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| Ressenti d’un dépistage d’infections sexuellement transmissibles au laboratoire : étude qualitative sur des patients de 18 à 26 ans qui réalisent un dépistage d’IST au laboratoire, gratuitement et sans ordonnance (Perceptions of sexually transmitted infection testing in the laboratory : qualitative study of patients aged 18 to 26 who undergo free STI testing in the laboratory and without a prescription) Poizat, Julie - (2025-12-19) / Universite de Rennes - Ressenti d’un dépistage d’infections sexuellement transmissibles au laboratoire : étude qualitative sur des patients de 18 à 26 ans qui réalisent un dépistage d’IST au laboratoire, gratuitement et sans ordonnance
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Langue : Français Directeur(s) de thèse: Bazantay, Théo Discipline : Médecine générale Classification : Médecine et santé Mots-clés : Santé sexuelle, infection sexuellement transmissible, dépistage, laboratoire de biologie médicale, étude qualitative
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Résumé : Introduction : La santé sexuelle constitue un enjeu majeur en médecine générale, particulièrement chez les 18–26 ans, population fortement exposée aux IST. L’apparition du dépistage en laboratoire sans ordonnance transforme le parcours de soins, rendant intéressante l’exploration du vécu des jeunes face à cette nouvelle modalité. Méthodologie : Nous avons réalisé une étude qualitative par entretiens semi-dirigés auprès de jeunes adultes de 18 à 26 ans ayant réalisé un dépistage d’IST en laboratoire sans ordonnance. Dix entretiens ont été conduits jusqu’à saturation des données, puis retranscrits et analysés selon une approche thématique inspirée de l’analyse phénoménologique. Résultats : Le dépistage en laboratoire sans ordonnance est vécu par les jeunes comme un dispositif particulièrement facilitant : il supprime la contrainte du rendez-vous médical, réduit la charge mentale et permet un accès rapide, discret et moins chargé émotionnellement. Cette simplicité favorise un dépistage opportuniste, intégré aux habitudes de santé, et limite la crainte du jugement. Toutefois, cette modalité s’accompagne d’un accompagnement moins complet avec moins d’explications, notamment lors des premiers dépistages, pour comprendre les prélèvements, interpréter les résultats ou savoir comment réagir en cas de test positif. Le vécu des résultats montre une attente centrée sur la confirmation d’une négativité, avec parfois un besoin de “déchiffrage” face à un document perçu comme technique. En cas de positivité, les jeunes attendent surtout une prise en charge rapide et un accès immédiat au traitement. Enfin, le médecin généraliste reste en retrait dans ce parcours : malgré une confiance globale, il est peu sollicité pour la santé sexuelle, au profit de structures spécialisées ou du laboratoire, perçues comme plus anonymes, et plus adapté à leurs usages. Conclusion : Le dépistage sans ordonnance répond à une forte demande de simplicité et favorise une pratique plus régulière et moins stigmatisée chez les jeunes adultes. Néanmoins, la réduction du parcours médical rend indispensable une réflexion sur l’accompagnement, la qualité de l’information et l’articulation entre les professionnels de santé. Abstract : Introduction: Sexual health is a major issue in general medicine, particularly among 18–26-year-olds, a population at high risk of STIs. The introduction of laboratory testing without prescription is transforming the healthcare pathway, making it interesting to explore young people's experiences with this new modality. Methodology: We conducted a qualitative study using semi-structured interviews with young adults aged 18 to 26 who had undergone STI testing in a laboratory without a prescription. Ten interviews were conducted until data saturation was reached, then transcribed and analyzed using a thematic approach inspired by phenomenological analysis. Results: Laboratory testing without a prescription is seen by young people as a particularly convenient option: it removes the constraint of a medical appointment, reduces mental burden, and allows for quick, discreet, and less emotionally charged access. This simplicity encourages opportunistic testing, integrated into health habits, and limits fear of judgment. However, this method comes with less comprehensive support and fewer explanations, particularly during initial screening, to help people understand the tests, interpret the results, or know how to react in the event of a positive test. The experience of receiving results shows that people expect confirmation of a negative result, sometimes needing help to “decipher” what they perceive as a technical document. In the event of a positive result, young people mainly expect rapid care and immediate access to treatment. Finally, general practitioners remain in the background in this process: despite overall trust, they are rarely consulted about sexual health, in favor of specialized facilities or laboratories, which are perceived as more anonymous and better suited to their needs. Conclusion: Testing without a prescription meets a strong demand for simplicity and encourages more regular and less stigmatized testing among young adults. Nevertheless, the reduction in the medical pathway makes it essential to consider support, the quality of information, and coordination between healthcare professionals. | |||