| Intérêt de l'OMALIZUMAB dans l'immunothérapie allergénique aux venins d'hyménoptères : étude rétrospective multicentrique TOLAIR et revue de la littérature (Interest of OMALIZUMAB in allergen immunotherapy for hymenoptera venoms: a retrospective multicenter TOLAIR study and literature review) Hodouin, Marie-Gaëlle - (2024-10-28) / Universite de Rennes - Intérêt de l'OMALIZUMAB dans l'immunothérapie allergénique aux venins d'hyménoptères : étude rétrospective multicentrique TOLAIR et revue de la littérature
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Langue : Français Directeur(s) de thèse: Rochefort-Morel, Cécile Discipline : Médecine Classification : Médecine et santé Mots-clés : hyménoptère, allergie, omalizumab, venin, insecte, désensibilisation
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Résumé : Introduction : Jusqu’à 20% des patients présentent une réaction au cours de leur ITA au venin d'hyménoptère, qui peut être grave et nécessiter l’arrêt de l’ITA. Les recommandations internationales préconisent l’utilisation de l’OMALIZUMAB, sans protocole d’utilisation clairement établi. Le but de cette étude est de répertorier des profils de patients à risque et de préciser les modalités d’utilisation de l’OMALIZUMAB. Méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle descriptive multicentrique rétrospective sur 21 patients suivis dans 5 CHU du Grand Ouest pour une ITA au venin d’hyménoptère, chez qui l’OMALIZUMAB a dû être introduit pour obtenir la tolérance. Les caractéristiques de la population, les paramètres en faveur d’un désordre mastocytaire, ainsi que les modalités d’utilisation de l’OMALIZUMAB ont été décrits. Résultats : 95,2% de nos patients sont suivis pour une ITA au venin d’abeille. 76,2 % présentait un environnement à risque. Plus de 3/4 des sujets (16/21 patients) ont reçu l’OMALIZUMAB au même dosage : 300 mg toutes les 4 semaines. 7/21 patients ont présenté une récidive de réaction, cutanée ou systémique, après l’introduction de l’OMALIZUMAB. Les critères en faveur d’un désordre mastocytaire (tryptase basale > 8,4 µg/L ou un score REMA ≥ 2) ne sont pas surreprésentés dans la population des patients qui ont récidivé après l’introduction de l’OMALIZUMAB. L’OMALIZUMAB n’a été arrêté que chez 4 patients, dont 1 chez qui l’ITA a dû être arrêtée également, à cause d’effets indésirables non contrôlés. Chez les 3 patients qui ont poursuivi l’ITA après l’arrêt de l’OMALIZUMAB, 1 était porteur de mastocytose. L’OMALIZUMAB a été arrêté en moyenne après 16,8 semaines de traitement. Conclusion : L'OMALIZUMAB est une option sûre et efficace pour obtenir la tolérance de la désensibilisation. Il est efficace chez les patients atteints de désordre mastocytaire. Chez ces patients plus à risque de réaction sévère au décours d’une piqûre d’hyménoptère ou de l’ITA, la réussite de la désensibilisation est un enjeu crucial. Nous souhaitons pouvoir compléter notre étude avec les données d’autres centres français, afin d’émettre des recommandations d’utilisation de l’OMALIZUMAB dans le cadre des réactions systémiques au cours de l’ITA. Abstract : Introduction: Up to 20% of patients experience a reaction during venom allergen immunotherapy (AIT) for hymenoptera venom, which can be severe and may require discontinuation of AIT. International guidelines recommend the use of OMALIZUMAB, although there is no clearly established protocol for its use. The aim of this study is to identify high-risk patient profiles and to clarify the usage modalities of OMALIZUMAB. Methods: We conducted a multicenter retrospective descriptive observational study on 21 patients treated at 5 university hospitals in Western France for hymenoptera venom AIT, in whom OMALIZUMAB was introduced to achieve tolerance. The population characteristics, parameters suggestive of a mast cell disorder, and the usage modalities of OMALIZUMAB were described. Results: 95.2% of our patients were treated for bee venom AIT. 76.2% had a high-risk environment. More than three-quarters of the subjects (16/21 patients) received OMALIZUMAB at the same dosage: 300 mg every 4 weeks. 7/21 patients experienced a recurrence of cutaneous or systemic reactions after the introduction of OMALIZUMAB. The criteria suggestive of a mast cell disorder (baseline tryptase > 8.4 µg/L or a REMA score ≥ 2) were not overrepresented in the population of patients who relapsed after the introduction of OMALIZUMAB. OMALIZUMAB was discontinued in only 4 patients, including 1 in whom AIT was also stopped due to uncontrolled adverse effects. Of the 3 patients who continued AIT after stopping OMALIZUMAB, 1 had mastocytosis. OMALIZUMAB was discontinued after an average of 16.8 weeks of treatment. Conclusion: OMALIZUMAB is a safe and effective option for achieving tolerance during desensitization. It is effective in patients with mast cell disorders. In these patients, who are at higher risk of severe reactions following a hymenoptera sting or during AIT, successful desensitization is crucial. We aim to expand our study with data from other French centers to issue recommendations for the use of OMALIZUMAB in the context of systemic reactions during AIT. | |||