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Medecine
/ 27-01-2026
Sevestre Alice
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Contexte : Les plaies chroniques sont un problème de santé publique. Des marges d’amélioration sont possibles notamment en termes de nutrition, celle-ci jouant un rôle central dans tout le processus de cicatrisation. Qu’en est-il de la poursuite de la stratégie nutritionnelle en ville des patients âgés porteurs de plaie chronique par le médecin traitant au décours d’une hospitalisation ? Matériels et Méthodes : Une étude quantitative descriptive a été réalisée, à partir d’un questionnaire téléphonique, auprès de médecins traitants de patients de 70 ans et plus, hospitalisés au sein du CHBA avec une plaie chronique diagnostiquée ou suivie pendant l’hospitalisation et ayant eu un avis nutritionnel par un(e) diététicien(ne) qui a abouti à une supplémentation par CNO. Résultats : Au total, 69 patients ont été inclus dans l’étude. Les plaies d’origine artérielle sont les plus représentées. Parmi l’ensemble des patients, 53.6% étaient dénutris dont 44,9% sévèrement. Pour 63,8% des patients, la sarcopénie n’a pas été recherchée. La pesée en entrée et sortie d’hospitalisation n’est pas systématique et près de 32% des CRH ne comportaient pas de données sur le poids et 26% ne comportaient pas de données sur le statut nutritionnel. Au total, 53,6% des médecins généralistes avaient prescrit des CNO en ville et 23,2% avaient proposé un enrichissement alimentaire. Un tiers des patients n’avaient aucune stratégie thérapeutique en ville. Les CNO ont été significativement plus prescrits en ville chez les patients porteurs de plaie dénutris que chez les patients porteurs de plaie non dénutris. L’enrichissement alimentaire et le suivi du poids et des ingesta n’est pas plus important selon le statut nutritionnel des patients et selon la qualité des CRH. Conclusion : Le suivi nutritionnel par les médecins généralistes des patients porteurs de plaie chronique n’est pas optimal. La prescription de CNO en ville semble plus importante en cas d’association à une dénutrition. Il serait pertinent de créer une filière de soin avec un suivi nutritionnel systématique par un(e) diététicien(ne). Il convient d’optimiser la transmission des informations en sortie d'hospitalisation par une amélioration des courriers de sortie et d'identifier les éventuels freins des médecins traitants.
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Medecine
/ 23-01-2026
Arouel Mohamed Ihssene
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Introduction : Des systèmes d’assistance à la navigation multisensorielle ont été récemment développés pour soutenir les personnes souffrant de déficits de navigation spatiale. Cette revue systématique de la littérature vise à évaluer et lister ces dispositifs pour améliorer les capacités d’orientation spatiale et de navigation chez les individus présentant des troubles cognitifs dus à la maladie d’Alzheimer (MA) ou à un trouble cognitif léger. Méthodes : Une recherche exhaustive a été menée dans Medline, la Cochrane Library et Google Scholar, portant sur des études publiées en anglais ou en français. Les critères d’inclusion ciblaient les essais contrôlés randomisés ou des protocoles d’étude similaires évaluant des systèmes d’assistance à la navigation multisensorielle chez des adultes ayant un diagnostic probable de MA ou de TCL. Les critères de jugement analysés comprenaient la performance de navigation (temps pour atteindre un objectif, erreurs de navigation), les effets secondaires et l’acceptabilité des dispositifs. Résultats : Sur les 2 350 articles identifiés, 1 817 ont été examinés et seules 4 études répondaient à nos critères d'éligibilité. Au total, 115 participants présentant des troubles cognitifs ont été inclus dans ces études. Le niveau de preuve était généralement modéré à élevé sur l'échelle PEDro (score allant de 2 à 8) et le risque de biais, évalué via l'outil Cochrane RoB2, a été systématiquement qualifié de modéré (some concerns). Trois de ces études ont démontré un effet bénéfique des aides technologiques à la navigation, particulièrement sur la mémoire spatiale et l'autonomie des patients. Conclusion : Cette revue systématique confirme l'efficacité des aides à la navigation visuelles et corporelles dans la démence de type Alzheimer et le TCL. Des études récentes soulignent la supériorité des systèmes « incarnés » (embodied) par rapport aux indices passifs. Elle met également en évidence la nécessité d'une assistance personnalisée, adaptée à l'état cognitif de chaque individu. Des recherches supplémentaires sont nécessaires, avec des échantillons plus larges, l’exploration de modalités sous-utilisées comme les aides sonores ou haptiques, et une meilleure intégration dans la vie quotidienne.
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