| Assistants médicaux : impact de leur arrivée pour les patients dans les cabinets de médecine générale des Côtes d’Armor (Medical assistants: impact of their introduction on patients in general practice in Côtes d'Armor) Le Clézio , Marion - (2025-11-18) / Universite de Rennes - Assistants médicaux : impact de leur arrivée pour les patients dans les cabinets de médecine générale des Côtes d’Armor
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Langue : Français Directeur(s) de thèse: Thual, Nicolas Discipline : médecine Classification : Médecine et santé Mots-clés : Assistant médical, ressenti patient, soins primaires, délégation des tâches
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Résumé : Introduction : Les difficultés d’accès aux soins en France sont au centre du débat. C’est dans ce contexte que le poste d’assistant médical a été annoncé dans le projet de loi « Ma Santé 2022 », dans le but de favoriser l’accès aux soins. Alors que la réaction initiale des médecins est mitigée, l’objectif de l’Etat est d’augmenter le nombre d’assistants médicaux à 15000 en 2029. L’objectif de cette étude était d’étudier l’impact de l’arrivée de l’AM sur le ressenti et le vécu des patients lors d’une consultation de médecine générale. Matériel et méthode : Etude qualitative par analyse thématique inductive auprès de patients majeurs ayant déjà rencontré une assistante médicale. L’échantillonnage s’est fait de manière raisonnée. 14 entretiens semi-dirigés individuels ont été réalisés entre avril et septembre 2025. Les entretiens ont été arrêtés lorsque la suffisance des données a été atteinte. Résultats : L’arrivée de l’assistant médical dans les cabinets de médecine générale est un gain de temps pour le médecin, qui offre aux patients un meilleur accès aux soins et une consultation de qualité. Il est aussi une ressource supplémentaire pour le patient, avec qui il noue une relation de proximité. Si les patients acceptent et s’adaptent à l’arrivée de l’assistant médical, ils émettent quelques limites concernant l’organisation, les relations ou encore la confidentialité et le fait de devoir répéter. Pour l’avenir, les patients imaginent une évolution du rôle de l’assistant et de ses missions. Conclusion : L’arrivée de l’assistant médical dans les cabinets de médecine générale semble en grande partie acceptée par les patients. Il s’agirait d’une bonne solution pour améliorer l’accès aux soins, à condition de tenir compte des différentes limites exposées. Abstract : Introduction: Difficulties in accessing healthcare in France are at the center of the public debate. It is in this context that the position of medical assistant was announced as part of the “My Health 2022” law project, with the goal of improving access to healthcare. While physicians initially reacted with mixed feelings, the government’s objective is to increase the number of medical assistants to 15,000 by 2029. The aim of this study was to assess the impact of the introduction of the medical assistant (MA) on patients’ experiences and perceptions during general practice consultations. Materials and Methods: This was a qualitative study using an inductive thematic analysis conducted among adult patients who had already interacted with a medical assistant. Sampling was purposive. Fourteen individual semi-structured interviews were conducted between April and September 2025. Data collection was stopped once data saturation was reached. Results: The introduction of the medical assistant in general practice clinics represents a time-saving benefit for physicians, providing patients with better access to care and higher-quality consultations. The medical assistant also serves as an additional resource for patients, establishing a close and supportive relationship with them. Although patients generally accept and adapt to the presence of the medical assistant, they do express some concerns regarding organization, interpersonal relationships, confidentiality, and the need to repeat information. Looking ahead, patients envision an evolution in the role and responsibilities of medical assistants. Conclusion: The introduction of the medical assistant in general practice appears to be largely accepted by patients. It seems to be a promising solution to improve access to healthcare, provided that the identified limitations are taken into account. | |||