouvelles options thérapeutiques est donc nécessaire, d’autant plus que la résistance bactérienne limite l’usage des antibiotiques. Dans ce contexte, les huiles végétales attirent l’attention : plusieurs études montrent qu’elles peuvent soutenir la cicatrisation grâce à leurs propriétés antimicrobiennes, anti-inflammatoires, antioxydantes et à leur capacité à favoriser la prolifération cellulaire, la synthèse de collagène et la restauration de la barrière cutanée. Le travail vise à recenser les huiles végétales dont l’effet cicatrisant a été démontré, présenter leur composition et leurs mécanismes d’action, puis analyser les études disponibles. L’objectif final est d’évaluer leur rôle potentiel dans la prise en charge des plaies et leur intégration future dans les pratiques de soin.
|
|
|
Medecine
/ 04-10-2024
Cioroeanu Victoria
Voir le résumé
Voir le résumé
L'anxiété est un symptôme commun et non spécifique dans de nombreuses pathologies psychiatriques. La gestion des symptômes anxieux est souvent un impératif majeur dans la prise en charge des patients hospitalisés en psychiatrie. Bien que de nombreuses interventions existent pour gérer le stress, l'accès à ces méthodes reste difficile, notamment en raison du manque de disponibilité des soignants et des capacités limitées de concentration des patients. L’utilisation de la Réalité Virtuelle a montré ces dernières années son utilité comme outil de relaxation, particulièrement durant la pandémie de COVID-19. Cependant peu de données existent sur son utilisation en milieu hospitalier, surtout en psychiatrie. Dans ce contexte, nous avons mené une étude observationnelle, prospective et unicentrique pour évaluer l’acceptabilité de la Réalité Virtuelle comme outil de relaxation en milieu hospitalier psychiatrique. Les données collectées incluent le nombre de sessions réalisées, des données socio-démographiques et cliniques, ainsi que des retour d’expérience pour identifier les facteurs influençant l’acceptabilité de la Réalité Virtuelle.
|
|
|
Médecine
/ 19-10-2023
Meinsohn Ludwig
Voir le résumé
Voir le résumé
Objectif : Évaluer l’impact d’un logiciel d’intelligence artificielle (IA) sur les performances diagnostiques d’un interne de radiologie pour la détection en IRM de lésions de cancer de prostate cliniquement significatives. Matériel et méthode : 204 cas d’IRM multiparamétrique ont été utilisés, issus d’un ensemble de données publiques (PROSTATEx Challenge), pour lesquels chaque lésion ≥ PI-RADS 3 avait une histologie connue ou était considérée comme non cliniquement significative (PI-RADS 2). Un interne en radiologie a lu chaque cas deux fois (premièrement sans l’aide de l’IA et 4 semaines plus tard avec l’aide de l’IA). Un radiologue expérimenté a lu chaque cas une fois, sans l’aide de l’IA. La lecture des cas consistait à détecter, segmenter (uniquement pour le radiologue junior) et classer les lésions selon le “Prostate Imaging Reporting and Data System” (PI-RADS) v2.1. Les performances des lecteurs et du logiciel d’IA ont été évaluées à l’aide des mesures de sensibilité/spécificité/exactitude au seuil PI-RADS 3. Les performances autonomes du logiciel d’IA ont été analysées à l’aide de l’AUC ROC. La variabilité inter-observateur a été rapportée en utilisant le κ de Cohen sur les scores PI-RADS. Le temps de lecture par l’interne pour tous les cas a également été évalué et comparé sans et avec l'IA. Résultats : L’exactitude du radiologue junior dans la détection des cas cliniquement significatifs (PI-RADS ≥3) était améliorée par l’aide de l’IA, passant de 0,63 à 0,75 (sans/avec IA), p= 3,8 x 10-5. Les mesures de sensibilité (Se) et spécificité (Sp) étaient également améliorées, passant respectivement de 0,84 à 0,91 (Se, sans/avec IA) et de 0,53 à 0,67 (Sp, sans/avec IA). La concordance entre lecteurs (en termes de Cohen κ) entre l’interne et le radiologue expérimenté est passée de 0,44 à 0,54. Le temps d'annotation par l’interne a été réduit de 16 %. Conclusion : L'assistance de l'IA a entraîné une augmentation significative des performances diagnostiques pour le radiologue junior, en termes de sensibilité, spécificité et exactitude, pour la détection des lésions cliniquement suspectes de cancer de prostate, et a réduit la variabilité inter-individuelle entre les lecteurs.
|
|
|
Pharmacie
/ 16-12-2016
Peron Elena
Voir le résumé
Voir le résumé
Les productions de fruits et légumes génèrent énormément de pertes dans le monde. A l’heure du réchauffement climatique et du manque de ressources pour satisfaire toute la population mondiale il s’agit de trouver des solutions pour donner une seconde à ces déchets. Ces dernières années les préoccupations sont de diminuer ces quantités de sous-produits créés par l’industrie agroalimentaire. Dans cette thèse nous verrons comment l’industrie cosmétique trouve des solutions en récupérant ces sous-produits pour les intégrer au sein de leurs formulations. De plus ces sous-produits se révèlent être des composés d’intérêts car ils regorgent de bioactifs. Pour cela il s’agira de remettre en contexte le domaine cosmétique ainsi que les différentes tendances qui le parcourt depuis plusieurs années.
|
|
|
Pharmacie
/ 21-11-0025
Guillou Laura
Voir le résumé
Voir le résumé
Cette thèse analyse l’impact de la Loi Matras (2021) sur l’activité des sapeurs-pompiers dans le secours à personne, en particulier l’introduction des Actes et Soins d’Urgence (ASU) autorisant l’administration de médicaments sous régulation médicale. Elle étudie le rôle central des pharmaciens dans la sélection, la gestion et la sécurisation des thérapeutiques au sein des SDIS d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor, ainsi que leur participation à la formation des chefs d’agrès. L’enquête menée auprès de ces derniers révèle une forte adhésion à la réforme, une confiance élevée dans la formation reçue et une volonté d’entretenir leurs compétences. Si les ASU sont perçus comme un progrès majeur pour l’efficacité des secours, la thèse souligne la nécessité d’une coordination renforcée entre médecins, pharmaciens et sapeurs-pompiers pour garantir sécurité et homogénéité des pratiques.
|
|