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Medecine
/ 17-10-2025
Mousset Mélanie
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Introduction : Le cancer du rectum est fréquemment associé à des métastases hépatiques synchrones (25 %), qui conditionnent le pronostic. La chirurgie rectale radicale peut altérer la qualité de vie (syndrome de résection antérieure basse, stomie définitive, séquelles sexuelles et urinaires…). Dans les cancers non métastatiques, des stratégies de préservation d’organe, basées sur la réponse tumorale après traitement néoadjuvant, ont montré leur faisabilité. Aucune étude n’a évalué cette approche dans le contexte métastatique. Objectif : Identifier les patients atteints de cancer du rectum avec métastases hépatiques synchrones présentant une réponse complète ou majeure après traitement néoadjuvant, afin d’envisager la faisabilité d’une préservation rectale. Méthodes : Étude rétrospective, multicentrique (CHU Rennes, Institut Paoli Calmettes - CLCC Marseille), incluant les patients porteurs d’un adénocarcinome rectal bas ou moyen avec métastases hépatiques synchrones résécables pris en charge entre 2007 et 2023). Tous ont reçu une chimiothérapie systémique suivie d’une radiochimiothérapie pelvienne. La réponse rectale a été évaluée sur la pièce opératoire (ypT0N0, ypT1N0, pT0Nx). Résultats : 96 patients répondaient aux critères d’inclusion. Une réponse histologique complète ou majeure a été observée chez 14 patients (14,6%). Les facteurs prédictifs associés étaient une réponse complète à l’IRM (35,7 % vs 10,0 % ; p=0,0228) et un stade usT0 post-traitement à l’échoendoscopie (71,4 % vs 29,0 % ; p=0,0188). Une tendance à la corrélation avec une régression hépatique > 50 % était retrouvée (p=0,0575). La survie globale médiane dépassait 48 mois, avec un taux de survie à 5 ans proche de 45 %. Les récidives restaient dominées par les localisations hépatiques (~30 % à 2 ans), alors que les récidives locales étaient rares (< 10 %). Conclusion : Environ 15 % des patients atteints de cancer du rectum avec métastases hépatiques synchrones présentent une réponse rectale complète ou quasi-complète après traitement néoadjuvant, ouvrant la voie à une stratégie de préservation rectale dans des cas sélectionnés. La stratégie liver-first, en sécurisant le contrôle hépatique, pourrait constituer le cadre optimal d’une telle approche. Ces résultats justifient la mise en place d’études prospectives multicentriques pour valider les critères d’éligibilité à une stratégie de préservation d’organe dans cette population.
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Rhumatologie
/ 17-10-2025
Faÿsse Aliénor
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Introduction : Les arthrites et ténosynovites à tuberculose sont des atteintes rares et peu décrites constituant un défi diagnostique et thérapeutique. Objectif : Décrire les caractéristiques cliniques, microbiologiques, radiographiques et thérapeutiques des atteintes articulaires extrarachidiennes à Mycobacterium tuberculosis. Méthodes : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique incluant 11 patients. Résultats : L’âge moyen au diagnostic était de 60 ans avec 63% de patients originaires de zones endémiques. Les patients avec un rhumatisme inflammatoire chronique et une immunodépression étaient surreprésentés. Le délai médian diagnostique était de 7 mois. Neuf patients présentaient une arthrite et quatre une ténosynovite (dont deux cas combinés). Le diagnostic reposait sur la PCR M. tuberculosis positive sur liquide articulaire ou biopsie synoviale. Le pincement articulaire et la déminéralisation osseuse étaient retrouvés sur 77,8 % des radiographies articulaires. 10 patients ont été traités par traitement antituberculeux standard ; cinq patients (45,5 %) ont nécessité une chirurgie, allant du lavage articulaire à l’amputation. Conclusion : Série large en comparaison avec les autres études européennes, qui souligne la difficulté diagnostique de ces atteintes. Projet multicentrique en cours.
