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Freins à l’utilisation d’une filière d’admission directe gériatrique à l’hôpital de Vitré : étude qualitative auprès de médecins généralistes d’Ille-et-Vilaine


Médecine générale / 06-11-2025
Boyer Théophane
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Introduction : L’admission directe en service de médecine gériatrique à l’hôpital de Vitré est une solution proposée aux médecins généralistes afin de leur permettre d’hospitaliser leur patient sans avoir recours au service des urgences, afin d’en éviter les effets délétères chez les personnes âgées. Depuis la mise en place d’une telle filière à l’hôpital de Vitré, les potentiels freins à son utilisation par les médecins généralistes n’ont pas encore été analysés. Objectif : Caractériser les freins à l’utilisation de la filière d’admission directe gériatrique de l’hôpital de Vitré chez les médecins généralistes exerçant dans le territoire du pays de Vitré en 2024. Méthode : Étude qualitative réalisée à partir d’entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes exerçant en Ille-et-Vilaine à proximité de l’hôpital de Vitré. Résultats : Les entretiens révèlent plusieurs freins à l’utilisation de la filière. D’abord, des freins liés au patient : contexte médical, autonomie, adhésion, rôle de la famille. Ensuite, des freins liés au médecin : habitude du courrier, relation avec la patientèle gériatrique, âgisme, rôle du médecin généraliste dans le parcours de soins, notion de responsabilité, expérience. Enfin, des freins liés à l’organisation des soins : gestion du temps, accès au spécialiste, manque de lits, cohérence de l’organisation territoriale, solution de facilité des urgences, promotion insuffisante de la filière. Conclusion : L’utilisation limitée de la filière d’admission directe gériatrique à Vitré s’explique par une combinaison de facteurs médicaux, relationnels et organisationnels. Une meilleure communication, une simplification des procédures et un renforcement des liens ville-hôpital pourraient en améliorer l’accès. Ces résultats invitent à revaloriser le rôle du médecin généraliste dans la régulation du parcours gériatrique

Facteurs influençant l’accès à l’imagerie en semi-urgence en ville : étude quantitative auprès des médecins généralistes de Bretagne


Médecine / 06-11-2025
Guihard Margaux
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Introduction : L’augmentation de la demande en imagerie diagnostique, la pénurie de radiologues conjuguée à des disparités territoriales, génèrent des délais croissants pour l’accès aux examens semi-urgents, notamment en Bretagne. Objectif principal : Identifier les facteurs influençant l’accès des médecins généralistes bretons à l’imagerie en semi-urgence Objectif secondaire : Recueillir les attentes vis-à-vis de la généralisation d’un Service d’Accès aux Soins (SAS) radiologie. Méthodes Étude quantitative transversale basée sur un questionnaire auto-administré auprès de médecins généralistes libéraux en Bretagne. Les indicateurs incluent le délai obtenu pour l’imagerie (< 72 h), l’orientation vers les urgences, la qualité de la prescription, et divers facteurs professionnels, organisationnels et territoriaux. Analyses descriptives et des comparaisons départementales ont été réalisées à l’aide de tests chi2. Résultats : Seuls 32 % des médecins obtiennent l’imagerie dans les délais requis ; 39 % orientent leurs patients vers les urgences. De fortes disparités territoriales sont observées : le Morbihan bénéficie d’une meilleure accessibilité, tandis que le Finistère présente des retards significatifs. La qualité de la demande est associée à un meilleur accès. Le contact direct avec un radiologue a un effet plus modéré. L’âge, l’ancienneté, l’aide d’un secrétariat, le type d’exercice ou l’appartenance à une CPTS ne se révèlent pas dans notre étude comme facteurs favorisants. L’IRM et le scanner cérébral sont les examens les plus difficilement accessibles. L’échographie Doppler et la radiographie pulmonaire sont les examens les plus aisément obtenus. Discussion : Ces résultats confirment les inégalités d’accès à l’imagerie semi-urgente selon le département d’exercice. La standardisation des demandes apparaît comme un levier fort pour améliorer l’efficience de la régulation. Le SAS radiologie représente un élément intéressant mais sa réussite dépendra des ressources disponibles (humaines, matérielles, organisationnelles). Le Finistère, département en tension, apparaît prioritaire pour une phase pilote.

