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Médecine
/ 19-12-2025
Le Pape Marine
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Introduction : Le deuil, expérience universelle mais profondément singulière, peut entraîner des répercussions émotionnelles, cognitives et professionnelles. Les médecins généralistes, régulièrement confrontés à la mort de leurs patients, sont pourtant peu interrogés sur l’impact de leurs deuils personnels. Notre objectif est d’explorer le vécu du deuil d’un proche par des médecins généralistes et les éventuelles répercussions sur leur pratique clinique. Méthode : Enquête qualitative par entretiens semi-directifs de 5 médecins généralistes. Analyse thématique de leurs perceptions. Résultats et discussion : Les médecins décrivent un vécu émotionnel intense ainsi qu’une position singulière de proche et soignant lors de la fin de vie de la personne aimée. Selon des temporalités et des vécus individuels variables, cette expérience transforme leur posture professionnelle face à l’accompagnement des patients en fin de vie, des patients endeuillés et des aidants. Au-delà de l’impact intime, le deuil interroge le sens du métier, la place des médecins dans la société et la manière dont ils se perçoivent comme soignants. Leur humanité et leur vulnérabilité sont mises en lumière, ainsi que les ressources et les stratégies d’adaptation mobilisées. Conclusion : Les médecins généralistes sont confrontés à des défis émotionnels personnels et professionnels. Encourager leur expression, renforcer leur résilience et faciliter l’accès aux dispositifs d’aide sont des éléments essentiels de prévention en matière de santé mentale et de bien-être au sein de la profession ; et plus largement en matière de santé publique.
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Médecine générale
/ 19-12-2025
Poizat Julie
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Introduction : La santé sexuelle constitue un enjeu majeur en médecine générale, particulièrement chez les 18–26 ans, population fortement exposée aux IST. L’apparition du dépistage en laboratoire sans ordonnance transforme le parcours de soins, rendant intéressante l’exploration du vécu des jeunes face à cette nouvelle modalité. Méthodologie : Nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de jeunes adultes de 18 à 26 ans ayant réalisé un dépistage d’IST en laboratoire sans ordonnance. Dix entretiens ont été conduits jusqu’à saturation des données, puis retranscrits et analysés selon une approche thématique inspirée de l’analyse phénoménologique. Résultats : Le dépistage en laboratoire sans ordonnance est vécu par les jeunes comme un dispositif particulièrement facilitant : il supprime la contrainte du rendez-vous médical, réduit la charge mentale et permet un accès rapide, discret et moins chargé émotionnellement. Cette simplicité favorise un dépistage opportuniste, intégré aux habitudes de santé, et limite la crainte du jugement. Toutefois, cette modalité s’accompagne d’un accompagnement moins complet avec moins d’explications, notamment lors des premiers dépistages, pour comprendre les prélèvements, interpréter les résultats ou savoir comment réagir en cas de test positif. Le vécu des résultats montre une attente centrée sur la confirmation d’une négativité, avec parfois un besoin de “déchiffrage” face à un document perçu comme technique. En cas de positivité, les jeunes attendent surtout une prise en charge rapide et un accès immédiat au traitement. Enfin, le médecin généraliste reste en retrait dans ce parcours : malgré une confiance globale, il est peu sollicité pour la santé sexuelle, au profit de structures spécialisées ou du laboratoire, perçues comme plus anonymes, et plus adapté à leurs usages. Conclusion : Le dépistage sans ordonnance répond à une forte demande de simplicité et favorise une pratique plus régulière et moins stigmatisée chez les jeunes adultes. Néanmoins, la réduction du parcours médical rend indispensable une réflexion sur l’accompagnement, la qualité de l’information et l’articulation entre les professionnels de santé.
