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Pneumologie
/ 09-10-2025
Colin Elise
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Introduction : Malgré l’arrivée de l’immunothérapie en 2019, le pronostic du cancer bronchique à petites cellules à un stade avancé reste sombre, avec un taux de survie à 5 ans d’environ 7 %. Une faible proportion de patients atteints de CBPC parviennent à une survie prolongée, mais leurs caractéristiques cliniques et biologiques restent mal connues. Selon les rares données disponibles, ces patients sont plus souvent des femmes, présentent un PS de 0 ou 1 au diagnostic, et ont peu ou pas de métastases hépatiques ou cérébrales. L’objectif de l’étude LORELI est de décrire les caractéristiques tumorales, cliniques et biologiques des patients longue survie traités par chimio- immunothérapie. Matériels et méthodes : Nous avons mené une étude de cohorte observationnelle, multicentrique, rétrospective et non interventionnelle en Bretagne. Elle incluait des patients atteints de CBPC de stade avancé sans progression clinique ni radiologique dans les 12 mois suivant la première injection de chimio-immunothérapie, entre janvier 2017 et janvier 2023. Les données provenaient de huit centres. Pour comparaison, nous avons utilisé la base de données ESME (Epidemio-Strategy and Medical Economics) en ciblant les patients diagnostiqués avec un CBPC de stade avancé sur l’hôpital de Rennes entre 2016 et 2023. Résultats : Au total, 32 patients ont été identifiés sur les 8 centres hospitaliers bretons. Ces patients étaient plus souvent des femmes (p = 0,0127) et avaient un PS à 0 (p = 0,0136). La survie sans progression médiane était de 29,42 mois. Trois facteurs étaient indépendamment associés à une survie plus courte à 18 mois : la présence de métastases hépatiques (HR = 6,98 ; IC 95 % [1,41–34,55] ; p = 0,0173), un ECOG PS ≥ 2 (HR = 21,45 ; IC 95 % [3,11–148,04] ; p = 0,0052), et une taille tumorale plus importante (HR = 1,31 ; IC 95 % [1,05–1,64] ; p = 0,0181). Conclusion : Nos résultats sont cohérents avec les facteurs pronostiques déjà connus chez les patients longs répondeurs atteints de CBPC: être une femme avec un PS à 0 ou 1. À l’inverse, la présence de métastases hépatiques, un PS ≥ 2 et une tumeur de grande taille au diagnostic sont indépendamment associés à une réduction de la survie à 18 mois.
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Médecine générale
/ 09-10-2025
Le Goff Enora
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Introduction : Les passages aux urgences sont délétères pour les patients âgés. Afin de fluidifier leur parcours et favoriser les entrées directes, le CHU de Rennes à créer en 2022 une équipe territoriale Personne âgée (ETPA) gérée par un binôme IDE-gériatre, accessible via une interface unique (Omnidoc et téléphone) et permettant des entrées au CHU et dans cinq hôpitaux partenaires. Objectif principal : Evaluer la perception et l’usage de l’ETPA par les médecins généralistes utilisateurs et les interroger sur le parcours de soin des personne âgées.