Évaluation de la mise en œuvre du protocole PPOS dans la préservation de la fertilité sans motif médicale : étude rétrospective comparative entre le protocole PPOS (Progestin-PrimedOvarian Stimulation) et le protocole antagoniste


MEDECINE GYNÉCOLOGIE MÉDICALE / 30-10-2025
Péchard Justine
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Contexte : Le protocole PPOS connaît un essor croissant ces dernières années, notamment dans les situations où un transfert d’embryon frais n’est pas envisagé, en raison de sa simplicité d’utilisation et de son coût réduit. L’objectif de notre étude était d’évaluer la mise en place de ce protocole dans le cadre de la préservation de la fertilité sans indication médicale à Rennes. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective bi-centrique menée à Rennes entre janvier 2022 et juin 2025, comparant le protocole PPOS au protocole antagoniste dans le cadre de la préservation de la fertilité sans indication médicale, aussi dite « sociétale ». Le critère de jugement principal était le nombre d’ovocytes matures vitrifiés. Les objectifs secondaires étaient de comparer les deux protocoles en termes de réponse à la stimulation ovarienne et d’étudier les paramètres susceptibles d’influencer le nombre d’ovocytes matures vitrifiés dans le protocole PPOS. Résultats : Au total, 726 cycles ont été analysés, dont 587 avec le protocole antagoniste et 139 avec le protocole PPOS. Les deux groupes étaient comparables, à l’exception de la réserve ovarienne (AMH et CFA au B1), pour laquelle des ajustements statistiques ont été réalisés. Le nombre d’ovocytes matures vitrifiés n’était pas significativement différent entre les deux groupes (p* = 0,37), avec en moyenne 8.2 ± 5.6 ovocytes dans le groupe antagoniste et 8.8 ± 5.9 dans le groupe PPOS. La réponse à la stimulation était également similaire dans les deux protocoles, avec une durée de stimulation et une dose totale de gonadotrophines comparables. Un seul cas d’hyperstimulation ovarienne sévère a été rapporté dans le groupe antagoniste. Après ajustement sur les facteurs de confusion, le type de déclenchement (hCG seul, agoniste seul ou double déclenchement) ne paraissait pas impacter le résultat de la stimulation ovarienne. Par ailleurs, ni le type de progestatif ni la durée de prise du progestatif ne semblaient influencer le nombre d’ovocytes matures vitrifiés. Conclusion : Le protocole PPOS semble être une alternative pertinente au protocole antagoniste dans le cadre de la préservation sociétale de la fertilité, offrant des résultats comparables en termes de nombre d’ovocytes matures vitrifiés.

Place de la question des violences faites aux femmes âgées en consultation de Gériatrie en France


Médecine / 28-10-2025
Cavallo Lucie
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Introduction : Les VFF âgées sont sous représentées dans la littérature mais n’en sont pas pour autant inexistantes et ont des conséquences importantes sur la santé physique et psychique des patientes. Objectifs : documenter la place des VFF âgées dans les consultations de Gériatrie en France. Méthode : étude observationnelle descriptive, de type enquête transversale, réalisée par auto-questionnaire diffusé auprès des gériatres du grand Ouest. Résultats : la plupart des médecins gériatres interrogés ne dépistent pas systématiquement les VFF en consultation, manquent d’outils de dépistage et de connaissances sur la question des VFF. Les cas décrits de VFF par les répondants montrent que les auteurs des violences sont majoritairement le conjoint et que les répercussions psychologiques prédominent. Les facteurs de risques principaux dans cette étude sont les troubles neurocognitifs et la consommation d’alcool. Conclusion : les violences faites aux femmes âgées, principalement d’origine conjugale, sont insuffisamment repérées en gériatrie du fait de signes cliniques discrets et de facteurs de risque spécifiques, ce qui souligne la nécessité d’une mobilisation collective et multidisciplinaire, au-delà du seul champ médical, pour améliorer leur détection et leur prise en charge.

