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L'autodiagnostic médical sur ChatGPT, étude observationnelle descriptive


médecine générale / 14-10-2025
Travers Thomas
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Introduction : ChatGPT est un chatbot d’intelligence artificielle (IA) qui a conquis des millions d’utilisateurs à travers le monde ces dernières années. Si de nombreux français l'utilisent pour sa fonction première qu’est la rédaction de texte, ils sont autant à l’utiliser comme moteur de recherche ou comme conseiller personnel. La recherche d’information médical et l’autodiagnostic sur internet étant une pratique connue et courante, il serait intéressant de savoir si les utilisateurs de ChatGPT ont détourné ses fonctionnalités à des fins médicales, en particulier pour l’autodiagnostic médical. Objectif : Le but de cette étude est d’interroger les utilisateurs de ChatGPT afin d’explorer leur éventuelle utilisation à des fins d’autodiagnostic médical et d’identifier des caractéristiques communes parmi les auto diagnostiqueurs (AD). Méthode : Questionnaire en ligne partagé via les réseaux sociaux et via des affiches dotées d’un QR code. Récolte des réponses du 13/06/2024 au 05/01/2025. Résultats : Récolte de 581 réponses dont 483 correspondant aux critères d’inclusion. 23,9% des utilisateurs de ChatGPT déclarent l’avoir déjà utilisé pour s’auto diagnostiquer, plus de 70% d’entre eux l’ont fait à plusieurs reprises et 87% en sont satisfaits. 65,7% des AD préfèrent utiliser ChatGPT qu’un moteur de recherche classique bien que plus d’un tiers ont croisé les informations de ChatGPT avec d’autres sources d’informations. Deux tiers des AD ont consulté un médecin mais 95% n’ont pas évoqué leur recherche au professionnel de santé. L’auto-diagnostic sur ChatGPT est statistiquement liée à l’âge des utilisateurs (p=0,018). La proportion d’AD sur ChatGPT ayant déjà utilisé un moteur de recherche pour s'auto diagnostiquer est significativement plus élevée que celle des non auto diagnostiqueurs (NAD) (98,9% contre 89,2%, p=0,002). La probabilité de s'auto diagnostiquer sur ChatGPT est statistiquement liée à sa fréquence d’utilisation (p<0,001), les utilisateurs fréquents étant plus propices à s’auto diagnostiquer. Discussion : L’autodiagnostic médical sur ChatGPT semble être une pratique déjà courante parmi les utilisateurs, principalement les utilisateurs fréquents. Cependant les AD seraient des utilisateurs déjà adeptes de l’autodiagnostic sur internet et n’auraient donc pas débuté cette pratique avec la découverte de ChatGPT. L’autodiagnostic semble être un sujet tabou puisque la quasi-totalité des AD n’ont pas évoqué leur recherche au médecin, il semble donc pertinent d’encourager les patients à en parler afin d’améliorer la relation médecin patient.

Insertion professionnelle des femmes atteintes d’endométriose


Médecine du travail / 14-10-2025
Bakkour Sarah
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Introduction :L’endométriose est une maladie chronique touchant environ 10 % des femmes, provoquant douleurs, infertilité et altération de la qualité de vie. Ses impacts dépassent la sphère médicale et affectent la vie scolaire, sociale et professionnelle. Objectifs : Étudier l’impact de l’endométriose sur l’accès et le maintien dans l’emploi, identifier obstacles et leviers, et analyser le rôle du médecin du travail dans l’accompagnement des patientes. L’étude cherche ainsi à proposer des recommandations pratiques pour améliorer la prise en charge des patientes en milieu professionnel et favoriser leur maintien en emploi. Méthodologie : Nous avons abordé cette question avec une méthode qualitative, par des entretiens individuels semi-dirigés auprès de quatorze patientes suivies au centre hospitalo-universitaire de Rennes de janvier à mars 2025. Les entretiens étaient enregistrés puis retranscrits et anonymisés. Analyse thématique autour de trois axes : Difficultés et obstacles rencontrés dans le parcours scolaire et professionnel ; Facteurs facilitant l’insertion et le maintien en emploi ; Perception du rôle du médecin du travail. L’étude repose sur une approche qualitative descriptive visant non pas à quantifier un phénomène ni à établir des relations statistiques, mais à comprendre le vécu et le ressenti des patientes atteintes d’endométriose afin d’identifier obstacles, leviers et pistes d’accompagnement professionnel. Résultats : Les faits les plus marquants relatifs à ces témoignages sont présentés ci-dessous Scolarité : Malgré les difficultés scolaires (douleurs, fatigue, trouble de concentration et absentéisme), il y une absence de suivi et d’aménagements mis en place, souvent par méconnaissance de la pathologie. Cela peut impacter l’obtention des diplômes et l’orientation professionnelle -Vie professionnelle : poursuite des difficultés avec accentuation de l’impact psychosociale (conflits, risque de désinsertion), identification de freins et d’éléments facilitateurs d'insertion professionnel Médecin du travail : rôle clé pour le dépistage, les aménagements, la prévention, la sensibilisation et le maintien en emploi dans une approche pluridisciplinaire. Conclusion : L’endométriose constitue un frein à l’insertion et au maintien professionnels. Le médecin du travail peut jouer un rôle central via dépistage, aménagements et accompagnement. L’étude propose des pistes concrètes pour favoriser inclusion et maintien en emploi des patientes.