Matériel et méthode : Etude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de 13 médecins utilisateurs, inspirée de l’analyse thématique. Résultats : L’ETPA apparaît comme un outil efficace de centralisation des demandes, ce qui facilite les démarches, réduit le stress, valorise la pratique, sécurise les décisions médicales des médecins généralistes et favorise les entrées directes. Il permet de renforcer le lien ville-hôpital en améliorant la collaboration entre professionnels et renforce le lien de confiance des patients et médecins. Les limites identifiées concernent une visibilité insuffisante du dispositif, une connaissance incomplète de son fonctionnement et un nombre limité de lits. Les généralistes suggèrent d’améliorer la communication, d’élargir l’accès aux infirmiers libéraux et d’étendre le modèle à d’autres spécialités et territoires. Conclusion : : L’ETPA est jugée bénéfique par les généralistes, contribuant à limiter le recours inapproprié aux urgences et à replacer le généraliste au centre du parcours de soins. Son développement nécessite d’accroître sa visibilité et ses ressources, et ouvre des perspectives d’extension interprofessionnelle et territoriale
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Ophtalmologie
/ 09-10-2025
Zivkovic Roman
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1ere partie: contextualisation de l'étude, rappel anatomique sur le nerf optique et sa vascularisation, fonctionnement de l'oct angiographie, place actuelle en clinique, avancées possible. 2e partie : article avec création de la base de données normative de la densité de perfusion papillaire et de l' indice de flux par !'OCT angioraphie ZEISS CIRRUS 6000 par Angioplex, proposition d'une plage normative par détermination de l' intervalle de référence et de son intervalle de confiance à 90% par bootstrap , étude de la corrélation de la densité de perfusion et de l' indice de flux avec la longueur axiale en mm, l'âge, les facteurs de risques testées par le score QRISK
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Medecine
/ 08-10-2025
Scoarnec Pierre
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Contexte : La combothérapie associant un anti-TNF et l’azathioprine (AZA) est une stratégie éprouvée pour améliorer l’efficacité et la persistance thérapeutique dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Cependant, la tolérance des thiopurines reste une préoccupation du fait d’événements indésirables fréquents. Le méthotrexate (MTX) pourrait représenter une alternative plus sûre tout en offrant une efficacité similaire. Cette étude vise à évaluer la tolérance et l’efficacité du méthotrexate oral à faible dose, comparativement aux thiopurines, lors de l’initiation d’une combothérapie avec un anti-TNF. Méthode : Tous les patients suivis dans un centre spécialisé en MICI, ayant un diagnostic de MICI et ayant initié, entre 2016 et 2022, une combothérapie associant un anti-TNF et un immunosuppresseur (AZA ou MTX 15 mg/semaine) ont été inclus. Le critère de jugement principal était la tolérance des immunosuppresseurs. Les critères secondaires incluaient des critères d’efficacité cliniques tels que la rémission à 6 et 12 mois (définie par une rémission clinique associée à une rémission biologique et/ou morphologique), la persistance du traitement anti-TNF, ainsi que l’analyse de données pharmacocinétiques. Résultats : Parmi les 197 patients inclus, 121 (61,4%) étaient atteints d’une maladie de Crohn. L’AZA (dose moyenne quotidienne de 123 mg) a été utilisée chez 113 patients (57,4%), tandis que 84 patients (42,6%) ont reçu du MTX. Moins d’événements indésirables ont été rapportés dans le groupe MTX (OR = 0,3 ; p = 0,0049), conduisant à moins d’interruptions de traitement pour intolérance par rapport aux thiopurines (OR = 0,21 ; p = 0,002). Dans le groupe AZA, les interruptions de combothérapie étaient significativement plus souvent dues à des événements indésirables qu’à d’autres causes. Les taux de rémission étaient similaires dans les deux groupes : 64/113 patients (56,6%) sous AZA et 53/84 (63,1%) sous MTX (p = 0,382). La persistance du traitement anti-TNF était associée à la maladie de Crohn et à une durée plus longue de combothérapie. Au cours de la première année de traitement, l’arrêt du traitement anti-TNF était significativement plus fréquent dans le groupe AZA comparativement au groupe MTX (OR 1.75; p = 0.048). A 12 mois, le taux de formation d’anticorps anti-TNF était plus faible dans le groupe MTX (OR = 0,073 ; p = 0,011). Les taux résiduels d’infliximab à 6 et 12 mois étaient plus élevés dans le groupe MTX, bien que ces patients aient plus fréquemment bénéficié de schémas anti-TNF optimisés. Conclusion : Cette étude suggère que le méthotrexate oral à faible dose pourrait constituer une alternative intéressante aux thiopurines, offrant une meilleure tolérance, une efficacité comparable et un potentiel avantage pharmacocinétique.
