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Médecine
/ 16-09-2025
Domogala Amélie
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Introduction : Suite au décret officialisé en août 2023, l’internat de médecine générale s’étendra désormais sur quatre ans au lieu de trois ans. Cette réforme, mise en place afin de renforcer les compétences des internes et d’équilibrer l’offre de soins sur le territoire français, mais sans réelle consultation des étudiants, suscite de nombreux débats. Objectif : Recueillir les ressentis, les préoccupations et éventuellement les attentes des premiers internes de médecine générale formés à Rennes qui sont concernés par cette réforme. Méthode : Étude qualitative réalisée à partir d’entretiens semi-dirigés auprès de la première promotion d’internes de médecine générale de Rennes concernée par la réforme, soit des étudiants qui ont passé le concours de l’Examen Classant National en juin 2023. Résultats : La réforme de la quatrième année de médecine générale suscite des réactions contrastées au sein des internes de médecine générale de Rennes. D’un côté, certains apprécient l’opportunité de pouvoir se débarrasser plus rapidement du fardeau de la thèse ainsi que l’augmentation du temps de stage en ambulatoire qui leur offrira un gain d’expérience clinique pertinent. D’autre part, de nombreux étudiants critiquent le bénéfice pédagogique de cette quatrième année et questionnent le recrutement et l’implication des maîtres de stage, la qualité du travail de thèse, le recrutement de directeurs de thèse, et la valorisation financière. Les étudiants insistent également sur un retard à l’élaboration des projets de vie : d’une part personnels, en lien avec la rémunération et lieu de stage qui sera imposé ; mais aussi professionnels si cette quatrième année ne s’effectue pas en accord avec leur projet d’exercice futur. Conclusion : La réforme de la quatrième année présente des atouts en matière d’expérience clinique mais soulève des préoccupations quant à la valorisation financière, l’encadrement pédagogique, la faisabilité d’un travail de thèse original et pertinent, ainsi que l'équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Il devient essentiel de préciser et d’ajuster les modalités de cette réforme afin de répondre aux attentes des internes et d’harmoniser les objectifs de formation avec la réalité du terrain.
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Médecine générale
/ 16-09-2025
Dziezak Charles
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INTRODUCTION : L’infection à Helicobacter pylori constitue l’infection chronique la plus répandue dans le monde et représente la première cause de cancer d’origine infectieuse, devant le papillomavirus humain (HPV) et le virus de l’hépatite B (VHB). Le médecin généraliste occupe un rôle central dans la prise en charge de cette infection. Parmi les approches recommandées, la stratégie dite test-and-treat est soutenue par les consensus d’experts. L’objectif principal de cette étude est de dresser un état des lieux des pratiques en médecine générale sur ce sujet. MÉTHODES : Il s’agit d’une étude quantitative transversale descriptive. Un questionnaire a été envoyé aux médecins généralistes installés d’Ille-et-Vilaine, du Morbihan et des Côtes d’Armor par le biais des conseils de l’ordre. Nous avons retenu 99 questionnaires complets. RÉSULTATS : La stratégie test-and-treat semble peu utilisée lorsqu’elle est indiquée chez un sujet jeune dyspeptique (10,1 %), au profit d’un traitement empirique en première intention. Les médecins interrogés déclarent dépister peu Helicobacter pylori (33,3 %). Les principaux facteurs motivant l’écartement de la stratégie test-and-treat sont la présence de signes d’alarme (86,7 %), l’âge (41,4 %) et le terrain ou les antécédents du patient (34,3 %). À l’inverse, un âge jeune (42,4 %), des symptômes typiques, simples ou persistants (39,4 %) et l’absence de signe d’alarme (34,4 %) sont perçus comme favorisant son recours. Environ un tiers des médecins sous-estiment la prévalence nationale et la moitié la prévalence mondiale d’Helicobacter pylori. La majorité sous-estime également la part de cancers attribuable à cette infection. CONCLUSION : La stratégie test-and-treat apparaît peu utilisée par les médecins généralistes interrogés, même lorsqu’elle est indiquée, au profit d’un traitement empirique. Le dépistage d’Helicobacter pylori reste peu fréquent et certaines connaissances épidémiologiques sont sous-estimées. Un renforcement de l’information et une clarification des recommandations pourraient favoriser un meilleur recours à cette stratégie en soins primaires.