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Médecine Générale
/ 16-10-2025
Taillieu Benjamin
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Les troubles cognitifs touchent un nombre croissant de personnes en France, plaçant les aidants familiaux au centre de la prise en charge. Leur engagement transforme profondément leur vie personnelle et professionnelle. Cette étude qualitative, menée auprès de seize aidants en Ille-et-Vilaine, explore leur ressenti et l’impact de ce rôle sur leur quotidien. Assumer cette responsabilité apparaît souvent comme une évidence affective, mais elle s’accompagne d’une charge importante : vigilance constante, épuisement psychologique, culpabilité et sentiment d’impuissance face à la progression de la maladie. La vie professionnelle occupe une place centrale dans leur expérience : elle peut être source de surcharge et de préoccupations permanentes, réduire la disponibilité et fragiliser la concentration. Mais elle constitue aussi, pour certains, un moment de répit permettant de préserver une identité distincte de l’aidance. Le soutien des collègues et les aménagements professionnels restent toutefois très inégaux, allant de la compréhension à l’indifférence. Ces résultats soulignent la nécessité de mieux repérer et accompagner les aidants actifs, afin de prévenir l’épuisement et de favoriser une conciliation plus équilibrée entre activité professionnelle et rôle d’aidant.
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Médecine générale
/ 16-10-2025
Grillon Valentin
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Introduction : Les addictions posent, en France, un problème de santé publique majeur. Cette thématique interpelle les médecins généralistes car ils se retrouvent en première ligne. Cependant, cette activité est ressentie comme ingrate et nécessitant un engagement important de la part du médecin. Or, la cocaïne est actuellement la deuxième drogue illicite la plus consommée en France. Son marché présente une augmentation majeure depuis quelques années. L’objectif principal de cette étude est de déterminer les principales difficultés des médecins généralistes face au dépistage de l’addiction à la cocaïne. Les objectifs secondaires sont de recenser les démarches facilitant dépistage de cette addiction et de regrouper les propositions pour améliorer celui-ci. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative par entretiens semi-dirigés, confidentiels et anonymes auprès de 10 médecins généraliste de la ville de Rennes. La saturation des données a été obtenue au bout du 7ème entretien. L’analyse s’est déroulée par pré-analyse des verbatims puis codification des verbatims et enfin regroupement des codes en thèmes. Résultats : Les freins au dépistage retrouvés durant les entretiens sont une méconnaissance du sujet, la perception que l’addictologie est une spécialité exigeante, un embarras pour aborder le sujet, un manque d’automatisme, une difficulté pour établir une population à risque, des modes de consommations divers, un manque de temps, la banalisation par les patients. Les propositions d’améliorations sont de meilleurs formations initiale et continue, instaurer une relation de confiance, inciter les patients par la prévention primaire, un interrogatoire type et l’abord du sujet via ses complications. Conclusion : Les principaux freins au dépistage de l’addiction à la cocaïne sont la faible connaissance de ce sujet, s’expliquant notamment par un manque de formation globale, la perception que l’addictologie est une spécialité exigeante avec un fort sentiment d’impuissance, l’impression d’un sujet tabou avec un embarras pour aborder cette thématique, la difficulté pour définir une population « à risque » et la variété des modes de consommation, la banalisation de la consommation de la part des patients et enfin un manque de temps en consultation. Afin de pouvoir aborder cette thématique plus facilement en consultation de médecine générale, il semble pertinent d’améliorer la formation initiale et continue, de pouvoir instaurer une relation de confiance avec les patients, d’inciter les patients à en parler d’eux-mêmes via des affiches en salle d’attente ou encore des campagnes de prévention nationales, de mettre en place des outils de dépistage tel que l’interrogatoire type et enfin d’améliorer l’accessibilité aux filières et structures de soin.
