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La crise du cacao et ses répercutions sur la vie politique en Côte d'Ivoire, 1987-1993 (The cocoa crisis and its consequences on political life in Côte d'Ivoire, 1987-1993) Ahounou, Mangoua Scheid Maurel - (2024-06-24) / Université de Rennes (2023-....), Université Félix Houphouët-Boigny (Cocody, Côte-d'Ivoire). UFR information, communication et arts - La crise du cacao et ses répercutions sur la vie politique en Côte d'Ivoire, 1987-1993
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Langue : Français Directeur(s) de thèse: Richard, Gilles; Kouadio, Guessan Discipline : Doctorat de l'université de Rennes 1 spécialité histoire Laboratoire : Arènes (Rennes) (2017-....) Ecole Doctorale : École doctorale Espaces, Sociétés, Civilisations (Rennes ; 2022-....) Classification : Economie Mots-clés : Guerre du cacao, Crises en Côte d’Ivoire. Multipartisme. Cours mondiaux de cacao
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Résumé : La recherche que nous effectuons consiste en un travail d’Histoire contemporaine, au croisement des champs économiques, politiques et des relations internationales, construit autour de la principale ressource économique de la Côte-d’Ivoire le cacao. L’étude prend comme cadre chronologique les six dernières années de la présidence Félix Houphouët-Boigny (1987-1993) qui fut l’acteur majeur, au sens propre du mot, de la filière cacao ivoirienne. La crise du cacao ou « guerre du cacao » est l’une des phases de la crise économique que connaît ce pays depuis le début des années 1980. Cette phase qui commence en mai 1987 et qui se termine en janvier 1989, fait ressortir tous les points faibles de l’exécutif ivoirien trente ans après l’Indépendance. Les angles morts du régime de parti unique du Président, le Parti démocratique de Côte-d’Ivoire du Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA), deviennent progressivement évidents au fil des mesures d’austérité exigées par les bailleurs de fonds. Ces mesures économiques finissent par affaiblir le pouvoir exécutif et induisent de facto une ouverture au multipartisme (1990). Jusqu’à la mort en 1993 du président ivoirien FHB, les solutions apportées à la crise économique, qui devient sociale et politique, n’avaient réussi qu’à mettre une foule d’étudiants et de fonctionnaires citadins dans la rue. Une crise qui, à bien des égards, préfigure la guerre civile qui suit peu après. Abstract : The research we are carrying out is a work of contemporary history, at the crossroads of economics, politics and international relations, built around Côte d'Ivoire's main economic resource - cocoa. The study takes as its chronological framework the last six years of the presidency of Félix Houphouët-Boigny (1987-1993), who was the major player, in the truest sense of the word, in the Ivorian cocoa industry. The cocoa crisis or "cocoa war" is one of the phases in the economic crisis that has gripped the country since the early 1980s. This phase, which began in May 1987 and ended in January 1989, revealed all the weaknesses of the Ivorian executive thirty years after independence. The blind spots in the single-party regime of the President, the Parti démocratique de Côte-d'Ivoire du Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA), became progressively more obvious as the austerity measures demanded by donors became more and more stringent. These economic measures eventually weakened the executive power and led to a de facto opening of the multi-party system (1990). Until the death of Ivorian President FHB in 1993, solutions to the economic crisis, which had become social and political, had only succeeded in putting a crowd of students and urban civil servants on the streets. A crisis that, in many ways, foreshadowed the civil war that followed shortly afterwards. |