Évolution de l’attractivité du diplôme d’études spécialisées de médecine générale en France de 2004 à 2024


médecine générale / 14-10-2025
Ralite Eloïse
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Introduction : Le Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES) de médecine générale a été créé en 2004. Depuis, de nombreuses réformes ont impacté le deuxième et troisième cycle des études médicales. Cette étude vise à évaluer l’attractivité du DES de médecine générale de 2004 à 2024, en France et dans la subdivision Rennaise. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive et rétrospective pour laquelle ont été inclus tous les étudiants affectés aux Épreuves Classantes Nationales (ECN) entre 2004 et 2024. Les données collectées ont été l'année de concours, le genre, le rang de classement, la spécialité choisie et la subdivision. Des rangs fictifs ont été ajoutés pour tenir compte des postes non pourvus. Notre étude s’est basée sur le calcul de l’indicateur d’attractivité individuel de la médecine générale, inspiré de celui de la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques). L’indicateur varie entre 0 (forte attractivité) et 1 (faible attractivité). L’objectif principal est de décrire l’évolution de l’indicateur d’attractivité de la médecine générale en France de 2004 à 2024. L’objectif secondaire est de comparer l’indicateur d’attractivité de la médecine générale de la subdivision Rennaise à ceux des autres subdivisions, sur la même période. Résultats : Entre 2004 et 2024, 141 477 étudiants ont été affectés à un poste d’interne dans un total de 28 subdivisons. Depuis 2004, 67 303 postes de médecine générale ont été ouverts et 61 504 pourvus (91,4 % du total des postes ouverts). A l’échelle nationale et sur la période étudiée, la spécialité médecine générale a gagné en attractivité depuis 2004 : I = 0,91 en 2004, I = 0,88 en 2009, I = 0,83 en 2014, I = 0,74 en 2019, I = 0,78 en 2024 (p<0,05). Les trois subdivisons les plus attractives en médecine générale sur la période étudiée sont Rennes (I=0,68), Grenoble (I=0,68) et Nantes (I=0,72). La médecine générale est plus attractive à Rennes par rapport aux autres subdivisions durant la même période (I=0,68 vs I=0,82, p<0,05). Conclusion : L’attractivité de la médecine générale s’est améliorée depuis la création de son DES en 2004. La subdivision Rennaise se classe parmi les trois subdivisions les plus attractives de cette spécialité.

Évaluation de l'utilisation de Sporticlic par les médecins généralistes de Bretagne


Médecine générale / 14-10-2025
Boulay Edouard
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Sporticlic a été conçu pour guider les médecins généralistes dans la réalisation des certificats d’absence de contre-indication à la pratique sportive. Il se veut facile d’utilisation, exhaustif et utilisable au cours de la consultation. Il a été conçu en 2021 par A. Bargouin dans le cadre de sa thèse dans la région Auvergne Rhône Alpe. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’utilisation de Sporticlic par les médecins généralistes de Bretagne à maintenant 3 ans de la création de cet outil et à distance géographique de son lieu de création. Une étude épidémiologique, descriptive a été réalisée. Un questionnaire a été élaboré avec Lime survey et a été diffusé par mail via les conseils départementaux de l’ordre des médecins. 3131 médecins ont pu être touché par le questionnaire. C’est un total de 155 questionnaires qui ont été utilisé pour l’analyse statistique. Une méconnaissance importante de Sporticlic a été mise en évidence dans la région avec seulement 12% des médecins qui connaissaient l’outil. Près de 90% des médecins qui ne connaissaient pas Sporticlic se sont montrés intéressés par l’existence d’un tel outil. Devant le faible nombre de répondants, il est difficile de tirer des conclusions sur les points forts et points faibles de l’outil. Toutefois, les tendances observées sont similaires à celle de l’étude d’acceptabilité de 2021 lors de la création de Sporticlic mettant en doute une mise à jour régulière de l’outil. Notre travail montre qu’avec un travail sur l’ergonomie du site ainsi que des mises à jour régulières peuvent permettre à Sporticlic de trouver sa place dans la pratique de la médecine générale.