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Thèse d'exercice médical- médecine d'urgence
/ 15-10-2025
Malinge Justine
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La saturation croissante des urgences pédiatriques et la hausse des appels au 15 ont conduit à la création, au SAMU 35, d’une filière innovante intégrant des infirmières puéricultrices (IDE puéricultrices) en « quatrième ligne » de régulation. Cette thèse évalue les six premiers mois de ce dispositif pilote, à la fois en termes d’activité et de ressenti des professionnelles. Méthodologie : Étude mixte : analyse rétrospective de tous les appels pédiatriques (0–16 ans) pris en charge par les IDE puéricultrices entre le 1ᵉʳ novembre 2024 et le 30 avril 2025, complétée par six entretiens semi-dirigés auprès des puéricultrices, analysés selon un codage thématique inductif. Résultats En six mois, 2 167 appels ont été régulés pour des enfants d’âge médian proche de 2 ans. Les motifs principaux étaient les traumatismes, la fièvre, les troubles digestifs et la gêne respiratoire. L’activité était plus importante le week-end, en particulier le dimanche. Dans 72% des cas, un simple conseil a suffi ; 19 % des enfants ont été orientés vers les urgences et 9 % vers une consultation libérale. Les entretiens mettent en avant un sentiment de forte valeur ajoutée des puéricultrices : expertise pédiatrique, rôle central en prévention et en éducation parentale, réassurance des familles par le suivi d’appel et la visioconférence, et amélioration du lien ville–hôpital. Elles soulignent toutefois un manque de reconnaissance institutionnelle et le besoin d’une intégration interprofessionnelle plus affirmée. Conclusion : cette étude pilote menée au SAMU 35 suggère que l’intégration des puéricultrices en régulation pédiatrique pourrait apporter un réel bénéfice en termes de réassurance parentale, de prévention et d’optimisation du parcours de soins.
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Médecine
/ 14-10-2025
Pelot Capucine
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Introduction : La prévention de la pédocriminalité passe en partie par la prise en charge des personnes présentant une attirance sexuelle pour les mineurs (PASM). Si le rôle des psychiatres semble évident, aucune formation spécifique ne leur est dispensée durant l’internat, et celui du médecin généraliste reste peu exploré. Cette étude visait à comprendre comment généralistes et psychiatres perçoivent leur rôle dans la prise en charge des PASM. Méthode : Étude qualitative fondée sur des entretiens semi-dirigés avec douze médecins (6 généralistes, 6 psychiatres) exerçant en Bretagne, recrutés par échantillonnage raisonné entre septembre 2024 et avril 2025, jusqu’à saturation des données. L’analyse a suivi une méthode inspirée de la théorisation ancrée. Résultats : La majorité des médecins a rapporté l'absence d’évocation de la problématique des PASM en consultation. Les généralistes, influencés par les représentations sociales, confondaient pédophilie et pédocriminalité, ce qui entraînait un rejet initial. Marqués par des consultations avec des victimes, ils cherchaient souvent des antécédents d’agressions sexuelles dans l’enfance chez les PASM, pour expliquer fantasmes ou passages à l’acte. Les psychiatres évoquaient surtout des situations relevant de soins pénalement ordonnés et soulignaient leur manque de compétence spécifique. Le sujet restait tabou, du fait des enjeux liés à la sexualité et à la légalité. Aucun dépistage systématique n’était envisagé ; les médecins optaient pour un questionnement ouvert, ou des approches indirectes comme une affiche en salle d’attente, avec l’accord des collègues. Les médecins soulignaient la nécessité d’un suivi pluridisciplinaire, psychiatrique et psychologique spécialisé, ainsi que l’importance d’une relation de confiance. Conclusion : Les généralistes, plus influencés par les représentations sociales que les psychiatres, rencontraient tous deux des freins éthiques et professionnels. Surmonter ces obstacles supposait une prise de conscience de l’impact du dépistage, un questionnement des jugements moraux, et une réflexion approfondie sur la posture et les valeurs du médecin.
