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Assistants médicaux : impact de leur arrivée pour les patients dans les cabinets de médecine générale des Côtes d’Armor


médecine / 18-11-2025
Le Clézio Marion
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Introduction : Les difficultés d’accès aux soins en France sont au centre du débat. C’est dans ce contexte que le poste d’assistant médical a été annoncé dans le projet de loi « Ma Santé 2022 », dans le but de favoriser l’accès aux soins. Alors que la réaction initiale des médecins est mitigée, l’objectif de l’Etat est d’augmenter le nombre d’assistants médicaux à 15000 en 2029. L’objectif de cette étude était d’étudier l’impact de l’arrivée de l’AM sur le ressenti et le vécu des patients lors d’une consultation de médecine générale. Matériel et méthode : Etude qualitative par analyse thématique inductive auprès de patients majeurs ayant déjà rencontré une assistante médicale. L’échantillonnage s’est fait de manière raisonnée. 14 entretiens semi-dirigés individuels ont été réalisés entre avril et septembre 2025. Les entretiens ont été arrêtés lorsque la suffisance des données a été atteinte. Résultats : L’arrivée de l’assistant médical dans les cabinets de médecine générale est un gain de temps pour le médecin, qui offre aux patients un meilleur accès aux soins et une consultation de qualité. Il est aussi une ressource supplémentaire pour le patient, avec qui il noue une relation de proximité. Si les patients acceptent et s’adaptent à l’arrivée de l’assistant médical, ils émettent quelques limites concernant l’organisation, les relations ou encore la confidentialité et le fait de devoir répéter. Pour l’avenir, les patients imaginent une évolution du rôle de l’assistant et de ses missions. Conclusion : L’arrivée de l’assistant médical dans les cabinets de médecine générale semble en grande partie acceptée par les patients. Il s’agirait d’une bonne solution pour améliorer l’accès aux soins, à condition de tenir compte des différentes limites exposées.

Ressenti et vécu du consentement aux soins chez les personnes en situation de grande précarité


Médecine / 07-11-2025
Ternat Guibourgé Bertille
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Contexte : Les personnes en situation de grande précarité vivent régulièrement des situations de non recours ou de renoncement aux soins pour de multiples raisons. Dans ce contexte, quel est le vécu et le ressenti du consentement aux soins chez les personnes en situation de grande précarité ? Méthodes : Une étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés a été réalisée auprès de personnes en situation de grande précarité fréquentant des accueils de jour associatifs à Vannes (Bretagne). L’analyse des données a été menée selon une méthode phénoménologique interprétative, avec une triangulation des données. Un schéma modélisant les données a été réalisé. Résultats : Douze entretiens ont été réalisés entre janvier et avril 2025. L’analyse des résultats a mis en évidence l’impact des expériences antérieures de soins non consentis, les qualités attendues du soignant, et les responsabilités ressenties par les patients dans la construction de la relation de confiance dans les soins. La notion de consentement aux soins semblait moins essentielle que le respect de la dignité de manière globale reconnaissant l’expertise du patient, respectant son corps et son intimité, accueillant avec bienveillance sa situation sociale. La majorité des participants mettait en avant la notion de discrimination dans les soins en lien avec leur situation sociale. Conclusion : Il serait intéressant d’étudier les croyances et appréhensions des soignants envers les patients en situation de grande précarité en vue d’améliorer la formation des soignants dans le soin de ces populations. Il pourrait également être intéressant de questionner les soignants sur la notion de dignité dans les soins et les manières de questionner et respecter la dignité de chaque patient.

Stérilisation tubaire définitive à visée contraceptive avant 35 ans et/ou sans enfant : comparaison des représentations du regret des personnes opérées et des praticiens concernés, point de vue des professionnels de santé.