Mise en place d’une application mobile en Hôpital de Jour d’Allergologie et son intérêt dans la déclaration des réactions retardées : étude comparative E-DREAM


MEDECINE / 24-10-2025
Redouté Hugo
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Introduction : Les réactions retardées survenant à domicile après un séjour en HDJ d’allergologie sont peu caractérisées, car sous-déclarées, mais peuvent être potentiellement sévères. Cette étude vise à évaluer l’impact de la mise en place d’une application mobile (MyCHU Rennes®) dans la déclaration des réactions retardées après un séjour en HDJ d’allergologie et d’évaluer la sévérité des réactions déclarées. Méthodes : E-DREAM est une étude observationnelle comparative rétrospective monocentrique sur 384 séjours de patients majeurs après une réintroduction médicamenteuse ou une ITS au venin d’hyménoptère avant et après la mise en place d’une application en HDJ d’allergologie. Les caractéristiques de la population, des réactions initiales, des séjours ainsi que des réactions retardées ont été décrites. Résultats : Le nombre de déclarations de réaction retardée a presque doublé entre les deux périodes (passant de 3,3 % à 6,3 %) sans être statistiquement significatif. Quelques réactions retardées systémiques sévères sont notées sans différence significative entre les deux périodes, sans aucune toxidermie sévère déclarée. L’adhésion à l’utilisation de l’application a été estimée à environ 50 %. Il s’agit du moyen de déclaration principal : 81,8 % des patients déclarant une réaction l’ont utilisée. Conclusion : Les outils de santé-mobile permettent un meilleur recueil de l’information en sortie d’hospitalisation en limitant le recours au système de soin. Il s’agit du moyen de communication privilégié lors de la déclaration de réaction retardée. Il pourrait être étendu à d’autres explorations allergologiques dont les tests cutanés à lecture retardée, où l’aide d’une IA pourrait se discuter.

Le lambeau de SCIP : un couteau suisse dans l'arsenal thérapeutique du chirurgien reconstructeur. Analyse d'une série de cas et détails techniques


Plastic and Reconstructive Surgery / 24-10-2025
Berkane Yanis
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Cette thèse retrace l’implantation du lambeau de SCIP (Superficial Circumflex Iliac Perforator flap) au CHU de Rennes avec une courbe d’apprentissage initiale (plus de complications) puis une nette amélioration après standardisation du repérage, de la dissection fine/superfine et de la technique générale. Il s’est imposé comme option de premier choix au membre (couverture fine, morphologie adaptée, faible morbidité donneuse) et, en version chimérique (dont ostéocutanée), pour les pertes composites avec d’excellents résultats après échec de greffe osseuse. En reconstruction faciale/intra- orale, nous privilégions des lambeaux fins afin de limiter l’épidermolyse liée à l’œdème, avec renfort cartilagineux si besoin. A travers cette série de 35 lambeaux, nous cherchons à démocratiser le développement des reconstructions par lambeaux de SCIP dans les autres centres. La courte longueur pédiculaire, surtout sur la branche superficielle, impose d’anticiper la stratégie mais ne représente finalement pas une difficulté majeure. En somme, bien planifié et maîtrisé, le SCIP s’affirme comme un véritable « couteau suisse » de la reconstruction.

L’abord des dysfonctionnements sexuels féminins en consultation de médecine générale : étude des pratiques des médecins généralistes bretons