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Médecine générale
/ 19-12-2025
Damato Mathilde
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INTRODUCTION : L’insomnie est fréquente chez les étudiants en médecine, et sa prise en charge, loin d’être aisée en population générale, peut s’avérer délicate. En effet il n’est pas rare de constater que les étudiants en médecine s’auto diagnostiquent et s’automédiquent, au même titre que leurs aînés. Pourtant ces pratiques sortent du cadre de soin conventionnel et laissent l’individu isolé face à sa problématique. MÉTHODE : Ce constat a mené à la réalisation d'une étude descriptive quantitative, par questionnaire adressé aux étudiants en médecine de la faculté de Rennes, de la PASS/LAS à la fin d'internat afin de connaître leur prise en charge en cas d'insomnie. RÉSULTATS : 785 questionnaires ont été analysés. Le recours à une tierce personne en cas d’insomnie concernait 56 % des participants, qui sollicitaient en majorité leur entourage et 30 % d’entre eux un professionnel de santé. Les participants étaient 65 % à envisager une approche non pharmacologique, incluant les modifications d’habitudes de sommeil, de consommation d’excitants, d’activité physique voire la réalisation d’une thérapie cognitivo-comportementale, seule intervention ayant fait ses preuves à long terme en cas d’insomnie chronique. Enfin, 41 % consommaient une ou plusieurs substances pharmacologiques, principalement en vente libre tels que la phytothérapie ou la mélatonine. La prise en charge différait entre un étudiant de premier , de deuxième et de troisième cycle : l’étudiant plus avancé dans le cursus était plus actif dans sa prise en charge, avec une intervention pharmacologique et non pharmacologique plus fréquente. Les étudiants ayant été sujets à l’insomnie par le passé effectuaient également plus d’interventions comportementales et pharmacologiques dans leur prise en charge actuelle. CONCLUSION : Presque la moitié des étudiants insomniaques ne sollicite personne en cas d’insomnie. La majorité essaie de modifier son hygiène de vie et beaucoup consomment des substances pharmacologiques qui pour certaines ne sont pas recommandées en cas d’insomnie. Cette étude souligne un enjeu majeur : la nécessité pour les étudiants d’avoir facilement accès à un professionnel qui puisse les aider afin d’éviter l’isolement et la chronicité de l’insomnie.
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Médecine
/ 09-12-2025
Lacroix Célia
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Introduction. L’exposition de l’intimité au cours de l’examen gynécologique standard, en décubitus dorsal, pieds dans les étriers, semble être un frein de recours aux soins gynécologiques et au dépistage par frottis cervico vaginal. D’autres positions d’examens sont encouragées afin d’améliorer le vécu des examens gynécologiques pour certaines femmes. La position en décubitus latéral est une alternative, jugée plus confortable et respectueuse de l’intimité par les patientes. Peu enseignée en France, son utilisation par les praticiens dans la pratique quotidienne semble marginale. Objectif. Explorer les mécanismes en jeu dans l’appropriation de cet examen gynécologique en décubitus latéral par les praticiens après une sensibilisation. Méthode. Une étude qualitative a été menée à partir d’entretiens semi dirigés entre trois et six mois après une sensibilisation à l’examen gynécologique en décubitus latéral. Douze praticiens (4 sages femmes et 8 médecins généralistes) ont été recrutés en Bretagne de mars à novembre 2024 selon un échantillonnage raisonné et effet boule de neige. Une analyse thématique a été réalisée jusqu’à suffisance théorique des données. Résultats. Son appropriation est variable selon les praticiens et le contexte. La plupart réservent cet examen en décubitus latéral aux patientes réticentes à l’examen pelvien ou présentant un handicap moteur des membres inférieurs. Les praticiens identifient des bénéfices pour la pudeur et le confort des patientes ainsi qu’un intérêt clinique lié à une meilleure visualisation du périnée postérieur. L’intégration du DL à la pratique clinique est dépendante de plusieurs facteurs : l’adhésion des patientes, influencée par le discours et les représentations du praticien ainsi que la réussite de l’examen, appréciée par une évaluation médicale satisfaisante et un retour positif des patientes. Les praticiens adoptent une posture réflexive dans la mise en œuvre de l’examen et trouvent dans le cadre de cette recherche un appui soutenant en accord avec leurs valeurs déontologiques. Conclusion. L’examen gynécologique en décubitus latéral est perçu par les praticiens comme une réelle plus-value pour le suivi de certaines patientes. Il vient diversifier la pratique gynécologique, participe à horizontaliser la relation médecin patient pour une approche plus personnalisée de l’examen gynécologique.
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Medecine
/ 02-12-2025
Floc'h Marine
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L’activité physique postnatale, lorsqu’elle est reprise progressivement, contribue à la santé physique et psychologique des femmes. Malgré l’existence de recommandations nationales (HAS 2019) et internationales (ACOG 2020 et CSEP 2025), leur appropriation en médecine générale reste méconnue. Une étude observationnelle, transversale et analytique a été menée en 2024 auprès de 110 médecins généralistes bretons, via un questionnaire informatisé fondé sur trois vignettes cliniques, visant à évaluer leurs connaissances concernant l’activité physique en post-partum. Les résultats montrent des acquis contrastés : 37% identifient les activités autorisées en post-partum précoce, 47% connaissent le délai de reprise après une césarienne, 77% prescrivent la rééducation périnéale, 59% connaissent les bienfaits globaux, 62% identifient les signes d’alerte, 59% recommandent une fréquence d’activité physique adaptée et 99% reconnaissent la compatibilité avec l’allaitement. Les facteurs associés à des meilleurs score étaient le sexe féminin, la tranche d’âge 31-45 ans et le fait d’avoir des enfants. Aucune corrélation n’a été retrouvée avec une formation spécifique en gynécologie ou la zone géographique d’exercice. Ces résultats soulignent la nécessité d’intégrer la santé post-natale dans la pratique de médecine générale et un intérêt à des formations ciblées pluri professionnelles. Dans la continuité de ce travail, une prochaine étape consisterait à évaluer, en situation de consultation, l’acceptabilité de ces messages de prévention auprès des femmes en post-partum.
