|
Tri :
Date
Titre
Auteur
|
|
|
Médecine
/ 20-10-2025
Marry Yann-Robin
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : Les critères électrocardiographiques actuellement utilisés en routine sont peu performants pour le diagnostic d’infarctus du myocarde par occlusion (IMO).Objectifs : Évaluer la sensibilité et la spécificité d’un algorithme d’intelligence artificielle pour le diagnostic d’infarctus du myocarde par occlusion via l’utilisation d’une application mobile. Comparer les performances de l’application à celles des critères diagnostiques de syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+). Méthode : Les électrocardiogrammes (ECG) de patients ayant consulté aux urgences cardiologiques du CHU de Rennes pour douleur thoracique on été numérisé et interprétés de manière rétrospective à l’aide de l’application mobile étudiée. La référence utilisée pour le diagnostic d’IMO était un score TIMI-flow allant de 0 à 2, ou un score TIMI de 3 associé à un pic de troponinémie T hypersensible supérieur à 1000pg/mL. Résultats : 245 ECG ont été analysé dont 23 correspondaient à un IMO. La sensibilité de l’algorithme intégré par l’application était de 74 % et la spécificité de 97 %. Les critères de SCA ST+ avaient une sensibilité et une spécificité respectivement de 65 % et 99 %. Il n’y avait pas de différence significative entre les performances de l’application et celles des critères électrocardiographiques de SCA ST+. Conclusion : Dans cette étude monocentrique rétrospective, l’utilisation d’un algorithme d’intelligence artificielle en comparaison aux critères diagnostiques usuels semble montrer un gain de sensibilité et une perte de spécificité pour le diagnostic d’IMO. De nouvelles recherches à plus large échelle sont nécessaires afin de déterminer si un tel outil peut améliorer la prise en charge des infarctus par occlusion coronaire
|
|
|
Medecine
/ 17-10-2025
Mousset Mélanie
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : Le cancer du rectum est fréquemment associé à des métastases hépatiques synchrones (25 %), qui conditionnent le pronostic. La chirurgie rectale radicale peut altérer la qualité de vie (syndrome de résection antérieure basse, stomie définitive, séquelles sexuelles et urinaires…). Dans les cancers non métastatiques, des stratégies de préservation d’organe, basées sur la réponse tumorale après traitement néoadjuvant, ont montré leur faisabilité. Aucune étude n’a évalué cette approche dans le contexte métastatique. Objectif : Identifier les patients atteints de cancer du rectum avec métastases hépatiques synchrones présentant une réponse complète ou majeure après traitement néoadjuvant, afin d’envisager la faisabilité d’une préservation rectale. Méthodes : Étude rétrospective, multicentrique (CHU Rennes, Institut Paoli Calmettes - CLCC Marseille), incluant les patients porteurs d’un adénocarcinome rectal bas ou moyen avec métastases hépatiques synchrones résécables pris en charge entre 2007 et 2023). Tous ont reçu une chimiothérapie systémique suivie d’une radiochimiothérapie pelvienne. La réponse rectale a été évaluée sur la pièce opératoire (ypT0N0, ypT1N0, pT0Nx). Résultats : 96 patients répondaient aux critères d’inclusion. Une réponse histologique complète ou majeure a été observée chez 14 patients (14,6%). Les facteurs prédictifs associés étaient une réponse complète à l’IRM (35,7 % vs 10,0 % ; p=0,0228) et un stade usT0 post-traitement à l’échoendoscopie (71,4 % vs 29,0 % ; p=0,0188). Une tendance à la corrélation avec une régression hépatique > 50 % était retrouvée (p=0,0575). La survie globale médiane dépassait 48 mois, avec un taux de survie à 5 ans proche de 45 %. Les récidives restaient dominées par les localisations hépatiques (~30 % à 2 ans), alors que les récidives locales étaient rares (< 10 %). Conclusion : Environ 15 % des patients atteints de cancer du rectum avec métastases hépatiques synchrones présentent une réponse rectale complète ou quasi-complète après traitement néoadjuvant, ouvrant la voie à une stratégie de préservation rectale dans des cas sélectionnés. La stratégie liver-first, en sécurisant le contrôle hépatique, pourrait constituer le cadre optimal d’une telle approche. Ces résultats justifient la mise en place d’études prospectives multicentriques pour valider les critères d’éligibilité à une stratégie de préservation d’organe dans cette population.