Médecine générale / 06-11-2025
Trapletti Victoria
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Dans un contexte actuel de redéfinition des normes contraceptives et parentales, on assiste en France à une mutation du rapport du public à la contraception définitive. Avec des demandes émanant de femmes plus jeunes et / ou sans enfants, la stérilisation tubaire se trouve au cœur d’un débat opposant l’autonomie reproductive comme droit fondamental aux réticences d’un monde médical préoccupé par la crainte du regret. C’est dans ce cadre que s’inscrit notre thèse qui cherche à explorer, au sein d'une étude qualitative, les perceptions du regret après une stérilisation tubaire avant 35 ans et / ou sans enfant. Pour se faire, nous avons mené parallèlement des entretiens avec des personnes ayant eu recours à une stérilisation tubaires, répondant aux critères d’âge et de parité étudiés, et des professionnels de santé concernés par la contraception (sages-femmes, médecins généralistes et gynécologues), sur leur perception du regret dans un contexte de contraception définitive féminine. Nous avons par la suite comparé les réponses des deux groupes afin d’en dégager les points d’accord et de désaccord. Les données de notre travail suggèrent que si une majorité des soignants interrogés accorde une place centrale à l’évaluation du risque de regret sur la base de critères sociodémographiques tels que l’âge, la parité ou le contexte conjugal, les personnes stérilisées mettent en avant leurs motivations et histoires de vie, révélant ainsi une discordance où le calcul médical du risque se confronte à l'attente des femmes d'être entendues sur leur expérience subjective et leur volonté de jouir de leur autonomie reproductive.

Stérilisation tubaire définitive à visée contraceptive avant 35 ans et/ou sans enfant : comparaison des représentations du regret des personnes opérées et des praticiens concernés Point de vue des patient.e.s


Médecine / 06-11-2025
Baudet Annaële
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Dans un contexte actuel de redéfinition des normes contraceptives et parentales, on assiste en France à une mutation du rapport du public à la contraception définitive. Avec des demandes émanant de femmes plus jeunes et / ou sans enfants, la stérilisation tubaire se trouve au cœur d’un débat opposant l’autonomie reproductive comme droit fondamental aux réticences d’un monde médical préoccupé par la crainte du regret. C’est dans ce cadre que s’inscrit notre thèse qui cherche à explorer, au sein d'une étude qualitative, les perceptions du regret après une stérilisation tubaire avant 35 ans et / ou sans enfant. Pour se faire, nous avons mené parallèlement des entretiens avec des personnes ayant eu recours à une stérilisation tubaires, répondant aux critères d’âge et de parité étudiés, et des professionnels de santé concernés par la contraception (sagefemmes, médecins généralistes et gynécologues), sur leur perception du regret dans un contexte de contraception définitive féminine. Nous avons par la suite comparé les réponses des deux groupes afin d’en dégager les points d’accord et de désaccord. Les données de notre travail suggèrent que si une majorité des soignants interrogés accorde une place centrale à l’évaluation du risque de regret sur la base de critères sociodémographiques tels que l’âge, la parité ou le contexte conjugal, les personnes stérilisées mettent en avant leurs motivations et histoires de vie, révélant ainsi une discordance où le calcul médical du risque se confronte à l'attente des femmes d'être entendues sur leur expérience subjective et leur volonté de jouir de leur autonomie reproductive.

Rôle et besoins des médecins généralistes dans les situations de suspicion d’enfant en danger, dans le Morbihan