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médecine générale
/ 14-10-2025
Travers Thomas
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Introduction : ChatGPT est un chatbot d’intelligence artificielle (IA) qui a conquis des millions d’utilisateurs à travers le monde ces dernières années. Si de nombreux français l'utilisent pour sa fonction première qu’est la rédaction de texte, ils sont autant à l’utiliser comme moteur de recherche ou comme conseiller personnel. La recherche d’information médical et l’autodiagnostic sur internet étant une pratique connue et courante, il serait intéressant de savoir si les utilisateurs de ChatGPT ont détourné ses fonctionnalités à des fins médicales, en particulier pour l’autodiagnostic médical. Objectif : Le but de cette étude est d’interroger les utilisateurs de ChatGPT afin d’explorer leur éventuelle utilisation à des fins d’autodiagnostic médical et d’identifier des caractéristiques communes parmi les auto diagnostiqueurs (AD). Méthode : Questionnaire en ligne partagé via les réseaux sociaux et via des affiches dotées d’un QR code. Récolte des réponses du 13/06/2024 au 05/01/2025. Résultats : Récolte de 581 réponses dont 483 correspondant aux critères d’inclusion. 23,9% des utilisateurs de ChatGPT déclarent l’avoir déjà utilisé pour s’auto diagnostiquer, plus de 70% d’entre eux l’ont fait à plusieurs reprises et 87% en sont satisfaits. 65,7% des AD préfèrent utiliser ChatGPT qu’un moteur de recherche classique bien que plus d’un tiers ont croisé les informations de ChatGPT avec d’autres sources d’informations. Deux tiers des AD ont consulté un médecin mais 95% n’ont pas évoqué leur recherche au professionnel de santé. L’auto-diagnostic sur ChatGPT est statistiquement liée à l’âge des utilisateurs (p=0,018). La proportion d’AD sur ChatGPT ayant déjà utilisé un moteur de recherche pour s'auto diagnostiquer est significativement plus élevée que celle des non auto diagnostiqueurs (NAD) (98,9% contre 89,2%, p=0,002). La probabilité de s'auto diagnostiquer sur ChatGPT est statistiquement liée à sa fréquence d’utilisation (p<0,001), les utilisateurs fréquents étant plus propices à s’auto diagnostiquer. Discussion : L’autodiagnostic médical sur ChatGPT semble être une pratique déjà courante parmi les utilisateurs, principalement les utilisateurs fréquents. Cependant les AD seraient des utilisateurs déjà adeptes de l’autodiagnostic sur internet et n’auraient donc pas débuté cette pratique avec la découverte de ChatGPT. L’autodiagnostic semble être un sujet tabou puisque la quasi-totalité des AD n’ont pas évoqué leur recherche au médecin, il semble donc pertinent d’encourager les patients à en parler afin d’améliorer la relation médecin patient.
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Médecine du travail
/ 14-10-2025
Bakkour Sarah
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Introduction :L’endométriose est une maladie chronique touchant environ 10 % des femmes, provoquant douleurs, infertilité et altération de la qualité de vie. Ses impacts dépassent la sphère médicale et affectent la vie scolaire, sociale et professionnelle. Objectifs : Étudier l’impact de l’endométriose sur l’accès et le maintien dans l’emploi, identifier obstacles et leviers, et analyser le rôle du médecin du travail dans l’accompagnement des patientes. L’étude cherche ainsi à proposer des recommandations pratiques pour améliorer la prise en charge des patientes en milieu professionnel et favoriser leur maintien en emploi. Méthodologie : Nous avons abordé cette question avec une méthode qualitative, par des entretiens individuels semi-dirigés auprès de quatorze patientes suivies au centre hospitalo-universitaire de Rennes de janvier à mars 2025. Les entretiens étaient enregistrés puis retranscrits et anonymisés. Analyse thématique autour de trois axes : Difficultés et obstacles rencontrés dans le parcours scolaire et professionnel ; Facteurs facilitant l’insertion et le maintien en emploi ; Perception du rôle du médecin du travail. L’étude repose sur une approche qualitative descriptive visant non pas à quantifier un phénomène ni à établir des relations statistiques, mais à comprendre le vécu et le ressenti des patientes atteintes d’endométriose afin d’identifier obstacles, leviers et pistes d’accompagnement professionnel. Résultats : Les faits les plus marquants relatifs à ces témoignages sont présentés ci-dessous
Scolarité : Malgré les difficultés scolaires (douleurs, fatigue, trouble de concentration et absentéisme), il y une absence de suivi et d’aménagements mis en place, souvent par méconnaissance de la pathologie. Cela peut impacter l’obtention des diplômes et l’orientation professionnelle -Vie professionnelle : poursuite des difficultés avec accentuation de l’impact psychosociale (conflits, risque de désinsertion), identification de freins et d’éléments facilitateurs d'insertion professionnel Médecin du travail : rôle clé pour le dépistage, les aménagements, la prévention, la sensibilisation et le maintien en emploi dans une approche pluridisciplinaire. Conclusion : L’endométriose constitue un frein à l’insertion et au maintien professionnels. Le médecin du travail peut jouer un rôle central via dépistage, aménagements et accompagnement. L’étude propose des pistes concrètes pour favoriser inclusion et maintien en emploi des patientes.
