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Utilisation de traitements de fond chez les patients atteints de sclérose en plaques à début tardif
(Use of Disease-Modifying Therapies in Patients With Late-Onset Multiple Sclerosis)

Robin, Camille - (2026-02-12) / Universite de Rennes - Utilisation de traitements de fond chez les patients atteints de sclérose en plaques à début tardif

Accéder au document : https://ged.univ-rennes1.fr/nuxeo/site/esupversion...

Langue : Anglais

Directeur(s) de thèse:  Michel, Laure

Discipline : Neurologie

Classification : Médecine et santé

Mots-clés : sclérose en plaque, forme tardive, traitements
Sclérose en plaques  - Thérapeutique  - Efficacité
Sclérose en plaques récurrente-rémittente
Évaluation médicale‎


Résumé : Contexte et objectifs : La stratégie thérapeutique chez les patients atteints de sclérose en plaques tardive (SEP) reste mal définie. Dans cette étude, nous avons cherché à évaluer les résultats cliniques et IRM de deux cohortes de patients atteints de SEP récurrente-rémittente, traités ou non encore traités. Méthodes : Les patients atteints de SEP récurrente-rémittente ont été inclus dans l'analyse si la maladie s'est déclarée après 55 ans et s'ils ont eu au moins une visite de suivi. Le résultat principal était le délai avant la première rechute entre deux groupes appariés de patients atteints de LOMS (traités et non encore traités). Les résultats secondaires étaient (1) le délai avant la première progression confirmée du handicap (CDP), (2) le délai avant la première progression indépendante de l'activité de la rechute (PIRA), (3) le délai avant la progression secondaire (SPMS), (4) le délai avant la première activité de l'IRM et (5) les taux d'incidence des infections graves (IIR). Pour les analyses comparatives, nous avons adopté une approche d'appariement des scores de propension en fonction du temps. Résultats : Au total, 881 patients répondaient aux critères d'inclusion. L'âge moyen (SD) à l'apparition de la maladie était de 59,9 (4,43). Après utilisation du score de propension, 436 patients ont été appariés. Le suivi moyen (SD) était de 5,2 (4,27) ans dans le groupe traité et de 5,0 (3,86) ans dans le groupe non encore traité. Le délai moyen (SD) avant la première rechute était significativement plus long dans le groupe traité que dans le groupe non encore traité (7,0 ans (0,33) vs. 5,4 ans (0,33) ; p= 0,001). Le délai moyen (SD) avant la première activité IRM était significativement plus long dans le groupe traité (5,9 ans (0,33) contre 5,0 ans (0,33) ; p=0,049). Cependant, le délai moyen avant la CDP, la PIRA ou la SPMS n'était pas différent entre les deux groupes (différence = 0,32 ans ; p=0,585 pour la CDP ; différence = 0,40 ans ; p=0,442 pour la PIRA ; différence = -0,02 ans ; p=0,952 pour la SPMS). Aucune augmentation des IIR graves n'a été observée avec un taux d'incidence de 0,38 (95% CI 0,07-2,10, p=0,265) dans le groupe non traité par rapport au groupe traité. Conclusion : Cette étude démontre un effet bénéfique de la DMT sur l'activité de la maladie chez les patients atteints de LOMS, mais sans impact significatif sur la progression du handicap. Les principales limites sont liées à la difficulté de la collecte des données et aux déséquilibres de base entre les deux groupes.

Abstract : Background and Objectives : The therapeutic strategy in patients with late-onset MS (LOMS) remains poorly defined. In this study, we aimed to evaluate both clinical and MRI outcomes between 2 cohorts of patients with relapsing-remitting LOMS treated or not yet treated. Methods : Patients with relapsing-remitting MS were included for the analysis if disease onset occurred after 55 years and if they had at least one follow-up visit. The primary outcome was time to first relapse between 2 matched groups of patients with LOMS (treated and not yet treated). Secondary outcomes were as follows: (1) time to first confirmed disability progression (CDP), (2) time to first progression independent of relapse activity (PIRA) event, (3) time to sec- ondary progression (SPMS), (4) time to first MRI activity, and (5) serious infection incidence rates (IIRs). For the comparative analyses, we adopted a time-dependent propensity score matching approach. Results : A total of 881 patients fulfilled the inclusion criteria. The mean (SD) age at onset was 59.9 (4.43) years. After applying propensity score matching, 436 patients were matched. The mean (SD) follow-up duration was 5.2 (4.27) years in the treated group and 5.0 (3.86) years in the not-yet-treated group. Mean (SD) time to first relapse was significantly longer in the treated group compared with the not-yet-treated group (7.0 years [0.33] vs 5.4 years [0.33]; p = 0.001). Mean (SD) time to first MRI activity was significantly longer in the treated group (5.9 years[0.33] vs 5.0 years [0.33]; p = 0.049). However, the mean time to CDP, PIRA, or SPMS was not different between the 2 groups (difference = 0.32 years; p = 0.585 for CDP; difference = 0.40 years; p = 0.442 for PIRA; difference = −0.02 years; p = 0.952 for SPMS). No increase in serious IIRs was observed with an incidence rate ratio of 0.38 (95% CI 0.07–2.10, p = 0.265) in the never- treated group compared with the treated one. Discussion : This study demonstrates a beneficial effect of disease-modifying therapy (DMT) on disease activity in patients with LOMS but without significant impact on disability progression. Main limitations are linked to the challenge of data collection and to the baseline imbalances between the 2 groups.