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MEDECINE
/ 08-10-2025
Peron Anne-Laure
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Contexte : Développer la formation pratique des futurs médecins généralistes (MG) aux soins palliatifs (SP) est un des leviers de leur déploiement au domicile. L’hospitalisation à domicile (HAD) est un des terrains de stage existant pour s’initier à cet exercice. Objectif : Explorer le vécu et les apprentissages en SP rapportés par des internes de médecine générale qui ont réalisé un stage en HAD. Méthode : Etude qualitative par entretiens semi-dirigés d’internes et jeunes praticiens. Résultats : Les internes ont découvert la pratique médicale palliative au domicile dans le cadre inhabituel de l’HAD. Leur compréhension des SP s’est approfondie. Ils ont témoigné d’un vécu psychologique intense et d’importants progrès en compétences cliniques, thérapeutiques, de coordination, mais surtout humaines et relationnelles. Discussion : Une expérience en service d’HAD au cours de l’internat semble en partie répondre aux besoins de formation en SP. Ces stages pourraient être un dispositif pédagogique pertinent pour la nouvelle phase de consolidation du DES.
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Médecine Générale
/ 07-10-2025
Garnier Margaux
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Introduction : L’éducation thérapeutique du patient joue un rôle central dans la prise en charge des pathologies chroniques, qui concernaient en 2021 plus d’un tiers de la population âgée de 16 ans ou plus. Face au manque de temps des médecins généralistes, le dispositif ASALEE permet aux infirmiers formés d’assurer cette mission, avec des effets positifs démontrés. Toutefois, le ressenti des infirmiers et les freins à la collaboration restent peu étudiés, alors qu’ils sont au cœur du dispositif. Mieux comprendre ces enjeux semble indispensable pour améliorer la coordination des soins et renforcer l’approche centrée sur le patient. Méthode : Étude qualitative réalisée sous forme de focus group avec 22 participants au total, traitement des données par codage et analyse thématique en se rapprochant de la méthode de théorisation ancrée. Résultats : Initiée par diverses aspirations professionnelles, la collaboration entre médecins généralistes et infirmiers ASALEE peut être fragilisée par des obstacles d’ordre individuel, organisationnel ou institutionnel. La relation reste conditionnée par le regard du médecin, le temps dédié à la coordination et le partage de patientèle. Pour la renforcer, plusieurs leviers sont évoqués : formation, structuration du travail en équipe, implication médicale renforcée, reconnaissance par les instances. Conclusion : Le dispositif ASALEE apporte une réelle valeur ajoutée en matière de prévention et de coordination des soins dans les pathologies chroniques. Cependant, des freins subsistent dans la collaboration entre infirmiers et médecins généralistes. Afin de pérenniser le dispositif, une coopération interprofessionnelle plus coordonnée, une reconnaissance claire du statut des IDSP et une mise en place d’outils d’évaluation paraissent nécessaires. Dans un contexte de remise en question récente du dispositif par l’IGAS, ces éléments apparaissent essentiels pour le pérenniser et garantir sa légitimité.
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Médecine générale
/ 07-10-2025
Divet Pauline
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Contexte : La prise en soins des symptômes psycho-comportementaux liés aux démences (SPCD) est difficile pour les médecins généralistes et peut contribuer à des ruptures dans les parcours de soins entraînant des passages aux urgences et des hospitalisations évitables. Afin d’ajuster les parcours de soins aux profils complexes des patients présentant des SPCD, et aux besoins de leurs médecins traitants, il est nécessaire de bien connaître les caractéristiques de cette population. Objectifs : L’objectif principal était de décrire les caractéristiques et les parcours de soins pré-hospitaliers des patients hospitalisés en médecine aigüe gériatrique au sein du Centre Hospitalier de Saint-Malo pour le motif de SPCD. L’objectif secondaire était de comparer les caractéristiques et le devenir des patients déjà pris en charge par une filière gériatrique avec ceux inconnus de cette filière pour observer si une différence était mise en évidence entre ces catégories de patients. Matériel et méthode : L’étude était monocentrique, observationnelle et descriptive. Elle s’est déroulée du 1er septembre 2024 au 31 décembre 2024. Le recueil des données était rétrospectif, il a été réalisé à partir des dossiers médicaux informatisés des patients hospitalisés en médecine aigüe gériatrique. Résultats : Vingt-sept patients ont été inclus. Ils vivaient pour la majorité au domicile, avec leur aidant principal. L’hospitalisation était provoquée par des symptômes « productifs » et débutait via les urgences. L’étude de leur parcours de soins antérieur mettait en évidence qu’ils étaient moins de la moitié à avoir un suivi spécialisé en consultation et moins d’un tiers à avoir bénéficié d’une évaluation par l’équipe mobile de gériatrie. L’hospitalisation était longue, en moyenne 5 semaines et se terminait par une institutionnalisation. Nous n’avons pas mis en évidence de différence statistique entre les sous-groupes pour notre objectif secondaire. Conclusion : Ces constats soulignent l’intérêt de développer des parcours de soin au plus proche du domicile du patient. La création d’une filière de soin spécifique aux troubles du comportement sur le territoire malouin serait intéressante afin de limiter au maximum des passages aux urgences et des hospitalisations longues qui en découlent.