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Médecine Générale
/ 25-11-2025
Vallée Héloïse
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Introduction : La problématique des fermetures de services d’urgences partielles ou totales est en augmentation ces dernières années. Dans leur pratique les médecins généralistes incluent une activité pour les soins non programmés tout en assurant des consultations de suivi. De plus ils participent à la permanence des soins ambulatoires. A Redon, le service d’Urgences a dû fermer de 20h à 8h du 13 octobre 2022 au 6 novembre 2023. L’objectif de ce travail a été d’évaluer le vécu des médecins généralistes du secteur concernant cette période de fermeture nocturne des urgences du Centre Hospitalier de Redon. Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative avec une approche inspirée de la méthode interprétative phénoménologique. Pour celle-ci, neufs entretiens individuels semi-dirigés ont été menés auprès de médecins généralistes en ville dans un secteur de 20 kilomètres autour de Redon. Résultats et discussion : Les médecins généralistes du secteur ont décrit un inconfort dans certaines prises en charge notamment en fin de journée et en garde pour des motifs de consultation pouvant relever de l’urgence. Le nombre de consultation a peu varié mais des consultations plus tardives ont parfois été nécessaires. La charge de travail en garde a été plus importante. Cette période a été l’occasion, pour les médecins généralistes, de discuter avec leurs patients de la consommation de soins et de l’importance de la régulation.
En cas de nouvelle fermeture, la communication autour de celle-ci pourrait être améliorée selon les médecins interrogés. Des actions ont été mises en place ces dernières années pour répondre à la demande importante de soins non programmés. Conclusion : La fermeture nocturne des Urgences du Centre Hospitalier de Redon a révélé les capacités d’adaptation des médecins généralistes du secteur. Elle a été source d’inconfort et de stress dans certaines prises en charge et la pratique, notamment en permanence des soins. Des actions locales ont été mises en place pour organiser l’offre de soins non programmés.
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Medecine
/ 20-11-2025
Fradin De La Renaudière Arnaud
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Introduction : Les Côtes d’Armor, département rural en Bretagne, font face à une pénurie croissante de médecin généraliste. En effet, en 2021 la densité médicale n’atteignait que 72 médecins généralistes pour 100 000 habitants, bien en dessous de la moyenne régionale et nationale. Ce travail visait à explorer les facteurs influençant l’installation des jeunes médecins généralistes dans ce département. Méthode : Etude qualitative réalisée sous forme d’entretiens individuels semi-dirigés, auprès de 7 médecins généralistes installés et 8 médecins généralistes remplaçants, ayant tous terminé leur DES de médecine générale depuis moins de 5ans. L’analyse a été réalisé en binôme, avec double codage, pour affiner nos résultats. Résultats : L’étude démontre que la décision d’une installation ou non pour les jeunes médecins généralistes est plurifactorielle et complexe. De nombreux freins similaires aux deux populations ont été mis en avant tels que la charge de travail, la désertification globale du territoire, la peur de l’avenir et les désaccord politique. Plusieurs facteurs favorisant l’installation ont également émergé, les aides (financières ou non), l’attractivité locale, ainsi qu’un dynamisme professionnel notamment grâce à des stages et des internats ruraux. La sacralisation de l’installation était vue comme un frein majeur par les participants remplaçants contrairement aux participants installés qui la désacralisaient. Discussion : Ce travail réaffirme ce qui ressort des études comparables avec un caractère complexe et multidimensionnel des facteurs influençant l’installation. Cette thèse se permet de proposer des solutions locales telles que la majoration du nombre de terrains de stage en milieu rural, développer les internats ruraux dans les Côtes d’Armor, favoriser les rencontres entre les médecins et améliorer la formation.
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Medecine
/ 20-11-2025
Tirel Morgane
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Introduction : Les Côtes d’Armor, département rural en Bretagne, font face à une pénurie croissante de médecin généraliste. En effet, en 2021 la densité médicale n’atteignait que 72 médecins généralistes pour 100 000 habitants, bien en dessous de la moyenne régionale et nationale. Ce travail visait à explorer les facteurs influençant l’installation des jeunes médecins généralistes dans ce département. Méthode : Etude qualitative réalisée sous forme d’entretiens individuels semi-dirigés, auprès de 7 médecins généralistes installés et 8 médecins généralistes remplaçants, ayant tous terminé leur DES de médecine générale depuis moins de 5ans. L’analyse a été réalisé en binôme, avec double codage, pour affiner nos résultats. Résultats : L’étude démontre que la décision d’une installation ou non pour les jeunes médecins généralistes est plurifactorielle et complexe. De nombreux freins similaires aux deux populations ont été mis en avant tels que la charge de travail, la désertification globale du territoire, la peur de l’avenir et les désaccord politique. Plusieurs facteurs favorisant l’installation ont également émergé, les aides (financières ou non), l’attractivité locale, ainsi qu’un dynamisme professionnel notamment grâce à des stages et des internats ruraux. La sacralisation de l’installation était vue comme un frein majeur par les participants remplaçants contrairement aux participants installés qui la désacralisaient. Discussion : Ce travail réaffirme ce qui ressort des études comparables avec un caractère complexe et multidimensionnel des facteurs influençant l’installation. Cette thèse se permet de proposer des solutions locales telles que la majoration du nombre de terrains de stage en milieu rural, développer les internats ruraux dans les Côtes d’Armor, favoriser les rencontres entre les médecins et améliorer la formation.