Médecine générale / 06-11-2025
Haroun Paul
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Contexte : La maltraitance infantile est une situation grave et sous-estimée. Les médecins généralistes y sont exposés sans être suffisamment sensibilisés. Leur formation est perçue insuffisante et ils expriment un inconfort face à de telles situations. Aujourd’hui, les maltraitances infantiles sont davantage prises en considération par l’État. Les UAPED, des unités pluridisciplinaires dédiées au repérage et à l’évaluation du danger chez l’enfant, s’installent dans le département. Il apparaît pertinent d’étudier si la perception des médecins généralistes a évolué sur le sujet. Objectif : Interroger les médecins généralistes exerçant dans le Morbihan, sur le rôle et les besoins qu’ils estiment avoir devant une situation de suspicion d’enfant en danger. Méthode : Méthode qualitative, analyse d’entretiens individuels semi-dirigés par la méthode d’analyse thématique inductive. Résultats : 16 médecins de profils variables du Morbihan ont été interrogés. La plupart des participants sont peu sensibilisés et mal formés, contrairement aux médecins ayant bénéficié d’une formation dédiée, qui sont autonomes et se projettent sur les suites d’un écrit de la protection de l’enfance. Les médecins incarnent le rôle du dépistage du danger et l’initiation de la prise en charge. Il leur semble primordial de conserver un lien bienveillant avec l’enfant et sa famille et surtout de garantir l’intérêt premier de l’enfant. L’isolement rend l’exercice difficile. Pour pouvoir mieux transmettre leur inquiétude, il existe un besoin d’identifier un interlocuteur formé, accessible, qui puisse les guider en cas de doute dans une situation suspecte. Discussion : L’ancienneté dans la pratique ne garantit pas une compétence perçue face à une suspicion de maltraitance infantile, contrairement à une formation initiale qui permet d’être à l’aise dans le dépistage et réaliste quant aux projections d’une l’alerte. Les médecins doivent maîtriser les besoins fondamentaux de l’enfant la sémiologie des violences pour pouvoir toujours les évaluer et dépister le danger. Ils ont un rôle dans la prévention primaire tout au long de la vie de l’enfant. Des perspectives de formation pour les étudiants en médecine sont encourageantes et répondraient au besoin toujours présent. Pour les médecins en exercice dans le Morbihan, des formations doivent être proposées par les acteurs de la protection de l’enfance. Il est important qu’ils puissent mieux identifier les interlocuteurs de la protection de l’enfance pour être accompagnés et fluidifier les prises en charge.

Freins à l’utilisation d’une filière d’admission directe gériatrique à l’hôpital de Vitré : étude qualitative auprès de médecins généralistes d’Ille-et-Vilaine


Médecine générale / 06-11-2025
Boyer Théophane
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Introduction : L’admission directe en service de médecine gériatrique à l’hôpital de Vitré est une solution proposée aux médecins généralistes afin de leur permettre d’hospitaliser leur patient sans avoir recours au service des urgences, afin d’en éviter les effets délétères chez les personnes âgées. Depuis la mise en place d’une telle filière à l’hôpital de Vitré, les potentiels freins à son utilisation par les médecins généralistes n’ont pas encore été analysés. Objectif : Caractériser les freins à l’utilisation de la filière d’admission directe gériatrique de l’hôpital de Vitré chez les médecins généralistes exerçant dans le territoire du pays de Vitré en 2024. Méthode : Étude qualitative réalisée à partir d’entretiens semi-dirigés auprès de médecins généralistes exerçant en Ille-et-Vilaine à proximité de l’hôpital de Vitré. Résultats : Les entretiens révèlent plusieurs freins à l’utilisation de la filière. D’abord, des freins liés au patient : contexte médical, autonomie, adhésion, rôle de la famille. Ensuite, des freins liés au médecin : habitude du courrier, relation avec la patientèle gériatrique, âgisme, rôle du médecin généraliste dans le parcours de soins, notion de responsabilité, expérience. Enfin, des freins liés à l’organisation des soins : gestion du temps, accès au spécialiste, manque de lits, cohérence de l’organisation territoriale, solution de facilité des urgences, promotion insuffisante de la filière. Conclusion : L’utilisation limitée de la filière d’admission directe gériatrique à Vitré s’explique par une combinaison de facteurs médicaux, relationnels et organisationnels. Une meilleure communication, une simplification des procédures et un renforcement des liens ville-hôpital pourraient en améliorer l’accès. Ces résultats invitent à revaloriser le rôle du médecin généraliste dans la régulation du parcours gériatrique

Facteurs influençant l’accès à l’imagerie en semi-urgence en ville : étude quantitative auprès des médecins généralistes de Bretagne