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Radiologie et imagerie médicale
/ 07-10-2025
Teissier Emma
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Contexte: Le gradient de pression porto-systémique (GPPS) est un facteur prédictif de décompensation clinique et facteur pronostic de mortalité chez les patients présentant une hypertension portale (HTP). La mesure du GPPS représente la technique de référence pour évaluer la sévérité de l’HTP. Les recommandations internationales préconisent une mesure du GPPS par sonde à ballonnet, mais son utilisation reste limitée. Nous avons évalué les pratiques des radiologues interventionnels de la région Grand Ouest, ainsi que la courbe d’apprentissage de la sonde à ballonnet au sein du service de radiologie du CHU de Rennes. Matériel et méthodes: Une enquête de pratique a été menée auprès de 29 radiologues interventionnels de huit centres hospitaliers du Grand Ouest. En parallèle, une étude prospective monocentrique (mai – septembre 2025) a inclus toutes les procédures consécutives nécessitant une mesure du GPPS. Les procédures ont été réalisées avec une sonde à ballonnet selon un protocole standardisé. Le critère de jugement principal était le nombre de procédures nécessaires pour obtenir un score OSATS ≥ à 28/35, définissant la maîtrise de la technique. Résultats : Enquête de pratique (n = 27/29, 93 %) : 96,3 % (n = 26) des radiologues déclaraient utiliser exclusivement la sonde de cathétérisme. Les freins rapportés à la mesure par sonde à ballonnet étaient le coût (n = 13, 48,1 %), la durée de procédure (n = 12, 44,4 %) et une moindre maîtrise de la technique (n = 11, 40,7 %). Toutefois, 63 % (n = 17) se déclaraient prêts à l’adopter si une formation était proposée. Étude prospective (n = 24) : Le score OSATS médian était de 31 [28–34,75]. Tous les opérateurs atteignaient le seuil de maîtrise de la technique dès la deuxième procédure. La technique était sûre (aucun évènement indésirable grave) et globalement corrélée à la pression portale vraie (r = 0,60 ; df = 7 ; p = 0,08), avec deux sous-estimations observées en contexte d’hémorragie subaiguë. Conclusion : Cette étude met en évidence un décalage marqué entre recommandations et pratiques, l’usage de la sonde à ballonnet restant marginal. Sa mise en œuvre au sein de notre service s’est avérée sûre et rapidement maîtrisée. Le surcoût, la durée de procédure et le manque d’évidence scientifique supportant ces recommandations demeurent les principaux freins à sa diffusion. Des études multicentriques de plus grande ampleur seraient probablement nécessaires pour envisager une adoption totale de la sonde à ballonnet.