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médecine générale
/ 18-11-2025
Deteix Lucie
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Introduction : En 2023 la prescription du FreeStyle Libre®, jusqu’alors réservée aux spécialistes, a été étendue aux médecins généralistes, pour les diabétiques de type 2 sous insulinothérapie non intensifiée et dont l’équilibre glycémique n’est pas atteint. L’objectif de cette étude est d’évaluer le ressenti des médecins généralistes depuis cet accès à la prescription du dispositif. Matériels et méthodes : Étude qualitative par entretiens semi-dirigés, réalisée entre février 2024 et août 2025 auprès de médecins généralistes installés en Ille-et-Vilaine (35) et ayant au moins un patient équipé du système FSL au sein de leur patientèle. L’analyse a suivi une approche thématique inductive. Résultats : Quatorze médecins, âgés de 30 à 59 ans et exerçant dans des territoires variés ont été interrogés. La grande majorité des médecins accueillent positivement l’extension de prescription du FSL. Huit d’entre eux l’ont déjà initié, entourés d’autres professionnels de santé pour l’accompagnement de l’éducation thérapeutique des patients, et n’ont pas relevé de difficultés particulières. Certains souhaitent des modifications de son cadre de prescription pour toucher plus de patients. Plusieurs freins ont été cités à son utilisation et sa prescription (manque de connaissance et de formation, manque de données de morbi mortalité, absence de gestion de l’insulinothérapie ...). Discussion - Conclusion : L’accès à la prescription du FSL est apprécié par les généralistes. Son initiation nécessite une éducation thérapeutique pouvant être en partie déléguée aux IDE (libéraux, ASALEE, IPA) et pharmaciens. Le cadre de prescription pourrait être amené à évoluer sur les prochaines années en fonction des résultats d’études ultérieures. Pour pallier aux freins de certains médecins, la réalisation d’une fiche synthèse ou de formations sur le dispositif semble intéressantes.
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Medecine
/ 18-11-2025
Saulnier Claire
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Introduction : En France en 2021, on estime qu’entre 4 à 10% des personnes âgées vivant au domicile sont dénutris selon la Haute Autorité de Santé. Malgré des politiques de santé publique mettant l’accent sur le dépistage de la dénutrition, ce dernier reste insuffisant. Dans ce contexte, le ressenti des patients concernant cet état pathologique semble être une clé pour l’amélioration de la prise en charge. L’objectif de cette étude était d’identifier les représentations et les attentes des patients dénutris de plus de 70 ans, concernant la dénutrition, suivis au sein de la Maison de Santé Pluriprofessionnelle du Sel-de-Bretagne. Méthodes : Nous avons réalisé une étude qualitative, auprès des patients âgés de plus de 70 ans, dénutris, suivis au sein de la MSP du Sel-de-Bretagne. Les participants ont été recrutés lors d’une consultation avec leur médecin traitant ou l’infirmière ASALEE. Les données ont été recueillies par des entretiens individuels semi-dirigés. Résultats : Dix entretiens ont été réalisés. Les participants décrivaient un vécu alimentaire influencé par l’âge, la solitude ou les limitations fonctionnelles. La dénutrition était perçue par les informateurs comme une pathologie invisible, méconnue et peu expliquée. La perte de poids n’était pas toujours associée à la dénutrition. Certains informateurs n’attendaient pas de suivi supplémentaire de la dénutrition. La personnalisation de la prise en charge et une coordination pluriprofessionnelle, adaptée aux attentes et aux contraintes des patients, était valorisée par les informateurs. Conclusion : Selon les résultats de notre étude, le manque de reconnaissance de la dénutrition semble limiter l’adhésion des patients à sa prise en charge. Les résultats invitent à une réflexion pluriprofessionnelle au sein de la Maison de Santé du Sel-de-Bretagne, en tenant compte des attentes de personnalisation de la prise en charge, et d’une pluriprofessionnalité adaptée. L’exploration du point de vue des aidants et des professionnels de santé permettrait de compléter cette approche.
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