Medecine / 23-10-2025
Eudier Alice
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Introduction : Les dysfonctionnements sexuels féminins sont peu étudiés et abordés malgré une prévalence estimée à 50% des femmes. En médecine générale, seules 8% des femmes sont interrogées sur leur santé sexuelle alors que les médecins généra listes sont souvent leur premier recours. Ce travail s’intéresse aux pratiques des médecins bretons pour aborder et prendre en charge les DSF, ainsi qu’à leurs éventuels freins et attentes pour améliorer cette prise en charge. Matériel et Méthode : Une étude qualitative a été réalisée par entretien semi-dirigés auprès de médecins généralistes rempla çants ou installés en Bretagne. Résultats : Treize médecins ont participé aux entretiens. Les médecins se disaient, pour la plupart à l’aise avec le sujet et ils re connaissaient l’importance de son dépistage même si certains avaient du mal à l’aborder avec leur patiente. La manière d'aborder les DSF était souvent la même. C'était principalement au cours des consultations de gynécologie que les médecins abordaient le sujet même si certains motifs comme les troubles dépressifs et les pathologies chroniques pouvaient être citées. Les médecins commençaient la prise en charge seuls puis orientaient vers d’autres professionnels de la santé sexuelle si besoin. Les principaux freins retrouvés étaient le manque de temps, le manque de solution, mais aussi la culture de la patiente ou son statut relationnel. Les médecins hommes citaient aussi leur genre comme limite à l'abord du sujet La majorité souhaiterait une meilleure formation pour aborder ce sujet sensible et tous soulignaient l’intérêt de sensibiliser davan tage les patientes. Conclusion : L’étude montre que les médecins généralistes abordent peu les troubles sexuels féminins hors des consultations gynécologiques, freinés par le manque de temps et les tabous. Pour faciliter l’abord des DSF en incluant toutes les orientations sexuelles et tous les statuts relationnels des patientes, la mise en place d’une question standardisée serait intéressante. Elle pour rait aussi permettre aux médecins hommes de se sentir moins intrusif. La revalorisation d'une consultation dédiée à la santé sexuelle indépendamment de l'âge pourrait être une piste pour compenser le manque de temps. Une meilleure formation des pro fessionnels et la sensibilisation des patientes pourraient aussi améliorer le dépistage. La santé sexuelle doit être pleinement intégrée à la santé globale des femmes.

Étude des actions de prévention menées par des communautés professionnelles territoriales de santé à un an de la signature de l'accord conventionnel interprofessionnel


Médecine générale / 23-10-2025
Cléro Lucile
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Introduction. Une communauté professionnelle territoriale de santé est un regroupement d'acteurs de proximité visant à améliorer l'offre de santé sur le territoire. Suite à la signature de l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) avec l'ARS et l'Assurance maladie, un financement est attribué afin de réaliser plusieurs missions dont l'organisation d'actions territoriales de prévention. Objectif. L'objectif de cette étude est de dresser un état des lieux des actions de prévention mises en place par les CPTS lors de la première année de réalisation de cette mission. Les objectifs secondaires sont d'identifier les freins et les leviers à la réalisation de cette mission. Méthodes. Il s'agit d'une étude observationnelle rétrospective quantitative réalisée auprès des CPTS de France métropolitaine et d'Outre-mer. Les données recueillies concernent les caractéristiques des actions mises en place de M+12 à M+24 après la signature de l'ACI. Le questionnaire interroge secondairement sur l'influence perçue de certains facteurs sur les réalisations. Résultats. Un échantillon de 28 CPTS a été obtenu représentant 7,2 % des CPTS éligibles à l'étude. Entre M+12 et M+24 après la signature de l'ACI, une CPTS réalise en moyenne 3,5 actions s'inscrivant dans une moyenne de 2,6 thématiques. Sur les 97 actions de prévention analysées, les thématiques les plus abordées sont l'alimentation et l'activité physique ainsi que la prévention des cancers. Les porteurs de projet sont une médiane de 4 par action, constitués majoritairement de médecins, infirmiers, pharmaciens et sages-femmes. 18,6 % des actions reposent sur un porteur de projet isolé et seulement 66 % des actions sont interprofessionnelles. Les formats privilégiés des actions sont les évènements dédiés et la diffusion d'informations. La majorité des actions entrent dans le cadre de la prévention primaire. 7 actions évaluées sur 10 apparaissent comme des succès. Les leviers à la mise en place des actions territoriales de prévention par les CPTS sont leur place et pertinence dans cette mission, la bonne articulation avec les actions déjà en place et la présence d'un coordinateur. En revanche, le financement, la charge administrative, l'absence de formation en gestion de projet et le temps des acteurs disponible apparaissent comme des freins. Discussion. Les actions de prévention réalisées par les CPTS semblent pertinentes et en adéquation avec la stratégie nationale de santé. Les médecins généralistes constituent un piler majeur malgré l'implication estimée comme chronophage. Des questionnements émergent à propos de la notion d'interprofessionnalité, encore peu généralisée, et de leadership, parfois individuel. Cette étude ouvre des axes de réflexion. Entre autres, l’efficacité des actions mériterait d'être étudiée ainsi que l'évolution des pratiques dans quelques années.

