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| La formation complémentaire du médecin généraliste avant sa première mission humanitaire : enjeux, vécu et freins à la formation (Further training for general practitioners before their first humanitarian mission: challenges, experiences and obstacles to training) Gervois, Stevan - (2026-03-19) / Universite de Rennes - La formation complémentaire du médecin généraliste avant sa première mission humanitaire : enjeux, vécu et freins à la formation
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Langue : Français Directeur(s) de thèse: Gangneux, Jean-Pierre Discipline : Medecine générale et humanitaire Classification : Médecine et santé Mots-clés : Mission humanitaire, médecin généraliste, formation complémentaire, DU médecine tropicale, ONG
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Résumé : Les besoins dans le milieu de l’aide humanitaire ne font qu’augmenter depuis des années, en conséquence de nombreux généralistes s’engagent dans des missions humanitaires à l’étranger. Leur préparation au départ et leur retour d’expérience sont très variés et une part non négligeable de ces professionnels rapportent a posteriori d'importantes lacunes en ce qui concerne leurs connaissances et leurs compétences pour mener à bien leur mission. Or, les formations complémentaires « pré-départ », universitaires ou proposées par les organisations non gouvernementales (ONG), sont souvent facultatives et ne sont pas systématiquement suivies par les médecins généralistes. Ainsi, de nombreuses interrogations persistent sur (i) les freins à l'inscription à ces formations complémentaires (ii), la satisfaction après participation à ces formations, et enfin (iii) comment l'enjeu de se former en amont d’une première mission est appréhendé. Dans ce contexte, nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi-directifs, au cours de laquelle nous avons interrogé 16 médecins généralistes ayant participé à des missions humanitaires de type “développement”. Une analyse thématique inductive enrichie de quelques techniques de théorisation ancrée a été réalisée pour développer une théorie émergente. La taille de l’échantillon n’a pas été fixée a priori, mais a été définie après saturation des données. En dépit d’une très bonne satisfaction générale vis-à-vis des formations universitaires (type diplômes universitaires de médecine tropicale et humanitaire) et des formations proposées par les ONG et autres organismes, de nombreux médecins ont fait le choix conscient de ne pas suivre ces enseignements. Les principaux freins au suivi de ses formations sont l’envie ardente de partir en mission, avec une préférence pour l’apprentissage par compagnonnage sur le terrain. Par ailleurs, le manque de temps, et l’accès facile à de la documentation (ouvrages pédagogiques, ainsi que les protocoles et recommandations de Médecins Sans Frontières) sont également des freins rapportés par de nombreux médecins. Enfin, la perception de l’enjeu et de l’importance de se former avant un premier départ en mission humanitaire apparait étroitement liée à plusieurs facteurs : le type et la durée de la mission, le poste et le niveau d’autonomie attendus, l’expérience préalable du professionnel, ainsi que sa représentation personnelle du monde humanitaire et de son propre rôle sur le terrain. Abstract : The needs in the humanitarian aid sector have been steadily increasing for years, and as a result, many general practitioners are undertaking humanitarian missions abroad. Their pre-departure preparation and feedback vary considerably, and a significant number of these professionals report, afterward, substantial gaps in their knowledge and skills for successfully carrying out their mission. However, pre-departure supplementary training, whether offered by universities or non-governmental organizations (NGOs), is often optional and not systematically attended by general practitioners. Consequently, many questions remain regarding (i) the obstacles to enrolling in this supplementary training, (ii) satisfaction after participation in this training, and finally (iii) how the importance of training prior to a first mission is perceived. In this context, we conducted a qualitative study using semi-structured interviews, during which we interviewed 16 general practitioners who had participated in development-oriented humanitarian missions. An inductive thematic analysis, enriched with grounded theory techniques, was conducted to develop an emergent theory. The sample size was not predetermined but was determined after data saturation. Despite very high overall satisfaction with university training programs (such as university degrees in tropical and humanitarian medicine) and training offered by NGOs and other organizations, many physicians have consciously chosen not to pursue this training. The main obstacles to completing these programs are a strong desire to go on missions, with a preference for on-the-job training. Furthermore, lack of time and easy access to documentation (educational materials, as well as Doctors Without Borders' protocols and recommendations) are also obstacles reported by many physicians. Finally, the perception of the importance of training before a first departure on a humanitarian mission appears to be closely linked to several factors: the type and duration of the mission, the position and level of autonomy expected, the professional's prior experience, as well as their personal representation of the humanitarian world and their own role in the field. | |||