|
|
|
Rhumatologie
/ 17-10-2025
Faÿsse Aliénor
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : Les arthrites et ténosynovites à tuberculose sont des atteintes rares et peu décrites constituant un défi diagnostique et thérapeutique. Objectif : Décrire les caractéristiques cliniques, microbiologiques, radiographiques et thérapeutiques des atteintes articulaires extrarachidiennes à Mycobacterium tuberculosis. Méthodes : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique incluant 11 patients. Résultats : L’âge moyen au diagnostic était de 60 ans avec 63% de patients originaires de zones endémiques. Les patients avec un rhumatisme inflammatoire chronique et une immunodépression étaient surreprésentés. Le délai médian diagnostique était de 7 mois. Neuf patients présentaient une arthrite et quatre une ténosynovite (dont deux cas combinés). Le diagnostic reposait sur la PCR M. tuberculosis positive sur liquide articulaire ou biopsie synoviale. Le pincement articulaire et la déminéralisation osseuse étaient retrouvés sur 77,8 % des radiographies articulaires. 10 patients ont été traités par traitement antituberculeux standard ; cinq patients (45,5 %) ont nécessité une chirurgie, allant du lavage articulaire à l’amputation. Conclusion : Série large en comparaison avec les autres études européennes, qui souligne la difficulté diagnostique de ces atteintes. Projet multicentrique en cours.
|
|
|
Médecine Générale
/ 16-10-2025
Taillieu Benjamin
Voir le résumé
Voir le résumé
Les troubles cognitifs touchent un nombre croissant de personnes en France, plaçant les aidants familiaux au centre de la prise en charge. Leur engagement transforme profondément leur vie personnelle et professionnelle. Cette étude qualitative, menée auprès de seize aidants en Ille-et-Vilaine, explore leur ressenti et l’impact de ce rôle sur leur quotidien. Assumer cette responsabilité apparaît souvent comme une évidence affective, mais elle s’accompagne d’une charge importante : vigilance constante, épuisement psychologique, culpabilité et sentiment d’impuissance face à la progression de la maladie. La vie professionnelle occupe une place centrale dans leur expérience : elle peut être source de surcharge et de préoccupations permanentes, réduire la disponibilité et fragiliser la concentration. Mais elle constitue aussi, pour certains, un moment de répit permettant de préserver une identité distincte de l’aidance. Le soutien des collègues et les aménagements professionnels restent toutefois très inégaux, allant de la compréhension à l’indifférence. Ces résultats soulignent la nécessité de mieux repérer et accompagner les aidants actifs, afin de prévenir l’épuisement et de favoriser une conciliation plus équilibrée entre activité professionnelle et rôle d’aidant.
