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Médecin générale
/ 31-03-2026
Peluau Benjamin
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Introduction : Dans un contexte de vieillissement de la population et de tensions d’accès aux soins primaires, le déploiement des IPA vise à renforcer le suivi des pathologies chroniques. Si la qualité des soins délivrés par ces professionnels est documentée à l’international, les données concernant la perception et l’acceptation de ce mode de suivi par les patients en France restent limitées. L’objectif de cette étude était d’explorer le ressenti et la perception des patients concernant le suivi de leurs pathologies chroniques par un IPA en soins primaires. Matériel et méthode : Étude qualitative par analyse thématique inductive auprès de patients majeurs ayant eu une consultation avec un infirmier en pratique avancée dans le cadre du suivi de leurs pathologies chroniques. 12 entretiens semi-dirigés individuels ont été réalisés entre avril et septembre 2025. Les entretiens ont été arrêtés lorsque la suffisance des données a été atteinte. Résultats : Douze patients (8 hommes, 4 femmes), tous retraités, ont participé à l’étude. Il est mis en évidence une méconnaissance initiale du rôle de l’IPA, associée à des réticences liées au changement d’interlocuteur et à l’attente d’une consultation médicale classique. L’expérience de la consultation apparaît déterminante dans l’évolution des perceptions. L’acceptation du suivi est conditionnée par la perception d’une pathologie stable et le maintien du médecin traitant comme référent dans le suivi. L’IPA est perçu comme un professionnel complémentaire et non comme un substitut. Conclusion : Le suivi des pathologies chroniques par un IPA en soins primaires semble bien perçu et accepté par les patients. L’IPA apparaît comme un bon acteur afin d’améliorer l’accès aux soins et la continuité du suivi. Une meilleure information des patients sur le rôle et les modalités d’exercice des IPA pourraient renforcer l’adhésion au dispositif.
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Medecine
/ 27-03-2026
Caraës Océane
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Contexte et objectifs : Les antécédents de violences, notamment sexuelles et conjugales, sont malheureusement fréquents en population générale et leur impact conséquent sur la santé des femmes et tout particulièrement sur la sphère gynécologique n’est plus à démontrer. Cependant leurs retentissements sur certaines populations spécifiques comme les femmes suivies dans des services d’aide médicale à la procréation (AMP) restent encore largement méconnus. Ainsi, nous proposons avec cette étude, de nous intéresser au lien entre vécu de violences et infertilité en comparant la prévalence des antécédents de violences sexuelles et/ou conjugales chez des femmes en parcours d’AMP versus chez des femmes sans problématique d’infertilité. Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle cas-témoin multicentrique menée entre juin 2024 et août 2025. Des auto-questionnaires ont été distribués au CHU de Rennes et par des professionnelles de santé libérales d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor, à des femmes suivies en parcours d’AMP (groupe AMP) et à des femmes fertiles au cours de leur suivi gynécologique (groupe Gyn). Résultats : Nous avons inclus 108 femmes dans le groupe cas et 111 pour les témoins. La prévalence des violences au cours de la vie était significativement moins élevée chez les femmes du groupe AMP comparée à celles du groupe Gyn (45 % vs 68 %, OR 0.41, p < 0,01) mais elle restait plus importante que celle rapportée par des enquêtes nationales en France. Certains sous-types de violences comme le viol ou la répétition d’évènements étaient plus fréquents chez les femmes du groupe AMP sans que cela soit significatif. Seule 1 femmes sur 10 dans chaque groupe avait révélé ce vécu de violences à un×e soignant×e alors qu’elles étaient en grande majorité favorables à un dépistage systématique par les professionnel×les de santé. Et le taux d’infertilité inexpliquée était plus important chez les femmes du groupe AMP ayant vécu des violences. Conclusion : Si les résultats de cette étude ne montrent pas une prévalence des violences sexuelles et/ou conjugales plus élevée chez les femmes suivies en AMP, ils alertent sur une situation loin d’être anodine et susceptible d’impacter le parcours d’infertilité. C’est donc un argument majeur pour inciter à l’effectivité du dépistage des violences dans les services d’AMP et pour lequel les professionnel×les de santé ont un rôle important à jouer.