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DES de médecine générale
/ 07-10-2025
Le Doze Anaëlle
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Contexte : Dans un contexte de saturation des services d’urgence et de difficultés croissantes d’accès à la médecine générale – notamment dans les territoires sous-dotés – les structures de soins non programmés (SNP) émergent comme une réponse organisationnelle pertinente. Créée en 2022, l’USNP de Vitré vise à améliorer l’accès aux soins de premier recours dans une zone à faible densité médicale. Objectifs : Décrire le profil, les habitudes de recours, les motifs de consultation et le niveau de satisfaction des patients consultant à l’USNP de Vitré, afin de mieux comprendre le rôle de cette structure dans le paysage local de soins. Méthodes : Une étude observationnelle descriptive a été menée auprès des patients majeurs (ou accompagnants d’un mineur) consultant à l’USNP entre janvier et février 2025. Les données ont été recueillies via un questionnaire auto-administré, anonyme, analysé de manière quantitative. Résultats : Au total, 186 questionnaires ont été analysés. La population étudiée est majoritairement active (67 % entre 26 et 60 ans), avec une proportion importante de patients sans médecin traitant (35 %, contre 11 % au niveau national en 2022). Parmi ceux disposant d’un médecin traitant, 37 % n’ont pas obtenu de rendez-vous dans un délai de 48h. Les motifs de consultation les plus fréquents étaient : douleurs aiguës (20,43 %), infections respiratoires bénignes (17,74 %) et fièvre (15,05 %). Trois quarts des patients percevaient leur demande comme urgente, même si un tiers venait pour des motifs non urgents (renouvellement d’ordonnance notamment). La satisfaction globale était très élevée, avec plus de 90 % des patients prêts à revenir ou à recommander la structure. Conclusion : L’USNP de Vitré apparaît comme une structure complémentaire utile, permettant un accès rapide aux soins pour des patients souvent en difficulté dans leur parcours. Si elle ne se substitue pas aux missions fondamentales de la médecine générale, elle répond à une demande réelle de soins immédiats. L’enjeu reste désormais de mieux intégrer ce type de structure dans une stratégie territoriale cohérente et durable d’organisation des soins primaires.
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Maladies infectieuses
/ 07-10-2025
Fischer Lucas
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Contexte. Les infections ostéo-articulaires (IOA) fongiques sont rares. Les données disponibles à ce jour concernant leur épidémiologie et leur prise en soin sont insuffisantes. Méthodes. Nous avons réalisé une étude de cohorte rétrospective multicentrique, au cours de laquelle ont été inclus tous les patients ayant eu une IOA fongique entre 2014 et 2021 au sein de six centres hospitalo-universitaires du Grand Ouest de la France. Résultats. Parmi les 103 patients inclus, l’âge médian était de 66 [intervalle interquartile, 51-73] ans et 66% (n=68) étaient des hommes. Les patients ayant une immunodépression représentaient 23% (n=24) de la cohorte. Les infections sur matériel représentaient 39% (n=40) des cas. La hanche était le site le plus fréquemment infecté (n=24, 23%). Une fièvre était présente au diagnostic dans 31% (n=31) des cas, et 66% (n=67) des patients rapportaient des douleurs. Les IOA à levures comptaient pour 81% (n=83) des cas d’IOA fongiques dont les principaux pathogènes étaient Candida albicans (n=54/83, 65%) et C. parapsilosis (n=11/83, 13%). Les champignons filamenteux identifiés étaient majoritairement Aspergillus section fumigati (n=10/20, 50%) et les Mucorales (n=6/20, 30%). Une co-infection bactérienne était retrouvée dans 60% (n=62) des cas. Les interventions chirurgicales consistaient majoritairement en des chirurgies de parage/lavage (n=52, 50%), des chirurgies d’ablation de matériel (n=17, 17%) et des chirurgies d’exérèse osseuse (n=11, 11%). Concernant le traitement des IOA à levures, 82% (n=68/83) des patients ont reçu du fluconazole, et 36% (n=30/83) ont reçu une échinocandine. Tandis que pour les IOA à champignons filamenteux, le voriconazole (n=16/20, 80%) et l’amphotéricine B liposomale (n=10/20, 50%) étaient les antifongiques les plus utilisés. Un effet indésirable a été rapporté pour 27% (n=28) des patients dont 68% (n=19/28) ont nécessité une modification du traitement antifongique. La durée médiane du traitement antifongique était de 91 [42-180] jours. La guérison clinique de l’IOA fongique à deux ans était obtenue pour 73% (n=75) des patients. La persistance de séquelles à 6 mois était rapportée chez 63% (n=51/81) des patients survivants, entrainant un handicap dans 48% (n=39/81) des cas, voire l’apparition d’une dépendance pour 10% (n=8/81) des patients. Conclusions. Les IOA fongiques représentent un large éventail d’infections. Elles sont associées à un taux élevé d’échecs thérapeutiques et de séquelles. Une approche pluridisciplinaire est nécessaire afin d’optimiser le traitement des IOA fongiques.
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