Médecine / 06-11-2025
Guihard Margaux
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Introduction : L’augmentation de la demande en imagerie diagnostique, la pénurie de radiologues conjuguée à des disparités territoriales, génèrent des délais croissants pour l’accès aux examens semi-urgents, notamment en Bretagne. Objectif principal : Identifier les facteurs influençant l’accès des médecins généralistes bretons à l’imagerie en semi-urgence Objectif secondaire : Recueillir les attentes vis-à-vis de la généralisation d’un Service d’Accès aux Soins (SAS) radiologie. Méthodes Étude quantitative transversale basée sur un questionnaire auto-administré auprès de médecins généralistes libéraux en Bretagne. Les indicateurs incluent le délai obtenu pour l’imagerie (< 72 h), l’orientation vers les urgences, la qualité de la prescription, et divers facteurs professionnels, organisationnels et territoriaux. Analyses descriptives et des comparaisons départementales ont été réalisées à l’aide de tests chi2. Résultats : Seuls 32 % des médecins obtiennent l’imagerie dans les délais requis ; 39 % orientent leurs patients vers les urgences. De fortes disparités territoriales sont observées : le Morbihan bénéficie d’une meilleure accessibilité, tandis que le Finistère présente des retards significatifs. La qualité de la demande est associée à un meilleur accès. Le contact direct avec un radiologue a un effet plus modéré. L’âge, l’ancienneté, l’aide d’un secrétariat, le type d’exercice ou l’appartenance à une CPTS ne se révèlent pas dans notre étude comme facteurs favorisants. L’IRM et le scanner cérébral sont les examens les plus difficilement accessibles. L’échographie Doppler et la radiographie pulmonaire sont les examens les plus aisément obtenus. Discussion : Ces résultats confirment les inégalités d’accès à l’imagerie semi-urgente selon le département d’exercice. La standardisation des demandes apparaît comme un levier fort pour améliorer l’efficience de la régulation. Le SAS radiologie représente un élément intéressant mais sa réussite dépendra des ressources disponibles (humaines, matérielles, organisationnelles). Le Finistère, département en tension, apparaît prioritaire pour une phase pilote.

Évaluation de la mise en œuvre du protocole PPOS dans la préservation de la fertilité sans motif médicale : étude rétrospective comparative entre le protocole PPOS (Progestin-PrimedOvarian Stimulation) et le protocole antagoniste


MEDECINE GYNÉCOLOGIE MÉDICALE / 30-10-2025
Péchard Justine
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Contexte : Le protocole PPOS connaît un essor croissant ces dernières années, notamment dans les situations où un transfert d’embryon frais n’est pas envisagé, en raison de sa simplicité d’utilisation et de son coût réduit. L’objectif de notre étude était d’évaluer la mise en place de ce protocole dans le cadre de la préservation de la fertilité sans indication médicale à Rennes. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective bi-centrique menée à Rennes entre janvier 2022 et juin 2025, comparant le protocole PPOS au protocole antagoniste dans le cadre de la préservation de la fertilité sans indication médicale, aussi dite « sociétale ». Le critère de jugement principal était le nombre d’ovocytes matures vitrifiés. Les objectifs secondaires étaient de comparer les deux protocoles en termes de réponse à la stimulation ovarienne et d’étudier les paramètres susceptibles d’influencer le nombre d’ovocytes matures vitrifiés dans le protocole PPOS. Résultats : Au total, 726 cycles ont été analysés, dont 587 avec le protocole antagoniste et 139 avec le protocole PPOS. Les deux groupes étaient comparables, à l’exception de la réserve ovarienne (AMH et CFA au B1), pour laquelle des ajustements statistiques ont été réalisés. Le nombre d’ovocytes matures vitrifiés n’était pas significativement différent entre les deux groupes (p* = 0,37), avec en moyenne 8.2 ± 5.6 ovocytes dans le groupe antagoniste et 8.8 ± 5.9 dans le groupe PPOS. La réponse à la stimulation était également similaire dans les deux protocoles, avec une durée de stimulation et une dose totale de gonadotrophines comparables. Un seul cas d’hyperstimulation ovarienne sévère a été rapporté dans le groupe antagoniste. Après ajustement sur les facteurs de confusion, le type de déclenchement (hCG seul, agoniste seul ou double déclenchement) ne paraissait pas impacter le résultat de la stimulation ovarienne. Par ailleurs, ni le type de progestatif ni la durée de prise du progestatif ne semblaient influencer le nombre d’ovocytes matures vitrifiés. Conclusion : Le protocole PPOS semble être une alternative pertinente au protocole antagoniste dans le cadre de la préservation sociétale de la fertilité, offrant des résultats comparables en termes de nombre d’ovocytes matures vitrifiés.