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Medecine
/ 26-03-2026
Horsin Lucie
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Introduction : Une personne sur deux âgée de plus de 80 ans chute chaque année. Problème majeur de santé publique, la prévention des chutes passe notamment par la mise en place de programme d’éducation thérapeutique du patient. Peu d’étude explore le retour des participants à distance de ces interventions. Ce travail propose d’analyser les changements perçus par les personnes âgées, à l’issue d’un programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP) et d’explorer leur expérience. Méthode ; Une étude qualitative par entretien semi dirigé a été réalisée auprès de seize participants, ayant chuté ou à risque de chute, participants à l’ETP chute dans le canton d’Antrain. Résultats : Les personnes âgées ont évoqué le contenu des séances en insistant davantage sur les ateliers pratiques, et notamment le savoir du faire, par rapport aux ateliers théoriques. La majorité des participants a insisté sur le lien unique avec l’encadrant, le partage avec ses pairs et la prise de conscience au sein du groupe. A travers l’expérience des jeux et de leur vécu, certains ont pris conscience de leurs capacités et de leurs limites. Pour certains, la première étape a été une remise en question sur eux-mêmes. En revanche, pour d’autres, accepter la situation de risque de chute est plus difficile, et ils préfèrent banaliser la situation ou ne pas se sentir concernés. La majorité d’entre eux souligne l’importance du maintien d’une activité physique quotidienne, à distance du programme. Pour encourager le maintien de l’APA par les personnes âgées à distance de l’intervention, des lacteurs facilitants et les freins sont à prendre en compte. Par ailleurs, suite à l’identification des situations à risque au domicile, certaines personnes âgées ont modifié leur environnement. La mise en place de changements par les participants dépend en grande partie de leur adhésion au programme. Conclusion : Cette étude qualitative identifie les différentes stratégies d’adaptation à l’issue de l’ETP chute. Les différents changements et leur maintien varient avec le temps. Au vu de nos résultats et pour permettre de relancer des comportements vertueux, il serait intéressant de prévoir une évaluation à distance du parcours.
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Medecine générale et humanitaire
/ 19-03-2026
Gervois Stevan
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Les besoins dans le milieu de l’aide humanitaire ne font qu’augmenter depuis des années, en conséquence de nombreux généralistes s’engagent dans des missions humanitaires à l’étranger. Leur préparation au départ et leur retour d’expérience sont très variés et une part non négligeable de ces professionnels rapportent a posteriori d'importantes lacunes en ce qui concerne leurs connaissances et leurs compétences pour mener à bien leur mission. Or, les formations complémentaires « pré-départ », universitaires ou proposées par les organisations non gouvernementales (ONG), sont souvent facultatives et ne sont pas systématiquement suivies par les médecins généralistes. Ainsi, de nombreuses interrogations persistent sur (i) les freins à l'inscription à ces formations complémentaires (ii), la satisfaction après participation à ces formations, et enfin (iii) comment l'enjeu de se former en amont d’une première mission est appréhendé. Dans ce contexte, nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi-directifs, au cours de laquelle nous avons interrogé 16 médecins généralistes ayant participé à des missions humanitaires de type “développement”. Une analyse thématique inductive enrichie de quelques techniques de théorisation ancrée a été réalisée pour développer une théorie émergente. La taille de l’échantillon n’a pas été fixée a priori, mais a été définie après saturation des données. En dépit d’une très bonne satisfaction générale vis-à-vis des formations universitaires (type diplômes universitaires de médecine tropicale et humanitaire) et des formations proposées par les ONG et autres organismes, de nombreux médecins ont fait le choix conscient de ne pas suivre ces enseignements. Les principaux freins au suivi de ses formations sont l’envie ardente de partir en mission, avec une préférence pour l’apprentissage par compagnonnage sur le terrain. Par ailleurs, le manque de temps, et l’accès facile à de la documentation (ouvrages pédagogiques, ainsi que les protocoles et recommandations de Médecins Sans Frontières) sont également des freins rapportés par de nombreux médecins. Enfin, la perception de l’enjeu et de l’importance de se former avant un premier départ en mission humanitaire apparait étroitement liée à plusieurs facteurs : le type et la durée de la mission, le poste et le niveau d’autonomie attendus, l’expérience préalable du professionnel, ainsi que sa représentation personnelle du monde humanitaire et de son propre rôle sur le terrain.