État des lieux des représentations des consultations psychologiques chez les agriculteurs en Bretagne


MEDECINE GENERALE / 23-10-2025
Gautier Nicolas
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Contexte : La population agricole est particulièrement concerné en France et en Bretagne par le suicide et la prise en charge des agriculteurs sur le plan psychologique est souvent trop tardive. Bien que les agriculteurs semblent connaitre certains recours possibles, il existe une nette sous consommation de soins en santé mentale et des freins semblent bloquer la prise en charge. Objectif : Connaitre les représentations des consultations psychologiques chez les agriculteurs en Bretagne. Méthodes : Réalisation d’une étude qualitative avec des entretiens semi-dirigés de 16 agriculteurs répartis sur la région Bretagne contactés directement ou recrutés via des cabinets médicaux. L’analyse des données a été faite avec un double codage et une triangulation des données. Résultats : Les consultations psychologiques sont perçues comme un entretien avec une personne, professionnel ou non ou le psychologue, le médecin traitant et la famille ont toutes leur place. Ecoute active, confession, explication de ses problèmes et de son ressenti font partis de la consultation. Cette consultation peut aboutir a une analyse avec identification et compréhension des problèmes ainsi qu’a des perspectives d’évolution. Les attentes de ces consultations sont variées et dépendent du besoin de l’agriculteur. De nombreux freins sont encore très présents et doivent aboutir à des leviers d’action.

Corrélation entre l'intensité de la cytolyse hépatique et la présence ou non de lésions hépatiques au scanner chez les traumatisés sévères


Diplôme d'état de docteur en médecine / 22-10-2025
Blanchet Elodie
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Contexte : Les traumatismes sévères en France sont fréquents. L’abdomen est la 3e région la plus touchée. Les patients ayant un traumatisme avec une cinétique élevée sans point d’appel clinique abdominal ou bien avec une cytolyse hépatique sur la biologie sans douleur abdominale, n’ont pas de prise en charge parfaitement établie, l’indication du scanner pose question. Une prescription d’imagerie à l’excès peut augmenter le temps de prise en charge du patient, engendrer une surcharge de demande d’imagerie, une irradiation inutile. Objectif : Cette étude analyse la corrélation entre la cytolyse hépatique et la présence ou non de lésions hépatiques sur le scanner chez les traumatisés sévères, lors de leur prise en charge initiale. Elle cherche également à identifier un seuil d’ASAT et d’ALAT pour lequel le risque d’avoir une lésion hépatique serait quasiment nul. Elle analyse également les facteurs confondants pouvant jouer sur la cytolyse hépatique. Méthodes : L’étude inclut les traumatisés sévères majeurs, pris en charge au CHU de Rennes, en SAUV et au trauma center, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. Cette étude correspond à un test diagnostique comparant la cytolyse hépatique au scanner, test de référence. Elle a pour critère de jugement principal la VPP et la VPN. En objectifs secondaires, une étude des facteurs confondants est réalisée ainsi que la détermination d’un seuil d’ASAT normé et d’ALAT normé à l’aide d’une courbe ROC. Résultats : 940 patients ont été inclus dans cette étude dont 102 présentant une lésion hépatique. La cytolyse présente une bonne sensibilité mais une faible spécificité de diagnostiquer une lésion hépatique. La VPN de la cytolyse est bonne à 96,93 % [94,8%;99%]. On observe un fort taux de FP avec 585 patients sur 940. Un seuil d’ASAT normé a pu être établi à 3,49 pour une VPN de 96,82 % [95,5%;98,2%] et un seuil d’ALAT normé à 1,91 pour une VPN de 97,23 % [96%;98,4%]. La présence d’un antécédent hépatique multiplie par 3 le risque d’être faux positif par rapport à tous les autres cas (VP, FN et VN). Conclusion : La cytolyse est un test diagnostique très sensible mais très peu spécifique car il génère beaucoup de FP. La présence d’une cytolyse hépatique est peu prédictive de la présence de lésion hépatique. En revanche, l’absence de cytolyse est un bon reflet de l’absence de lésion hépatique. Ces résultats sont encourageants et pourraient faire l’objet d’une étude multicentrique et d’une puissance supérieure.

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