|
|
|
Médecine générale
/ 16-10-2025
Grillon Valentin
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : Les addictions posent, en France, un problème de santé publique majeur. Cette thématique interpelle les médecins généralistes car ils se retrouvent en première ligne. Cependant, cette activité est ressentie comme ingrate et nécessitant un engagement important de la part du médecin. Or, la cocaïne est actuellement la deuxième drogue illicite la plus consommée en France. Son marché présente une augmentation majeure depuis quelques années. L’objectif principal de cette étude est de déterminer les principales difficultés des médecins généralistes face au dépistage de l’addiction à la cocaïne. Les objectifs secondaires sont de recenser les démarches facilitant dépistage de cette addiction et de regrouper les propositions pour améliorer celui-ci. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative par entretiens semi-dirigés, confidentiels et anonymes auprès de 10 médecins généraliste de la ville de Rennes. La saturation des données a été obtenue au bout du 7ème entretien. L’analyse s’est déroulée par pré-analyse des verbatims puis codification des verbatims et enfin regroupement des codes en thèmes. Résultats : Les freins au dépistage retrouvés durant les entretiens sont une méconnaissance du sujet, la perception que l’addictologie est une spécialité exigeante, un embarras pour aborder le sujet, un manque d’automatisme, une difficulté pour établir une population à risque, des modes de consommations divers, un manque de temps, la banalisation par les patients. Les propositions d’améliorations sont de meilleurs formations initiale et continue, instaurer une relation de confiance, inciter les patients par la prévention primaire, un interrogatoire type et l’abord du sujet via ses complications. Conclusion : Les principaux freins au dépistage de l’addiction à la cocaïne sont la faible connaissance de ce sujet, s’expliquant notamment par un manque de formation globale, la perception que l’addictologie est une spécialité exigeante avec un fort sentiment d’impuissance, l’impression d’un sujet tabou avec un embarras pour aborder cette thématique, la difficulté pour définir une population « à risque » et la variété des modes de consommation, la banalisation de la consommation de la part des patients et enfin un manque de temps en consultation. Afin de pouvoir aborder cette thématique plus facilement en consultation de médecine générale, il semble pertinent d’améliorer la formation initiale et continue, de pouvoir instaurer une relation de confiance avec les patients, d’inciter les patients à en parler d’eux-mêmes via des affiches en salle d’attente ou encore des campagnes de prévention nationales, de mettre en place des outils de dépistage tel que l’interrogatoire type et enfin d’améliorer l’accessibilité aux filières et structures de soin.
|
|
|
Thèse d'exercice médical- médecine d'urgence
/ 15-10-2025
Malinge Justine
Voir le résumé
Voir le résumé
La saturation croissante des urgences pédiatriques et la hausse des appels au 15 ont conduit à la création, au SAMU 35, d’une filière innovante intégrant des infirmières puéricultrices (IDE puéricultrices) en « quatrième ligne » de régulation. Cette thèse évalue les six premiers mois de ce dispositif pilote, à la fois en termes d’activité et de ressenti des professionnelles. Méthodologie : Étude mixte : analyse rétrospective de tous les appels pédiatriques (0–16 ans) pris en charge par les IDE puéricultrices entre le 1ᵉʳ novembre 2024 et le 30 avril 2025, complétée par six entretiens semi-dirigés auprès des puéricultrices, analysés selon un codage thématique inductif. Résultats En six mois, 2 167 appels ont été régulés pour des enfants d’âge médian proche de 2 ans. Les motifs principaux étaient les traumatismes, la fièvre, les troubles digestifs et la gêne respiratoire. L’activité était plus importante le week-end, en particulier le dimanche. Dans 72% des cas, un simple conseil a suffi ; 19 % des enfants ont été orientés vers les urgences et 9 % vers une consultation libérale. Les entretiens mettent en avant un sentiment de forte valeur ajoutée des puéricultrices : expertise pédiatrique, rôle central en prévention et en éducation parentale, réassurance des familles par le suivi d’appel et la visioconférence, et amélioration du lien ville–hôpital. Elles soulignent toutefois un manque de reconnaissance institutionnelle et le besoin d’une intégration interprofessionnelle plus affirmée. Conclusion : cette étude pilote menée au SAMU 35 suggère que l’intégration des puéricultrices en régulation pédiatrique pourrait apporter un réel bénéfice en termes de réassurance parentale, de prévention et d’optimisation du parcours de soins.