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Medecine
/ 13-03-2026
Van Weydevelt Emilien
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Introduction. Les endoprothèses fenêtrées et branchées (F/BEVAR) dans le traitement des anévrysmes complexes de l’aorte abdominale (CAAA) et thoraco-abdominale (ATAA) connaissent un essor croissant en raison de leur caractère mini-invasif comparativement à la chirurgie conventionnelle. Cependant, les données concernant les patients jeunes restent limitées. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats à 24 mois chez les patients ≤ 65 ans opérés par F/BEVAR. Méthodes. Il s’agit d’une cohorte rétrospective bicentrique consécutive incluant l’ensemble des patients traités pour CAAA ou ATAA par F/BEVAR entre 2017 et 2023 aux CHU de Nantes et de Rennes. Les données pré-, per- et postopératoires ont été recueillies prospectivement. Toutes les données ont été comparées entre les patients ≤ 65 ans et ceux > 65 ans. Les analyses des données de suivi ont été réalisées à 24 mois. Résultats. Parmi les 254 patients inclus, 24,8 % avaient un âge ≤ 65 ans (n = 63). Concernant les données préopératoires, les patients ≤ 65 ans présentaient plus fréquemment des ATAA (44,4 % vs 19,9 %, p < 0,001), des antécédents de dissection aortique (19 % vs 4,2 %, p < 0,001) et de chirurgie aortique (43 % vs 28 %, p = 0,046). Les taux de succès technique primaire étaient comparables entre les groupes (96,8 % vs 92,9 %). La mortalité toutes causes à 30 jours était de 3,2 % chez les patients < 65 ans, similaire à celle observée chez les > 65 ans (4,2 %, p = 0,9). Les taux de complications postopératoires (< 30 jours) médicales étaient également comparables, notamment l’insuffisance rénale aiguë (12,7 % vs 8,9 %) et la paraplégie (1,6 % vs 0 %). Les complications chirurgicales étaient principalement liées aux accès (6,3 % vs 4,7 %), sans différence significative entre les groupes (p = 0,57). À 2 ans, les taux d’endofuites, d’occlusions de stents et de réinterventions toutes causes confondues étaient similaires. Une différence significative était retrouvée concernant les reprises pour stenting de branche sur endofuite (14,3 % chez les ≤ 65 ans vs 3,7 % chez les > 65 ans, p = 0,005). La mortalité à 24 mois chez les ≤ 65 ans était de 11,1 %, sans différence significative avec les patients > 65 ans. Une tendance à une diminution plus importante du diamètre anévrysmal était observée chez les plus jeunes (-10,1 % vs -4,4 %, p = 0,1). Conclusion. Globalement, les résultats du traitement par endoprothèse F/BEVAR sont similaires chez les patients ≤ 65 ans par rapport aux patients plus âgés, malgré une maladie anévrysmale initialement plus étendue. La nécessité d’une surveillance rapprochée des artères cibles chez ces patients est confirmée, en lien avec la fréquence plus élevée d’une maladie disséquante initiale et évolutive.
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Médecine générale
/ 05-03-2026
Jacquet Marine
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Introduction : Le vieillissement de la population s’accompagne d’une augmentation de la polymédication, exposant les patients âgés à un risque accru d’effets indésirables. La continuité des décisions thérapeutiques entre l’hôpital et la médecine de ville repose en grande partie sur la qualité du compte rendu d’hospitalisation (CRH). Matériel et Méthodes : Cette étude observationnelle monocentrique menée dans le service de médecine polyvalente a inclus des patients âgés de 75 ans et plus ayant bénéficié d’au moins une modification de leur traitement chronique lors d’une hospitalisation. L’objectif principal L’objectif principal était de comparer le nombre de modifications non attendues réalisées par le médecin traitant en sortie d’hospitalisation en fonction de la justification des traitements dans le CRH. Résultats : Au total, 89 patients ont été analysés. L’hospitalisation a été marquée par de nombreuses adaptations thérapeutiques. Le taux de modifications non attendues en post-hospitalisation était comparable que la justification soit situé dans l’encadré prévu du CRH ou ailleurs. Une analyse complémentaire suggérait néanmoins une tendance à un nombre moindre de modifications non attendues lorsque la justification figurait dans l’encadré prévu. Discussion : Ces résultats soulignent l’importance de la clarté et de la lisibilité du CRH pour optimiser la continuité des soins chez le patient âgé polymédiqué.