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Médecine générale
/ 16-09-2025
Bezier Lise
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Contexte : Le vieillissement de la population française représente un défi majeur pour le système de santé, notamment l’accompagnement des soins, de la dépendance et le maintien de l’autonomie. Les médecins généralistes en soins primaires sont confrontés à des situations complexes qui nécessitent l’expertise de professionnels formés en gériatrie. Toutefois, l’accès aux gériatres est limité, en raison d’une démographie médicale insuffisante et de fortes disparités territoriales. Pour répondre à ces enjeux, la téléexpertise s’impose comme une solution innovante dans les parcours de soins. La plateforme sécurisée Omnidoc, utilisée au CHU de Rennes en gériatrie depuis 2021, facilite l’accès à une expertise. Cette étude a pour objectif principal de décrire le contenu des échanges réalisés via la téléexpertise entre les médecins généralistes et les gériatres du CHU de Rennes. L’objectif secondaire est d’analyser les caractéristiques socio-démographiques associées à ces demandes d’avis. Méthode : étude observationnelle, descriptive, monocentrique et rétrospective portant sur les demandes de téléexpertise gériatrique adressées aux gériatres du CHU de Rennes via Omnidoc, entre janvier et juin 2024. Les caractéristiques des patients, des requérants, des experts, ainsi que le contenu des échanges et les types de réponses ont été analysés. Résultats : 120 demandes de téléexpertise, comportant 137 motifs, ont été analysées. Le délai moyen de réponse était de 1,5 jour, avec 39,2% en moins de 24 h et près de 100% en moins de 7 jours. Les patients, majoritairement des femmes (66,7 %), avaient en moyenne 85,8 ans, un indice de Charlson de 6,92 et prenaient 5,6 médicaments. Près de 43 % résidaient en EHPAD. Les requérants exerçaient majoritairement en zone de vigilance (76,5 %), mais le taux de recours à la télé expertise du CHU était deux fois plus élevé en zone sous-dense (0,40 pour 1 000 habitants), et en particulier our des patients résidant en EHPAD (64,3 % des demandes). Sur les 50 motifs recensés, les plus fréquents étaient les troubles du comportement ou psychologiques liés à la démence (n = 37, 27 %), les chutes à répétition (n = 10, 7,3 %) et les troubles neurocognitifs (n = 7, 5,1 %). Les réponses les plus courantes incluaient des conseils thérapeutiques médicamenteux (72,5 %), des demandes d’examens biologiques (26,7 %) et des conseils non médicamenteux (23,3 %) mais aussi 20% de consultations, 16% de téléconsultation, 16% d’hospitalisation et 13% d’HDJ. Conclusion : La téléexpertise gériatrique apparaît comme un outil structurant pour améliorer l’accès à l’expertise en gériatrie, notamment en zones sous-denses et pour les patients résidants en EHPAD. Elle prend désormais une place indéniable dans les parcours de soins. Elle renforce la coordination ville-hôpital et présente des bénéfices à la fois organisationnels, cliniques et formatifs.