Place de la question des violences faites aux femmes âgées en consultation de Gériatrie en France


Médecine / 28-10-2025
Cavallo Lucie
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Introduction : Les VFF âgées sont sous représentées dans la littérature mais n’en sont pas pour autant inexistantes et ont des conséquences importantes sur la santé physique et psychique des patientes. Objectifs : documenter la place des VFF âgées dans les consultations de Gériatrie en France. Méthode : étude observationnelle descriptive, de type enquête transversale, réalisée par auto-questionnaire diffusé auprès des gériatres du grand Ouest. Résultats : la plupart des médecins gériatres interrogés ne dépistent pas systématiquement les VFF en consultation, manquent d’outils de dépistage et de connaissances sur la question des VFF. Les cas décrits de VFF par les répondants montrent que les auteurs des violences sont majoritairement le conjoint et que les répercussions psychologiques prédominent. Les facteurs de risques principaux dans cette étude sont les troubles neurocognitifs et la consommation d’alcool. Conclusion : les violences faites aux femmes âgées, principalement d’origine conjugale, sont insuffisamment repérées en gériatrie du fait de signes cliniques discrets et de facteurs de risque spécifiques, ce qui souligne la nécessité d’une mobilisation collective et multidisciplinaire, au-delà du seul champ médical, pour améliorer leur détection et leur prise en charge.

Mise en place d’une application mobile en Hôpital de Jour d’Allergologie et son intérêt dans la déclaration des réactions retardées : étude comparative E-DREAM


MEDECINE / 24-10-2025
Redouté Hugo
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Introduction : Les réactions retardées survenant à domicile après un séjour en HDJ d’allergologie sont peu caractérisées, car sous-déclarées, mais peuvent être potentiellement sévères. Cette étude vise à évaluer l’impact de la mise en place d’une application mobile (MyCHU Rennes®) dans la déclaration des réactions retardées après un séjour en HDJ d’allergologie et d’évaluer la sévérité des réactions déclarées. Méthodes : E-DREAM est une étude observationnelle comparative rétrospective monocentrique sur 384 séjours de patients majeurs après une réintroduction médicamenteuse ou une ITS au venin d’hyménoptère avant et après la mise en place d’une application en HDJ d’allergologie. Les caractéristiques de la population, des réactions initiales, des séjours ainsi que des réactions retardées ont été décrites. Résultats : Le nombre de déclarations de réaction retardée a presque doublé entre les deux périodes (passant de 3,3 % à 6,3 %) sans être statistiquement significatif. Quelques réactions retardées systémiques sévères sont notées sans différence significative entre les deux périodes, sans aucune toxidermie sévère déclarée. L’adhésion à l’utilisation de l’application a été estimée à environ 50 %. Il s’agit du moyen de déclaration principal : 81,8 % des patients déclarant une réaction l’ont utilisée. Conclusion : Les outils de santé-mobile permettent un meilleur recueil de l’information en sortie d’hospitalisation en limitant le recours au système de soin. Il s’agit du moyen de communication privilégié lors de la déclaration de réaction retardée. Il pourrait être étendu à d’autres explorations allergologiques dont les tests cutanés à lecture retardée, où l’aide d’une IA pourrait se discuter.

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