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médecine générale
/ 14-10-2025
Ralite Eloïse
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Introduction : Le Diplôme d’Etudes Spécialisées (DES) de médecine générale a été créé en 2004. Depuis, de nombreuses réformes ont impacté le deuxième et troisième cycle des études médicales. Cette étude vise à évaluer l’attractivité du DES de médecine générale de 2004 à 2024, en France et dans la subdivision Rennaise. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive et rétrospective pour laquelle ont été inclus tous les étudiants affectés aux Épreuves Classantes Nationales (ECN) entre 2004 et 2024. Les données collectées ont été l'année de concours, le genre, le rang de classement, la spécialité choisie et la subdivision. Des rangs fictifs ont été ajoutés pour tenir compte des postes non pourvus. Notre étude s’est basée sur le calcul de l’indicateur d’attractivité individuel de la médecine générale, inspiré de celui de la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques). L’indicateur varie entre 0 (forte attractivité) et 1 (faible attractivité). L’objectif principal est de décrire l’évolution de l’indicateur d’attractivité de la médecine générale en France de 2004 à 2024. L’objectif secondaire est de comparer l’indicateur d’attractivité de la médecine générale de la subdivision Rennaise à ceux des autres subdivisions, sur la même période. Résultats : Entre 2004 et 2024, 141 477 étudiants ont été affectés à un poste d’interne dans un total de 28 subdivisons. Depuis 2004, 67 303 postes de médecine générale ont été ouverts et 61 504 pourvus (91,4 % du total des postes ouverts). A l’échelle nationale et sur la période étudiée, la spécialité médecine générale a gagné en attractivité depuis 2004 : I = 0,91 en 2004, I = 0,88 en 2009, I = 0,83 en 2014, I = 0,74 en 2019, I = 0,78 en 2024 (p<0,05). Les trois subdivisons les plus attractives en médecine générale sur la période étudiée sont Rennes (I=0,68), Grenoble (I=0,68) et Nantes (I=0,72). La médecine générale est plus attractive à Rennes par rapport aux autres subdivisions durant la même période (I=0,68 vs I=0,82, p<0,05). Conclusion : L’attractivité de la médecine générale s’est améliorée depuis la création de son DES en 2004. La subdivision Rennaise se classe parmi les trois subdivisions les plus attractives de cette spécialité.
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Médecine générale
/ 14-10-2025
Boulay Edouard
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Sporticlic a été conçu pour guider les médecins généralistes dans la réalisation des certificats d’absence de contre-indication à la pratique sportive. Il se veut facile d’utilisation, exhaustif et utilisable au cours de la consultation. Il a été conçu en 2021 par A. Bargouin dans le cadre de sa thèse dans la région Auvergne Rhône Alpe. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’utilisation de Sporticlic par les médecins généralistes de Bretagne à maintenant 3 ans de la création de cet outil et à distance géographique de son lieu de création. Une étude épidémiologique, descriptive a été réalisée. Un questionnaire a été élaboré avec Lime survey et a été diffusé par mail via les conseils départementaux de l’ordre des médecins. 3131 médecins ont pu être touché par le questionnaire. C’est un total de 155 questionnaires qui ont été utilisé pour l’analyse statistique. Une méconnaissance importante de Sporticlic a été mise en évidence dans la région avec seulement 12% des médecins qui connaissaient l’outil. Près de 90% des médecins qui ne connaissaient pas Sporticlic se sont montrés intéressés par l’existence d’un tel outil. Devant le faible nombre de répondants, il est difficile de tirer des conclusions sur les points forts et points faibles de l’outil. Toutefois, les tendances observées sont similaires à celle de l’étude d’acceptabilité de 2021 lors de la création de Sporticlic mettant en doute une mise à jour régulière de l’outil. Notre travail montre qu’avec un travail sur l’ergonomie du site ainsi que des mises à jour régulières peuvent permettre à Sporticlic de trouver sa place dans la pratique de la médecine générale.
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