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Médecine
/ 16-09-2025
Kabashi Perrie
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Introduction : Les chutes constituent la première cause d’accidents de la vie courante chez les personnes âgées, avec des conséquences majeures en termes de morbidité, de mortalité et de perte d’autonomie. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande une évaluation systématique dès le premier épisode, mais aucun format de consultation spécifique en médecine générale n’existe à ce jour. Objectif : Évaluer la faisabilité d’une consultation post-chute standardisée, menée par un médecin généraliste, chez les patients de 70 ans et plus, en moins de trente minutes. Matériel et méthode : Étude prospective, monocentrique, menée à l’Accueil des Soins Non Programmés de la polyclinique Saint-Laurent à Rennes. Cinquante patients ont participé à une consultation post-chute structurée autour d’une grille d’évaluation standardisée, basée sur les recommandations de la HAS. Résultats : La durée moyenne de consultation était de 20,51 minutes, avec 94 % des entretiens réalisés en moins de 30 minutes. En moyenne, 11,7 facteurs de risque ont été identifiés par patient, dont plusieurs modifiables (troubles visuels, ostéo-articulaires, cardiovasculaires, environnement domestique). Le taux de participation (49 %) reflète l’intérêt des patients pour une telle approche. Conclusion : Une consultation post-chute standardisée en médecine générale apparaît faisable, pertinente et acceptable pour les patients. Elle pourrait favoriser le repérage précoce des facteurs de risque et la mise en œuvre d’interventions adaptées. Des études multicentriques en conditions réelles de médecine de ville sont nécessaires pour en évaluer l’impact sur la prévention des chutes et leurs conséquences.
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Gynécologie Obstétrique
/ 13-06-2025
Lafond Clémentine
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La chirurgie axillaire, par curage axillaire (CA) ou lymphadénectomie sélective (LSS), est un temps essentiel du diagnostic et du traitement du cancer du sein. Cette LSS fut la première étape de désescalade chirurgicale axillaire toujours en plein essor avec l’arrivée de la dissection axillaire ciblée (DAC) déjà ancrée dans les recommandations internationales mais pas encore françaises. Objectif : Étudier les pratiques actuelles françaises quant à la désescalade chirurgicale axillaire en comparant par centre les indications de chaque type de chirurgie, leurs méthodes et leurs avis quant à leur pratique. Matériels et méthodes : Étude transversale observationnelle nationale réalisée sur 24 structures de soins (CLCC, CHU et CH) prenant en charge des patientes atteintes de cancer du sein. Entre octobre 2024 et mai 2025, les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire de 109 questions envoyé par voie électronique et portant sur les taux et indications chirurgicales des différentes techniques de chirurgie axillaire (CA, LSS et DAC) ainsi que sur l’avis des chirurgiens·nes quant à la DAC. Résultats : Parmi les 21 centres ayant répondu à notre questionnaire (taux de réponse : 87,5%), 15 centres étaient des CLCC (71,4%), 4 des CHU (19%) et 2 des CH (9,5%). 81% pratiquaient la biopsie-exérèse ciblée, 55,6% la DAC de façon courante et 27,8% lors d’essais thérapeutiques. La principale indication retenue de DAC est le cas de carcinome pN+ devenant ypN0 après thérapie systémique néo-adjuvante (TSNA) puisque 87,6% des chirurgiens.nes pratiquant la DAC ne la réalisaient que dans cette indication. L’intégralité des chirurgiens.nes sont par ailleurs favorables à sa mise en place sur l’ensemble du territoire français et 95,3% pensent que sa pratique va changer la prise en charge des patientes et permettre de réaliser de moins en moins de CA. Conclusion : La DAC tend à prendre une place croissante dans les pratiques françaises notamment dans les cas d’atteinte ganglionnaire initiale avec peu de ganglions atteints et en post-TSNA de tumeurs agressives, étant déjà répandue dans la plupart des structures anti-cancer malgré l’absence actuelle de recommandations françaises quant à sa pratique.
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Medecine
/ 04-10-2024
Cioroeanu Victoria
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L'anxiété est un symptôme commun et non spécifique dans de nombreuses pathologies psychiatriques. La gestion des symptômes anxieux est souvent un impératif majeur dans la prise en charge des patients hospitalisés en psychiatrie. Bien que de nombreuses interventions existent pour gérer le stress, l'accès à ces méthodes reste difficile, notamment en raison du manque de disponibilité des soignants et des capacités limitées de concentration des patients. L’utilisation de la Réalité Virtuelle a montré ces dernières années son utilité comme outil de relaxation, particulièrement durant la pandémie de COVID-19. Cependant peu de données existent sur son utilisation en milieu hospitalier, surtout en psychiatrie. Dans ce contexte, nous avons mené une étude observationnelle, prospective et unicentrique pour évaluer l’acceptabilité de la Réalité Virtuelle comme outil de relaxation en milieu hospitalier psychiatrique. Les données collectées incluent le nombre de sessions réalisées, des données socio-démographiques et cliniques, ainsi que des retour d’expérience pour identifier les facteurs influençant l’acceptabilité de la Réalité Virtuelle.