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Médecine
/ 05-03-2026
Da Silva Bastos Perrine
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Contexte:Le vieillissement d'une population polymédiquée s'associe à un parcours de soin complexe où le médecin généraliste occupe un rôle central. Objectif: Étudier l’expérience et le ressenti des médecins généralistes face à la réévaluation des traitements des patients de plus de 75 ans sortant d’une hospitalisation en médecine polyvalente au centre hospitalier de Ploërmel. Méthode: Étude qualitative réalisée à partir d’entretiens individuels semi-dirigés selon une approche par thématique inductive. Résultats: L’hospitalisation est vécue comme une opportunité de déprescription et la première consultation post-hospitalisation comme une opportunité d’adapter l’ordonnance aux besoins réels du patient. La facilité des échanges avec les médecins hospitaliers et la pertinence des comptes-rendus favorisent le maintien des modifications thérapeutiques. Le développement de la collaboration interprofessionnelle, favorise l’intégration de la déprescription en soins primaires. Conclusion: L'expérience des médecins généralistes dans la réévaluation des traitements des patients de plus de 75 ans après une hospitalisation s'articule autour du développement de l'interprofessionnalité et de la communication entre la ville et l'hôpital. La diffusion des bilans de médication par les pharmaciens d'officine et l'utilisation de plateformes de télé-expertise sont des pistes d'amélioration à discuter.
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Medecine
/ 03-03-2026
Delente Léa
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Introduction : La douleur chronique concerne environ 20 % de la population française. Elle engendre de nombreuses répercussions médicales et sociales importantes, notamment en favorisant la sédentarité. L’activité physique adaptée est recommandée dans la prise en charge de ces patients, mais son taux de participation demeure limité. Dans ce contexte, la danse apparaît comme une alternative innovante, susceptible de lever certains freins à la remise en mouvement des patients douloureux chroniques. Objectifs : L’objectif principal est d’étudier le ressenti des patients douloureux chroniques suite à la participation à un programme sportif par la danse, proposé au sein d’une maison de santé pluriprofessionnelle située dans un quartier prioritaire à Rennes. Méthodes : Étude qualitative, par entretien semi-dirigé menée entre juin et décembre 2024. L’analyse a suivi une méthode thématique inductive. Résultats : La dynamique de groupe et le cadre bienveillant ont joué un rôle central dans l’adhésion. La danse a été vécue comme une activité plaisante et accessible, favorisant la reprise progressive du mouvement malgré la douleur. Les participants rapportent un bénéfice psychosocial : amélioration du bien‑être et revalorisation de l’image de soi. Certains ont repris une activité physique autonome après le programme. Les principaux freins concernaient la peur de la douleur, les difficultés de coordination, la crainte du regard des autres. Conclusion : Les ateliers de danse constituent une approche pertinente pour favoriser la remise en mouvement des patients douloureux chroniques en médecine générale. Sans réduire durablement la douleur, ils soutiennent un processus d’empowerment et peuvent faciliter la reprise d’une activité physique.