|
|
|
Médecine
/ 14-10-2025
Pelot Capucine
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : La prévention de la pédocriminalité passe en partie par la prise en charge des personnes présentant une attirance sexuelle pour les mineurs (PASM). Si le rôle des psychiatres semble évident, aucune formation spécifique ne leur est dispensée durant l’internat, et celui du médecin généraliste reste peu exploré. Cette étude visait à comprendre comment généralistes et psychiatres perçoivent leur rôle dans la prise en charge des PASM. Méthode : Étude qualitative fondée sur des entretiens semi-dirigés avec douze médecins (6 généralistes, 6 psychiatres) exerçant en Bretagne, recrutés par échantillonnage raisonné entre septembre 2024 et avril 2025, jusqu’à saturation des données. L’analyse a suivi une méthode inspirée de la théorisation ancrée. Résultats : La majorité des médecins a rapporté l'absence d’évocation de la problématique des PASM en consultation. Les généralistes, influencés par les représentations sociales, confondaient pédophilie et pédocriminalité, ce qui entraînait un rejet initial. Marqués par des consultations avec des victimes, ils cherchaient souvent des antécédents d’agressions sexuelles dans l’enfance chez les PASM, pour expliquer fantasmes ou passages à l’acte. Les psychiatres évoquaient surtout des situations relevant de soins pénalement ordonnés et soulignaient leur manque de compétence spécifique. Le sujet restait tabou, du fait des enjeux liés à la sexualité et à la légalité. Aucun dépistage systématique n’était envisagé ; les médecins optaient pour un questionnement ouvert, ou des approches indirectes comme une affiche en salle d’attente, avec l’accord des collègues. Les médecins soulignaient la nécessité d’un suivi pluridisciplinaire, psychiatrique et psychologique spécialisé, ainsi que l’importance d’une relation de confiance. Conclusion : Les généralistes, plus influencés par les représentations sociales que les psychiatres, rencontraient tous deux des freins éthiques et professionnels. Surmonter ces obstacles supposait une prise de conscience de l’impact du dépistage, un questionnement des jugements moraux, et une réflexion approfondie sur la posture et les valeurs du médecin.
|
|
|
Medecine
/ 20-03-2025
Michel Antoine
Voir le résumé
Voir le résumé
Introduction : L'aspergillose est une maladie causée par les champignons Aspergillus, elle peut entraîner notamment des aspergilloses immuno-allergiques, des aspergilloses chroniques, ainsi que des aspergilloses invasives chez les personnes à risque. L'exposition à Aspergillus peut être retrouvée dans plusieurs environnements professionnels. Il existe peu de données sur la prévalence de l'aspergillose professionnelle en France. Cette étude vise à évaluer la prévalence des infections professionnelles à Aspergillus vues dans les Centres de Pathologies Professionnelles et Environnementales en France à partir des données du réseau RNV3PE. L’objectif secondaire est de décrire les différents types d’affections décrites, d’identifier des facteurs associés à la déclaration en maladie professionnelle. Méthodes : Il s’agit d’une étude nationale, multicentrique et rétrospective à partir des données de la base du RNV3PE incluant tous les cas d’aspergillose en lien avec le travail sur la période 2001 à 2023. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques des patients, les facteurs favorisants les infections fongiques, les caractéristiques de l'aspergillose et les informations socioprofessionnelles. L'aspergillose a été classée en aspergillose immuno-allergique, aspergillose localisée/chronique ou aspergillose invasive. Une analyse multivariée par régression logistique et une analyse en cluster ont été effectuées. Les analyses statistiques ont été réalisées à l'aide du logiciel R Studio®. Résultats : La prévalence des cas d’aspergillose professionnelle chez les adultes de plus de 18 ans retrouvée à la suite de l’extraction des données du RNV3PE dans la population française était de 0,16 [0,13 - 0,19] pour 100 000 habitants. Parmi les 86 patients avec une aspergillose professionnelle, 57 (66%) étaient des hommes, d’âge médian de 49 [40-55] ans. Les principales atteintes étaient immuno-allergiques 63 (73%) dont principalement des asthmes aspergillaires 26 (42%) et des ABPA 23 (46%). Au total, 64 (74%) étaient des salariés, un quart des agriculteurs (24%). La déclaration en maladie professionnelle était préconisée à 32 patients (37%). Les mesures de prévention étaient principalement organisationnelles. Après analyse multivariée, seule une imputabilité forte de l’exposition aspergillaire était indépendamment associée avec la déclaration en maladie professionnelle. L’analyse en cluster a mis en évidence deux groupes qui se distinguaient par la déclaration ou non en maladie professionnelle. Conclusion : Les maladies en lien avec une exposition professionnelle à l'Aspergillus sont sous-diagnostiquées et n’entrainent que rarement une déclaration en maladie professionnelle. La connaissance des tableaux de maladies professionnelles, l’identification des expositions aspergillaires professionnelles et la connaissance des moyens de prévention à l’exposition aspergillaire sont essentielles pour mieux prendre en charge les travailleurs exposés à Aspergillus.
|
|