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Médecine
/ 19-10-2023
Meinsohn Ludwig
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Objectif : Évaluer l’impact d’un logiciel d’intelligence artificielle (IA) sur les performances diagnostiques d’un interne de radiologie pour la détection en IRM de lésions de cancer de prostate cliniquement significatives. Matériel et méthode : 204 cas d’IRM multiparamétrique ont été utilisés, issus d’un ensemble de données publiques (PROSTATEx Challenge), pour lesquels chaque lésion ≥ PI-RADS 3 avait une histologie connue ou était considérée comme non cliniquement significative (PI-RADS 2). Un interne en radiologie a lu chaque cas deux fois (premièrement sans l’aide de l’IA et 4 semaines plus tard avec l’aide de l’IA). Un radiologue expérimenté a lu chaque cas une fois, sans l’aide de l’IA. La lecture des cas consistait à détecter, segmenter (uniquement pour le radiologue junior) et classer les lésions selon le “Prostate Imaging Reporting and Data System” (PI-RADS) v2.1. Les performances des lecteurs et du logiciel d’IA ont été évaluées à l’aide des mesures de sensibilité/spécificité/exactitude au seuil PI-RADS 3. Les performances autonomes du logiciel d’IA ont été analysées à l’aide de l’AUC ROC. La variabilité inter-observateur a été rapportée en utilisant le κ de Cohen sur les scores PI-RADS. Le temps de lecture par l’interne pour tous les cas a également été évalué et comparé sans et avec l'IA. Résultats : L’exactitude du radiologue junior dans la détection des cas cliniquement significatifs (PI-RADS ≥3) était améliorée par l’aide de l’IA, passant de 0,63 à 0,75 (sans/avec IA), p= 3,8 x 10-5. Les mesures de sensibilité (Se) et spécificité (Sp) étaient également améliorées, passant respectivement de 0,84 à 0,91 (Se, sans/avec IA) et de 0,53 à 0,67 (Sp, sans/avec IA). La concordance entre lecteurs (en termes de Cohen κ) entre l’interne et le radiologue expérimenté est passée de 0,44 à 0,54. Le temps d'annotation par l’interne a été réduit de 16 %. Conclusion : L'assistance de l'IA a entraîné une augmentation significative des performances diagnostiques pour le radiologue junior, en termes de sensibilité, spécificité et exactitude, pour la détection des lésions cliniquement suspectes de cancer de prostate, et a réduit la variabilité inter-individuelle entre les lecteurs.
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Pharmacie
/ 21-11-0025
Guillou Laura
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Cette thèse analyse l’impact de la Loi Matras (2021) sur l’activité des sapeurs-pompiers dans le secours à personne, en particulier l’introduction des Actes et Soins d’Urgence (ASU) autorisant l’administration de médicaments sous régulation médicale. Elle étudie le rôle central des pharmaciens dans la sélection, la gestion et la sécurisation des thérapeutiques au sein des SDIS d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor, ainsi que leur participation à la formation des chefs d’agrès. L’enquête menée auprès de ces derniers révèle une forte adhésion à la réforme, une confiance élevée dans la formation reçue et une volonté d’entretenir leurs compétences. Si les ASU sont perçus comme un progrès majeur pour l’efficacité des secours, la thèse souligne la nécessité d’une coordination renforcée entre médecins, pharmaciens et sapeurs-pompiers pour garantir sécurité et homogénéité des pratiques.
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