Parcours des usagers de contraception testiculaire thermique : étude qualitative en France métropolitaine


Médecine générale / 13-10-2025
Planche Matthieu
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Introduction : La méthode contraceptive testiculaire thermique (CTT) est utilisée depuis les années 1980 et n’a pas encore l’AMM. Les études cliniques initiales recommandent un port de 15 heures par jour avec un contrôle par spermogramme tous les trois mois pour s’assurer de l’infertilité temporaire, permettant une efficacité contraceptive significative (2,34 grossesses pour 100 couples sur une durée de 12 mois). De nombreuses études ont permis de connaitre les attentes masculines et féminines sur la CTT, ainsi que les connaissances des médecins généralistes. L’objectif de cette thèse est d’explorer le parcours des usagers de CTT en France métropolitaine. Méthode : Afin de répondre à cette problématique, nous avons mené une thèse qualitative par entretiens semi dirigés entre février et octobre 2024. Le recrutement d’hommes utilisant et ayant utilisé un dispositif de CTT s’est fait via des associations locales d’usagers. Résultats : Onze personnes ont été incluses. Les entretiens, d’une durée moyenne de 60 minutes, ont révélé de multiples motivations à l’initiation de la contraception : préoccupation de la santé de leur partenaire, partage de la charge contraceptive, expériences d’échecs contraceptifs, préoccupations écologiques, engagement militant. La CTT est choisie car perçue comme plus respectueuse du corps, bien que parfois accueillie avec prudence en raison du manque d'études cliniques. Leurs parcours s’appuient souvent sur un double accompagnement : associatif, apprécié pour son expertise pratique, son soutien communautaire et l’aide dans la conception du dispositif ; et médical, oscillant entre soutien éclairé et attitudes dissuasives, pouvant entraîner une rupture de confiance envers le système de soins. La gestion de la contraception s’inscrit dans une démarche marquée par l’adaptation expérimentale du protocole à la vie quotidienne, l’implication dans la réalisation des spermogrammes et l’ajustement à la vie conjugale avec des partenaires dont le regard est variable, entre confiance et scepticisme. Les contraceptés souhaitent une meilleure reconnaissance de cette méthode par le système de soins, ainsi qu’une implication sociétale forte. Ces techniques s’inscrivent pour eux dans une transformation des rapports de genre, de responsabilisation masculine et de réflexion sur la virilité contemporaine. Conclusion : Cette étude permet de mettre en évidence les thèmes essentiels dans le parcours des contraceptés et donne des pistes pour de futurs travaux avec un intérêt pour les attentes des contraceptés sur leur suivi médical auprès des médecins généralistes et des laboratoires, l’impact des expérimentations masculines sur l’infertilité temporaire ou encore le changement de paradigme dans les rapports de genre de cette population.

Le recours à l'isolement est-il un facteur de risque de réhospitalisation précoce ? Etude observationnelle rétrospective en unité d'admission de psychiatrie adulte


Psychiatrie / 16-09-2022
Bergier Julia
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Introduction : La réhospitalisation précoce est définie comme une réadmission dans les trois mois après la sortie et est fréquente en psychiatrie. Les facteurs de risque connus sont les antécédents d’hospitalisation, l’âge jeune, le sexe, le diagnostic, la durée de séjour allongée, la comorbidité addictive et l’instabilité psychomotrice. L’isolement est le témoin direct d’un risque imminent de passage à l’acte auto ou hétéro-agressif. Notre expérience clinique fait l’hypothèse d’une association entre l’isolement et la réadmission précoce. Cette étude a pour objectif d’analyser si le recours à l’isolement est un facteur de risque de réadmission précoce. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective monocentrique. Tout patient ayant eu une sortie définitive d’une unité d’admission de psychiatrie adulte du pôle hospitalo-universitaire du Centre Hospitalier Guillaume Régnier de Rennes entre le 01/01/2019 et le 31/12/2019 a été inclus. Les données cliniques (isolement, diagnostic, comorbidité addictive), les données sociodémographiques (âge, sexe), les antécédents d’hospitalisation et la durée de séjour ont été recueillis. Nous avons utilisé le test du Chi² puis la régression logistique pour analyser l’association entre la réhospitalisation précoce et l’isolement. Des analyses de sensibilité ont également été réalisées pour estimer la stabilité du résultat initial. Résultats : Sept-cent-douze patients ont été inclus. N=108 (15.2%) patients ont eu recours à l’isolement lors de l’hospitalisation de référence. N=171 (24%) patients ont été réhospitalisés dans les trois mois. Le taux de réadmission précoce était de 25,9% pour les patients ayant eu recours à l’isolement, contre 23,7 % pour ceux n’ayant pas eu recours à l’isolement. Les analyses univariées et multivariées n’ont pas permis de mettre en évidence d’association significative entre le recours à l’isolement et la réadmission précoce (p=0.62, OR=1.13 [0.67-1.89]). L’hospitalisation antérieure est significativement associée à la réadmission précoce (p = 2.4.10-8, OR = 3.99 [2.49-6.63]). Conclusion : Le recours à l’isolement n’est pas un facteur de risque de réadmission précoce. L’antécédent d’hospitalisation est corrélé avec la réadmission précoce comme décrit dans la littérature.

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