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| La prise en charge de l'insomnie chez les étudiants en médecine de la faculté de Rennes (Care management of sleep disorders in medical student of Rennes university) Damato, Mathilde - (2025-12-19) / Universite de Rennes - La prise en charge de l'insomnie chez les étudiants en médecine de la faculté de Rennes
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Langue : Français Directeur(s) de thèse: Milli, Alexandre Discipline : Médecine générale Classification : Médecine et santé Mots-clés : Insomnie, étudiant en médecine, prise en charge de l’insomnie, traitement
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Résumé : INTRODUCTION : L’insomnie est fréquente chez les étudiants en médecine, et sa prise en charge, loin d’être aisée en population générale, peut s’avérer délicate. En effet il n’est pas rare de constater que les étudiants en médecine s’auto diagnostiquent et s’automédiquent, au même titre que leurs aînés. Pourtant ces pratiques sortent du cadre de soin conventionnel et laissent l’individu isolé face à sa problématique. MÉTHODE : Ce constat a mené à la réalisation d'une étude descriptive quantitative, par questionnaire adressé aux étudiants en médecine de la faculté de Rennes, de la PASS/LAS à la fin d'internat afin de connaître leur prise en charge en cas d'insomnie. RÉSULTATS : 785 questionnaires ont été analysés. Le recours à une tierce personne en cas d’insomnie concernait 56 % des participants, qui sollicitaient en majorité leur entourage et 30 % d’entre eux un professionnel de santé. Les participants étaient 65 % à envisager une approche non pharmacologique, incluant les modifications d’habitudes de sommeil, de consommation d’excitants, d’activité physique voire la réalisation d’une thérapie cognitivo-comportementale, seule intervention ayant fait ses preuves à long terme en cas d’insomnie chronique. Enfin, 41 % consommaient une ou plusieurs substances pharmacologiques, principalement en vente libre tels que la phytothérapie ou la mélatonine. La prise en charge différait entre un étudiant de premier , de deuxième et de troisième cycle : l’étudiant plus avancé dans le cursus était plus actif dans sa prise en charge, avec une intervention pharmacologique et non pharmacologique plus fréquente. Les étudiants ayant été sujets à l’insomnie par le passé effectuaient également plus d’interventions comportementales et pharmacologiques dans leur prise en charge actuelle. CONCLUSION : Presque la moitié des étudiants insomniaques ne sollicite personne en cas d’insomnie. La majorité essaie de modifier son hygiène de vie et beaucoup consomment des substances pharmacologiques qui pour certaines ne sont pas recommandées en cas d’insomnie. Cette étude souligne un enjeu majeur : la nécessité pour les étudiants d’avoir facilement accès à un professionnel qui puisse les aider afin d’éviter l’isolement et la chronicité de l’insomnie. Abstract : INTRODUCTION : Insomnia is common among medical students, and treating it can be tricky, even though it's not easy for the general population either. It's not uncommon for medical students to self-diagnose and self-medicate, just like their elders. However, these practices fall outside the scope of conventional care and leave the individual isolated in dealing with their problem. METHOD : This observation led to a quantitative descriptive study, using a questionnaire sent to medical students at the Rennes faculty, from PASS/LAS to the end of their internship, in order to find out how they manage insomnia. RESULTS : 785 questionnaires were analyzed. Fifty-six percent of participants sought help from a third party for insomnia, with the majority turning to friends and family and 30% consulting a healthcare professional. Sixty-five percent of participants considered a non-pharmacological approach, including changes in sleep habits, consumption of stimulants, physical activity, and even cognitive behavioral therapy, the only intervention proven to be effective in the long term for chronic insomnia. Finally, 41% used one or more pharmacological substances, mainly over-the-counter products such as herbal remedies or melatonin. Treatment differed between undergraduate, graduate, and postgraduate students: students further along in their studies were more active in their treatment, with more frequent pharmacological and non-pharmacological interventions. Students who had suffered from insomnia in the past also used more behavioral and pharmacological interventions in their current treatment. CONCLUSION : Almost half of students with insomnia do not seek help when they have trouble sleeping. The majority try to change their lifestyle, and many consume pharmacological substances, some of which are not recommended for insomnia. This study highlights a major issue: the need for students to have easy access to a professional who can help them avoid isolation and chronic insomnia. | |||