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Neurologie
/ 12-02-2026
Robin Camille
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Contexte et objectifs : La stratégie thérapeutique chez les patients atteints de sclérose en plaques tardive (SEP) reste mal définie. Dans cette étude, nous avons cherché à évaluer les résultats cliniques et IRM de deux cohortes de patients atteints de SEP récurrente-rémittente, traités ou non encore traités. Méthodes : Les patients atteints de SEP récurrente-rémittente ont été inclus dans l'analyse si la maladie s'est déclarée après 55 ans et s'ils ont eu au moins une visite de suivi. Le résultat principal était le délai avant la première rechute entre deux groupes appariés de patients atteints de LOMS (traités et non encore traités). Les résultats secondaires étaient (1) le délai avant la première progression confirmée du handicap (CDP), (2) le délai avant la première progression indépendante de l'activité de la rechute (PIRA), (3) le délai avant la progression secondaire (SPMS), (4) le délai avant la première activité de l'IRM et (5) les taux d'incidence des infections graves (IIR). Pour les analyses comparatives, nous avons adopté une approche d'appariement des scores de propension en fonction du temps. Résultats : Au total, 881 patients répondaient aux critères d'inclusion. L'âge moyen (SD) à l'apparition de la maladie était de 59,9 (4,43). Après utilisation du score de propension, 436 patients ont été appariés. Le suivi moyen (SD) était de 5,2 (4,27) ans dans le groupe traité et de 5,0 (3,86) ans dans le groupe non encore traité. Le délai moyen (SD) avant la première rechute était significativement plus long dans le groupe traité que dans le groupe non encore traité (7,0 ans (0,33) vs. 5,4 ans (0,33) ; p= 0,001). Le délai moyen (SD) avant la première activité IRM était significativement plus long dans le groupe traité (5,9 ans (0,33) contre 5,0 ans (0,33) ; p=0,049). Cependant, le délai moyen avant la CDP, la PIRA ou la SPMS n'était pas différent entre les deux groupes (différence = 0,32 ans ; p=0,585 pour la CDP ; différence = 0,40 ans ; p=0,442 pour la PIRA ; différence = -0,02 ans ; p=0,952 pour la SPMS). Aucune augmentation des IIR graves n'a été observée avec un taux d'incidence de 0,38 (95% CI 0,07-2,10, p=0,265) dans le groupe non traité par rapport au groupe traité. Conclusion : Cette étude démontre un effet bénéfique de la DMT sur l'activité de la maladie chez les patients atteints de LOMS, mais sans impact significatif sur la progression du handicap. Les principales limites sont liées à la difficulté de la collecte des données et aux déséquilibres de base entre les deux groupes.
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Medecine
/ 12-02-2026
Lavoisier Solène
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Contexte : Les déterminants de santé des personnes TDS sont dégradés par rapport à la population générale, en lien notamment avec des difficultés d’accès aux soins du droit commun. La stigmatisation, institutionnelle comme sociétale, marginalise les personnes TDS. Celle-ci est également renforcée par le personnel soignant, ce qui contribue à alimenter une méfiance envers le système de soin. Dès lors, il convenait de s’interroger sur les barrières d’accès aux soins rencontrées par cette population afin d’améliorer leur état de santé global. Des données locales ont été recueillies afin de s’adapter aux dispositifs locaux. Objectifs : Déterminer la perception qu’ont les personnes TDS sur leur accès au système de santé dans l’agglomération rennaise afin de préciser les obstacles rencontrés et le poids des discriminations. Proposer des pistes visant à améliorer l’inclusion et à réduire les inégalités d’accès aux soins du droit commun. Méthode : Étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés auprès des personnes TDS, réalisée entre décembre 2024 et mai 2025. Analyse par thématique inductive inspirée de l’approche phénoménologique interprétative. Résultats : L’étude souligne les multiples obstacles limitant l’accès aux soins des personnes TDS dans l’agglomération rennaise. Ils relèvent à la fois d’une dimension interne (intériorisation des stigmates, honte, dissociation, comorbidités), d’une dimension sociétale et relationnelle (poids de la stigmatisation et du stress minoritaire, relation avec les professionnel·les de santé, défiance) mais également d’une dimension structurelle et institutionnelle (cloisonnement du parcours de soins, non reconnaissance des savoirs expérientiels, situation sociale précaire) qui compliquent l’adhérence et l’entrée dans le parcours de soins. Les personnes TDS ont développé des mécanismes de protection, d’évitement et d’adaptation dans leur parcours de soins. Cette adaptation et cette prudence permanente des personnes TDS envers le système de santé justifie la nécessité d’agir sur les pratiques, l’environnement et les postures des soignant·es. Il a aussi été explicité, pour les professionnel·les de santé, la nécessité de s'ancrer dans une posture de suspension de jugement, tout en valorisant l'autonomie et les savoirs expérientiels des personnes TDS. Le rôle facilitateur des associations communautaires a également été souligné. Il a ainsi été proposé de repenser le modèle médical classique au profit d’une approche plus transversale et co-construite avec les personnes concernées pour créer des conditions de soins plus inclusives. Conclusion : Ce travail souligne le poids de la stigmatisation des personnes TDS sur leur accès aux soins. Plus largement, il montre la nécessité de considérer toutes les discriminations comme des facteurs susceptibles d’influencer l’accès aux soins afin de réduire les inégalités de santé associées.
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